Procédé pour le contrôle de l'irrégularité d'un courant de matière textile ou similaire et appareil pour la mise en aeuvre de ce procédé La présente invention comprend un procédé pour le contrôle de l'irrégularité d'un courant de matière textile ou similaire, en particulier de rubans., mèches ou filés.
L'invention comprend, d'autre part, un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Une telle signalisation offre notamment la possi bilité de déterminer la périodicité d'une irrégularité observée dans un courant de produits résultant d'un processus de fabrication et de permettre par exemple d'identifier, grâce à la mesure de la période ou de la longueur d'onde de l'irrégularité, l'organe ou la phase de la fabrication qui peut en constituer l'origine.
La présente invention vise un procédé pour le contrôle de l'irrégularité d'un courant de matière textile ou similaire, en particulier de rubans, mèches ou filés, dans lequel on fait défiler le courant de ma tière à contrôler à vitesse constante réglable dans un condensateur de mesure, on produit un signal électrique de déséquilibre résultant de la comparai son de la capacité de ce condensateur de mesure à la capacité d'un condensateur de référence, carac térisé en ce que l'on utilise un condensateur de réfé rence de structure identique à celle du condensateur de mesure, on compare le signal de déséquilibre à un signal représentant une valeur moyenne de réfé rence et on contrôle les variations du signal diffé rentiel, résultant de cette comparaison et représen tant l'irrégularité.
L'appareil que comprend l'invention, pour la mise en oeuvre de ce procédé, est caractérisé en ce qu'il comprend en combinaison un circuit de mesure formé par un générateur d'oscillations à haute fré quence à sortie symétrique, un condensateur diffé rentiel comprenant au moins un condensateur de mesure et un condensateur de référence formés par deux armatures extérieures disposées symétrique ment de part et d'autre d'une armature centrale, les deux armatures extérieures étant reliées aux bornes dudit générateur, un amplificateur accordé, des moyens pour appliquer à l'entrée de cet amplifica teur la tension de déséquilibre de ladite armature centrale,
un détecteur connecté à la sortie de l'am plificateur, et un appareil d'interprétation compre nant une source de tension continue de référence et des moyens de contrôle des variations d'un signal dif férentiel résultant de la comparaison de la tension délivrée par le détecteur à la tension de référence.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, le schéma du principe d'une forme d'exécution de l'appareil que comprend l'invention.
La fig. 1 est un schéma général de l'appareil ; la fig. 2 est un diagramme explicatif des opéra tions de mesure d'irrégularité ; la fig. 3 est un diagramme relatif à l'opération de sélection et de comptage des amplitudes ; la fig. 4 est une vue en perspective du condensa teur de mesure ; les fig. 5, 6 et 7 sont des vues de face des trois premières plaques de ce condensateur ; la fig. 8 est une vue en coupe suivant la ligne VIII-VIII de la fig. 7 ;
la fig. 9 est un schéma montrant le circuit de me sure et le dispositif de réglage du gain de l'amplifi cateur ; la fig. 10 est une vue. de détail en coupe d'une partie du caisson de l'amplificateur ; la fig. 11 est un diagramme montrant l'allure de la courbe de réponse en fréquence du dispositif de contrôle automatique de gain ; la fig. 12 est un schéma électrique de l'ensemble de l'appareil d'interprétation.
Suivant la forme d'exécution indiquée schéma tiquement à la fig. 1, en vue du contrôle de l'irrégu larité d'une bande, ruban, mèche ou filé 10, on fait défiler celui-ci à vitesse constante, au moyen d'une paire de galets entraîneurs 11 accouplés à un mo teur (non représenté), entre l'armature centrale 12 et l'une des armatures extérieures 13, 14, d'un con densateur à air du type symétrique ou différentiel. Chacune des armatures 12, 13 et 14 est encadrée d'une manière connue en soi par des plaques de garde correspondantes 12', 13', 14' mises au poten tiel de la masse du montage et destinées à régulari ser le champ électrique entre les armatures en sup primant les effets de bord.
Les armatures exté rieures 13, 14 sont connectées par des fils symé triques 15,* 16, aux deux bornes d'un transforma teur de sortie symétrique 17 d'un oscillateur 18, le point milieu 19 de l'enroulement secondaire de ce transformateur étant connecté à la masse du montage.
L'armature centrale 12 est accouplée par un condensateur de liaison 20 et une résistance de fuite 21, à la grille d'entrée d'un amplificateur accordé 22. Le signal de sortie- de cet amplificateur est appli qué simultanément à l'entrée de deux détecteurs 23 et 24. Le détecteur 23 alimente un circuit 25 de régulation automatique du gain de l'amplificateur accordé 22. Ce gain comporte également un réglage manuel indiqué par la flèche 26. Le détecteur 24 ali mente un appareil d'interprétation dont l'ensemble est désigné par la référence 27.
L'appareil d'interprétation comprend un amplifi cateur différentiel 28 à l'entrée duquel on applique, d'une part, la tension détectée en 24, d'autre part, une tension continue de référence fournie par une source de référence 29.
Le signal différentiel résul tant de cette comparaison est appliqué en premier lieu à un instrument indicateur 30 à zéro central, permettant de lire à tout moment sa valeur instan tanée, positive ou négative.
Il est appliqué en se cond lieu à un redresseur-intégrateur 31 à la sortie duquel est branché un instrument indicateur 32 à zéro à gauche, permettant de lire la valeur moyenne intégrée avec une certaine constante de temps dudit signal différentiel. Celui-ci est appliqué, enfin, en troisième lieu, à un dispositif dit compteur d'ampli tudes 33 comportant deux lampes de signalisation 34, 35 de couleurs différentes (rouge et verte par exemple) et établi de manière à allumer la première lampe lorsque le signal dépasse un seuil positif prédéterminé et réglable, et à allumer la seconde lampe lorsque le signal dépasse un seuil négatif éga lement prédéterminé et réglable.
Avant d'aborder la description détaillée de ladite forme d'exécution de l'appareil, et en particulier de l'appareil d'interprétation, en référence aux fig. 4 à 12, on exposera d'abord le procédé de mesure ou de contrôle de l'irrégularité, en référence aux fig. 2 et 3.
Si l'on pèse une grande longueur de fil, mèche ou ruban, par unité de longueur, centimètre par centimètre par exemple, on obtient un graphique dont l'aspect général est celui représenté par la courbe en trait plein de la fig. 2, où P est le poids par unité de longueur en ordonnées et L, la longueur en abscisses. Par intégration d'une telle courbe ou en divisant le poids total par la longueur totale, on peut déterminer un poids moyen Pm ; la droite MM' parallèle à l'axe des abscisses, d'ordonnée Pm serait la courbe d'un fil parfaitement régulier de même numéro métrique .
On appelle numéro mé trique Nm le quotient de la longueur en mètres par le poids en grammes : c'est donc l'inverse de la moyenne précédemment définie. On appelle irrégu larité l'écart de la courbe réelle de la droite idéale MM': c'est donc une grandeur essentiellement va riable, changeant de signe à une certaine cadence dépendant des conditions de fabrication ou de trai tement du fil, mèche, ruban, etc.
On se propose, d'une part, de mesurer la valeur moyenne de l'irrégularité, d'autre part, d'obtenir des informations sur la périodicité de ses variations.
Le signal de déséquilibre appliqué à l'entrée de l'amplificateur 22 étant proportionnel à la masse de matière textile ou similaire se trouvant à un ins tant quelconque entre les armatures d'un canal de mesure, il en sera de même de l'amplitude du signal appliqué à l'entrée des détecteurs 23 et 24, sous ré serve que la tension délivrée ne sorte pas de la gamme de linéarité de l'amplificateur. La tension redressée subira dans ces conditions dans le temps des variations correspondant à la courbe en trait plein de la fig. 2, l'échelle des temps étant évidem ment liée à l'échelle des longueurs L par la vitesse de défilement adoptée.
En réglant le gain de l'ampli ficateur de manière que pour un fil, bande ou ruban de poids moyen Pm, la tension redressée soit égale à la tension de référence de la source 29 (fig. 1) on voit que l'instrument 30 indiquera à tout moment la valeur instantanée de l'irrégularité définie ci-dessus, cet instrument pouvant être avantageusement gradué directement en pour-cents, de part et d'autre du zéro central.
Le réglage du gain de l'amplificateur pourra s'ef fectuer soit à la main, soit automatiquement. Dans le cas du réglage manuel, le gain est réglé d'une façon fixe, en se basant sur un étalonnage préalable, sur une valeur telle que la tension détectée appliquée à l'entrée de l'amplificateur différentiel 28 soit égale à la tension de référence de la source 29 pour un poids nominal ou numéro métrique pré déterminé. Les mesures de l'irrégularité s'effectue ront alors par rapport à ce poids nominal ou théo rique prédéterminé et c'est ce que l'on appellera une mesure absolue de l'irrégularité.
Dans le cas du réglage automatique du gain par l'intermédiaire du circuit 25, le gain sera automa tiquement réglé de manière que le niveau moyen réel de la tension détectée reste constamment ajusté à la tension de référence, ledit niveau moyen étant établi avec une certaine constante de temps propre au circuit 25, c'est-à-dire sur la base d'une intégra tion de la tension de sortie avec une mémoire limitée. Les mesures de l'irrégularité s'effectueront par rap port à ce poids moyen réel mesuré sur une certaine longueur de fil, de ruban ou de bande et c'est ce qu'on appellera une mesure relative de l'irrégu larité.
Dans le redresseur-intégrateur 31, le signal sor tant de l'amplificateur différentiel 31 subit d'abord un redressement à double alternance qui fournit une grandeur correspondant sur la fig. 2 à la courbe formant le contour supérieur de la surface hachu rée, cette courbe étant obtenue en retournant par symétrie par rapport à la droite MM' toutes les al ternances négatives de la courbe d'irrégularité.
Par intégration de ce signal redressé, on obtient ensuite un niveau moyen Em, et le rapport Em/Pm repré sentera la valeur moyenne recherchée de l'irrégula rité, qui sera indiquée de préférence directement en pour-cents sur l'instrument 32 gradué de zéro à 100 Vo. Cette valeur sera une moyenne absolue dans le cas d'un réglage manuel du gain fixant la droite de référence MM' à un niveau correspondant à un poids nominal ou numéro métrique théorique prédéterminé ;
ce sera une moyenne relative dans le cas du réglage automatique du gain auquel cas la droite de référence MM' sera en fait remplacée par une courbe lentement variable d'ordonnée corres pondant à tout instant au poids moyen réel d'une certaine longueur de fil précédemment passé dans le condensateur de mesure.
Pour obtenir enfin des informations sur la pério dicité de l'irrégularité, on se fixe arbitrairement un seuil positif El (fig. 3) et un seuil négatif Ez par rapport à la moyenne MM' et l'on observera les pé riodes de dépassement respectives<I>pl ,</I> p, <I>,</I> p3, <I>... n1,</I> n2, n3, ... de ces deux seuils. Cette opération s'effec tuera dans le dispositif dit compteur d'amplitudes 33, les dépassements positifs p et les dépassements négatifs n se traduisant respectivement par l'allumage des deux lampes 34, 35.
Ce dispositif comportera de préférence un filtre passe-bas à fréquence de cou pure permettant d'éliminer les variations dont la fré quence dépasse la fréquence de coupure pour une vitesse de défilement donnée et d' adoucir par .conséquent dans une mesure correspondante la courbe examinée.
Les fig. 4 à 8 montrent une forme préférée de réalisation du condensateur de mesure. En vue d'une meilleure adaptation des filés, mèches et rubans, le condensateur est muni de quatre canaux de mesure, dont deux pour les fils. Il comporte à cet effet neuf plaques 41 à 49 fixées chacune individuellement par des vis sur une embase 50. Plaques et embase sont en cuivre électrolytique ; les surfaces sont polies et chromées pour parer à l'usure et à la corrosion et pour réfléchir les radiations thermiques et lumi neuses.
Ainsi qu'il est visible sur la fig. 5 par exemple, pour la première plaque 41, on a découpé dans chaque plaque une zone intérieure telle que 41a de surface réduite, qui est isolée de la zone exté rieure 41b par une couche 41c en matière isolante à faibles pertes telle que le mica- ou le trolitul par exemple. Dans chaque plaque, la zone intérieure a forme armature de condensateur, tandis que la zone extérieure constitue une plaque de garde corres pondante. La plaque 42 forme ainsi l'armature cen trale et les plaques 41 et 43 les deux armatures extérieures d'un premier condensateur différentiel ou premier canal de mesure.
La plaque 44 moins haute que les précédentes forme l'armature centrale d'un second condensateur différentiel ou canal de me sure ; elle est encadrée par les plaques 43 et 45. La zone centrale 43a de la plaque 43 forme ainsi arma ture extérieure à la fois pour le premier et pour le second condensateur de mesure ; ainsi que le mon trent les fig. 7 et 8, elle est découpée en biseau, de sorte que sa face tournée vers l'armature 42a est plus haute que celle tournée vers l'armature 44a qui est plus petite que 42a.
Il en est de même pour la zone intérieure de la plaque 45 qui participe à la fois aux condensateurs no 2 et no 3, et pour la zone intérieure de la plaque 47 qui participe à la fois aux condensateurs no 3 et no 4.
La fig. 9 montre le schéma des circuits de me sure et de réglage de gain.
Trois fils parallèles 51, 52, 53 sont tendus en nappe dans un évidement ménagé à cet effet dans le socle du condensateur de mesure (voir aussi fig. 10) les armatures centrales<I>42a, 44a, 46a, 48a,</I> sont connectées au fil central 51, tandis que les armatures extérieures sont respectivement connectées aux fils extérieurs 52 et 53. Deux vis 54, 55 peuvent péné trer à volonté soit entre les fils 51, 52, soit entre les fils 51 et 53 : la première sert à la remise à zéro ou à l'équilibrage du condensateur de me sure, tandis que la seconde sert à produire, lors qu'elle est vissée à fond, un changement de capacité bien déterminé pour les besoins de l'étalonnage de l'appareil.
Cette vis étalon est normalement dé vissée.
L'oscillateur comportant un tube 60 est d'un type classique avec une bobine de grille 61, une bobine de plaque 62 accordée par un condensateur 63 et une bobine da couplage symétrique 64 à point milieu à la masse. La fréquence de travail est par exemple de 100 kc/s. L'ensemble de l'oscillateur est placé dans un compartiment 65 d'un caisson de blindage 66,
dont un autre compartiment 67 contient l'étage d'entrée de l'amplificateur. Le socle 68 du conden sateur de mesure porte deux tiges filetées 69, 70 qui plongent respectivement dans les compartiments 65 et 67 à l'intérieur de tubes guides isolants respec tifs 71, 72. La tige 69 porte un noyau magnétique 73 sur lequel est formée la bobine de couplage 64. Le tube 71 porte autour de celle-ci les bobines de grille 61 et de plaque 62. La bobine de couplage 64 comporte un enroulement bifilaire et elle est rac cordée par des fils de connexion torsadés 73 aux fils extérieurs 52, 53 du condensateur de mesure.
Le fil central 51 du condensateur de mesure est connecté par un fil 74 à la capacité de liaison 20 déjà mentionnée en référence à la fia. 1. Cette ca pacité est constituée par un condensateur cylindrique comportant une armature intérieure 75 portée par la tige filetée 70 par l'intermédiaire d'un noyau isolant 76, et une armature extérieure 77 portée par le tube isolant 72.
Le socle du condensateur de mesure forme ainsi un ensemble d'un seul tenant avec ses éléments de couplage avec l'oscillateur, d'une part, et l'amplifica teur, d'autre part. L'agencement décrit réalise ce pendant une séparation rigoureuse de l'oscillateur et de l'amplificateur, évitant toute induction directe, tant électromagnétique qu'électrostatique ; on évite également tous contacts galvaniques trop délicats dans la zone de couplage, car un changement même faible- des résistances de contact entraînerait des dé phasages et par conséquent des erreurs de mesure.
La construction de l'amplificateur 22 lui-même ne soulève aucune difficulté particulière et ne sera pas décrite d'une façon détaillée ; bien qu'un gain rela tivement élevé soit à rechercher, on peut éviter la nécessité d'un changement de fréquence et se con tenter d'une amplification directe.
Des précautions seront à prendre en ce qui concerne la réalisation du premier étage qui devra être découplé d'une ma nière particulièrement efficace, d'une part, à l'égard de la haute fréquence, d'autre part, pour supprimer tout ronflement résiduel de la haute tension qui sera stabilisée. A la sortie on prévoira avantageusement un étage push-pull pour attaquer par l'intermédiaire d'un transformateur 80 à deux secondaires identiques, les deux détecteurs 23 et 24.
La cathode du premier tube amplificateur 81 peut être branchée soit sur une résistance fixe 82, soit sur un ensemble de trois potentiomètres 83, 84, 85. Cette commutation s'effectue au moyen d'un commutateur à quatre galettes I à trois positions a, <I>b</I> et c. La position<I>a</I> correspond au réglage manuel du gain, la position c au réglage automatique, tandis que la position b est une position intermédiaire de passage.
Une résistance 86 disposée en parallèle avec le tube 81 et sa charge 87 constituée de la manière usuelle par un circuit accordé sur la fréquence à amplifier, forme avec la résistance de cathode 82 ou 83 à 85 un diviseur de tension tendant à com penser l'effet sur le gain du premier étage des va riations éventuelles de la tension anodique, par une variation correspondante de la tension cathodique.
On notera qu'en position de réglage manuel du gain (position a du commutateur 1), la grille de com mande du tube 81 est reliée par la résistance de fuite 21, le fil 88 et le fil 89 au curseur du potentio mètre 85. En position de couplage automatique (c), elle est reliée par le fil 88, à la sortie du filtre à deux cellules résistance-capacité 91-92 et 93-94 dont l'entrée est alors connectée par le fil 95 à la borne négative du détecteur 23, alors que la borne positive de celui-ci est reliée par un fil 96 au curseur d'un potentiomètre 97 inséré dans une chaîne poten- tiométrique 98 formée entre la haute tension et la masse.
Le fil 88 est relié, d'autre part, par une diode 99 en un point 90 de cette chaîne, ce qui fixe une limite maximum (-- 4 volts par exemple) au po tentiel continu de la grille.
Le curseur du potentiomètre 97 étant fixé, d'autre part, à un potentiel dit de référence positif plus élevé (de -65 volts par exemple), on voit que la tension appliquée à l'entrée du filtre résulte de la comparaison de la tension détectée à ce potentiel de référence.
Dans la position b du commutateur I, les résis tances 91 et 93 sont court-circuitées et le filtre se réduit aux deux condensateurs 92 et 94 en parallèle le passage sur cette position permet de charger ins tantanément les condensateurs 92 et 94 et d'éviter ainsi des attentes inutiles. Dans la position c le filtre est inséré entre le fil d'entrée 95 et le fil de sortie 88. Une résistance d'amortissement 100 disposée en série avec le premier condensateur 92 sert à atté nuer la résonance par réaction positive qui tend à se produire pour une certaine valeur de la fré quence, en raison du double déphasage.
La fi-. 11 montre l'allure de la courbe de réponse obtenue dans ces conditions : la grandeur portée en abscisses est la fréquence des variations de l'am plitude du signal d'entrée, c'est-à-dire des varia tions de la capacité du condensateur de mesure résul tant des variations de l'épaisseur d'un fil par exemple, tandis qu'en ordonnées on a porté les valeurs rela tives avec lesquelles on retrouve ces mêmes varia tions à la sortie de l'amplificateur.
On voit que l'ef fet des variations très lentes (fréquences basses) est complètement supprimé par la régulation ; qu'il y a ensuite un régime intermédiaire aux environs de la fréquence d'ouvertue fo du filtre, un régime de ré sonance r légèrement surélevé et un passage pro gressif au régime normal ,> où les variations du signal de sortie reproduisent fidèlement celles du si gnal d'entrée.
En introduisant la notion de longueur d'onde des variations de l'irrégularité du fil ou ru ban étudié, c'est-à-dire le rapport de la vitesse de dé- filement à la fréquence des variations, on peut dire que la régulation automatique fait disparaître dans le signal de sortie l'effet des variations de grandes longueurs d'onde, c'est-à-dire des longueurs d'onde nettement supérieures à une longueur d'onde de cou pure ;
il est évident que cette longueur d'onde de coupure est proportionnelle - pour un fil donné à la vitesse de défilement et que, par conséquent, en augmentant cette vitesse, on peut faire apparaître progressivement dans le signal de sortie des varia tions de plus en plus lentes, dont l'effet était pré cédemment supprimé.
Ces considérations montrent un autre aspect de la différence entre la mesure absolue et la mesure rela tive de l'irrégularité : en mesure absolue (réglage manuel du gain) interviennent toutes les variations, lentes et rapides ; la mesure relative (réglage automa tique de gain) supprime les variations de fréquence inférieures à la fréquence d'ouverture fo du filtre formant le circuit de régulation, ou en d'autres ter mes, les variations de longueur d'onde supérieure à la longueur d'onde correspondante de coupure. Cette longueur d'onde étant cependant proportionnelle à la vitesse de défilement, l'augmentation de cette vi tesse aura pour effet de rapprocher la mesure re lative de la mesure absolue.
On peut aborder maintenant la description de ladite forme d'exécution de l'appareil, en référence au schéma de la fig. 12. La tension redressée délivrée par le détecteur 24, soit U, est comparée à une ten sion de référence positive Uo, prise sur une chaîne potentiométrique 101 établie à cet effet entre la haute tension positive stabilisée et la masse.
Une chaîne de résistances calibrées 102 à 105 branchée entre la sortie du détecteur et la prise 106 de la chaîne potentiométrique, permet de capter par l'in termédiaire d'un commutateur rotatif 107 la totalité ou une fraction déterminée de la tension différen tielle U-Uo et de réaliser ainsi diverses sensibilités de mesure. Ainsi, par exemple, sur la première po sition indiquée 12,5 0/0 on capte la totalité de ladite tension par l'intermédiaire d'une résistance série de protection 108 ; sur la position 25 0/0 la moitié ;
sur la position 50 % le quart et sur la position 100 0/0 le huitième de ladite ten sion. Les deux dernières positions R et B sont utilisées dans les opérations d'étalonnage de l'appa reil.
Le signal capté par le commutateur 107 est trans mis par l'intermédiaire d'un filtre passe-bas à résis- tance-capacité 109-110 qui peut être mis partielle ment ou entièrement hors d'action au moyen d'un commutateur double II à trois positions : en position a le filtre est hors d'action (condensateur coupé, résistance court-circuitée) ; en position b la résis tance reste court-circuitée mais le condensatetur est branché absorbant pratiquement les variations très rapides ; en position c le filtre complet est inséré et provoque un amortissement des fréquences supé- rieures à sa fréquence de coupure:
ceci permet de faciliter la recherche de la<B> </B>moyenne<B> </B> sur de grandes longueurs.
Le signal repris à la sortie de ce filtre passe en coupure sur l'un des quatre contacts d'un commu tateur quadruple à deux positions<I>(a, b)</I> ou inverseur III pour être amené par un fil 111 à la grille de commande d'un amplificateur différentiel 28 à deux tubes 113, 114 montés en cathodyne : le signal est recueilli en basse impédance entre les cathodes en 115 et 116, en tête de deux résistances de charge d'égales valeurs 117, 118. La grille du second tube ou tube de référence 114 est connectée au curseur d'un potentiomètre 119, branché en parallèle sur le pont 101, de part et d'autre de la prise de tension de référence 106.
Entre les points 115, 116 est branché, en posi tion a de l'inverseur III l'indicateur 30 à zéro central, et en position b dudit inverseur, l'indicateur 32 à zéro à gauche ou indicateur .d'intégration. Des résis tances ajustables appropriées 121, 122 sont respec tivement branchées en série avec ces deux instru ments. On trouve en outre d'une manière permanente entre les bornes de sortie 115, 116 de l'amplifica teur, une branche contenant une résistance ajustable 123 et un jack 124 destiné à permettre le branche ments, par une fiche, d'un enregistreur.
La résistance 123 est court-circuitée lorsque la fiche est engagée et remplace l'enregistreur lorsque celui-ci est débran ché, de m4nière à éviter alors une modification de l'impédance totale branchée entre les bornes 115, 116.
Le signal disponible entre les bornes 115, 116 de l'amplificateur différentiel est appliqué, d'autre part, simultanément à l'entrée du redresseur-intégrateur 31 et à un dispositif dit de comptage d'amplitudes dont l'ensemble est désigné par la référence 33.
Le redresseur-intégrateur 31 comprend essentiel lement un pont de diodes 132 destiné à charger par la tension de signal redressée à double alternance, par l'intermédiaire d'une résistance de charge 133 de très forte valeur (20 mégohms par exemple), un condensateur d'intégration 134 (de 2 microfarads par exemple). La résistance de charge est shuntée par un bouton-poussoir 135 permettant de charger ou de décharger le condensateur 134 instantané ment lors d'une vérification de l'étalonnage.
En pa rallèle avec le circuit d'intégration 133-134 est bran chée une source de tension auxiliaire 136 de 20 volts par exemple, en série avec une résistance 137 de 2 mégohms par exemple. Ce circuit auxiliaire intervient pour rendre la résistance de décharge pratiquement égale à la résistance de charge, ce qui est une condition nécessaire pour obtenir une in tégration correcte, c'est-à-dire une bonne linéarité et un seuil d'excitation très bas. L'intégration s'effectue avec une mémoire limitée à des périodes de l'ordre de la constante de temps, soit de quarante secondes avec les valeurs indiquées à titre d'exemple.
Pour de grandes longueurs de fil on procédera donc à plusieurs intégrations successives séparées d'une tren taine de secondes par exemple.
Après chaque période d'intégration on fait bas culer l'inverseur III sur la position b, ce qui a pour effet de commuter l'armature positive du condensa teur d'intégration 134 au curseur d'un potentiomètre 120 monté en parallèle avec le potentiomètre 119 et son armature négative à la grille du tube<B>113</B> l'instrument 32 se substitue en même temps à l'ins trument 30 et sa déviation indique le niveau moyen de l'irrégularité pendant la période d'intégration con sidérée.
Le dispositif de comptage d'amplitudes 131 com porte à son entrée un filtre passe-bas variable 140 141 déterminant une fréquence de coupure réglable entre certaines limites, de sorte que les variations de fréquence supérieure à cette fréquence de cou pure seront éliminées du signal soumis au comptage. Le signal ayant traversé ce filtre est appliqué par l'in termédiaire d'une résistance 142 de protection au curseur d'un potentiomètre 143 faisant partie d'une chaîne potentiométrique établie aux bornes d'une source auxiliaire de polarisation 144 d'une vingtaine de volts par exemple.
Deux autres potentiomètres 145, 146 formant une seconde chaîne aux bornes de la source 144 ont leurs curseurs réunis aux grilles de deux thyratrons 147, 148 par l'intermédiaire de résistances de liaison respectives 149, 150. Des con densateurs 151, 152 sont branchés d'autre part entre grille et cathode de chacun des thyratrons. Ceux-ci sont alimentés entre cathode et anode par une source de tension alternative 153 et sont chargés par les enroulements de relais respectifs 155, 156 shuntés de la manière usuelle par un ensemble con- densateur-résistance 157, 158.
Les contacts des relais 155, 156 commandent l'un au repos et l'autre au travail l'allumage des lampes respectives 34, 35 destinées à signaler l'une les dépassements supérieurs et l'autre les dépasse ments inférieurs à deux seuils donnés. Ces deux lam pes sont alimentées par une source alternative 159 de 6,3 volts, par exemple. Les relais actionnent, en outre, des compteurs respectifs 161, 162.
Un interrupteur 160 est enfin disposé entre l'en trée du dispositif et la masse : lorsque cet interrup teur est fermé, un potentiel fortement négatif est appliqué aux grilles des thyratrons (dont les cathodes sont portées au potentiel de la sortie 116, soit -I- 60 volts par exemple), de sorte que le comptage est alors arrêté.
Les thyratrons amorçant pour une certaine valeur négative de la tension de polarisation de leurs grilles respectives, il en résulte une dissymétrie entre le comportement des deux thyratrons, que le potentio mètre 143 permet de compenser ; ce potentiomètre sert, en d'autres termes, à établir la symétrie du comportement des deux thyratrons par rapport à une tension d'attaque nulle correspondant à la ligne de référence MM' de la fig. 3.
Les potentiomètres 145, 146, servent d'autre part à déterminer respec- tivement le seuil de dépassement inférieur E2 au- dessous duquel se déclenche le relais 155 en allu mant la lampe 35, et le seuil de dépassement supé rieur E1 au-dessus duquel s'enclenche le relais<B>156</B> en allumant la lampe 34.
On sait que le régime des thyratrons alimentés à l'anode avec du courant alternatif et commandés à la grille par une tension continue ou lentement va riable, est instable dans un montage du genre utilisé ici : la courbe d'amorçage se déplace, en effet, selon la valeur de la tension continue aux bornes du condensateur shuntant la charge anodique et il en résulte des pompages . Cet inconvénient est évité ici grâce aux cellules résistance-capacité 149-151 et l50-152 qui jouent le rôle de stabilisateurs.
En choisissant d'une manière convenable la constante de temps de ces cellules on réalise une excellente régularité du fonctionnement, l'écart entre les seuils d'amorcage et d'extinction étant réduit à 0,5 volt environ, par exemple, pour une tension anodique de 120 volts efficaces. La constante de temps des cel lules stabilisatrices sera de l'ordre de grandeur de la période de la tension alternative d'alimentation anodique. Les résultats indiqués ci-dessus ont été obtenus, par exemple, pour une alimentation à 50 c/s avec des résistances 149, 150 de dix mégohms et des condensateurs 151, 152 de 2000 picofarads.
La forme d'exécution que l'on vient de décrire est d'une construction simple et économique et présente, en outre, l'avantage d'une grande facilité d'emploi. Elle se prête en particulier à un étalonnage ou rééta- lonnage rationnel et simple de sorte que l'opérateur lui-même peut procéder régulièrement à la vérifica tion de l'étalonnage et même au réétalonnage com plet que peut rendre nécessaire de temps en temps l'usure inévitable des tubes électroniques. Ainsi sont évités les renvois à l'usine et les déplacements de techniciens, tous deux coûteux et inutiles, l'étalon nage complet pouvant être fait en un temps de l'ordre d'une minute.
L'étalonnage comprend les opérations suivantes. Après vérification et s'il y a lieu corrections, de la manière usuelle, des zéros des appareils indica teurs ainsi que des tensions d'alimentation, on place d'abord le commutateur rotatif 107 (fig. 12) sur la position B et les commutateurs I, II et III sur la po sition a. La tension de référence est appliquée alors à l'entrée de l'amplificateur différentiel 28. En agis sant sur le potentiomètre 119, on amène l'aiguille de l'indicateur 30 sur zéro.
On appuie pendant une demi-seconde sur le bouton-poussoir 135 qui court circuite la résistance de charge 133 du condensa teur d'intégration et assure la décharge de celui-ci, on bascule l'inverseur III sur la position b : l'instru ment 32 devant indiquer zéro, on ajuste sa dévia tion en agissant sur le potentiomètre 120.
On place ensuite le commutateur rotatif 107 sur la position R (équivalente à la position 100 % ) en l'absence de signal, l'instrument 30 à zéro central doit dévier à - 100 %. On ajuste cette déviation en agissant sur la résistance série 122.
En appuyant sur le bouton de court-circuit 133, on assure la charge instantanée du condensateur d'intégration 134 à la tension maximum correspondant à 100% d'irrégularité : après avoir basculé l'inverseur III sur la position b on ajuste, s'il y a lieu, la résistance série 121 pour amener l'instrument 32 à la dévia tion correspondante, puis on ramène l'inverseur III sur la position a.
Le potentiomètre 84 de réglage manuel de gain (fig. 9), comporte un cadran de réglage gradué en valeurs usuelles de numéro métrique ou de poids nominal de fil, bande, ruban, etc., suivant les appli cations envisagées. On le place sur un repère cor respondant au poids nominal minimum ou numéro métrique maximum prévu. On règle la vis de re mise à zéro ou d'équilibrage 54 du condensateur de mesure de manière à amener l'aiguille de l'indica teur d'irrégularité 30 sur la position -10011/û: ceci revient à ajuster l'équilibrage du condensateur de mesure en l'absence de matière.
On introduit en suite la vis étalon 55 jusqu'au fond dans le trou ta raudé à cet effet ; le changement de capacité provo qué par cette vis étalon tient lieu d'un changement de capacité qui serait provoqué par un étalon de matière textile ou similaire, vu qu'il n'est pas possible d'établir un étalon durable en une telle matière.
On ajuste alors l'autre potentiomètre 83 du dispositif de réglage manuel de gain de manière à amener l'ai- guille de l'indicateur 30 sur la position -I-- 100%.
Tout en conservant la vis étalon engagée, on amène le potentiomètre à cadran 84 sur une autre position repérée à cet effet et pour laquelle on ajuste le troisième potentiomètre 85 du dispositif de réglage manuel du gain, de manière à amener l'aiguille de l'instrument 30 sur un repère corres- pondant situé à - 80 % par exemple. On dégage ensuite la vis étalon.
Il ne reste alors qu'à ajuster la tension de réfé rence utilisée dans le circuit de réglage automatique de gain, en opposition avec la tension détectée par le détecteur 23, c'est-à-dire la position du curseur du potentiomètre 97 (fig. 9). On introduit à cet effet, par exemple, un fil de numéro métrique moyen dans le condensateur de mesure, et l'on amène le commutateur rotatif 107 (fig. 12) sur la position de sensibilité maximum ( 12,5 % par exemple) ;
on ajuste alors le potentiomètre 97 de manière à amener l'aiguille de l'indicateur 30 en regard de son zéro central. On est assuré ainsi que le dispositif de réglage automatique du gain tend bien à régler la tension délivrée par le détecteur 24 à une valeur égale à la tension de référence Uo qui est utilisée à l'entrée de l'appareil d'interprétation.
L'étalonnage est alors terminé et l'appareil prêt pour l'utilisation. On voit que les divers réglages sont totalement indépendants les uns des autres, c'est- à-dire qu'ils ne s'influencent pas mutuellement.
Cette propriété particulièrement intéressante permet, en outre, une disposition telle des divers organes de réglage et d'ajustage sur le panneau de conduite de l'appareil que chacun de ces organes se trouve soit en regard du repère en fonction duquel il doit inter venir, soit caractérisé par une couleur concordante avec celle de ce repère, ces deux moyens pouvant d'ailleurs, bien entendu, se combiner. Ainsi, par exemple, les axes des potentiomètres 83 et 85 qui seront commandés par tournevis, seront placés en regard des deux repères respectifs du cadran du potentiomètre 84,
sur lesquels ce dernier devra être amené pendant les réglages correspondants ; les axes du potentiomètre 119 et du rhéostat 120 seront placés respectivement en regard des positions B et R du commutateur rotatif 107 en regard desquels devra. se trouver le bouton de celui-ci pendant les réglages correspondants, etc. On conçoit que cette disposition facilite encore davantage les opérations d'étalonnage et permet d'éviter tout risque d'erreur ou de confusion.