Appareil pour régler la température de l'air dans un compartiment La présente invention a pour objet un appareil pour régler la température de l'air dans un com partiment, comprenant des moyens pour mélanger de l'air chauffé et de l'air refroidi, un conduit pour amener l'air mélangé résultant audit compartiment; et des premiers moyens sensibles à un changement de température dans le compartiment et agencés de façon à régler lesdits moyens mélangeurs de manière que la température dans ledit compartiment soit maintenue à une valeur déterminée d'avance.
Suivant l'invention, cet appareil est caractérisé par des seconds moyens sensibles à la vitesse de variation de la température de l'air mélangé dans ledit conduit d'amenée et agencés de manière à agir sur lesdits premiers moyens lorsque ladite vitesse de variation dépasse une valeur déterminée d'avance et ainsi régler lesdits moyens mélangeurs de telle manière que la température dans le compartiment ne soit pas sensiblement affectée par ladite varia tion.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une représentation schématique de l'agencement général d'un appareil servant à régler la température d'une cabine d'avion.
La fig. 2 est une représentation schématique de moyens de commande électroniques, comprenant des détecteurs de température et un solénoïde servant à faire fonctionner la valve de réglage de dérivation.
La fig: 3 est une variante du circuit de la fig. 2. La fig. 4 est une vue d'un détail, à grande échelle, du servo-dispositif comprenant une soupape actionnée par un solénoïde et un dispositif de rappel. L'établissement d'un appareil de conditionne ment d'air pour un avion moderne amène à consi dérer différents facteurs, qui varient avec des chan gements survenant lors du fonctionnement en vol.
Par exemple, au cours du fonctionnement au sol et lors du vol à faible altitude, l'appareil peut être appelé à envoyer un courant d'air de refroidissement à la cabine de l'avion pour assurer à leurs occu pants des conditions confortables. Aux altitudes modérées, l'appareil peut être appelé à envoyer un courant d'air chaud et, pendant le fonctionnement à grande vitesse et à altitude élevée, l'appareil sera probablement appelé à envoyer de l'air froid.
Antérieurement, on a mis au point divers appa reils pour utiliser une source d'air comprimé, telle qu'une prise faite sur le compresseur d'une turbine, et pour envoyer de l'air aux diverses températures requises assurant le confort dans la cabine. Dans de tels appareils, une certaine quantité de l'air chaud comprimé est refroidie par des dispositifs classiques, de façon à constituer une source d'air froid, et une certaine quantité de l'air chaud comprimé est utilisée pour alimenter une source d'air chaud.
Les courants d'air froid et d'air chaud sont mélangés en des pro portions variables et sont envoyés à la cabine pour y assurer la température désirée de l'air.
L'appareil représenté à la fig. 1 comporte une source 10 d'air comprimé qui peut être le compres- seur d'un moteur à réaction. L'air chaud sortant du compresseur est envoyé par une canalisation 12 et par deux canalisations parallèles 14 et 16 au conduit 18 d'admission à la cabine. L'air refoulé par le com presseur 10 dans le conduit 16 est refroidi et consti tue la source d'air froid mentionnée précédemment pour la cabine 20,
et l'air qui est envoyé au conduit 14 contourne le dispositif de refroidissement et cons titue la source d'air chaud pour la cabine.
En se référant en particulier à la source d'air froid, il y a lieu de noter que l'air envoyé dans le conduit 16 traverse un échangeur 'de chaleur 22, de façon à abandonner la majeure partie de sa cha leur, et qu'il passe ensuite par un conduit 24, de manière à entraîner une turbine 26 qui prélève au courant d'air son énergie et, ce faisant, réduit encore la température de l'air.
L'air refroidi est envoyé de la turbine 26 au .conduit 18 d'admission à la cabine. L'air de refroidissement destiné à l'échangeur de chaleur 22 est introduit par une canalisation 28 qui peut être alimentée par de Pair sous pression dyna mique.
Après avoir passé par l'échangeur de chaleur 22, l'air de refroidissement traverse un conduit 30, passe par un ventilateur 32, entrainé par la turbine 26, et est ensuite évacué à l'extérieur par un conduit 34. Le ventilateur 32 constitue une charge pour la turbine 26, ce qui permet à celle-ci d'effectuer un travail et de prélever de la chaleur de l'air qui y circule.
Le courant d'air chaud passant par le conduit de dérivation 14, est contrôlé par une soupape 48 à papillon (fig. 4) commandée par un servo-dispositif 34 et est ensuite envoyé par un conduit 36 au con duit 18 d'admission d'air à la cabine.
Le courant d'air chaud provenant du conduit 36 et le courant d'air froid provenant de la turbine 26 sont mélangés dans le conduit 18 d'admission d'air à la cabine, avant introduction dans la cabine. Les proportions du mélange sont contrôlées par le servo-dispositif 34 qui fonctionne automatiquement en réponse à des dispositifs sensibles à la température, placés dans la cabine 20 et dans le conduit 18.
On a décrit l'appareil sans tenir compte des exi gences de pression à diverses altitudes et des condi tions variables de fonctionnement en vol. A des fins de simplicité, on peut supposer que l'appareil envoie de l'air à la cabine sous une pression suffi- sante pour toutes les conditions de vol envisagées et qu'une soupape 38 sensible à la pression dans la cabine est agencée de manière à maintenir la pres sion de la cabine à un niveau désiré.
On pourra plus complètement comprendre le fonctionnement de l'appareil décrit ci-dessus d'ali mentation en air pour la cabine, si l'on utilise des valeurs arbitraires de température et de pression au cours de l'explication, du fonctionnement. On com prendra que ces valeurs ne sont données qu'à titre d'explication.
Si le<B>-</B>compresseur débite de l'air à 370o C et sous une pression de 4,2 kg/cm2, l'air chaud envoyé dans la canalisation 14 sera à une température de <B>371,110C</B> ou proche de cette valeur et sous une pression de 4,2 kg/cm2. En passant du conduit 16 au conduit 24 par l'intermédiaire de l'échangeur de chaleur, la température de l'air chaud comprimé peut être réduite à 93o C et la pression peut être réduite à 3,8 kg/cm2. En passant du conduit 24 au conduit 18 d'admission de l'air à la cabine, par l'in termédiaire de la turbine 26,
la température de l'air peut être réduite de 93(l C à -180 C et la pression peut être réduite à 0,70 kg/cm2. Ainsi on peut dis poser d'un envoi d'air froid à - 18o C sous une pression de 0,70 kg/cm2 et d'un envoi d'air chaud réglé à partir de<B>3710</B> C et sous une pression de 4,2 kg/cm2.
Si l'ôn désire maintenir une température d'air d'approximativement 18o C dans la cabine 20 et si la température de l'air extérieur est de 35 C, comme cela peut se produire au niveau de la mer dans des conditions de faible vitesse, il est évident qu'il sera inutile d'envoyer de l'air chaud par le conduit 36. En conséquence, la soupape à papillon 48 d'envoi d'air chaud peut être fermée ou presque fermée.
Toutefois, si les conditions de vol changent au point que la température de l'air extérieur descende à - 18o C, il est évident que la soupape 48 à papillon doit être ouverte pour laisser passer une quantité plus grande d'air chaud et qu'il faut réduire simul tanément l'envoi d'air froid, afin de maintenir la température choisie de 180 C à l'intérieur de la cabine. Si les conditions de vol changent ultérieure ment, par exemple si la vitesse augmente au point que le frottement de l'air chauffe la cabine,
bien que la température de l'air extérieur puisse être basse, il peut être nécessaire d'envoyer de nouveau de l'air froid à la cabine. Dans. certaines conditions, il peut être nécessaire de maintenir l'envoi d'air à la cabine à une température voisine de la température du courant d'air froid ; dans ce cas, la soupape 48 doit, de nouveau, être fermée ou presque fermée.
Le servo-dispositif 34 est commandé par des élé ments sensibles à la température, à savoir: un élé ment 40 placé dans la cabine 20 pour détecter la température de la cabine; des éléments 42 et 43 placés dans le conduit d'admission 18 pour détecter la température du mélange d'air envoyé à la cabine 20 par le conduit 18 ; enfin, un élément 44, placé dans le conduit 18 pour détecter tous changements de la température du mélange d'air.
Des signaux par tant de ces quatre éléments sensibles à la tempéra- ture sont envoyés à un circuit sélecteur électronique 46 qui fournit le signal destiné à commander la sou pape 48. Ce signal excite un solénoïde à action pro- portionnelle désigné dans son ensemble par 35 et qui, par l'intermédiaire du servo-dispositif, com- mande la soupape 48.
Les signaux partant de l'élé ment 40 déplacent la soupape 48 de façon à main tenir sensiblement une température choisie dans la cabine. Les signaux partant de l'élément 42 agissent, dans le cas où la température du mélange d'air dépasse une certaine valeur préalablement choisie, telle que 121o C, de manière à limiter la tempéra ture maximum de l'air :
qui est envoyé à la cabine, afin d'éviter de provoquer des détériorations de la structure de la cabine ou, de nuire au confort de ses occupants. Les signaux provenant de l'élément 43 agissent, dans le cas où la température du mélange d'air tombe au-dessous d'une certaine valeur préala blement choisie, telle que 1 Il C, de façon à empê cher ainsi la formation de glace dans les.
conduits. Les signaux provenant de l'élément 44, en passant par un condensateur 122 (fig. 2) agissent de manière à empêcher des variations rapides de température du mélange d'air et tendent ainsi à stabiliser le fonctionnement de l'appareil. On a constaté que la température du courant d'air provenant du com presseur peut varier rapidement sur une gamme importante, en cours de vol.
Ce rapide changement important se traduirait par un changement important de la température du mélange d'air et pourrait fort bien provoquer un changement important de la tem pérature de la cabine avant que l'élément sensible 40 puisse apporter les corrections nécessaires au réglage de la soupape 48. L'élément 44 sensible à la température. envoie par l'intermédiaire du circuit électrique qui lui est associé des signaux sensibles au taux du changement de température, qui tendent à empêcher des changements rapides de température de l'air débité par le conduit 18, ce qui empêche.
les fluctuations décrites précédemment de la tempé rature de la cabine.
Le servo-dispositif 34 est représenté plus en détail sur la fig. 4, sur laquelle la soupape 48 à papillon est représentée comme étant située entre les con duits 14 et 36. La soupape 48 est montée sur un arbre 50, en vue de permettre sa commande par un levier 52 à fente qui, à son tour, est commandé par un piston 54. L'air provenant du conduit 14, en amont de la soupape 48, parvient, par l'intermé diaire d'un étranglement 5,6, dans un conduit com portant des branches 58 et 60.
Le conduit 58 abou tit à une chambre 62, au-dessus d'un diaphragme 64 du piston 54, et le conduit 60 aboutit à un aju- tage 66 dont la section de sortie est contrôlée par une soupape 68 montée sur un levier pivotant 69.
La section libre de l'étranglement 56 est petite, par exemple environ 1/s de la section libre de l'ajutage 66, lorsque la soupape 68 est grande ouverte, ce qui fait que la pression régnant dans la canalisation 60 est fonction de la distance séparant la soupape 68 et l'ajutage 66, cette soupape contrôlant la pression régnant dans la chambre 62 du servo-dispositif 34.
A mesure que la soupape 68 se rapproche de l'aju- tage 66, la section libre de ce dernier décroit propor tionnellement, ce qui réduit l'écoulement se faisant par l'ajutage 66, augmente la pression régnant dans la canalisation 60, augmente la chute de pression à l'endroit de l'ajutage 66, réduit la chute de pression à l'endroit de l'étranglement 56, et augmente la pression régnant dans la chambre 62.
Une augmen tation de la pression régnant dans la chambre 62 du servo-dispositif 34 repousse le piston 54 vers le bas, et, par l'intermédiaire d'un axe 70 qui relie le piston 54 au levier 52 à fente, fait tourner l'arbre 50 pour ouvrir la soupape 48.
Inversement, si la soupape 68 s'écarte de l'ajutage 66, la section libre de ce dernier s'accroit proportionnellement, ce qui évacue une certaine quantité de l'air contenu dans la canalisation 60, réduit proportionnellement la pression statique régnant dans la chambre 62 et per met au ressort 72 de repousser le piston 54 vers le haut et de faire tourner l'arbre 50 de façon à dépla cer la soupape 48 dans, le sens de sa fermeture: Le levier 69 pivote autour de son point de pivo tement 74 sous les effets du courant électrique pas- sont dans les. bobines 80 et 82 du solénoïde 35.
Le courant passant dans ces bobines est contrôlé par les signaux d'erreur de température envoyés, par l'inter médiaire du dispositif -de commande électronique décrit ci-après.
On a prévu un aimant 84 permanent dont le flux suit deux trajets, chacun passant par le noyau res pectif des bobines. 80 et 82 et par le levier 69. Les champs magnétiques des bobines 80 et 82 créent deux flux passant par le levier 69 et par les noyaux des bobines 80 et 82, l'un s'opposant au flux de l'aimant permanent parcourant l'un des trajets et l'autre s'ajoutant à l'autre flux de l'aimant perma nent de manière à obtenir une plus grande attrac tion à l'une des extrémités du levier 69 qu'à l'autre et à créer ainsi une force proportionnelle au courant passant dans les,
bobines 80 et 82, de façon à dépla cer le levier 69 autour du point de pivotement 74.
Le déplacement du levier 69 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre comprime les, ressorts 76 et 88, qui rappellent le levier en position de repos.
Le ressort de centrage 78 résiste à l'action oppo sée du ressort antagoniste 88 dont la force est telle que l'équilibre s'établit autour du point de pivote ment 74 entre les forces des ressorts 78 et 88, la force du ressort de centrage 76 (quelle que soit la force résiduelle qui provient de l'aimant permanent), les forces exercées par le courant passant dans le solénoïde, et la force relativement faible due à la pression de l'air agissant sur la soupape, à l'endroit de l'ajutage.
Lorsque le courant est nul, la soupape 68 est complètement ouverte.
Comme indiqué précédemment, le déplacement du levier 69 par le solénoïde 35 commande la valve 68 de manière à faire varier la pression régnant dans la chambre 62 du servo-dispositif 34, ce qui fait tourner l'arbre 50 et actionne la soupape 48. Une came 86 est montée sur l'arbre 50 de façon à tour ner avec lui et elle fait varier la compression du ressort 88, agissant entre la came 86 et l'une des extrémités du levier 69. Ce ressort agit comme un mécanisme de rappel qui tend à ramener la soupape 68 à sa position initiale et à réduire ainsi la distance de déplacement de la soupape 68.
Par exemple, si le solénoïde 35 doit assurer l'envoi d'une plus grande quantité de chaleur, le courant passant dans le solé noïde 35 a pour effet de faire tourner le levier 69 dans le sens des aiguilles d'une montre, autour de son point de pivotement 74, pour déplacer la sou pape 68 vers l'ajutage 66.
Ainsi qu'on l'a fait remar- quer précédemment, ceci augmente la pression ré gnant dans la chambre 62 et déplace la soupape 48 dans le sens de son ouverture, ce qui envoie une plus grande proportion d'air chaud au conduit 18 abou tissant à la cabine. Ce déplacement de l'arbre 50 déplace également la rame 86 en sens inverse des aiguilles d'une montre et réduit ainsi la compression du ressort 88, ce qui tend à permettre le retour du levier 69 à sa position initiale.
Le ressort 88 se comporte ainsi comme un méca nisme exerçant une force de rappel qui réduit non seulement l'amplitude de réponse des deux soupapes 68 et 48, par suite d'une variation de courant passant dans le solénoïde, mais encore l'effet de forces étrangères agissant sur le dispositif. Tout déplace ment de la soupape 48 se traduit par un changement de la position du ressort 88, ce qui, par le dépla cement de la soupape 68 d'une faible distance, pro duit une variation importante de la force exercée sur le piston 54.
Pour chaque valeur de la force du solénoïde, une certaine compression du ressort 88 et une cer taine force exercée à l'ajutage sont nécessaires pour assurer un équilibre des forces agissant sur le levier 69.
La force du ressort 88 est fonction de la position de la soupape 48, et la force exercée à l'ajutage, qui dépend de la pression régnant dans la chambre 62, laquelle détermine la position de la soupape 48, est fonction de la position de cette soupape ; par suite, pour chaque valeur de courant, la soupape 48 à papillon doit avoir une position unique pour assu rer un équilibre des forces sur le levier 69.
Tout accroissement de pression, par suite d'une variation dans la source de pression, tend à augmen ter la pression régnant dans la chambre 62 et à pro duire un déplacement du piston 54 dans le sens de l'ouverture de la soupape 48. Cet accroissement de pression produit un faible accroissement de la force agissant sur la soupape 68 en tendant à ouvrir cette dernière, réduit la pression et, par suite de l'aug mentation de la pression au-dessus du piston 54, produit un déplacement de ce dernier, ce qui réduit la force du ressort 88.
La soupape 6 & est déplacée par ces forces jusqu'à ce que soit atteinte une nou velle position d'équilibre de cette soupape et du levier 69. L'effet sur le levier 69 d'un faible chan gement de position du ressort 88 est beaucoup plus grand que l'effet qu'exerce le changement de pres sion à l'ajutage sur la soupape 68.
Il ne faut qu'un faible déplacement de la soupape 68 pour produire une grande différence de pression dans la chambre 62, et le changement de position du ressort 88 néces saire pour produire le faible déplacement de la sou pape 68 est si faible que le déplacement de la sou pape 48 en fonction des changements de pression de la source de pression est insignifiant.
Il est désirable que la soupape 48 occupe une position aussi proportionnelle que possible au cou rant passant dans les bobines 80 et 82. Dans la présente forme d'exécution, l'effet de la pression à l'ajutage sur la soupapé 68 est faible, par exemple environ 1/io de l'effet des forces des ressorts, en par ticulier du ressort de rappel 88, sur le levier 69, par suite de la même variation de pression dans la chambre 62. Une variation du courant passant dans le solénoïde 35 déplace le levier 69 et la soupape 68 de façon à modifier la pression régnant dans la chambre 62 et à déplacer le piston 54 et la soupape 48.
Le déplacement du piston 54 modifie la force du ressort de rappel 88 jusqu'à ce que la force résultante des trois ressorts 76, 78 et 88 équilibre sensiblement l'attraction du solénoïde. Par suite, il y a lieu de noter que, bien que la pression à l'aju- tage exercée sur la soupape 68 ait un certain effet léger, les forces principales de mise en position agis sant sur le levier 69 sont l'attraction des bobines 80 et 82, et les forces variables des trois ressorts 76, 78 et 88 qui sont réglées par la pression régnant dans la chambre 62 agissant sur le diaphragme 64 et sur le ressort de rappel 88.
Ainsi, les variations de pression dans la chambre 62 sont corrigées par de faibles changements de la position du ressort de rappel 88 et du levier 69, tandis que les variations du courant passant dans les bobines 80 et 82 pro duisent une force suffisante pour nécessiter un dépla cement important du ressort de rappel 88 en vue de rétablir l'équilibre et, par suite, des variations du courant passant dans les bobines 80 et 82 se tradui sent par un déplacement important de la soupape 48.
On pourra sans doute mieux comprendre le fonc tionnement de ce dispositif si l'on utilise des valeurs particulières au cours de l'explication. Le déplace ment de la soupape 68 peut être de l'ordre de 0,127 mm à 0,203 mm pour donner une gamme complète de la pression régnant dans la chambre 62, depuis une pression de compresseur d'environ 4,2 kg/cm2 pour tomber jusqu'à une pression égale à la pression ambiante. Une telle gamme de pres sion est suffisante pour faire passer la soupape 48 d'une position de complète ouverture à une position de complète fermeture.
Par suite, un déplacement de 0,127 mm à 0,203 mm de la soupape 68 suffit pour déplacer le ressort de rappel 88 sur sa gamme entière de compression. La mise en #uvre de la gamme complète du courant du solénoïde ne déplace donc la soupape 68 que de 0,127 mm à 0,203 mm, mais force la soupape 48 à se déplacer sur toute sa gamme.
Un courant croissant dans le solénoïde permet de fournir davantage de chaleur; il ferme la sou pape 68 et il accroît la pression régnant dans la chambre 62, ce qui force le piston 54 à descendre et à ouvrir la soupape 48 pour envoyer davantage de chaleur. La diminution, du courant passant dans le solénoïde permet au ressort 78 d'ouvrir la sou pape 68 et, pour un courant nul, cette soupape se trouve complètement ouverte. Chaque valeur de courant passant dans le solénoïde représente une pression correspondante dans la chambre 62, ce qui représente une position correspondante de la sou pape 48.
Le dispositif sélecteur électronique 46 représenté sur la fig. 2 reçoit des signaux provenant des élé ments 40, 42, 43 et 44 sensibles à la température, les amplifie et fournit un courant proportionnel au solénoïde 35. Ces éléments sensibles à la tempéra ture sont, de préférence, des thermistors qui ont un coefficient de température négatif, de sorte qu'une augmentation de température réduit leur résistance.
L'énergie destinée au circuit électronique est fournie par une source 90 de courant alternatif ali mentant trois: groupes d'alimentation comportant cha cun une résistance, un redresseur et un condensateur. L'un des groupes d'alimentation 92 fournit l'énergie pour le circuit plaque d'un tube électronique 94, comprenant le solénoïde 35. Le groupe d'alimenta tion 96 fournit une tension positive et le groupe d'alimentation 98 fournit une tension négative.
Cha cun des thermistors fait partie d'un circuit diviseur de tension monté en parallèle entre les groupes d'alimentation 96 et 98 fournissant une différence de tension, ce qui fait que des variations de la résis tance de chaque thermistor provoquent une varia tion de tension ou signal qui peut servir à contrôler le courant passant dans, le solénoïde 35. Dans la repré sentation des redresseurs, on a représenté le courant comme allant du plus au moins, par opposition au courant électronique.
Le solénoïde 35 étant intercalé dans le circuit plaque du tube 94 entre la plaque et le groupe d'ali mentation 92, le courant plaque et, par suite, le courant traversant le solénoïde 35 sont contrôlés par la tension grille du tube 94. Cette tension grille est contrôlée en vue du réglage de la température de la cabine, par la tension appliquée sur un diviseur de tension 97, se composant des résistances 98' et 100 reliées entre la plaque d'un tube 102 et le groupe d'alimentation négatif 98. Le point de raccordement 104 de la plaque du tube 102 au diviseur de tension 97 est relié au groupe d'alimentation positif 96 par une résistance 106.
Dans le cas où il ne passe pas de courant dans le tube 102, la tension, au point de raccordement 104, à l'extrémité supérieure du divi seur de tension 97, est sensiblement la même que la tension du groupe d'alimentation positif 96. Toute fois, lorsque le tube 102 consomme du courant, une chute de tension croissante est provoquée aux bor nes de la résistance 106 par le courant du tube, ce qui réduit ainsi la tension à l'extrémité positive du diviseur de tension 97. La réduction de la tension à l'extrémité positive 104 du diviseur de tension 97 réduit la tension, au point médian 108 de ce diviseur et réduit ainsi la tension appliquée à la grille du tube 94.
Le passage du courant dans le circuit plaque du tube 102 est contrôlé par la variation de la tension appliquée à sa grille, qui est reliée sensiblement à mi-distance à un diviseur de tension, comportant le thermistor détecteur 40 de la cabine et une résistance 110, reliant le-groupe d'alimentation positif<B>96</B> au groupe d'alimentation négatif 98. La résistance 110 est réglable comme indiqué sur la fig. 2.
Le circuit condensateur-résistance 112 est un dispositif qui, lors d'un changement rapide de la tension du détec teur de cabine, sert à fournir à la grille une tension plus grande que celle qui proviendrait des résistan ces 114 et 116 seules, le condensateur agissant comme une sorte de by-pass vis-à-vis de la résistance 114 lors des rapides variations. Le circuit 112 per met, par suite, d'obtenir momentanément un apport plus grand de chaleur, en surpolarisant momentané ment la grille du tube 102.
Si la température de la cabine est trop froide, la résistance du thermistor 40 augmente et, de ce fait, une tension négative plus grande est appliquée à la grille du tube 102; par suite, le passage du courant traversant le tube est réduit, ce qui aug mente la tension à l'extrémité supérieure du diviseur de tension 97 ; la tension positive fournie à la grille du tube 94 est ainsi plus élevée, ce qui augmente le courant plaque du tube 94 alimentant le courant traversant le solénoïde 35 ;
par suite, la soupape 68 est fermée, ce qui augmente la pression régnant dans la chambre 62, repousse le piston 54 vers le bas, entraine l'axe 70, fait tourner l'arbre 50 et ouvre la soupape 48 pour envoyer davantage de chaleur à la cabine.
Le thermistor 44 sensible à la variation de tem pérature et la résistance 118 forment un diviseur de tension reliant le groupe d'alimentation positif 96 au groupe d'alimentation négatif 98. Le point de raccordement 120 de ces résistances est relié, par l'intermédiaire d'un condensateur 122, à la grille du tube 94. Le condensateur 122 sert à laisser passer seulement des variations de tension, quelle que soit leur vitesse. La résistance 124 de la grille ne sert :qu'à protéger le tube contre un courant de grille excessif dans le cas, où le condensateur 122 rend la grille positive.
Si la résistance du thermistor 44 placé dans le conduit 18 change rapidement, il en résulte une variation de la tension de grille du tube 94, grâce au condensateur 122, et, par suite, le change ment de la température du conduit ne peut pas se produire. Une augmentation de la température dans le conduit diminue la résistance du thermistor 44, ce qui rend la tension plus négative au point de rac cordement 120 et rend ainsi la tension de la grille du tube 94 plus négative pendant que le condensateur 122 se charge.
La variation produite dans le ther- mistor 44 réduit donc le courant traversant le solé noïde et réduit, par suite, l'écoulement d'air chaud, ce. qui abaisse la température du mélange d'air pré sent dans le conduit 18. Lorsque le condensateur 122 a fini de se charger, le thermistor 44 n'a plus aucun effet.
Le dispositif limitant la température maximum est un diviseur de tension similaire, comportant le thermistor 42 placé dans le conduit 18, et une résis- tance 126 reliant le groupe d'alimentation positif 96 au groupe d'alimentation négatif 98, le point de rac cordement 128 étant relié par l'intermédiaire de redresseurs 130, 132 et 134 à la grille du tube 94.
Lorsque la température du conduit atteint une limite élevée prédéterminée, la résistance du thermistor 42 est réduite à un point tel que le point de raccorde ment 128 devient si négatif que les redresseurs 130 et 134 deviennent conducteurs et envoient une tension négative à la grille du tube 94, ce qui réduit ainsi le courant plaque du tube 94, c'est-à-dire le courant passant dans le solénoïde 35, ce qui fait que la soupape 48 se ferme et réduit la quantité d'air chaud envoyée au conduit 18 de mélange. Le redres seur 132 est intercalé dans le circuit pour mettre à la masse toute tension positive qui pourrait provenir de la conduction inverse du redresseur 130.
Le thermistor de la cabine effectue, d'une ma nière générale, la totalité du réglage. Toutefois, si l'alimentation en air est prélevée du compresseur d'un moteur à turbine, elle est soumise à une varia tion appréciable, aussi bien de la température que de la pression et ces variations peuvent être très rapides. -Dans ces conditions, il est possible que le thermistor placé dans la cabine ne puisse pas agir assez rapidement pour empêcher une modification sensible de la température de l'air envoyé à la cabine.
Dans ces conditions, le thermistor 44 entre en jeu et son agencement est tel qu'il est sensible aux variations relativement faibles de la température de l'air traversant le conduit de mélange 18.
Toute variation rapide se traduit immédiatement par une variation de tension chargeant ou déchargeant le condensateur 122 et, pendant que cette variation a lieu, elle modifie la tension apparaissant au point de raccordement 108, cette indication étant trans- mise à la grille du tube 94, de sorte qu'elle assure seule la commande de la soupape 48 et qu'elle fait varier l'écoulement d'air chaud, de manière à main tenir la température de l'air s'écoulant par le conduit 18 très approximativement constante.
Le dispositif est agencé de telle sorte qu'il puisse se produire une vitesse limitée de variation de la température du mélange d'air en vue de maintenir la température désirée dans la cabine pour les diverses conditions de vol, les variations rapides de la température de l'air alimentant la cabine ne se traduisant pas par des variations rapides de la température de la cabine.
Le thermistor de limitation 42 est réglé de ma nière à assurer seul la commande de la soupape 48 lorsque la température de l'air du conduit atteint, par exemple, 121o C, pour empêcher la température ex cessive de l'air de détériorer la structure de la cabine ou d'incommoder ses occupants.
Bien que le dispositif limitant la température maximum soit habituellement suffisant, on peut, si on le désire, adjoindre un dispositif pour limiter la température minimum de l'air dans le conduit 18, de façon à éviter la formation de glace ou des inconvé nients similaires.
Le dispositif limitant la température minimum, représenté sur la fig. 2, est un diviseur de tension comportant le thermistor 43 placé dans le conduit 18 et une résistance 135 reliant le groupe d'alimen tation positif 96 au groupe d'alimentation négatif 98. Le point de raccordement 137 est relié par un redresseur 139 à la grille du tube 94.
Lorsque la température de l'air du conduit 18 diminue jusqu'à une valeur basse prédéterminée, telle que 1,7 C, la résistance du thermistor 43 s'est accrue jusqu'à une valeur telle que le point de raccordement 137 devient positif par rapport à la grille du tube 94, ce qui fait que le redresseur 139 devient conducteur et rend la grille du tube 94 moins négative, en augmentant ainsi le courant plaque du tube 94 et le courant passant dans le solénoïde 35. La soupape 48 s'ouvre par suite de l'accroissement du courant, ce qui aug mente la quantité d'air chaud envoyée dans le con duit de mélange.
La tension, au point de raccorde ment 128 du circuit de limite supérieure et la ten sion au point de raccordement 137 du circuit de limite inférieure s'élèvent ou s'abaissent toutes deux ensemble, mais sont séparées l'une de l'autre d'une quantité prédéterminée, la tension au point de rac cordement 137 étant plus négative que la tension au point de raccordement 128.
Par suite, lorsque toutes deux s'élèvent, c'est-à-dire lorsque la tempé rature dans le conduit décroît, le redresseur 139 devient conducteur lorsque la tension, au point de raccordement 137, dépasse la tension grille du tube 94 et détermine alors cette tension grille, mais étant donné que la tension, au point de raccordement 128, s'élève sensiblement à la même vitesse, le point de raccordement 128 reste toujours d'une quantité fixe moins négatif que la grille du tube 94, bien que celle-ci soit rendue moins négative par le point de raccordement 137, ce qui fait que les redresseurs 130 et 134 ne sont pas conducteurs.
Lorsque les tensions aux points de raccordement 128 et 137 diminuent toutes deux, c'est-à-dire lors que la température dans le conduit augmente, les redresseurs 130 et 134 deviennent conducteurs lors que la tension, au point de raccordement 128, dimi nue au-dessous de la tension grille du tube 94, mais étant donné que la tension au point de raccordement <B>137</B> diminue sensiblement à la même vitesse, le re dresseur 139 se trouve polarisé pour devenir non conducteur même lorsque la tension grille du tube 94 diminue.
Comme représenté sur la fig. 2 et pour faciliter l'explication, les dispositifs de commande de limitation sont constitués par deux diviseurs de tension distincts, l'un comportant le thermistor 44 et la résistance 118 et l'autre comportant le ther- mistor 42 et la résistance 126. Dans l'exemple repré senté sur la fig. 3, les deux diviseurs de tension ont été combinés.
En reliant la résistance<B>118,</B> dont la valeur ohmique est faible par rapport à la valeur ohmique totale de la résistance 126' et du ther- mistor 42, de manière à constituer un circuit paral lèle à la résistance 126' et au thermistor 42, la variation de résistance du thermistor 42 n'a que des effets contraires insignifiants sur le thermistor 44. A mesure que la température de l'air présent dans le conduit augmente, les résistances des deux ther- mistors 44 et 42 diminuent.
Toutefois, par suite de la valeur ohmique relativement faible de la résistance 118', la variation de résistance du thermistor 42 n'a qu'un effet insignifiant sur la tension au point de raccordement 120', tandis que la variation de résis tance du thermistor 44 a un effet insignifiant sur la tension, au point de raccordement 128'.
La dimi nution de résistance du thermistor 44 accroît en effet la sensibilité du thermistor 42, en ce sens que, lors que la température de l'air du conduit de mélange augmente et que les résistances des thermistors dimi nuent, la résistance décroissante du thermistor 42 a pour effet de rapprocher la tension du point de rac cordement 128' de celle du point de raccordement 120', et la diminution de la résistance du thermistor 44 rend la tension au point de raccordement 120' plus négative, de telle sorte que, en fait,
les deux thermistors coopèrent pour rendre le point de rac cordement 128' négatif, lorsque leurs deux résistan ces diminuent. Comme représenté dans l'exemple sur la fig. 2, lorsque le point de raccordement 128' est devenu suffisamment négatif, les redresseurs 130 et 134 deviennent alors conducteurs pour réduire le courant plaque passant dans le tube 94 et dans le solénoïde 35 et pour réduire, par suite, le courant d'air chaud passant à travers la soupape 48 dans le conduit de mélange 18 aboutissant à la cabine de l'aéroplane.