Propulseur à réaction La présente invention a pour objet un propulseur à réaction selon la revendication du brevet principal, c'est-à-dire comprenant une chambre de combustion à combustion pulsatoire, et dans lequel les bouffées successives de gaz engendrées dans la chambre de combustion sont envoyées axialement dans une tubu lure augmentatrice de poussée ouverte en amont et en aval et dont l'ouverture amont permet l'entrée de l'air atmosphérique, ladite tubulure comportant une partie divergente.
Ce propulseur est caractérisé selon l'invention en ce que la tubulure augmentatrice de poussée com prend une partie d'entrée convergente et en ce qu'une tuyère envoyant les bouffées de gaz axialement dans ladite tubulure est disposée de façon que le plan déli mitant l'orifice amont de ladite tubulure soit séparé de l'orifice de sortie de ladite tuyère d'éjection par un intervalle dont la grandeur est comprise entre la moitié du diamètre de l'orifice de sortie de la tuyère d'éjection et le double de ce diamètre.
Le dessin représente, à titre d'exemple, deux for mes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre en coupe axiale une première forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 2 est une coupe transversale selon 11-1I de la fig. 3.
La fig. 3 montre à plus grande échelle une va riante de détail du propulseur de la fig. 1.
La fig. 4 montre en coupe axiale une deuxième forme d'exécution. Sur la fig. 1, on voit en 1 la chambre de combus tion à combustion pulsatoire. L'air atmosphérique est admis dans cette chambre entre les explosions ou combustions successives par un dispositif empêchant un reflux des gaz de combustion, comprenant une tubulure librement ouverte 2 munie de buses suc cessives 2a à bord aigu inclinées vers la chambre de combustion, la tubulure ainsi constituée formant un clapet aérodynamique ayant une résistance à l'écou lement de l'air vers la chambre de combustion rela tivement faible et une résistance beaucoup plus grande au reflux des gaz de combustion vers l'atmo sphère.
Ce clapet pourrait être remplacé par celui montré à la fig. 4 qui comprend une première partie convergente 2b, une tubulure 2c cylindrique ou fai blement convergente et un divergent final 2d. La chambre de combustion 1 est suivie d'une tuyère de décharge 3 de diamètre relativement petit.
Chaque bouffée de gaz est envoyée axialement par la tuyère 3 dans une tubulure augmentatrice de pous sée convergente-divergente 7-4 en poussant vers l'ar rière, comme le ferait un piston, la masse d'air rem plissant cette tubulure et qui s'est introduite dans celle-ci par sa partie convergente 7 dans l'intervalle entre la bouffée considérée et la bouffée précédente. Sous l'effet de la résistance que lui oppose l'air remplissant la tubulure 7-4, le jet de gaz sortant de la tuyère 3 s'épanouit et vient coller à la paroi diver gente 4.
Une partie de l'énergie cinétique du jet est transmise à la masse d'air et la quantité de mouve ment totale des gaz et de l'air sortant dans l'atmo sphère par l'orifice arrière du divergent 4 est plus grande que la quantité de mouvement des gaz issus de la tuyère 3, d'où résulte une augmentation de la poussée.
L'orifice de sortie de la tuyère d'éjection 3 est séparé du plan délimitant l'orifice amont de la tubu lure 7-4 par un intervalle i dont la grandeur est com prise entre la moitié du diamètre d de l'orifice de sor tie de la tuyère 3 et le double de ce diamètre d. De bons résultats peuvent être obtenus lorsque i est voi sin de d/2.
Le col séparant la partie convergente 7 et la par tie divergente 4 de la tubulure augmentatrice de poussée a avantageusement une surfaces supérieure à 1,5 fois celle de l'orifice de sortie de la tuyère 3 de diamètre d.
La partie divergente 4 est constituée par un cône dont l'angle total au sommet est de préférence infé rieur à 50, valeur qui convient pour une fréquence de combustion inférieure à 100 par seconde. De bons résultats peuvent encore être obtenus avec un angle au sommet de 100 pour des fréquences de fonc tionnement comprises entre 50 et 150 combustions par seconde.
Dans le cas de fréquences plus élevées, on pour rait être conduit à utiliser des cônes encore plus divergents.
La tubulure augmentatrice de poussée 7-4 est fixée à la chambre de combustion par des bras 10 laissant entre eux des intervalles pour l'entrée de l'air atmosphérique.
Dans la variante de la fig. 3, la partie divergente 4 de la tubulure augmentatrice de poussée présente une forme allant en s'évasant vers l'arrière. A la suite du col de section s, elle comporte une première par tie conique 4a dont l'angle au sommet a une des valeurs indiquées ci-dessus. A partir de la section<I>si</I> , la partie<I>4a</I> est suivie d'une partie<I>4b</I> également cons tituée par un tronc de cône, mais d'angle au sommet plus grand que celui de 4a. Le nombre des troncs de cônes consécutifs pourrait d'ailleurs être plus grand.
Dans le propulseur représenté à la fig. 4, la tuyère 3 de la chambre 1 décharge axialement dans une tubulure augmentatrice de poussée 7-4 dans la quelle l'augmentation de la divergence à partir du col s est progressive, la partie divergente 4 de la tubulure augmentatrice de poussée ayant alors la forme d'une sorte de tromblon faisant suite à la par tie convergente 7.
L'air est amené à l'orifice d'entrée de la tubulure augmentatrice de poussée 7-4 par un conduit 8, dont la paroi entoure la chambre de combustion 1 et sa tuyère de décharge 3, et s'ouvrant librement à l'amont par un orifice 9. Ce conduit sert à canaliser l'air vers l'orifice d'entrée de la tubulure convergente-diver- gente 7-4. La distance i comprise entre le plan dé- finissant l'orifice d'entrée de la partie convergente 7 et l'orifice de sortie de la tuyère 3 a une grandeur comprise entre 1/2 et deux fois le diamètre de cet orifice.
L'expérience a montré que la section libre annu laire de ce conduit doit avoir une surface notablement supérieure à la surface s du col de la tubulure 7-4 jusqu'en un point situé un peu en amont de ce col.
Le conduit 8 et sa prise d'air 9 doivent être agencés de façon à limiter le moins possible le débit d'air de dilution.
Le conduit du propulseur de la fig. 4 donne de bons résultats lorsque le propulseur se déplace dans l'atmosphère à une vitesse subsonique. L'entrée 9 est adaptée de façon à récupérer par un procédé de diffusion bien connu le plus possible d'énergie ciné tique du déplacement du propulseur relativement à l'atmosphère.
Ensuite, le conduit s'élargit, d'une part pour avoir une capacité telle que l'écoulement initialement continu en 9 devienne peu à peu variable jusqu'à être périodique en 7, d'autre part pour que la section dudit conduit soit assez grande au voisinage de 7, de façon que ledit écoulement périodique n'ait pas une pointe de vitesse trop élevée, génératrice de pertes d'énergie.
Dans tous les propulseurs décrits, la longueur l de la tubulure augmentatrice de pous sée est inférieure à la distance franchie par le son en une seconde dans les gaz chauds issus de la tuyère d'éjection, divisée par six fois la fréquence des échap pements de la chambre de combustion, ce qui permet d'éviter la résonance de la tubulure 7-4.