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Remontoir antipoussière et antichoc La présente invention a pour objet un remontoir antichoc et antipoussière, pour boîte de montre percée d'une ouverture pour la tige de remontoir et présentant une paroi cylindrique délimitant cette ouverture.
Ce remontoir est caractérisé en ce que la couronne, métallique, présente à sa face intérieure un évidement annulaire duquel fait saillie vers l'extérieur, depuis le centre, un canon vissé sur l'extrémité de la tige de remontoir, une douille cylindrique, formée au moins partiellement en une matière synthétique du groupe comprenant les polyamides et les polymères de tétrafluoroéthylène et présentant une extrémité qui s'étend dans cet évidement annulaire et entoure ledit canon, ladite extrémité de cette douille ayant un rebord s'étendant latéralement et dont le plan est perpendiculaire à l'axe de la douille,
l'autre extrémité de la douille étant chassée dans ladite ouverture pour la tige de remontoir, un moyen annulaire de retenue s'étendant à l'intérieur de cet évidement annulaire à proximité du bord extérieur de celui-ci de façon à empêcher que la couronne ne se sépare de la douille.
Les couronnes antipoussière connues sont coûteuses surtout parce qu'elles nécessitent un usinage de précision pour les douilles de garnitures métalliques et pour la formation de l'ouverture pour la tige de remontoir dans la boîte dans laquelle cette douille est reçue. De plus, surtout lorsqu'il s'agit de boîtes en acier inoxydable, ces couronnes sont sujettes au piqué et à la corrosion due à l'action galvanique provoquée par de la transpiration. .
La présente invention vise la réalisation d'un remontoir qui, lors de sa production, ne nécessite pas les tolérances d'un usinage de précision, qui soit d'un assemblage facile et qui présente une résistance aux chocs excellente du fait que tous les chocs, qu'ils frappent la couronne axialement, latéralement ou d'une autre manière sont absorbés entièrement par la douille de garniture et ne sont pas transmis à la boîte de montre ou au mouvement.
La douille utilisée étant elle-même résistante à toutes les formes de corrosion, ne contribue, en outre, en rien à une action galvanique en étant inerte chimiquement et neutre électrochimiquement, et ayant une très petite tension interfaciale vers l'eau, la transpiration et des fluides aqueux de sorte que ceux-ci ne sont pas attiré dans l'évidement par une action capillaire.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. Dans ce dessin La fig. 1 est une coupe partielle, prise transversalement à travers une boîte de montre, dans une zone périphérique et à proximité de la tige de remontoir, montrant le montage de la couronne sur la boîte et sur la tige, cette dernière étant dans sa position de repos.
La fig. 2 est une coupe partielle, analogue à celle de la fig. 1, et montrant le montage- de la couronne avec la tige de remontoir dans sa position de mise à l'heure.
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue en perspective d'une douille d'étanchéité utilisée dans le montage de couronne représenté; et
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la fig. 5 est une coupe semblable à celle de la fig. 3, mais d'une variante.
Dans le dessin, la boite de montre 10 circulaire présente des parties 12 et 14 en forme de cuvette plate, munies de bords 16 et 18 destinés à être joints et s'étendant dans le plan transversal médian de la boite. Celle-ci présente une ouverture 20 pour le passage de la tige de remontoir, ouverture délimitée par deux évidements semi-circulaires formés respectivement dans chaque partie 12 et 14 de la boite. La paroi cylindrique de l'ouverture ainsi formée présente des parois verticales droites. La tige de remontoir 22 faite de préférence en acier dur fait saillie vers l'extérieur à travers cet orifice 20 et son extrémité extérieure est munie d'un filetage indiqué en 24 et destiné à recevoir le canon 25 d'une couronne 26.
La tige 22 est munie d'un rebord annulaire 27 placé immédiatement au-dessous de la partie filetée 24 et contre lequel vient buter le canon 25 quand la couronne est vissée sur la tige.
La couronne 26 a la forme d'un disque relativement épais ayant une surface supérieure 28 sphérique dont le bord extrême peut être moleté ou rendu rugueux d'une autre manière pour faciliter le remontage de la montre. La couronne 26 présente, en outre, une rainure annulaire 30 qui entoure le canon 25 et de laquelle celui-ci fait saillie vers l'extérieur depuis le centre.
Une douille d'étanchéité 34 en matière plastique synthétique est chassée dans l'ouverture 20 de la boîte de montre 10. L'extrémité inférieure 36 de cette douille 34 se termine approximativement en ligne avec l'extrémité intérieure de l'ouverture 20 et la douille fait saillie vers l'extérieur d'une courte distance au-delà de la périphérie de la boite de montre et se termine en un rebord annulaire 38 latéral.
Le canon 25 de la couronne 26 s'étend à l'intérieur de l'alésage central 40 dans la douille et le rebord 38 de la douille fait saillie dans l'évidement annulaire 30, l'agencement étant tel qu'il y ait un jeu suffisant tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la douille pour permettre un glissement axial libre de la couronne le long de la douille lors du déplacement de la couronne entre sa position de remontage illustrée dans la fig. 1 et sa position de mise à l'heure illustrée dans la fig. 2.
La couronne 26 et la douille 34 sont assemblées avant leur montage sur la tige 22. Afin d'empêcher une séparation de la couronne de la douille 34, une bague de retenue ou de blocage 42 vient se loger contre un épaulement annulaire 44 à proximité de l'embouchure de l'évidement 30 et est maintenue de façon permanente contre cet épaulement par sertissage du bord de l'évidement vers l'intérieur comme indiqué en 46. La bague de retenue 42 limite le mouvement axial de la couronne 26 dans la douille 34. Le déplacement relatif de la douille 34 et de la couronne 25 autorisé par l'évidement 30 est supérieur à la distance que parcourt la tige 22 entre ses positions de réglage et de remontage.
Par consé- quent, la couronne 26 ne gêne en aucune manière le mécanisme de remontage du mouvement de la montre. La bague de retenue 42 fonctionne comme garniture du fait qu'avec le rebord radial 38 dirigé vers l'extérieur elle agit à la manière de chicanes pour constituer un passage tortueux retardant le passage ou la pénétration de poussière et d'humidité dans et autour de ces parties et vers l'intérieur de la boite de la montre.
La fig. 5 montre une ouverture oblongue 20a prévue pour la tige de remontoir dans la boite de montre et elle démontre que, même si l'ouverture dans la boîte est de forme différente, la douille légèrement plus grande s'adapte avec précision dans cette ouverture lorsqu'elle y est chassée.
La douille 34 est faite en une matière plastique synthétique, telle qu'un polymère de tétrafluoro- éthylène, par exemple le Teflon (marque déposée), ou qu'une polyamide telle que le nylon, le Zytel (marque déposée) ou le Nylasint (marque déposée).
Le polytétrafluoroéthylène est remarquabe par son inertie chimique et des douilles 34 faites en cette matière ne sont pas endommagées par la transpiration. Le Teflon coulé est un solide robuste, cireux qui possède un degré de résistance remarquable contre des efforts de compression et d'abrasion.
Lorsque la douille 34 est coulée ou usinée à partir d'un tube présentant un diamètre extérieur légèrement supérieur au diamètre de l'ouverture 20, les extrémités de cette douille peuvent être chassées dans l'ouverture 20 sans danger de rupture et de façon à créer une fermeture étanche de l'ouverture. Bien que le Teflon soit résistant aux efforts de compression, il possède une élasticité suffisant à absorber tous les chocs auxquels peut être soumise une montre.
Une douille 34 en Teflon est glissante de façon permanente et ne s'attachera pas à l'intérieur de l'ouverture prévue dans la bague de retenue 42 ni dans l'évidement annulaire 30. De plus, dans tous les cas, il n'est pas nécessaire de se tenir à des tolérances extrêmement réduites pour une quelconque partie du remontoir.
Les caractéristiques des douilles en nylon sont leur élasticité, leur robustesse, et leur résistance à des efforts d'abrasion, leur petit coefficient de friction, leur résistance à la corrosion et leur stabilité dimensionnelle. L'élasticité d'une douille en nylon lui permet d'absorber les chocs et facilite en outre la mise en place d'une douille légèrement surdimen- sionnée dans l'ouverture 20. Une douille en nylon 34 n'adhère ni ne s'attache au métal et il n'est de ce fait pas nécessaire de maintenir soigneusement propres les petits espaces qui sont essentiels lorsque des douilles métalliques sont utilisées.
Dans l'exemple présent, il n'est donc plus nécessaire de se tenir à des tolérances extrêmement petites et il en résulte une économie considérable dans les frais de production des douilles 34.
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