CH338560A - Procédé d'affinage du verre et four pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé d'affinage du verre et four pour la mise en oeuvre de ce procédé

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CH338560A
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Maunsell Gell Philip Anthony
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Elemelt Ltd
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    • C03GLASS; MINERAL OR SLAG WOOL
    • C03BMANUFACTURE, SHAPING, OR SUPPLEMENTARY PROCESSES
    • C03B5/00Melting in furnaces; Furnaces so far as specially adapted for glass manufacture
    • C03B5/16Special features of the melting process; Auxiliary means specially adapted for glass-melting furnaces
    • C03B5/18Stirring devices; Homogenisation
    • C03B5/183Stirring devices; Homogenisation using thermal means, e.g. for creating convection currents
    • C03B5/185Electric means

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Description


  Procédé     d'affinage    du verre et     four    pour la     mise    en     #uvre    de ce procédé    La présente invention a pour objet un procédé  d'affinage du verre et comprend également     un    four  pour la mise en     #uvre    de ce procédé.  



  Dans des procédés connus, les matériaux de  charge (c'est-à-dire les matières premières     non    fon  dues et généralement à l'état pulvérulent à partir  desquelles le verre est obtenu) sont chargés dans  une chambre de fusion par le haut de     cette    dernière,  de manière qu'ils soient absorbés progressivement  dans la couche superficielle de verre fondu contenue  dans la chambre, le verre étant entraîné vers le bas  de la chambre (alors qu'il est traversé par un courant  électrique passant d'un côté à l'autre de la chambre)  sous l'effet de l'aspiration résultant d'un soutirage  du verre effectué dans la     partie    la plus basse de la  chambre,

   par une ouverture de la paroi latérale ou  du fond du four de section relativement petite par       rapport    à la     surface    en plan de la chambre.  



  L'un des problèmes de     l'affinage    du verre réside  dans la suppression ou la diminution des   grains     n     dans le verre qui est soutiré en vue de sa     mise    en  forme, ces grains étant     formés    par de     petites    bulles  d'air ou d'autres gaz qui se     forment    à     l'intérieur    du  verre ou sont emprisonnées dans ce dernier.  



       Les        procédés    d'affinage     connus    n'empêchent pas  dans une mesure suffisante la formation de ces     grains.     Ceci probablement du fait que les fours     utilisés    pour  leur     mise    en     #uvre    sont agencés de sorte que le sou  tirage du verre de la chambre de fusion est     fait    sur  une relativement petite     surface    et que, si le four tra  vaille avec une production élevée,

   du verre qui n'a  pas     encore    subi un affinage assez poussé peut être  soutiré avec du verre déjà suffisamment traité du  fait que le mouvement vers le bas résultant de l'ex  traction du verre contrecarre le mouvement de cir-         culation    de certaines parties     insuffisamment        affinées     de la masse de verre.  



  La présente invention vise à fournir un procédé       d'affinage    qui     permette        d'améliorer    la     qualité    du  verre produit en ce qui concerne sa teneur en grains.  



       Le    procédé objet de l'invention     dans    lequel la  masse de verre     contenue    dans une chambre de     fusion     est chauffée par un courant     électrique    alternatif pas  sant entre     des    électrodes placées à des     extrémités          opposées    de la     chambre,        ce        chauffage    ayant pour ef  fet d'établir un flux de convection formé de verre  chargé de bulles qui     circule    de bas en haut dans la  partie centrale de la chambre,

   est caractérisé en     ce     qu'on     soutire    le verre de ladite chambre de fusion  par une ouverture percée dans le fond de     cette    cham  bre et située sensiblement au     centre    de     cette    der  nière, cette ouverture présentant une largeur mesu  rée transversalement à la trajectoire du     courant    élec  trique de chauffage au     moins    égale à la moitié de  la largeur de la chambre mesurée     dans    cette même  direction,

   et une longueur mesurée parallèlement à  ladite     trajectoire    suffisamment     grande    pour permet  tre de soutirer du verre provenant exclusivement de  la couche profonde de la masse de verre fondu,  sans perturber le flux     ascendant    de verre chargé de  bulles établi au-dessus de ladite ouverture.  



  L'invention comprend également un four pour la  mise en     #uvre    de ce procédé, caractérisé en     ce    qu'il  comprend une chambre de fusion présentant des  électrodes     principales    disposées dans un plan     hori-          zontal    de part et d'autre d'une ouverture de souti  rage percée dans le plancher de cette chambre sous  la     partie        centrale    de la trajectoire d'un courant de  chauffage principal établi entre lesdites électrodes,

    caractérisé en     ce    que cette     ouverture    a une longueur      dans la direction de cette trajectoire égale au maxi  mum à la moitié de la longueur de ladite trajectoire,  et a une largeur, transversalement à la direction de  cette trajectoire, égale au     minimum    à la moitié de  la largeur de la zone de la masse de verre     traversée     par ledit courant,

   de manière que la poussée exer  cée en direction du bas sur la couche de verre adja  cente au plancher de la chambre se     répartisse    sur une       surface        relativement        grande    et ne gêne pas l'éta  blissement du flux de convection ascendant formé  de verre chargé de bulles situé au-dessus de cette  couche de     verre    inférieure.  



  Le     dessin        annexé    représente, à titre d'exemple,  une forme d'exécution du four pour la mise en     pauvre     du procédé selon l'invention et illustre, schématique  ment, une mise en     aeuvre    de ce dernier.  



  Les     fig.    1, 2 et 3 sont respectivement des coupes       longitudinale,    horizontale et transversale du four.  Les     fig.    4 et 5 sont des schémas de l'équipement       électrique    du four.  



  Le four représenté' comprend une chambre de  fusion 10 dans laquelle la     fusion    et l'affinage du  verre sont effectués, les matériaux de charge sous  forme solide étant     chauffés    dans cette chambre jus  qu'à     fusion    et la masse de verre fondu subissant un       affinage    du fait de la température élevée à laquelle  elle est maintenue.  



  La chambre 10 est de forme rectangulaire en plan  et sa hauteur est déterminée par le volume     de    verre  qu'il est     nécessaire    d'avoir dans     cette    chambre de  fusion et     d'affinage        pour,    d'une part, satisfaire au  débit désiré du four et, d'autre part, que le     verre     reste pendant un     temps    suffisant à son     affinage    dans  cette chambre. Pour un débit horaire du four de  450     kilos,        cette    chambre aura par exemple les di  mensions suivantes : largeur 244 cm, longueur  274 cm et hauteur 76 cm.  



  Le long des parois 30 et 31 de     cette    chambre  sont disposées des électrodes 13 et 14 qui présentent  une surface de contact     suffisante    pour     transmettre    le  courant nécessaire à la masse de verre sous une  densité de courant prescrite d'environ 0,4 ampère  par     em2    par exemple, le courant effectivement fourni  dépendant de la     température    à laquelle on désire  maintenir le verre     dans    la chambre.  



  Les électrodes sont construites, par exemple,  comme     décrit    dans le brevet 337590 et sont es  pacées légèrement des parois 30 et 31, d'une     dis-          tance    de 10 cm par exemple, pour     permettre    au  verre fondu de passer derrière la face de contact de  l'électrode afin de protéger     cette        face    et la tige de  l'électrode de l'oxydation. Les électrodes sont écar  tées les unes des autres horizontalement et leurs     faces     de     :contact    sont disposées     dans,    des plans     verticaux.     



  Avec cette disposition des électrodes et pour les  dimensions de la chambre indiquées, on constate       qu'il    se produit deux     flux    de convection au voisinage  des électrodes 13 et 14, comme représenté schémati-         quement    à la     fig.    3 en 32 et 33. Ces deux flux s'éta  blissent selon une trajectoire schématisée qui com  prend une partie ascendante immédiatement voisine  de la face de contact de l'électrode, une partie hori  zontale voisine de la surface de la masse de verre  fondu et qui s'écarte de l'électrode, une partie des  cendante éloignée de l'électrode et une partie hori  zontale de retour vers l'électrode au voisinage du  fond 34 de la chambre.

   Du fait que la température  maximum se situe dans la région centrale de la tra  jectoire du courant électrique établi entre les électro  des, un autre flux de convection     ascendant    tend à  s'établir dans cette région centrale, flux qui se divise  en     deux"branches    au voisinage de la surface de la  masse de verre en fusion de     sorte    qu'il engendre  de nouveaux flux de circulation 35 et 36 qui s'écou  lent en     direction        :apposée        .au    voisinage de la     surface     et qui présentent des parties descendantes adja  centes     âux    parties descendantes des     flux    32 et 33.  



  Une circulation selon ce schéma peut se produire  même si les proportions de la chambre diffèrent no  tablement de celles indiquées. On suppose cepen  dant     qu'il    faut passablement écarter les électrodes op  posées 13 et 14 de manière à avoir un     espace    suf  fisant entre la région centrale de la trajectoire du  courant électrique et les électrodes 13 et 14 pour  que les parties descendantes des quatre     flux    de cir  culation 32, 33, 35 et 36 aient la place de s'établir.  



  Les     flux    de verre ascendants voisins des électro  des 13 ou 14 contiennent généralement une plus  forte proportion de grains que le flux ascendant de  la région centrale, d'une part, car les     grains    tendent  à se former sur les     faces    de contact des électrodes  et, d'autre     part,    parce qu'avant que le verre atteigne  la région centrale, les grains ont de nombreuses  possibilités de monter à la     surface    et de se dissiper.

    C'est pourquoi le verre est soutiré de la chambre par  une ouverture 37 de son fond qui est situé dans la  région     centrale.    Le soutirage du verre par     cette    ou  verture provoque     une    traction dirigée de haut en bas  sur le verre situé au-dessus de cette ouverture, dans  lequel existe un     flux    de convection     ascendant.     



  Cette traction s'exerce sur une     surface    notable,  vue en plan, du fait que l'ouverture 37 a des dimen  sions relativement grandes.     Il    est estimé nécessaire  que la longueur de cette ouverture mesurée parallè  lement à la trajectoire du courant électrique entre  les électrodes 13 et 14 soit au moins égale au hui  tième de la longueur de cette trajectoire pour éviter  une traction vers le bas par trop concentrée et brutale  qui pourrait     entrainer    du verre contenant des grains  dans l'ouverture.

   Sa longueur ne sera de     préférence     pas supérieure à la moitié de     cette    trajectoire que  l'on suppose être égale à la distance     horizontale    me  surée entre les électrodes 13 et 14. Pour un four  présentant les dimensions indiquées précédemment,  la     longueur    de cette     ouverture    sera par exemple de  38 cm.  



  Dans le four représenté, cette ouverture s'étend  sensiblement sur toute la largeur du fond du four.      Elle pourrait être moins large mais doit cependant  être égale au moins à la moitié de la largeur du four  si l'on veut éviter qu'une traction trop brusque ou  concentrée soit exercée sur le verre. On remarquera  que si la longueur de l'ouverture est augmentée jus  qu'à une valeur voisine de la moitié de la distance  horizontale séparant les électrodes 13 et 14, la cir  culation de convection peut en être modifiée, les par  ties descendantes des flux étant ramenées plus près  des électrodes 13 et 14.  



  Sous l'ouverture 37 se trouve l'extrémité amont  d'un conduit 12 qui s'étend latéralement par rapport  à la chambre 10. Ce conduit se prolonge sur toute  la largeur de l'ouverture 37 et présente une largeur  légèrement plus grande que la longueur de l'ouver  ture. Le fond du conduit 12 est     incliné    comme re  présenté en 38 de manière à se     raccorder    avec le  bord latéral de l'ouverture 37.  



  Par son extrémité aval, le conduit 12 communi  que avec une seconde chambre 11. Cette chambre  11 constitue un creuset qui pourra être équipé d'un  dispositif d'alimentation non représenté, destiné à en  sortir le verre affiné en vue de son travail par mou  lage, soufflage, laminage ou étirage. Un dispositif  d'alimentation peut fonctionner à différentes vitesses  pour adapter le débit du four à la consommation de  la machine qu'il alimente.  



  Dans des variantes, cette seconde chambre 11  pourrait     constituer    une chambre intermédiaire, ou  chambre d'affinage, alimentée par une chambre de  fusion (dans laquelle une partie de l'affinage peut  déjà se faire) et suivie par un creuset distinct ou par  une longue chambre en forme de tunnel d'où le verre  sortira par un exutoire.     Cette        dernière    disposition  permet de mieux contrôler la température du verre  à sa sortie de l'exutoire.  



  Le conduit 37 communique avec     cette    seconde  chambre 11 par une ouverture 39 pratiquée dans le  fond 40 de cette chambre, le fond du conduit re  montant comme indiqué en 41 sous cette ouverture.  



  L'ouverture 39 est disposée au voisinage immé  diat de la paroi latérale 42 de la seconde cham  bre 11 qui se trouve la plus proche de la chambre 10  du four. Cette seconde chambre 11 est pourvue d'un  bloc écumoire 46, le verre     s'écoulant    finalement vers  un orifice de sortie indiqué en 47.  



  Au voisinage des faces opposées 48 et 49 de  cette seconde chambre sont disposées des     éIectro-          des    auxiliaires 15 qui sont placées symétriquement  de part et d'autre de l'ouverture 39. Ces électrodes  auxiliaires 15 sont destinées à coopérer avec les élec  trodes principales 13 et 14 pour faire passer un cou  rant électrique dans le verre en fusion contenu     dans     le conduit 12 et dans la seconde chambre 11.  



  La chambre 11 est recouverte par une voûte 52  et peut être équipée de brûleurs à gaz ou à huile qui  seront de     préférence        dirigés    légèrement vers le haut,  en direction de la voûte, de manière     qu'ils    ne cau  sent aucune perturbation sur la     surface    du verre con  tenu dans cette chambre.    La fi-. 4 représente le schéma électrique du  four, la chambre du four 10, le conduit 12 et la  seconde chambre 11 étant indiquée en trait     mixte     sur     ce    schéma.  



  Les résistances présentes entre les différentes  électrodes sont représentées schématiquement : soit  une première résistance 17 représentant la résis  tance offerte par le verre en     fusion    contenu dans  la chambre 10, une résistance 18 représentant la  résistance     offerte    par le verre fondu contenu dans  le conduit 12 et une     résistance    à deux branches 19  représentant la résistance offerte par le verre fondu  contenu dans la chambre 11.  



  Les électrodes principales 13 et 14 sont alimen  tées à     partir    d'une     source    de courant alternatif cons  tituée par un transformateur monophasé Tl dont le  primaire est branché sur des bornes 20 destinées à  être     reliées    à une phase d'un réseau de distribution       alternatif,    et dont le secondaire est relié par des       conducteurs    21 et 22 aux électrodes 13 et 14.  



  Les électrodes auxiliaires 15 sont mises en     court-          circuit    par un conducteur 16 qui les relie également  à l'un des pôles 23 de l'enroulement secondaire d'un  transformateur T2, enroulement dont l'autre     pôlé     24 est connecté en parallèle avec les électrodes prin  cipales 13 et 14 entre les deux pôles du secondaire  du transformateur T1.  



  Les     bornes    26 du primaire du transformateur T2  seront branchées sur une autre phase du réseau  d'alimentation     alternatif,    de tension déphasée de     901,     par rapport à la phase servant à l'alimentation du  transformateur Tl. On obtient ainsi un déphasage de       90()    (ou d'environ 900) entre le courant électrique  principal passant entre les électrodes principales 13  et 14 à travers le verre représenté par la résistance  17 et le     courant    auxiliaire passant des électrodes 15  au point d'équilibre 28 représentant la jonction de  la résistance 18 et de la     résistance    17.

   Un dépha  sage exactement de 900 assure qu'en tout temps les  grandeurs (mais pas     nécessairement    les phases) des  courants résultants totaux dans la résistance 17,  c'est-à-dire dans le verre de la chambre de     fusion,     des deux côtés du point d'équilibre 28, sont égaux.  Un écart limité peut toutefois être toléré sans qu'il  en résulte une asymétrie préjudiciable dans l'effet  de chauffage produit dans la chambre du four de  part et d'autre du point 28.

   C'est ainsi que si le cou  rant auxiliaire est petit par rapport au courant prin  cipal (dans le rapport de 1 à 16 par exemple), une  avance ou un retard de phase de l'ordre de     30o    par  rapport au déphasage de     901)    souhaité peut se pré  senter sans qu'il en résulte une     différence    de chauf  fage     préjudiciable    dans les deux moitiés de la cham  bre 10 du four.  



  En parallèle avec la     résistance    17 (électrodes 13,  14), est placée une inductance     Ll    munie de plu  sieurs touches 27 disposées de part et d'autre de son  point central. Un coulisseau 25 relié à la borne 24  du     secondaire    du transformateur T2 peut être amené  à coopérer avec l'une quelconque de ces touches.

        La touche centrale de     l'inductance        Ll    corres  pond au point d'équilibre électrique entre les élec  trodes 13 et 14 et présente en tout temps un poten  tiel égal à celui du point 28 où la résistance 18 peut  être considérée comme     rejoignant    la résistance 17 et  qui correspond au     centre    de l'ouverture par laquelle  le verre accède de la chambre 10 au conduit 12.  



  Il peut se produire que le courant passant dans  le conduit 12 tende à se concentrer sur l'un ou l'au  tre des côtés de     ce    dernier en provoquant un re  froidissement sur le côté du conduit d'où le courant  s'éloigne et un     chauffage    asymétrique de la cham  bre 10.  



  On peut constater si le     courant    se     concentre    sur  l'un ou l'autre des côtés du conduit en comparant  les     grandeurs    des courants passant par     chacun    des  conducteurs 21 et 22     alimentant    les électrodes 13  et 14 au moyen de     transformateurs    d'intensité     CTl     et     CT2        disposés    sur ces conducteurs et dont le se  condaire alimente un ampèremètre     différentiel    Al  qui indiquera directement la     différence    entre les  deux courants indépendamment de leur déphasage.  



  On     pourra        corriger    toute     déviation,    en déplaçant  le     coulisseau    25 de     l'inductance        Ll    d'un côté ou de  l'autre de manière à établir     l'égalité-    entre les cou  rants passant par les conducteurs 21 et 22.

   Il y a  généralement un certain retard avant que l'effet de       ce    réglage se fasse sentir, de sorte que si l'ampère  mètre Al présente un     écart    à     partir    de sa     position     de référence, il sera     indiqué    de déplacer le     coulis-          seau    25 puis de le laisser dans sa nouvelle position  pendant un     certain    temps (15 à 30     minutes)    avant de  procéder à une nouvelle lecture de l'ampèremètre  pour vérifier si l'inégalité entre les deux courants a  bien été corrigée.  



  Des transformateurs d'intensité supplémentaires       CT3    et     CT4        permettent    en outre de mesurer le cou  rant     principal    et le     courant        auxiliaire.     



  Dans une variante les électrodes     auxiliaires    15  pourraient être remplacées par une électrode     unique     disposée dans la chambre 11, de     préférence    dans  le plan de symétrie de l'ouverture du conduit 12.  Des électrodes auxiliaires supplémentaires pourraient  en outre être prévues sur les côtés du conduit 12.  



  Le schéma de la     fig.    5     concerne    un dispositif de  contrôle qui permet d'obtenir automatiquement     l'é-          quilibre    des courants. Les transformateurs d'inten  sité     CT1    et     CT2    sont reliés à un circuit de com  paraison indiqué en 55 qui comprend deux transfor  mateurs reliés l'un au     transformateur        CT1,    et l'au  tre au transformateur     CT2,

          ces        transformateurs    pré  sentant le même rapport de transformation et leurs  enroulements     secondaires        étant    connectés à des cir  cuits de redresseur couplés de manière que les ten  sions redressées produites soient introduites en op  position     dans    une     résistance.     



  Les extrémités de     cette    résistance sont     reliées     par des conducteurs 56 et 57 à un     relais    58 qui pré  sente     une    armature     susceptible    d'être déplacée dans  un sens ou dans l'autre à     partir    d'une position cen-         trale    de repos, selon que le conducteur 56 est positif  ou négatif par rapport au conducteur 57.  



  Le relais 58 présente trois contacts auxquels  sont reliés des conducteurs 59, 60 et 61. Les con  ducteurs 59 et 61 sont reliés au moteur d'un régu  lateur réversible 62 dont l'autre borne est reliée par  un conducteur 63 à l'une des bornes d'une paire de  bornes 64 reliées au réseau d'alimentation, l'autre  de     ces    bornes étant reliée au conducteur 60.  



  Selon que le conducteur 56 est positif ou négatif  par rapport au conducteur 57, le relais     établit    un  circuit entre les conducteurs 59 et 60 ou 60 et 61,  ce qui amène le moteur à tourner     dans    un     sens    ou  dans l'autre.  



  Comme indiqué par la ligne     mixte    65, le moteur  est accouplé mécaniquement avec le     coulisseau    25.  Pour     éviter    un     sur-réglage,    on peut prévoir un     in-          terrupteur    à temps retardé coopérant avec le     cou-          lisseau    25, cet interrupteur étant monté en série  avec l'enroulement d'excitation du relais 58,     c'est-à-          dire    en série dans les conducteurs 56 et 57,

   de telle  sorte que cet interrupteur soit ouvert lorsque le     cou-          lisseau    se     déplace    d'une     distance    correspondant à  l'écart entre deux touches successives 27. Le dispo  sitif à temps retardé de cet interrupteur sera réglé de  manière à l'empêcher de se refermer pendant un  temps déterminé de manière que la nouvelle posi  tion du coulisseau puisse se manifester dans le sens  d'un retour à l'égalité entre les courants dans les  conducteurs 21 et 22.  



  Dans une variante, le courant électrique auxi  liaire parcourant le conduit 12 pourrait aussi être  établi entre les électrodes aval 15 et des électrodes  amont     différentes    des électrodes 13 placées dans la  chambre de fusion 10.  



  Ces électrodes     supplémentaires    pourraient par  exemple être disposées à côté des électrodes prin  cipales et leur surface     pourrait    être plus petite que       celle    de     ces    dernières.  



  Le débit du four peut varier dans une mesure  appréciable et se trouve déterminé par la quantité de  verre qu'on soutire de la chambre 11. Le     chauffage     sera conduit en relation avec le débit de sorte que  la température dans la chambre     10-reste    suffisam  ment élevée pour permettre, d'une part,     l'affinage     au degré voulu et, d'autre part, la sortie du verre  de la chambre de fusion 10.  



  Pour un fort débit, la température de verre dans  la chambre 10 devra être plus élevée que pour un  petit débit, de manière à obtenir une     diminution    de  la viscosité du verre qui pourra ainsi s'affiner plus  rapidement,     ce    qui permettra d'obtenir un même de  gré d'affinage bien que la durée du séjour du verre  dans la chambre 10 soit plus     courte.     



  Le degré d'affinage demandé variera considéra  blement selon la destination du verre. Le verre pré  paré pour la fabrication de vitres de fantaisie (vitres  flamandes) peut sans inconvénient présenter des  grains visibles. Les verres optiques, destinés à la  fabrication de lentilles par exemple, doivent par con-           tre    être exempts de grains ou ne présenter que des  grains pratiquement invisibles.  



       Grâce    aux dimensions données à l'ouverture 37  et à la disposition générale du four représenté, le  verre soutiré de la chambre de fusion 10, provient  pour ainsi dire exclusivement de la couche profonde  de la masse de verre fondu et son extraction ne crée  pas de perturbations appréciables dans le flux     ascen-          dant    de verre chargé de bulles qui s'établit au-dessus  de l'ouverture 37, dans la partie la plus chaude de  la chambre 10.  



  Pour renforcer cet     effet    de sélection, on a en  outre prévu     dans    le four représenté des rampes de  refroidissement 53 qui projettent de l'air froid sur  la face postérieure d'éléments réfractaires 54 qui  constituent les bords transversaux de l'ouverture 37.  



  A la suite du refroidissement de ces éléments, la  couche de verre contiguë à ces éléments est légère  ment refroidie et le courant électrique principal éta  bli entre les électrodes 13 et 14, au lieu de se con  centrer au voisinage du fond de la chambre 10, tend  à suivre une trajectoire quelque peu surélevée (à la  suite de l'accroissement de la     résistance    du verre re  froidi).

   La région de température maximum est ainsi  légèrement déplacée vers le haut de     sorte    qu'elle se  trouve nettement au-dessus du plan de l'ouverture 37  et que seul le verre légèrement refroidi de la couche  profonde est     entrainé    dans le conduit 12, le verre  plus     fluide    de la zone de température maximum étant  sollicité par un fort courant de convection ascen  dant sur lequel le soutirage reste pratiquement sans  effet.  



  Lors du traitement normal d'un verre au     boro-          silicate,    la température du verre dans la région cen  trale de la chambre 10, légèrement au-dessus de  l'ouverture, peut être de l'ordre de 16000 C et plus.  La température du verre sera alors abaissée pendant  son passage dans le conduit 12 selon un gradient dé  terminé, qui dépendra du courant auxiliaire qui passe  à travers le verre situé dans le conduit et dans la  chambre 23, de manière que la température finale  du verre, lorsqu'il atteint cette chambre, s'établisse  aux environs de 1360 à 13800 C. Une telle tempé  rature finale convient lorsque le verre soutiré de  la chambre supplémentaire 23 est     mis    en forme par  moulage à la presse par exemple.

   Pour un tel mou  lage ou d'autres opérations similaires, la viscosité du  verre dans la chambre 23 devra être d'environ 103  poises.  



  La voûte de la chambre 23 ne doit pas être por  tée à une température notablement supérieure à celle  du verre contenu dans ladite chambre afin d'éviter  toute formation de grains ou autres irrégularités dans  ce verre. Cette température doit de     préférence    être  d'au moins 300 C plus basse que la température du  verre.  



  Le courant     auxiliaire    peut être réglé en fonc  tion du débit du four de manière à maintenir la tem  pérature du verre dans la seconde chambre 23 dans  les limites prescrites, en modifiant la tension appli-         quée    aux bornes 46 du transformateur T2 au moyen  d'un dispositif de réglage de tension quelconque. De  même, la tension aux bornes 40 du     transformateur     T1 peut également être modifiée de     manière    que,  en cas d'augmentation du débit, le courant principal  entre les électrodes 13 et 14 soit également aug  menté de manière que l'on ait une température un  peu plus élevée dans la chambre 10.  



  L'intensité des courants principal et     auxiliaire     pour un four présentant les dimensions indiquées et  pour atteindre les températures     susmentionnées    serait  d'environ, par exemple, 1200 ampères pour le cou  rant principal et d'environ 75 ampères pour le cou  rant     auxiliaire.    Au lieu de corriger partiellement ou  complètement les     différences    entre les courants vers  les électrodes principales au moyen d'une     impédance          réglable    branchée entre les électrodes,

   par réglage  de la position du coulisseau de     cette        impédance    qui  est relié au circuit d'alimentation de l'électrode auxi  liaire d'un côté à l'autre du centre électrique, on  pourrait également avoir recours à toute autre forme  de circuit permettant un réglage du déphasage de la  tension appliquée à l'électrode     auxiliaire.     



  Par   déphasage   on entend bien entendu l'an  gle compris entre le vecteur représentant la dif  férence de potentiel entre les électrodes principales  et le vecteur représentant la     différence    de potentiel  entre l'électrode auxiliaire et l'une ou     l'autre    des  électrodes principales.  



  Dans une variante, on pourrait par exemple sup  primer     l'inductance    réglable     Ll    et alimenter les bor  nes 26 du transformateur T2 sur la seconde phase  du courant alternatif d'alimentation par l'intermé  diaire d'un dispositif de déphasage quelconque.  



  Cette solution pourrait également être appliquée  pour le transformateur Tl (ou pour les deux trans  formateurs T2 et T1), bien qu'il soit généralement  moins indiqué d'alimenter ainsi le transformateur T1  du fait de l'intensité plus grande du     courant    princi  pal que du courant auxiliaire.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I Procédé d'affinage du verre, dans lequel une masse de verre contenue dans une chambre de fusion est chauffée par un courant électrique alternatif pas sant @ entre des électrodes placées à des extrémités opposées de la chambre, ce chauffage ayant pour effet d'établir un flux de convection formé de verre chargé de bulles qui circule de bas en haut dans la partie centrale de la chambre, caractérisé en ce qu'on soutire le verre de ladite chambre de fusion par une ouverture percée dans le fond de cette chambre et située sensiblement au centre de cette dernière,
    cette ouverture présentant une largeur mesurée transver salement à la trajectoire du courant électrique de chauffage au moins égale à la moitié de la largeur de la chambre mesurée dans cette même direction, et une longueur mesurée parallèlement à ladite tra jectoire suffisamment grande pour permettre de sou tirer du verre provenant exclusivement de la couche profonde de la masse de verre fondu, sans perturber le flux ascendant de verre chargé de bulles établi au-dessus de ladite ouverture. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on établit ledit courant électrique de chauf fage de manière que sa répartition soit sensiblement uniforme sur toute la largeur de la chambre de fu sion et en ce qu'on soutire le verre par ladite ouver ture dont ladite longueur est sensiblement plus pe tite que la distance séparant lesdites électrodes de manière à obtenir de part et d'autre de cette ouver ture des zones dans lesquelles le verre fondu circule par convection sans que les flux établis dans ces zo nes soient perturbés du fait du soutirage du verre par ladite ouverture. 2.
    Procédé selon la revendication I et la sous- revendication 1, caractérisé en ce qu'on soutire le verre par ladite ouverture dont ladite longueur est comprise entre le huitième et la moitié de la distance horizontale séparant lesdites électrodes. 3.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on fait passer le verre soutiré par ladite ouverture dans un conduit qui l'amène dans une se conde chambre, en ce qu'on chauffe le verre dans ce conduit par le moyen d'un courant électrique alter natif auxiliaire circulant longitudinalement dans le verre situé dans le conduit entre des électrodes amont de polarités contraires situées dans ladite chambre de fusion de part et d'autre de ladite ou verture de soutirage, et au moins une électrode auxi liaire placée à l'aval du conduit,
    la grandeur de ce courant auxiliaire étant déterminée de manière que le verre parvienne à l'aval du conduit à une tempé rature moins élevée que celle qu'il a dans la partie centrale de la chambre de fusion, en ce qu'on com pare les grandeurs respectives des deux branches du courant auxiliaire s'établissant dans le verre de la chambre de fusion de part et d'autre de ladite ou- verture en relation avec les deux électrodes amont,
    et en ce qu'on modifie au moins une caractéristique électrique du circuit du courant auxiliaire de manière à maintenir entre ces deux branches une relation telle qu'on obtienne une distribution régulière du courant électrique dans la section droite du flux de verre situé dans le conduit. 4.
    Procédé selon la revendication et la sous- revendication 3, caractérisé en ce qu'on maintient la dite relation entre les deux branches du courant auxiliaire en modifiant la grandeur de la tension en tre ladite électrode auxiliaire et une électrode amont située d'un côté de l'ouverture de soutirage par rap port à la grandeur de la tension entre l'électrode auxiliaire et l'électrode amont située de l'autre côté de ladite ouverture. 5.
    Procédé selon la revendication I et la sous- revendication 3, caractérisé en ce qu'on maintient la- dite relation entre les deux branches du courant auxi liaire en modifiant l'angle de phase des tensions res pectivement appliquées aux deux électrodes amont par rapport à ladite électrode auxiliaire. 6.
    Procédé selon la revendication I et la sous- revendication 3, caractérisé en ce qu'on utilise des mêmes électrodes de la chambre de fusion pour éta blir le courant principal traversant cette chambre et le courant auxiliaire communiqué à la masse de verre logée dans le conduit et en ce qu'on maintient ladite relation entre les deux branches en modifiant un point de dérivation du circuit d'alimentation de ladite élec trode auxiliaire sur le circuit d'alimentation desdites électrodes de la chambre de fusion,
    dans un domaine de positions s'étendant des deux côtés du point d'é quilibre électrique entre les électrodes de ladite chambre de fusion. 7. Procédé selon la revendication I, et la sous- revendication 3, caractérisé en ce qu'on maintient les grandeurs des deux branches sensiblement égales. 8.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on charge la chambre de fusion avec du verre au borosilicate et en ce qu'on établit une tem pérature au moins égale à environ 1600 C dans la région centrale de cette chambre parcourue par le flux de convection ascendant. 9. Procédé selon la revendication I et les sous- revendications 3 et 8, caractérisé en ce qu'on donne au courant auxiliaire une valeur telle que la tempé rature du verre à l'aval dudit conduit corresponde à une viscosité du verre d'environ 1000 poises. 10.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on refroidit la partie du fond de ladite chambre de fusion bordant les extrémités de ladite ouverture de soutirage au moyen d'un fluide de re froidissement, de manière à refroidir les couches de verre contiguës en vue de maintenir la zone de température maxima de la région centrale de la masse de verre au-dessus du plan de l'embouchure de ladite ouverture de soutirage.
    REVENDICATION II Four pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend une chambre de fusion présentant des électrodes princi pales disposées dans un plan horizontal de part et d'autre d'une ouverture de soutirage percée dans le plancher de cette chambre sous la partie centrale de la trajectoire d'un courant de chauffage principal établi entre lesdites électrodes, caractérisé en ce que cette ouverture a une longueur dans la direction de cette trajectoire égale au maximum à la moitié de la longueur de ladite trajectoire, et a une largeur, trans versalement à la direction de cette trajectoire, égale au minimum à la moitié de la largeur de la zone de la masse de verre traversée par ledit courant,
    de ma nière que la poussée exercée en direction du bas sur la couche de verre adjacente au plancher de la chambre se répartisse sur une surface relativement grande et ne gêne pas l'établissement du flux de con vection ascendant formé de verre chargé de bulles situé au-dessus de cette couche de verre inférieure. SOUS-REVENDICATIONS 11. Four selon la revendication II, caractérisé en ce que ladite ouverture a une longueur comprise entre le huitième et la moitié de la distance hori zontale qui sépare lesdites électrodes principales et en ce qu'il comprend des moyens permettant de mo difier la grandeur du courant de chauffage passant dans le verre fondu contenu dans la chambre.
    12. Four selon la revendication II, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une électrode auxiliaire disposée à l'aval de ladite ouverture de soutirage et destinée à établir un courant électrique auxiliaire à partir de deux électrodes amont de polarités con traires situées dans la chambre de fusion de part et d'autre de l'ouverture de soutirage, des moyens pour comparer les grandeurs respectives des deux bran ches constitutives du courant auxiliaire s'établissant dans le verre de la chambre de fusion de part et d'autre de l'ouverture de soutirage, et des moyens régulateurs permettant de modifier la tension alter native appliquée à l'électrode auxiliaire par rapport aux électrodes amont en vue de modifier les gran deurs relatives desdites deux branches de courant. 13.
    Four selon la revendication II et la sous-re- vendication 12, caractérisé en ce que ladite électrode auxiliaire a un circuit d'alimentation qui la relie à une source de courant alternatif, lequel circuit est connecté au circuit des électrodes principales par des moyens permettant de déplacer le point de connexion dans un domaine de réglage s'étendant des deux côtés du point d'équilibre électrique situé entre les électro des principales. 14.
    Four selon la revendication II et les sous- revendications 12 et 13, caractérisé en ce qu'il com prend une impédance inductive branchée entre les électrodes principales et en ce que ledit circuit d'ali mentation de l'électrode auxiliaire est susceptible d'être relié à différents points de dérivation situés dans un domaine de réglage s'étendant sur les deux côtés du point d'équilibre électrique de cette impé dance. 15. Four selon la revendication II, caractérisé en ce qu'il comprend des- moyens de refroidisse ment permettant de refroidir des éléments réfractai res bordant les deux extrémités de ladite ouverture de soutirage.
CH338560D 1956-10-05 1956-10-05 Procédé d'affinage du verre et four pour la mise en oeuvre de ce procédé CH338560A (fr)

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Cited By (2)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
WO2014036979A1 (fr) * 2012-09-05 2014-03-13 Vysoká škola chemicko-technologická v Praze Procédé de fusion du verre continue sous convection contrôlée du bain de verre fondu et four de fusion de verre pour la production de ce dernier
CZ307906B6 (cs) * 2018-05-28 2019-08-07 Josef SmrÄŤek Sklářská tavicí celoelektrická pec

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WO2014036979A1 (fr) * 2012-09-05 2014-03-13 Vysoká škola chemicko-technologická v Praze Procédé de fusion du verre continue sous convection contrôlée du bain de verre fondu et four de fusion de verre pour la production de ce dernier
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