Procédé de télémesure et installation pour la mise en oeuvre
de ce procédé
Le présent brevet est relatif à un procédé de télémesure, entre au moins un poste de mesure émetteur et au moins un poste de lecture récepteur, d'une grandeur représentée par un courant continu Ig proportionnel à cette grandeur, procédé dans lequel on engendre au poste émetteur deux fréquences F, et F !, dont la première est fixe et la seconde fonction linéaire du courant Ig, telles que la différence entre une fréquence fondamentale prédéterminée f0 et la fréquence F1 - F2 f, soit proportionnelle à Ig.
Ce procédé est caractérisé par le fait que l'on engendre, à chaque poste émetteur aussi bien qu'à chaque poste récepteur, deux courants, dont l'un est porportionnel à f, et en ce qu'on fait agir le courant
Ig, d'une part, et les deux courants précités, d'autre part, sur un dispositif d'asservissement de façon que ce dernier maintienne constamment la différence f-f, proportionnelle à Ig.
Le présent brevet a encore pour objet une installation pour la mise en ceuvre de ce procédé comprenant au moins un poste de mesure émetteur, au moins un poste de lecture récepteur, et des moyens pour engendrer lesdites fréquences F1 , F., et fo telles que ladite différence (f - J0), où f = F1 - F2, soit proportionnelle audit courant Ig, caractérisé par un dispositif d'asservissement maintenant constamment la différence ffo proportionnelle à Ig.
Pour pouvoir transmettre des grandeurs dont le sens peut changer (par exemple dans le cas des puissances échangées sur des lignes d'interconnexion), le poste émetteur peut être pourvu de moyens grâce auxquels, lorsque la grandeur à télémesurer a une valeur nulle, c'est-à-dire quand le courant proportionnel à cette grandeur est nul, la fréquence variable F2 a, néanmoins, une valeur bien déterminée.
La différence entre la fréquence fixe Fl et cette valeur de la fréquence variable F2 sera dénommée ciaprès fréquence de base fo. Le courant continu proportionnel à la grandeur à transmettre est, dans ces conditions, proportionnel à la différence entre la fréquence f et la fréquence de base Jo. Ce courant sera donc d'une polarité ou d'une autre suivant le sens de la grandeur à télémesurer.
La fréquence fixe F1 et la fréquence variable F2 peuvent être choisies dans la gamme des fréquences audibles, les valeurs maximum et minimum de la fréquence variable, différant de quelques dizaines d'hertz), étant toutes deux soit inférieures, soit supérieures à la valeur de la fréquence fixe.
Si l'on suppose que
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(avec
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sont quatre fréquences fixes émises respectivement par quatre postes émetteurs et que les fréquences variables émises par ces quatre postes sont comprises respectivement entre les valeurs suivantes F2 - cP2 ' F'2 - cp' , F"2 - F"'., (P"'2, on choisira avantageusement ces dernières de façon que l'on ait:
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Dans ces conditions, les fréquences variables coopérant avec les fréquences fixes de rang impair (F, et F",), seront plus faibles, tandis que les fréquences variables coopérant avec les fréquences fixes de rang pair (F'l, F",) seront plus élevées. Une telle disposition sera décrite plus en détail ci-après.
Une mise en oeuvre particulière du procédé revendiqué sera décrite ci-après, à titre d'exemple, en regard du dessin annexé qui représente une forme d'exécution de l'installation pour sa mise en oeuvre.
La fig. 1 représente le schéma du poste émetteur comprenant le détail du dispositif de compensation qui sera dénommé ci-après compensateur .
La fig. 2 représente le schéma de l'oscillateur à fréquence variable du poste émetteur.
La fig. 3 représente le schéma du convertisseur fréquencemétrique du poste émetteur et du poste récepteur.
La fig. 4 représente le schéma du poste récepteur comprenant le détail du compensateur utilisé dans ce poste.
La fig. 5 représente le schéma du sélecteur à lames vibrantes, du modulateur et du filtre passebas du poste récepteur.
La fig. 6 représente le schéma du dispositif électronique utilisé dans le poste récepteur en combinaison avec le compensateur.
La fig. 7 est un diagramme représentant les différentes valeurs des fréquences utilisées pour plusieurs télémesures transmises sur une même voie de liaison.
Sur la fig. 1, 1 représente un convertisseur de mesure transformant, au poste émetteur, la valeur de la grandeur à transmettre en un courant continu proportionnel II. Si la grandeur à transmettre est une grandeur électrique, on utilisera avantageusement le convertisseur de mesure décrit dans le brevet 314957 déposé par la Compagnie demanderesse. 2 est un oscillateur à fréquence constante F1. 3 est une oscillateur à résistances-capacités produisant une fré quence F. 2 qui varie suivant la valeur de sa tension de polarisation.
4 est un convertisseur fréquencemétrique produisant un courant continu qui résulte de la somme algébrique de deux courants I2 et 1'2 n le courant 12 étant proportionnel à la tension U de la source auxiliaire 21 et à la fréquence f, (f = F1 - F2), et le courant I'2 étant proportionnel à la tension U et à la fréquence de base f0. Les circuits de ce convertisseur fréquencemétrique sont réglés pour que la somme algébrique 12 + I'2 soit nulle quand f est égale à J0, de sorte que le courant de sortie de ce convertisseur est, en définitive, proportionnel à:
U (J - J0). Ce convertisseur comporte un multiplicateur de la fréquence f. 5 est le compensateur qui compare à chaque instant les courants continus respectivement engendrés par le convertisseur 1 et le convertisseur fréquencemétrique 4. Le compensateur 5 comporte un équipage wattmétrique 23 dont le cadre mobile 26 est parcouru par le courant continu 1,, engendré par le convertisseur 1 et dont l'enroulement fixe 27 est branché aux bornes de la source auxiliaire à courant continu 21. Le couple C, développé par l'équipage wattmétrique est défini par la formule:
Cl = K, U .1, (a) K1 étant un facteur de proportionnalité.
Une résistance 33, en série avec le cadre mobile 26, est parcourue par le courant continu 11 engendré par le convertisseur 1. La tension aux bornes de cette résistance fait varier la tension de polarisation de l'oscillateur 3 de façon que la fréquence F, issue de cet oscillateur soit une fonction linéaire du courant I1.
Le compensateur 5 comporte également un équipage galvanométrique 24 dont l'aimant fixe est 28 et dont le cadre mobile 29 est connecté aux bornes de sortie du convertisseur fréquencemétrique 4. Le couple C2 développé par l'équipage galvanométrique est défini par la formule:
Ca = K2 U (ff") (b)
Enfin, le compensateur 5 comporte un régulateur d'induction 25 dont l'enroulement inducteur 30 est branché aux bornes d'une source à courant alternatif 22 et dont l'enroulement mobile 31 est connecté par l'intermédiaire d'un dispositif redresseur 35 aux bornes d'une résistance 34 qui est en série avec la résistance 33 dans le circuit de polarisation de l'os- cillateur 3.
L'enroulement mobile 31 est parcouru par un courant induit, fonction de sa déviation ! qui crée une différence de potentiel aux bornes de la résistance 34, ce qui fait varier la tension de polarisation de l'oscillateur 3. Les cadres mobiles 26 et 29 ainsi que l'enroulement mobile 31 sont disposés sur le même arbre 32 et leurs amenées de courant sont dépourvues de couple de torsion.
Les équipages wattmétrique et galvanométrique du compensateur 5 sont branchés de façon que les couples C, et C2 s'opposent. Dans la position d'équilibre: C1 = C2 c'est-à-dire en remplaçant C1 et C, par leurs expressions (a) et (b) : KtUIl = - K2.U(f-f0)
ou I, = K(f-f0) (1)
La différence J - J0 est donc proportionnelle à 11.
6 est un amplificateur de sortie apériodique de tout type connu dont les bornes d'entrée reçoivent les fréquences F1 et F2 engendrées respectivement par les oscillateurs 2 et 3 et qui transmet sur la voie de liaison 36 lesdites fréquences F1 et F2.
La fig. 2 représente le schéma de l'oscillateur à fréquence variable indiqué sous la référence 3 dans la fig. 1.
Sur cette figure, 206 et 207 représentent respectivement une pentode et une triode couplées par l'intermédiaire du condensateur 208 et de la résistance 209, l'ensemble constituant un amplificateur à résistance. La grille-écran de la pentode 206 est polarisée par la résistance 218 découplée par le condensateur 219. 213 est une résistance de polarisation de la cathode de la triode 207.
Pour obtenir une bonne stabilité, l'amplificateur comporte un circuit de contre-réaction constitué par la résistance 216, le condensateur 217 et la résistance 214. La résistance 216 est une résistance à coefficient de température négatif, ce qui contribue encore à la stabilité d'amplitude de l'amplificateur.
Le circuit de réaction transformant cet amplificateur en oscillateur est constitué par le réseau: résistance 202 - condensateur 201 - résistance 203 condensateur 204.
La résistance 210 et le condensateur 211, placés dans le circuit de l'amplificateur de la pentode 206, constituent un circuit de déphasage de l'amplificateur.
Ce déphasage dépend de la résistance interne de la tentode 206. Cette résistance interne peut être modifiée par la polarisation de la grille de contrôle de la pentode. La variation de cette polarisation est obtenue par les différences de potentiel qui apparaissent aux bornes des résistances 33 et 34 (voir fig. 1). A la variation du déphasage de l'amplificateur correspond, comme on le sait, une variation de la fréquence de l'oscillateur. La tension de sortie à fréquence variable est recueillie aux bornes de la résistance 212.
La fig. 3 représente le schéma du convertisseur fréquencemétrique indiqué sous la référence 4 dans la fig. 1 et produisant un courant continu proportionnel, d'une part, à l'écart de fréquence (f - f) et, d'autre part, à la tension U de la source auxiliaire à courant continu 21.
301 est un dispositif qui reçoit à ses bornes d'entrée les signaux de fréquence F1 et F2 issus respectivement des oscillateurs 2 et 3 (fig. 1) et qui engendre un signal à la fréquence de battement f entre ces deux fréquences. 302 est un dispositif multiplicateur de la fréquence f (dispositif à transformateur saturé pour tripler la fréquence, dispositif à redressement simple ou à double redressement pour doubler ou quadrupler la fréquence, par exemple). 303 est un filtre passe-haut qui permet de sélectionner la fré quence n J issue du multiplicateur de fréquence.
La tension de sortie de ce filtre excite un dispositif 304 engendrant des signaux rectangulaires de fréquence iî J. Ces signaux excitent l'enroulement primaire 305 d'un transformateur 319 dont les deux enroulements secondaires 306 et 307 rendent alternativement conductrices deux pentodes 308 et 309 dont les grilles-écrans sont reliées au pôle positif de la source auxiliaire à courant continu 21, respectivement par les résistances 313 et 314. Le cadre mobile 29 de l'équipage galvanométrique 24 qui fait partie du compensateur 5 (fig. 1) est relié, d'une part, à l'anode de la pentode 308 et, d'autre part, au point commun 311 où aboutissent les extrémités de deux résistances 315 et 316. Les résistances 315, 316 et 317, connectées en série, sont branchées aux bornes de la source auxiliaire à courant continu 21.
Ces résistances déterminent la tension de polarisation de la pentode 309. 318 est un condensateur de couplage. 312 est une résistance par l'intermédiaire de laquelle l'anode de la pentode 308 est reliée au pôle positif de la source 21. Un condensateur 310 est connecté d'une part entre le point commun 320, où aboutissent la cathode de la pentode 308 et l'anode de la pentode 309 et, d'autre part, entre le point commun 321 où aboutissent l'anode de la pentode 309 et une des extrémités du cadre mobile 29.
Les deux pentodes 308 et 309 chargent et déchargent le condensateur 310. Quand la pentode 309 est rendue conductrice (la pentode 308 ne l'étant pas), le condensateur 310 se charge à travers la résistance 312, à la tension U de la source auxiliaire 21.
Quand la pentode 308 est rendue conductrice (la pentode 309 ne l'étant plus) le condensateur 310 se décharge directement dans ladite pentode 308. La différence de potentiel aux bornes du cadre mobile 29 (entre les points 311 et 321) est égale à la différence des tensions aux bornes des résistances 312 et 315.
Le courant 12 qui parcourt la résistance 312 (courant de charge du condensateur 310) est proportionnel à la tension U de la source auxiliaire 21 et à la différence de la fréquence t. Le courant 1', qui parcourt la résistance 315 (ainsi que les résistances 316 et 317) est proportionnel à la tension U. Sa valeur est réglée par l'ajustage des résistances à une valeur telle que la chute de tension aux bornes de la résistance 315 soit égale à la chute de tension aux bornes de la résistance 312 quand la différence de fréquence t est égale à la fréquence fo (fréquence de base).
En prenant des résistances 312 et 315 de même valeur, la somme algébrique
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est nulle quand f Jo.
Ainsi qu'on l'a indiqué précédemment, le couple
C2 développé par l'équipage galvanométrique 24 a, en définitive, pour valeur:
C2 = K2 U (f-f8) (2)
Le fonctionnement du poste émetteur est le suivant:
Lorsque la valeur de la grandeur à transmettre est nulle, le courant continu J1 issu du convertisseur de mesure 1 est nul.
Dans ces conditions, l'oscillateur 3 à fréquence variable émet une fréquence F2 dont la valeur est telle que le battement de cette fréquence avec la fréquence fixe F1 émise par l'oscillateur 2 ait pour valeur la fréquence de base to. Par conséquent, le courant continu, issu du convertisseur fréquencemétrique 4 est également nul puisque, ainsi que cela a été précédemment expliqué, ce courant est la somme algébrique de deux courants 12 et I', et la valeur de a a été déterminée de façon que cette somme algé- brique soit nulle pour la fréquence de base f,.
Si les fréquences F1 ou F2 viennent à varier accidentellement, de sorte que leur fréquence de battement devienne différente de la fréquence de base f,, le convertisseur fréquencemétrique 4 émet alors un courant continu qui traverse le cadre mobile 29 et fait dévier les trois équipages mobiles 26, 29, 31 dans un sens ou dans l'autre. Une force électromotrice induite apparaît alors aux bornes de l'enroulement mobile 31 du régulateur d'induction 25. Cet enroulement mobile étant connecté par l'intermédiaire d'un dispositif redresseur représenté schématiquement en 35, aux bornes d'une résistance 34, on obtient aux bornes de cette résistance une tension continue.
Cette tension fait varier la tension de polarisation de l'oscillateur 3, ce qui entraîne une variation de sa fréquence jusqu'à ce que celle-ci prenne une valeur telle que son battement avec la fréquence F1 ait de nouveau pour valeur la fréquence de base fo.
Lorsque la grandeur à télémesurer a une certaine valeur, le convertisseur de mesure 1 produit un courant continu I, dont la valeur est proportionnelle à celle de la grandeur à transmettre. Ce courant continu parcourt le cadre mobile 26 de l'équipage wattmétrique 23 et la résistance 33, produisant dans l'équi page wattmétrique un coupe C1 = K, U I 1 > (U étant la tension de la source auxiliaire à courant continu 21 aux bornes de laquelle est branché l'enroulement fixe 27 dudit équipage wattmétrique) et dans la résistance 33, une tension continue qui fait varier la tension de polarisation de l'oscillateur 3.
La fréquence émise par cet oscillateur varie, de sorte que la fréquence de battement de cette fréquence avec la fréquence fixe F1 prend une certaine valeur f, différente de fO. Dans ces conditions, ainsi que cela a été expliqué précédemment, le convertisseur fréquencemétrique 4 produit un courant continu qui développe dans l'équipage galvanométrique 24 un couple C2 opposé à C, et proportionnel à l'écart de fréquence (f - f,) et à la tension U de la source auxiliaire 21 (voir formule 2).
Les deux couples Cl et C2 se produisent et s'équilibrent d'une manière quasi simultanée et instantanée, de sorte que les trois équipages mobiles 26, 29, 31 conservent pratiquement la même position qu'ils occupaient lorsque les deux oscillateurs fonctionnaient, le courant 1, étant nul. La fréquence F2 a varié sous l'influence du courant In de façon que la différence entre cette fréquence et la fréquence fixe F1 ait une valeur bien déterminée, caractérisant ce courant. On a vu, d'après la formule (1) que la différence f-f, était uniquement proportionnelle au courant Ij et complètement indépendante de la tension de la source auxiliaire.
La fréquence fixe F1 et la fréquence variable F., sont transmises, par l'intermédiaire de l'amplificateur apériodique de sortie 6, sur la voie de liaison 36, au poste récepteur.
Le poste récepteur, représenté sur la fig. 4, comprend un sélecteur à lames vibrantes 41, accordé à la fréquence F, du poste émetteur. 42 est un mo dulateur en anneau ; 43 est un filtre passe-bas réglé pour laisser passer une bande de fréquences inférieure à la valeur maximum de la fréquence f. 4 est un convertisseur fréquencemétrique identique à celui représenté sous la même référence dans la fig. 1 et produisant un courant continu, somme algébrique de deux courants J et J'2, et qui est en définitive proportionnel d'une part à l'écart de fréquences (J - J1)) et, d'autre part, à la tension U' de la source auxiliaire à courant continu 44.
Ce convertisseur comporte préférablement un multiplicateur de la fréquence t. 45 est un compensateur de constitution identique à celle du compensateur du poste émetteur, qui compare à chaque instant les courants continus respectivement engendrés par le convertisseur fréquencemétrique 4 et le courant J, fourni par le dispositif électronique 46.
Le compensateur 45 comporte un équipage galvanométrique 48, dont l'aimant fixe est 49 et dont le cadre mobile 50 est parcouru par le courant continu issu du convertisseur fréquencemétrique 4. Ce courant parcourt également deux enroulements connectés en série et disposés chacun sur un circuit magnétique saturé faisant partie du dispositif électronique 46 qui sera décrit plus en détail ci-après. Le compensateur 45 comporte également un équipage wattmétrique 51 dont le cadre mobile 52 est parcouru par le courant continu J, engendré par le dispositif électronique 46 et dont l'enroulement fixe 53 est branché aux bornes de la source auxiliaire à courant continu 44. L'appareil récepteur 47, en série avec le cadre mobile 52, est parcouru par le courant continu
J,.
Le régulateur d'induction 54 comprend un enroulement inducteur 55 branché aux bornes d'une source à courant alternatif 57 ; son enroulement mobile 56 fait varier la tension des grilles de commande des tubes du dispositif électronique 46. Les cadres mobiles 50 et 52 ainsi que l'enroulement mobile 56 sont disposés sur le même arbre 58 et leurs amenées de courant sont dépourvues de couple de torsion.
Grâce à la combinaison du compensateur 45 et du dispositif électronique 46, on obtient un courant continu J,, rigoureusement proportionnel à la valeur transmise et, ainsi que cela sera expliqué ci-après. indépendant des variations de résistance du circuit contenant l'appareil récepteur 47 et de la tension de la source auxiliaire 44.
La fig. 5 représente, d'une façon plus détaillée. le sélecteur à lames vibrantes 41, le modulateur en anneau 42 et le filtre passe-bas 43.
Sur cette figure, 501, 502 représentent les deux conducteurs de la voie de liaison qui transmet la fréquence fixe F1 et la fréquence variable F2 du poste émetteur ainsi que d'autres fréquences fixes et variables (F'l, F'2, F"1 , F"2, F"'1, F"'2) d'autres postes émetteurs. Le sélecteur 41 comprend deux lames vibrantes 503 et 504 respectivement placées dans le champ d'un des aimants permanents. 505 et 506. Une de ces lames est accordée à une fréquence légèrement inférieure à la fréquence fixe F1 , soit F1 - et l'autre lame est accordée à une fréquence légèrement supérieure à la fréquence fixe F,, soit
F, + E.
La lame 503 est excitée par les bobines 507 et 509 ; la lame 504 est excitée par les bobines 508 et 510. Ces quatre bobines constituent les quatre bras d'un pont de Wheatstone qui est équilibré à l'état statique, c'est-à-dire lorsque les lames vibrantes 503 et 504 sont au repos. Les deux sommets 511 et 512 du pont de Wheatstone sont reliés respectivement aux deux conducteurs 501, 502 de la voie de liaison. 515 est un condensateur placé entre les deux autres sommets 513, 514 du pont de Wheatstone lesquels sont reliés d'une façon connue au modulateur en anneau 42. Le condensateur 515 constitue avec les bobines 507, 508, 509, 510 un circuit accordé qui sélectionne la fréquence fixe F,. Lorsque celle-ci est transmise par les conducteurs 501, 502, elle fait vibrer les lames 503, 504.
Celles-ci, en vibrant, déséquilibrent le pont de Wheatstone et une tension de fréquence F1 apparaît entre les sommets 513, 514 dudit pont et est transmise au modulateur 42. Bien que la fréquence
F, puisse présenter une certaine instabilité, due par exemple aux variations de la température, de la tension de la source auxiliaire alimentant l'oscillateur qui produit cette fréquence, cette instabilité est cor rivée par l'emploi des deux lames accordées, l'une à
F, Ù r, l'autre à F, r. Le sélecteur 41 constitue ainsi un filtre passe-bande, à bande très étroite et à haute sélectivité.
Si ]'on choisit la fréquence f à une valeur maximum au plus égale à 50 Hz, on réglera le filtre passebas 43 de manière qu'il laisse passer les fréquences inférieures à 50 Hz. En donnant des valeurs convenables aux fréquences fixes et variables des autres postes émetteurs, le battement, dans le modulateur en anneau 42, de la fréquence F1 avec ces fréquences produira des fréquences supérieures à 50 Hz qui seront supprimées par le filtre passe-bas 43. Celui-ci ne laissera passer que la fréquence f, égale à la différence entre la fréquence fixe F1 et la fréquence variable F,. Dans tous les postes récepteurs, les filtres passe-bas 43 seront identiques quelle que soit la valeur de la fréquence fixe.
Le modulateur en anneau 42 et le filtre passe-bas 43 sont bien connus dans la technique et ne nécessitent donc pas de description particulière.
La fig. 6 représente d'une façon plus détaillée le dispositif électronique 46 de la fig. 4 en combinaison avec le compensateur 45.
Sur cette figure, où les mêmes nombres ont la même signification que dans la fig. 4, 601 et 605 représentent deux circuits magnétiques saturés identiques, en forme de tore, comportant respectivement chacun trois enroulements 602, 603, 604, d'une part, 606, 607. 608, d'autre part. Les enroulements 603 et 607 ainsi que le cadre mobile 50 de l'équipage galvanométrique 48 du compensateur, connectés en série, sont parcourus par le courant continu issu du convertisseur fréquencemétrique 4 de la fig. 4.
Les enroulements 604 et 608, également connectés en série, sont branchés aux bornes de la source à courant alternatif 57. Les enroulements 602 et 606 sont respectivement connectés d'une part, à la grille de contrôle de chacun des deux tubes thermoioniques identiques 609 et 610 et, d'autre part, à une extrémité de chacun des deux enroulements secondaires 613, 614 d'un transformateur 611. L'enroulement primaire 612 de ce transformateur est connecté aux bornes de l'enroulement mobile (induit) 56 du régulateur d'induction 54 dont l'enroulement fixe (inducteur) 55 est branché aux bornes de la source à courant alternatif 57.
Les tubes thermoioniques 609 et 610 sont, dans l'exemple représenté, du type pentode. Ces tubes sont montés en opposition, la cathode de l'un étant reliée à l'anode de l'autre et, réciproquement, par l'intermédiaire des conducteurs 615 et 616. Les deuxièmes extrémités de chacun des deux enroulements secondaires 613, 614 du transformateur 611 sont respectivement reliées à ces conducteurs. La tension de polarisation des grilles de commande des tubes 609 et 610 dépend de la tension qui apparaît dans les enroulements 602 et 613 (pour la grille du tube 609) et dans les enroulements 606 et 614 (pour la grille du tube 610).
La tension d'alimentation des deux tubes thermoioniques est fournie par l'enroulement secondaire 618 du transformateur 617 dont l'enroulement primaire 619 est connecté à la source à courant alternatif 57.
Le courant anodique des tubes 609 et 610 parcourt, par l'intermédiaire d'un circuit de filtrage (selfinductance 620 et condensateur 621) l'appareil récepteur 47 et le cadre mobile 52 de l'équipage wattmétrique 51.
Il a déjà été indiqué que la fréquence fixe F/, transmise par le poste émetteur correspondant au poste récepteur, a été sélectionnée par le sélecteur à lames vibrantes 41 et que le battement de cette fréquence dans le modulateur en anneau 42 avec la fréquence variable F2 (transmise par le poste émetteur susmentionné) et avec toutes les autres fréquences, fixes et variables (transmises simultanément par d'autres postes émetteurs), suivi d'un filtrage dans un filtre passe-bas, permet d'obtenir aux bornes de sortie de ce filtre une fréquence f égale à la différence entre la fréquence fixe F1 et la fréquence variable F,.
Il a été indiqué également que cette fréquence f est transformée dans le convertisseur fréquencemétrique 4 en un courant continu J, somme algébrique de deux courants J2 etJ'2 et qui est en définitive proportionnel d'une part à f-f, et, d'autre part, à la tension U' de la source auxiliaire 44. Ce courant continu traverse le cadre mobile 50 de l'équipage galvanométrique 48 et les enroulements 603 et 607 des circuits magnétiques saturés 601 et 605. Dans ces conditions, il se produit dans l'équipage galvanométrique 48 un couple actif qui tend à faire dévier tous les équipages mobiles du compensateur 45. Ce couple a pour expression Cy=K 2 - f,) U.
En outre, il se produit également aux bornes des enroulements 602 et 606 des circuits magnétiques saturés, des tensions induites qui modifient les tensions de polarisation des grilles de commande des tubes 609 et 610 de sorte qu'un courant anodique moyen J, est engendré par lesdits tubes. Ce courant
J, parcourt l'appareil récepteur 47 et le cadre mobile 52 de l'équipage wattmétrique 51 dont l'enroulement fixe est branché aux bornes de la source à courant continu 44. Un couple antagoniste prend naissance sur le cadre mobile 52 ; il s'oppose au coupl