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Pièce d'horlogerie munie d'un dispositif de remontage automatique La présente invention a pour objet une pièce d'horlogerie munie d'un dispositif de remontage automatique. Il existe actuellement des pièces d'horlogerie automatiques, dans lesquelles la masse rotative provoquant le remontage automatique lors de chaque déplacement de la pièce d'horlogerie est disposée excentriquement par rapport à l'axe des aiguilles. Cette disposition a permis une simplification du montage de la pièce d'horlogerie, ainsi qu'une réduction de sa hauteur, par rapport aux pièces d'horlogerie automatiques connues depuis plusieurs dizaines d'années et qui comportent une masse rotative coaxiale aux aiguilles.
La pièce d'horlogerie selon l'invention comporte une masse rotative disposée entre la platine et un pont du mouvement, excentrée par rapport à l'axe des aiguilles et dont l'axe est pivoté par ses deux extrémités dans la platine et le pont ; cette pièce d'horlogerie est caractérisée par le fait que le rayon de cette masse est plus grand que la distance entre cet axe et le bord périphérique de cette platine, un évidement pratiqué dans le boîtier de la pièce d'horlogerie donnant passage à cette masse rotative.
Le dessin annexé illustre, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de la pièce d'horlogerie. Dans ce dessin, seuls les organes et éléments nécessaires à la bonne compréhension du fonctionnement de la pièce d'horlogerie sont représentés.
La fig. 1 est une vue en plan d'une montre, certaines parties étant vues en coupe. La fig. 2 est une vue de profil à plus grande échelle et partiellement en coupe.
La fig. 3 est une vue partielle en coupe illustrant le montage de la masse rotative et du premier mobile du dispositif de remontage automatique.
La montre représentée au dessin annexé comporte, à l'instar d'autres pièces d'horlogerie connues, un boîtier constitué par une carrure 1 portant 'un fond 2 et une lunette 3. Un mouvement d'horlogerie 4 est fixé à l'intérieur de ce boîtier par pincement du bord périphérique de sa platine 5 entre le fond 6 d'une gorge annulaire 7 de la carrure et le cadran 8 sur lequel agit le bord interne 9 de la lunette.
La platine 5 présente, à une distance d de son bord périphérique, un palier 10 dans lequel tourne librement l'une des extrémités d'un axe 11 dont la seconde extrémité tourne librement dans un palier 12 aménagé dans un pont 13 fixé rigidement à la platine de la manière connue au moyen d'entretoises non représentées. Ce pont 13 est situé dans le même plan c que les autres ponts du mouvement 4.
Une masse rotative 14 est fixée rigidement sur l'axe 11 approximativement dans le plan médian a du mouvement 4. Cet axe 11 porte encore un pignon 15 situé sur l'un des côtés de la masse rotative et engrenant avec une roue dentée 16 fixée sur un axe 17 dont les extrémités tournent librement dans des paliers 18 et 19 aménagés respectivement dans la platine 5 et le pont 13. La distance b séparant l'axe de la roue 16 de l'axe de la masse rotative 14 est plus grande que le rayon e de cette masse. Cette
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roue dentée 16 constitue le premier mobile du dispositif de remontage automatique du ressort à barillet (non représenté) de la pièce d'horlogerie.
Ce dispositif de remontage, étant de type connu, n'a pas été représenté et il est inutile de le décrire ici.
La masse rotative 14 présente un rayon e plus grand que la distance d entre son axe de rotation 11 guidé par le palier 10 et le bord périphérique de la platine 5. En conséquence, comme représenté clairement par les fig. 1 et 2 du dessin annexé, cette masse déborde sur le côté latéral du mouvement d'horlogerie 4. Un évidement 20 est pratiqué dans la carrure 1, afin de donner passage à cette masse rotative et lui permettre de tourner librement autour de son axe.
La mise en place du mouvement dans la carrure s'effectue en faisant pivoter la masse 14 de 1800 par rapport à la position représentée au dessin, de manière que cette masse soit entièrement logée à l'intérieur du mouvement entre la platine 5 et le pont 13.
Le couple développé par une masse rotative étant fonction de la quatrième puissance de son rayon, une petite augmentation du rayon de cette masse permet tout en conservant un même couple de remontage, de réduire dans une grande mesure l'épaisseur de cette masse. Or, dans les pièces d'horlogerie automatiques connues, du type cité, le rayon de la masse rotative est, au plus, égal à la distance d entre le palier de son axe et le bord de la platine. Cette exigence est due au fait que la masse rotative est disposée dans ces pièces d'horlogerie sur l'un des côtés du mouvement ou éventuellement à proximité immédiate du plan c (fig. 2) des ponts du mouvement d'horlogerie.
Or, ce plan c est situé à proximité du fond 2 du boîtier, de sorte qu'il ne serait pas possible de prévoir un évidement dans la carrure 1 pour donner passage à cette masse rotative, puisque cette masse se trouverait dans le plan du cran i retenant le fond 2 sur la carrure 1. Cette exigence oblige le constructeur à prévoir une masse rotative relativement épaisse.
En outre, dans les pièces d'horlogerie automatiques connues, cette masse rotative est fixée sur l'extrémité libre d'un axe, de sorte que les constructeurs sont dans l'obligation d'évider le centre de cette masse pour loger un ou plusieurs paliers solidaires d'un pont, afin de guider cet axe sur une longueur suffisante pour assurer son bon fonctionnement et éviter des déformations de cet axe et une usure prématurée de celui-ci et de ses paliers. Grâce au fait que l'axe de la masse rotative est porté par ses deux extrémités, son pivotement ne pose plus aucun problème puisqu'il n'existe aucun porte-à-faux.
De plus, ces deux paliers étant situés aux deux extrémités de l'axe, le guidage de ce dernier est parfait et cet axe est soumis à des efforts de déformation beaucoup moins importants que dans les constructions connues dans lesquelles la masse rotative est en porte à faux. En outre, aucun évidement central de la masse rotative n'est nécessaire pour le logement des paliers, ce qui simplifie son usinage et permet de réduire d'autant son épaisseur. Enfin, cette masse rotative étant située dans le plan médian a du mouvement 4, il a été possible d'augmenter son rayon et, grâce à cette augmentation de rayon, il a été possible de réduire, dans une très grande mesure, l'épaisseur f de la masse rotative jusqu'à atteindre l'ordre de grandeur de 1 millimètre.
Grâce à ces diverses particularités, il est, dès lors, possible de réaliser une pièce d'horlogerie ultra- plate dont le mouvement présente, par exemple, une épaisseur j de 2 millimètres seulement, ce qui constitue un très grand progrès technique par rapport aux pièces d'horlogerie à remontage automatique connues, dont les plus plates sont munies d'un mouvement dont l'épaisseur est encore supérieure à 4 millimètres.