Moteur monophasé à deux polarités Les enroulements de stator de moteurs à deux polarités dans le rapport de 1 à 2 connus à ce jour ont l'inconvénient de donner au moteur des propriétés meilleures soit pour le nombre de pôles le plus élevé, soit pour le nombre de pôles le plus faible.
L'objet de l'invention est un moteur monophasé à deux polarités, dont les enroulements du stator sont susceptibles d'être connectés pour des nombres de pôles dans le rapport de 1 à 2, caractérisé en ce qu'il comprend un enroulement principal et un enrou lement auxiliaire, constitués chacun par deux par ties égales, réparties à la périphérie du stator, les deux enroulements étant décalés périphériquement l'un par rapport à l'autre et placés sous le contrôle d'un com mutateur permettant de passer d'une polarité à l'autre, le tout étant agencé de telle sorte que pour le nombre de pôles le plus élevé, chaque partie de l'enroulement principal est connectée en série avec une partie de l'enroulement auxiliaire,
les deux circuits ainsi obte nus étant connectés en parallèle sur le réseau, tandis que pour le nombre de pôles le plus faible, les deux parties de l'enroulement principal et les deux par ties de l'enroulement auxiliaire sont connectées sépa rément en série, les deux enroulements étant alors connectés en parallèle sur le réseau.
L'enroulement auxiliaire peut être utilisé pour le démarrage du moteur et nécessite un appareillage moins coûteux et plus simple que celui utilisé pour le démarrage de moteurs analogues connus.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente le schéma de connexion de la première forme d'exécution. La fig. 2 représente celui de la seconde forme d'exécution.
Les fig. 3 et 4 représentent deux schémas des en roulements du stator, respectivement pour quatre et deux pôles.
A la fig. 1, correspondant à la première forme d'exécution, les bobinages du stator du moteur sont formés par un enroulement principal et un enroule ment auxiliaire. Ces enroulements sont constitués chacun par deux parties égales<I>(a), (b),</I> respective ment (c), (d). Suivant les fig. 3 et 4, ces parties sont réparties à la périphérie du stator, les deux enrou lements étant décalés périphériquement l'un par rap port à l'autre d'un angle de 450. Les parties<I>(a), (b),</I> <I>(c),</I> (d), sont placées sous le contrôle d'un commu tateur bipolaire (g) connecté au réseau (h).
Les deux parties (c), (d) de l'enroulement auxiliaire, pour le nombre de pôles le plus élevé, se trouvent au point de vue magnétique en quadrature par rapport à l'en roulement principal, de telle manière que l'enroule ment auxiliaire peut être utilisé pour le démarrage du moteur. Lorsque les deux enroulements sont connec tés pour le nombre de pôles le plus élevé, ils jouent le même rôle.
C'est pour cette raison .qu'à la fig. 1, au démar rage, un condensateur (e) est connecté en série avec les deux parties (c) et (d) de l'enroulement auxiliaire, tandis que les parties<I>(a)</I> et<I>(b)</I> de l'enroulement prin cipal sont connectées à leur extrémité commune à une ligne électrique aboutissant au contact de l'extré mité d'une des branches du commutateur (g) lors qu'il est relevé vers le haut.
Les parties (c) et (d) de l'enroulement auxiliaire respectivement en série avec les parties<I>(a)</I> et<I>(b),</I> sont alors raccordées à leur ex- trémité à une ligne électrique aboutissant au contact de l'extrémité de l'autre branche du commutateur ainsi relevé vers le haut (voir fig. 3).
Lors du changement de position du commutateur, c'est-à-dire lorsqu'il est abaissé vers le bas, pour passer du nombre de pôles le plus élevé au nombre de pôles le plus faible, les contacts des extrémités des branches du commutateur s'établissent sur des lignes aboutissant respectivement au point de jonction de la partie (a) de l'enroulement principal avec la partie (c) de l'enroulement auxiliaire et au point de jonc tion de la partie (b) de l'enroulement principal avec la partie (d) de l'enroulement auxiliaire.
Ainsi les parties<I>(c) - (a)</I> et (d) <I>- (b)</I> des deux enroulements qui étaient connectées. en série sont alors connectées en parallèle par la fermeture de l'interrupteur (f) en même temps que le commutateur (g) est déplacé vers le bas.
Les parties <I>(a)</I> et<I>(b)</I> d'une part et (c) et (d) d'au tre part, des deux enroulements étant connectées en parallèle sur la ligne d'alimentation du réseau, les deux enroulements travaillent alors en tant qu'enrou lements de travail en régime normal du moteur (voir fig. 4).
Au lieu du condensateur (e), on pourrait égale ment utiliser une bobine déconnectable, ou une ré sistance ohmique en série avec l'enroulement auxi liaire, uniquement pour lancer le moteur. Toutefois comme on le sait, un condensateur donne le moment de démarrage le plus élevé, et il peut rester connecté lors du fonctionnement, lorsqu'il n'est pas trop grand.
Si, par contre, on a recours à un condensateur de démarrage d'un type tel que le moment de démar rage approche celui d'un moteur polyphasé, il est toutefois nécessaire de réduire, lors du fonctionne ment, la capacité du condensateur, ce qui peut être réalisé le plus simplement par l'utilisation de deux condensateurs couplés en parallèle, un pour le fono- tionnement (e), comme le montre la fig. 2, et un condensateur (z) pour le démarrage, qui est décon necté peu après le démarrage, au moyen du commu tateur (j).
Dans la forme d'exécution de la fig. 2, le conden sateur (e) est court-circuité par le commutateur (f) pour le nombre de pôles le plus faible. A la fig. 2, les deux parties (c) et (d) de l'enroulement auxiliaire sont représentées l'une à côté de l'autre, ce qui ne mo difie toutefois en rien le fonctionnement de cette forme d'exécution.
Aux fig. 1 et 2, pour le nombre de pôles le plus faible, les deux parties de l'enroulement auxiliaire prises comme un tout sont connectées en parallèle avec l'ensemble des deux parties de l'enroulement principal.