Lampe d'éclairage électronique Dans le brevet suisse N 308680 on a décrit une lampe d'éclairage fluorescente électronique à basse tension et autostabilisée, comprenant essen tiellement une enceinte en matière transparente à l'intérieur de laquelle a été réalisé un vide poussé et qui renferme une cathode thermoïonique et une anode, et dans laquelle l'énergie cinétique acquise par les électrons sous l'effet de la différence de potentiel appliquée entre anode et cathode est transformée en énergie lumineuse lors de l'impact de ces électrons sur un enduit fluorescent placé sur leur trajet.
Pour neutraliser en partie la charge d'espace afin d'obtenir un courant notable sans utiliser des ten sions prohibitives, il a été proposé, dans le brevet suisse précité, d'adjoindre à la cathode une lentille électronique composée de deux grilles portées à des potentiels convenables par rapport à la cathode, ces grilles ayant sensiblement le même pas et leurs élé ments étant alignés de façon à se trouver dans l'ombre électronique les uns des autres. Dans le brevet additionnel suisse N 331130, on a décrit diverses dispositions permettant,;' avec un tel sys tème de grilles alignées, d'obtenir une répartition pratiquement uniforme des électrons sur la surface de l'anode.
Par ailleurs, il a été prévu d'éviter la forma tion d'une charge d'espace parasite après accéléra tion des électrons en substituant à la lentille électro statique composée de grilles alignées, une lentille électromagnétique constituée par un champ magné tique dont les lignes de force coïncident au moins partiellement avec les trajectoires idéales désirées pour les électrons.
Dans les diverses réalisations qui viennent d'être rappelées, la cathode thermoïonique et la lentille électronique qui lui est adjointe constituent un canon à électrons qui assure une projection correcte des électrons sur la cible conductrice comportant, dans l'espèce, un enduit cathodo-luminescent.
Or, on a trouvé qu'il est également possible de réaliser des lampes d'éclairage électroniques à basse tension autostabilisées, possédant un excellent ren dement lumineux, en utilisant un canon à électrons constitué par une cathode thermoïonique annulaire sensiblement plate associée avec une lentille élec tronique du type à diaphragme qui est spécialement agencée pour assurer une projection correcte des électrons sur la cible conductrice prévue dans la lampe.
L'invention a donc pour objet une lampe d'éclai rage électronique comprenant une enceinte en ma tière transparente à l'intérieur de laquelle a été réalisé un vide poussé et qui renferme une cathode thermoïonique. une anode et une cible disposée sur le trajet des électrons et qui comprend au moins une substance capable de transformer en énergie lumineuse l'énergie cinétique acquise par les élec trons sous l'effet de la différence de potentiel appli quée entre anode et cathode, caractérisée en ce que, dans le but de neutraliser partiellement la charge d'espace,
il est adjoint à la cathode établie sous forme annulaire une lentille électronique comprenant un diaphragme annulaire disposé sensiblement pa rallèlement à la cathode et coaxialement avec celle- ci, la surface annulaire de ce diaphragme étant pour vue d'une ouverture annulaire dont la largeur ra diale est sensiblement égale à la distance séparant le diaphragme de la cathode.
La lentille électronique à diaphragme de la constitution particulière ci-dessus définie, peut être mise en oeuvre soit en remplacement des différentes lentilles électroniques connues rappelées plus haut, soit en association avec celles-ci, en vue de neutra liser partiellement la charge d'espace dans les lampes d'éclairage électroniques comportant aussi bien une cible cathodo-luminescente qu'une cible incandes cente.
On a représenté, au dessin annexé, à titre d'exem ples non limitatifs, diverses formes d'exécution de lampes d'éclairage électroniques comportant des len tilles électroniques à diaphragme. Dans ce dessin Les fia. 1 et 2 sont des coupes axiales verticales de deux formes d'exécution de lampes d'éclairage fluorescentes électroniques ; la fig. 3 est une coupe partielle, à plus grande échelle, d'une autre forme d'exécution de lampe d'éclairage fluorescente électronique comportant une forme préférée de lentille électronique à diaphragme.
Dans les diverses formes d'exécution représen tées, l'enceinte de la lampe est constituée par une ampoule 1 en matière transparente (verre ou simi laire) présentant une forme analogue à celle d'un champignon et dont le culot 1 a peut être muni d'une douille (non représentée) permettant de la monter à la manière d'une lampe à incandescence de type usuel. La paroi interne de la partie de l'ampoule 1 adjacente au culot I a est recouverte d'une métallisa tion 2 formant cible conductrice ou anode et sur la quelle est appliqué un enduit fluorescent 3.
Dans les différentes formes d'exécution repré sentées, la partie de l'ampoule opposée au culot 1 a est dépourvue de tout enduit et forme ainsi une fenêtre transparente qui laisse passer librement le rayonnement lumineux issu de l'enduit 3 dans la direction la plus favorable à l'utilisation de la lampe.
Dans la forme d'exécution de la fig. 1, la lampe comporte une cathode 4 à chauffage indirect cons tituée par un anneau plat en nickel ou autre ma tière appropriée, recouvert de substances émissives ; cet anneau est disposé dans l'axe de l'ampoule et assujetti sur un support isolant 5, formé par exemple par une rondelle de mica. Le chauffage de cette cathode est assuré par un filament 6 de tungstène enroulé en spirale, recouvert d'alumine ou de tout autre isolant, et disposé sous la cathode plate. Le diaphragme formant lentille électronique est ici constitué par un anneau plat 7 coaxial à la ca thode et muni d'une ouverture annulaire 7a dont la largeur radiale est du même ordre de grandeur que la distance séparant le diaphragme de la ca thode.
Entre l'anode 2 et le diaphragme 7 est in terposé un ressort métallique 8 destiné à assurer le contact électrique entre ces deux éléments et, par conséquent, à mettre le diaphragme au potentiel de l'anode.
A la fig. 2, la cathode 4 et le diaphragme 7 présentent la forme de surfaces de révolution annu laires disposées dans l'axe de l'ampoule 1, dont les génératrices sont constituées par des arcs de cercles, et dont la concavité est dirigée vers le sommet de l'ampoule. L'ouverture annulaire ménagée dans le diaphragme est désignée par 7a.
La fi-. 3 représente une variante dans laquelle la cathode 4 est constituée par un élément en forme de cuvette annulaire comportant un fond plat et des bords tronconiques largement évasés. Le dia phragme est ici composé de deux éléments, à sa voir : un élément annulaire 7' disposé autour de la cathode 4, relié électriquement à celle-ci et par conséquent au même potentiel qu'elle, et un élé ment annulaire 7" en forme de segment de tore concave, placé au-dessus de la cathode et porté par le ressort 8 au même potentiel que l'anode 2. Le diaphragme 7" est percé d'une ouverture annulaire 7"a, dont la largeur radiale est sensiblement égale à la distance séparant le diaphragme de la cathode.
Cette disposition permet de réaliser des surfaces équipotentielles favorables à la création d'un fais ceau rectiligne d'électrons comme il est connu dans le domaine de l'optique électronique.
Ainsi qu'il a été indiqué plus haut, des disposi tions équivalentes à celles qui viennent d'être dé crites pourraient être appliquées à la constitution de lampes d'éclairage électroniques comportant une cible incandescente au lieu d'une cible cathodo-lu- minescente. D'autre part, dans tous les cas, les len tilles électroniques à diaphragme représentées et décrites pourraient être combinées avec les lentilles des différents types décrits dans le brevet suisse No 308680 et dans le brevet additionnel suisse No 331130.