Procédé de chauffage électrique d'une pièce en verre et dispositif pour sa mise en aeuvre La présente invention comprend un. procédé de chauffage électrique d'une pièce en verre le long d'un trajet déterminé et un dispositif pour la mise en oeu- vre de ce procédé.
Le travail du verre par voie électrique comprend la transformation de l'énergie électrique en chaleur au voisinage ou à l'intérieur d'une pièce en verre ou en une autre matière diélectrique. Cette chaleur peut être produite par un arc électrique seul ou par un arc électrique complété par le passage de courant à tra vers la partie de la pièce à chauffer.
Le verre étant un isolant à température ambiante, on utilise dans la pratique le réchauffage de la pièce à travailler jusqu'à la température où elle devient électriquement conductrice. Il faut pour cela disposer de flammes de gaz ou d'autres dispositifs auxiliaires de réchauffage, tels, par exemple, que des revêtements conducteurs, ce qui complique et augmente le prix des machines de travail du verre par voie électrique.
De plus, l'allure à laquelle ces courants électri ques de conduction peuvent être établis dans le verre, en utilisant les dispositifs actuellement connus d'élec trode pour le chauffage électrique, est limitée par ce que l'on appelle la capacité d'absorption d'énergie du verre, parce qu'il se produit, si l'on n'en tient pas compte, des arcs entre les électrodes.
De plus, les arcs ordinaires de soudure utilisés pour le travail des métaux ne conviennent pas pour le travail du verre parce qu'ils consument les électro des, tachent et font buller le verre, et que leur chaleur intense ne peut pas être limitée aux valeurs voulues dans le verre.
Le procédé que comprend la présente invention est caractérisé en ce qu'on produit au moins un arc entre les extrémités d'au moins deux électrodes espa cées l'une de l'autre et disposées le long de ce trajet, et l'on crée au voisinage de ce trajet un champ ma gnétique dans, lequel les lignes de forces ont une composante perpendiculaire audit trajet, pour forcer l'arc à se déplacer le long des électrodes en contact intime avec la pièce en verre afin de la chauffer le long dudit trajet.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une mise en aeuvre du procédé que comprend l'invention et représente, également à titre d'exemple, une forme d'exécution et des variantes d'un dispositif pour cette mise en aeuvre.
La fig. 1 est une vue de côté, partiellement en coupe, de ce dispositif.
La fig. 2 est une coupe selon 2-2 de la fig. 1. La fig. 3 est un schéma du circuit de commande du dispositif représenté à la fig. 1.
La fig. 4 montre schématiquement une variante du dispositif.
La fig. 5 est une vue schématique d'une autre variante du dispositif.
La fig. 6 représente schématiquement une variante du dispositif de la fig. 5.
La fig. 7 représente schématiquement une nou velle variante du dispositif.
La fig. 8 représente schématiquement une autre variante du dispositif.
La fig. 8a est une vue en coupe selon 8a-8a de la fig. 8. La fig. 9 illustre schématiquement la disposition des électrodes de la fig. 1 avec un circuit d'alimenta tion.
La fig. 10 illustre schématiquement une variante du dispositif.
Les fig. 11, 12 et 13 montrent trois réseaux d'ali mentation, chacun d'eux pouvant être utilisé avec chacun des dispositifs représentés.
Le dispositif représenté aux fig. 1 et 2 comprend une base 11 munie d'une colonne verticale 12, por tant une plate-forme 13 sur laquelle est monté un électro-aimant 15 à noyau creux. Cet électro-aimant 15 est entouré par un tube 17 en matière diélectrique très réfractaire, portant une bride 18 servant de sup port à des électrodes productrices d'arc 19 et 20 et à un conducteur de retour d'arc 21.
La bride 18 sert aussi à protéger l'électro-aimant 15 contre les flam mes d'arcs qui s'établissent entre les électrodes 19 et 20 et une pièce en verre 25 à chauffer. La pièce 25 est suspendue à l'intérieur du perçage de l'électro aimant 15 à un mandrin 26 fixé à l'extrémité infé rieure d'un arbre vertical 27 porté par un bras latéral 28 fixé à la colonne 12.
La partie supérieure de l'ar bre 27 est munie d'une poulie 30 à l'aide de laquelle il est possible de faire tourner l'arbre bien que la rotation de la pièce ne soit pas nécessaire. Un écrou à oreilles 31 sert à bloquer l'arbre 27 pour éviter toute rotation, si on le désire.
Avec ce dispositif, dont le circuit de commande est représenté à la fig. 3, la puissance électrique est appliquée aux électrodes 19 et 20 sous une tension suffisante pour provoquer une décharge à travers la fente 22 qui est la plus courte des deux fentes 22 et 23 qui séparent les électrodes (fig. 2).
Le courant alternatif, sous 440 V par exemple, est fourni à tra vers une réactance saturable SA et l'enroulement pri maire d'un transformateur T dont le secondaire trans met le courant à travers un interrupteur inverseur RS 1 à l'électrode 19 et à l'électrode 20 à travers un second interrupteur inverseur RS2 et l'enroulement de l'élec- tro-aimant 15 en série. En l'absence d'un
champ magnétique, l'arc produit suivrait une ligne droite à travers la fente 22. Mais le champ cintre l'arc sui vant une courbe qui presse une parie de cet arc con tre la surface de la pièce 25 située directement en face de la fente 22.
La courbure acquerra donc, par cette action, une forme telle que l'arc se dirigera en trois directions différentes dans les trois parties du trajet de décharge, comme. le montrent les lignes pointillées<I>a, b, c,</I> de la fig. 2. En<I>a,</I> le courant va de l'électrode 19 vers la pièce ; en b, il se déplace le long de la surface de la pièce, et en c il se dirige de la pièce vers l'électrode 20.
En outre, le champ de (électro-aimant 15a - en dehors du plan de la figure - la même direction en tous ces points. Donc, puisque le courant de l'arc doit se déplacer perpen diculairement au champ et à sa direction instantanée propre, la partie a se déplacera vers la gauche et la partie c vers la droite en regardant la fig. 2, le long des électrodes 19 et 20 respectivement, tandis que la partie b restera ancrée à la surface de la pièce 25 contre laquelle elle est appuyée par le champ de l'électro-aimant 15.
Chacune des extrémités d'arc a et c continuent à se déplacer rapidement dans des directions opposées sur les électrodes 19 et 20 et, la partie centrale b de l'arc restant bloquée sur la sur face de la pièce, l'arc s'étirera et s'enroulera étroite ment autour de la pièce qui est ainsi chauffée dans la zone d'interception de l'arc.
Lorsque l'arc arrive aux extrémités de l'électrode, il se courbe extérieurement vers le conducteur de retour 21, comme l'indique la ligne pointillée d, tra versant la fente 23, et lorsqu'il rencontre le conduc teur de retour 21, il se sépare en deux parties e et f qui conduisent le courant dans les directions oppo sées, puis continuent ce trajet jusqu'à ce que ces par ties se réunissent l'une à l'autre à la fente 22, à la suite de quoi le cycle de chauffage décrit se répète.
Les cycles<B>de</B> chauffage décrits ci-dessus, séparés alternativement par des cycles de retour d'arc, conti nuent jusqu'à ce qu'une bande électriquement conduc- trice soit formée sur la surface de la pièce 25. En suite, en maintenant une tension appropriée du cou- rant, le chauffage par conduction électrique est établi et se poursuit jusqu'à ce que la pièce 25 soit conve- nablement fondue le long de la ligne d'amenée de chaleur.
Dans les. dernières périodes du chauffage par pas sage de courant électrique, l'arc ne s'étend plus autour de la surface de la pièce mais, au contraire, suit la bande chaude dans la pièce exactement comme sur une électrode productrice d'arc.
Au cours de cette période finale du procédé, les arcs de faible longueur, tels que e et f, servent presque entièrement de balais électriquement conducteurs transportant le courant de chauffage à la pièce chauffée conductrice et hors de cette pièce. Le champ magnétique, toute fois, maintient toujours les arcs en, mouvement rapide sur les électrodes 19 et 20 et protège la surface des électrodes ou la surface de la pièce de la destruction par l'arc.
Les électrodes assurent aussi une protection complète contre les pertes de chaleur par amorçages de surface, dans le cas où l'apport de puissance ex cède la capacité d'absorption d'énergie de la pièce à toute période du procédé, puisque le champ magné tique continue à diriger le corps de l'arc contre la pièce de verre.
La pièce 25 peut être chauffée par le procédé décrit sans passage de courant. La tension d'alimen- tation est alors simplement maintenue en dessous de celle provoquant le passage d'une quantité importante de courant à travers, la pièce chauffée et la réactance ballast ou régulatrice en série est réduite pour aug menter le courant de l'arc.
La pièce est alors com plètement chauffée par le courant conduit par l'arc, passant sur elle, plutôt que par le courant qui la tra verse. Un chauffage uniforme peut être assuré par rota tion de la pièce 25 ou par la commande périodique de l'interrupteur inverseur RSl pour inverser pério diquement la direction du courant aux électrodes 19 et 20, ou, en variante, en commandant de la même façon l'interrupteur RS2 pour inverser périodique ment la polarité de l'électro-aimant 15 afin d'inverser la direction de l'arc.
Le dispositif décrit permet de séparer la pièce 25 le long d'une ligne 32 et, comme on peut le voir, la partie inférieure de la pièce tombera, après section nement, sur le support 27. Il est évident qu'une pièce posée sur le support 27 peut être soulevée et amenée au contact d'une pièce maintenue dans le mandrin 26 et que ces deux pièces peuvent être soudées l'une à l'autre par le procédé décrit sous contrôle convena ble de la tension appliquée.
Bien que le procédé décrit ci-dessus soit effectué avec deux électrodes émettrices d'arc, ce qui convient pour chauffer des pièces de petites dimensions, les pièces de grandes dimensions nécessitent de préfé rence plusieurs électrodes placées autour ou le long de la pièce, par exemple suivant la disposition de la fig. 4. Dans cette figure, huit électrodes 41 sont dis posées autour de la pièce à chauffer 40.
Des balais d'amenée de courant 42 et 43, montés dans des sup ports non représentés, tournent autour des électrodes pour alimenter successivement les paires d'électrodes adjacentes et chauffer successivement les segments d'un trajet autour de la pièce de la même façon que les électrodes 19 et 20 assuraient le chauffage de la totalité du trajet autour de la pièce 25.
En variante; comme le montre la fig. 5, il est pos sible d'obtenir les mêmes résultats qu'avec les balais tournants en utilisant des interrupteurs de distribu tion<B>SI</B> à S8. Ceci est obtenu en excitant chacune des électrodes 51 à 54, en accouplant alternativement chaque électrode avec celle qui la précède et celle qui la suit, afin de balayer progressivement la pièce avec un arc mobile.
Les interrupteurs de distribution S 1 à S8 sont commandés par leurs électro-aimants asso ciés dans la combinaison par paire, dans la succes sion voulue, au moyen d'un distributeur pas à pas DS. Comme on peut le voir, quand un frottoir W vient sur un contact 1, il ferme les circuits des élec tro-aimants des interrupteurs S1 et S8 qui fonction nent et branchent les conducteurs d'alimentation Ll et L2 aux électrodes 51 et 52 respectivement. Les circuits de commande des électro-aimants des inter rupteurs S1 et S8 comprennent la borne X d'une source de courant, le frottoir W,
un conducteur 55 à travers l'électro-aimant de l'interrupteur S1, et la borne Y de la même source de courant, et un con ducteur 56, l'électro-aimant de l'interrupteur S8, et la seconde borne Y de la source. Le circuit vers l'électrode 51 part de la ligne Ll, passe par un con ducteur 57 et les contacts de l'interrupteur S1. Le circuit de l'électrode 52 part de la ligne L2, passe par un conducteur 58 et les contacts de l'interrupteur S8.
Des circuits semblables sont établis pour raccor- der les conducteurs Ll et L2 aux paires des électro des associées 52 et 54, 54 et 53, 53 et 51 respective ment et successivement quand le frottoir W passe successivement sur les contacts 2, 3 et 4.
Dans certains cas, surtout quand des pièces par ticulièrement grandes doivent être chauffées, il peut être désirable de chauffer simultanément les différen tes sections d'un trajet. Le courant peut être fourni séparément aux électrodes 51-52 et 53-54, respecti vement, qui assureront le chauffage simultané des deux moitiés du trajet sur la pièce, de la même façon que le trajet sur la pièce 25 est chauffé par une seule paire d'électrodes.
Un autre moyen de chauffer simultanément les deux moitiés d'une bande le long d'une pièce est représenté à la fig. 6 où les électrodes productrices d'arc 61 et 63 sont branchées par l'intermédiaire d'impédances de distribution, représentées dans le cas présent par des condensateurs C1 et C3, au con ducteur 66 d'une source de courant de chauffage ; les électrodes restantes 62 et 64 sont branchées par l'intermédiaire de condensateurs de distribution C2 et C4 à l'autre conducteur 67 de ladite source.
Avec un tel montage, le trajet de l'arc se produit simulta nément concurremment entre les extrémités adjacen tes des deux électrodes associées.; de même que dans la description de la disposition à deux électrodes les arcs se dirigent vers leurs extrémités opposées en s'enroulant autour de la section adjacente de la pièce à chauffer 68. Un conducteur de retour d'arc 65 est touché par les arcs respectifs qui se séparent et retournent à leurs points de départ comme dans les dispositifs précédents.
Dans le dispositif de la fig. 7, pour chauffer une pièce de grande dimension 70, cette pièce est entou rée d'électrodes actives et passives alternées 71 à 78, les électrodes 71 et 77, d'une part, et les électrodes 73 et 75, d'autre part, étant raccordées à des sources de courant séparées. Les autres électrodes sont passi ves.
Dans ce dispositif, les deux arcs des électrodes actives aux électrodes passives et les deux arcs con nectés en série se comportent comme dans la précé dente variante, puisqu'ils circulent entre leurs élec trodes respectives et retournent par un conducteur commun 80 de retour d'arc.
La variante de la fig. 8 est équivalente à celles des fig. 5 et 6, mais les électrodes 81 à 84 sont creu ses, comme on le voit clairement à la fig. 8a. Chaque électrode présente un conduit étroit 85 sur toute sa longueur et ouvert vers la pièce à chauffer 86. Ces électrodes sont entourées par un conducteur de retour d'arc 89.
Des conduites de vide 87 sont en communi cation avec les électrodes pour établir l'aspiration nécessaire le long des. rainures d'électrodes pour neu traliser tout courant d'air chaud ascendant créé par les arcs quand les électrodes sont disposées dans un plan horizontal comme représenté à la fig. 1. Comme on peut le voir, ces électrodes présentent également des passages 89' à travers lesquels peut circuler un fluide de refroidissement d'électrode venant d'une conduite de refroidissement 88.
Avec la variante représentée à la fig. 9, qui pré sente une disposition d'électrode semblable à celle de la fig. 3, il est possible, quand un contrôle précis de la chaleur est nécessaire, de fournir le courant de chauffage économiquement à partir d'une source à 440 V 60 p/s en montant l'enroulement 90 de l'élec- tro-aimant de contrôle du champ en série avec l'élec trode 91,
l'enroulement servant aussi de réactance régulatrice comme dans la fig. 3. Les électrodes 91 et 92 sont, dans ce cas, branchées à une source de courant alternatif 440 V dont la tension est trop fai ble pour amorcer ou pour maintenir un arc de dé charge en présence de l'enroulement 90 monté en série.
Afin de permettre l'amorçage, le maintien et l'arrêt d'un arc mobile, on a prévu un couplage avec une source pilote à haute tension et haute fréquence comprenant une capacité 93 formant by-pass qui sert à éviter le blocage du courant haute fréquence par l'enroulement 90 et pour éviter la pénétration des courants à haute fréquence dans le réseau à courant alternatif 440 V 60 périodes.
La source pilote peut être un petit oscillateur à tube à vide ou un convertis seur à étincelles étouffées. En raison de leur faible niveau de puissance, les deux types d'appareils peu vent être construits et utilisés à peu de frais. Un dis positif synchroniseur T.D. monté dans un conduc teur de la source pilote à 60 périodes, peut être uti lisé pour brancher et débrancher périodiquement de la source les électrodes 91 et 92.
Dans la variante représentée à la fig. 10, un mon tage à passage et arrêt est appliqué au chauffage d'une pièce rectangulaire 100 avec des électrodes, produc trices d'arc 101 et 102 comportant des barrières à commande magnétique<B>105</B> à 108. Le dispositif d'ali mentation est identique à celui représenté à la fig. 3. Chaque barrière traverse un manchon 103 dans un conducteur de retour d'arc 109 et est normalement maintenue en position rétractée ou ouverte par un ressort<B>110,</B> mais peut être fermée par l'excitation d'une bobine associée 111.
Les bobines 111 des bar rières 105 et 106 sont excitées par l'intermédiaire d'un circuit comprenant un interrupteur 122 et une lame auxiliaire 120 d'un. interrupteur-inverseur RS3, quand l'interrupteur est à la position représentée. Les bobines des barrières 107 et 108 sont excitables de la même façon par la lame 120 quand l'interrupteur RS3 est à la position inverse.
Quand les quatre barrières 105 à 108 sont ouver tes, le fonctionnement est visiblement celui décrit pour la fig. 3. Avec l'inverseur RS3 dans la position représentée et -l'interrupteur 122 fermé, les barrières <B>105</B> et 106 sont fermées, comme sur la figure.
Lors que le courant est fourni aux électrodes <B>101</B> et 102 et si l'inverseur RS3 occupe la position représentée, un arc s'établit dans une fente 121 et s'enroule pro gressivement autour de la pièce <B>100,</B> mais sera arrêté à son arrivée aux barrières 105 et 106 jusqu'à ce que la direction du courant soit inversée par la manoeuvre de l'interrupteur RS3. Quand les connexions du cir cuit sont inversées, les électro-aimants des barrières 107 et 108 sont excités à la place de ceux des bar rières 105 et 106.
Dans ces conditions, l'arc s'établira dans une fente 123 et avancera autour des électrodes jusqu'à ce qu'il soit intercepté par les barrières 107 et 108. Dans un dispositif du type passage-arrêt, il peut être nécessaire, ou utile, de prévoir des moyens prévenant le surchauffage des électrodes. Les électro des représentées à la fig. 8 sont d'un type approprié à cet emploi. Les barrières 105 à 108 peuvent être remplacées par des électrodes à vide. L'ouverture et la fermeture des barrières d'un tel dispositif seront naturellement effectuées par la commande des valves des conduites de vide raccordées à ces électrodes.
Le conducteur de retour d'arc peut être supprimé dans chacun des exemples décrits si des dispositions sont prises pour interrompre l'alimentation chaque fois que l'arc atteint les extrémités les plus éloignées des électrodes, puis pour rétablir cette alimentation. Cependant, il est avantageux de prévoir un tel con ducteur, puisqu'il évite les amorçages de surface au cas où la puissance appliquée dépasserait l'énergie acceptée parla pièce.
Dans le dispositif de la fig. 1, un seul électro aimant à noyau creux 15 est représenté pour la com mande de l'arc, et dans les variantes représentées, les moyens pour créer le champ magnétique nécessaire ont été schématiquement représentés sous la forme d'un simple enroulement. Si, ordinairement, un élec tro-aimant à noyau à air fournit un champ magnéti que suffisamment puissant pour assurer une com mande satisfaisante de l'arc, on peut évidemment uti liser un ou plusieurs électro-aimants à noyau plein ou creux s'il est nécessaire d'obtenir un champ magné tique plus puissant.
Toutefois, si cela semble plus pra tique, il est possible d'utiliser un groupe d'électro- aimants à noyau plein ou à noyau à air associé à un groupe d'électrodes quand la dimension et/ou la forme de la pièce exige l'emploi d'un nombre relati vement élevé d'électrodes, et/ou quand l'espace dis ponible pour créer un ou des champs magnétiques appropriés ne convient pas à la mise en place d'un seul électro-aimant. En outre, des aimants de renfor cement du champ peuvent, si on le désire, être dis posés sur les deux faces opposées des électrodes.
Chacun des dispositifs décrits précédemment est également capable de chauffer une pièce jusqu'à la température de travail par flamme d'arc électrique ou par chauffage par arc et chauffage ultérieur par pas sage de courant électrique. On comprendra donc que dans quelques-uns de ces dispositifs, il peut être né cessaire de produire un mouvement relatif entre la pièce et les, électrodes ou d'inverser périodiquement les connexions des, conducteurs d'alimentation des électrodes pour obtenir une température uniforme de la pièce sur toute la longueur de la bande à chauf fer.
Ceci est particulièrement vrai quand le dispositif est simple, comme celui représenté fig. 2 où, sans l'une de ces possibilités, le chauffage des extrémités le plus éloignées des électrodes 19 et 20 opposées à la fente 23 serait moindre qu'à la fente d'amorçage 22. L'inversion est également nécessaire dans un dis positif tel que celui représenté fig. 10.
Lorsque la pièce à chauffer est un objet de révolution (25, fig. 1 à 3), le moyen le plus simple d'obtenir un chauf fage uniforme consiste à la faire tourner. Comme on l'a dit précédemment, un, chauffage uniforme peut néanmoins être obtenu sans rotation de la pièce en inversant la direction de l'arc. Les temps auxquels les changements de direction de l'arc peuvent être effectués ne sont pas critiques. Ces changements peu vent être opérés immédiatement après que l'arc a passé le milieu de l'électrode, à la fin du trajet, ou après un nombre donné de cycles complets dans une direction.
Dans ces conditions, l'inversion du sens du courant peut être effectuée d'une façon beaucoup plus économique dans le circuit magnétique.
Bien que le dispositif et les variantes décrites comportent une source ordinaire à tension constante, le courant de chauffage variera dans de grandes limi tes en raison des changements importants dans la tension de l'arc qui se produiront quand l'arc, court à l'amorçage, se sera étiré et enroulé autour de la pièce. Il en résulterait un chauffage très inégal qui est évité dans, les dispositifs représentés aux fig. 3, 9 et 10 par l'emploi de l'électro-aimant comme ré actance régulatrice..
Lorsqu'on n'utilise pas. une telle réactance régulatrice, il faut avoir recours à une ali mentation à courant constant. L'électro-aimant peut, cependant, être excité par une source indépendante de phase convenable par rapport au courant de l'arc ; on peut comprendre un aimant permanent de force appropriée.
On a représenté à la fig. 11 un circuit d'alimenta tion à transformateur accordé. Le réglage de la ten sion de l'arc pour compenser l'accroissement de la longueur de cet arc est assuré par l'emploi d'une inductance d'accord 125, en série avec l'enroulement primaire d'un transformateur de puissance Tl, et d'un condensateur d'accord 126, monté en pont dans le secondaire de ce transformateur.
Dans une variante comprenant le circuit résonant en T de la fig. 12, le réglage est obtenu à l'aide d'un circuit résonant où le conducteur d'alimentation 127 contient des, condensateurs d'accord 129 et 130, et où une inductance d'accord 131 est montée en pont entre les conducteurs. 127 et 128 en un point situé entre lesdits condensateurs.
Dans le circuit de la fig. 13, le réseau comprend des condensateurs. 132 et 133 et des inductances d'ac cord 134 et 135 montés en pont entre les conduc teurs d'alimentation 136 et<B>137,</B> en série avec les conducteurs d'alimentation d'arc 141 et 142 montés en pont entre les conducteurs et placés entre les inductances et des condensateurs respectifs.
Il est possible d'utiliser l'un quelconque des ré seaux d'alimentation représentés aux fig. 11, 12 ou 13. D'autres circuits d'alimentation sont également utilisables, mais, dans tous les cas, il faudra maintenir des relations convenables de phases entre les courants des électro-aimants et des arcs pour assurer la dévia tion. de l'arc dans les directions désirées.
La pièce peut être chauffée de la manière décrite avec ou sans bénéfice de la chaleur produite par le passage du courant électrique. Le mode d'application du procédé dépend entièrement des dimensions, des caractéristiques de forme ou de la composition de la pièce. De préférence, si la pièce porte, dans une région voisine de celle à travailler, un revêtement qui peut être endommagé par le chauffage par passage du courant, on évitera cette forme de chauffage en maintenant la tension appliquée toujours inférieure à celle à laquelle le verre chauffé laisse passer une quantité appréciable de courant.
Un tel procédé est également préférable lorsque la composition de la pièce la rend mauvais conducteur, même à haute tem pérature, comme c'est le cas, par exemple, de la silice fondue.
Dans la forme de chauffage sans courant de con- duction, les vitesses de chauffage peuvent être accé- lérées quand des barrières d'arrêt d'arc peuvent être formées, comme, par exemple, au point de jonction du scellement d'une paroi épaisse et d'une paroi mince.
De même, des barrières d'arrêt peuvent être formées entre deux pièces ayant pratiquement la même épaisseur de paroi, en chanfreinant l'arête inté rieure de la surface d'assemblage de l'une des pièces au moins pour former une barrière d'arrêt d'arc le long de la ligne de jonctions des pièces. Le réglage de la chaleur fournie pendant le chauffage par flamme d'arc peut être obtenu par variation de l'intensité du champ magnétique.