Appareil distributeur automatique à prépaiement La présente invention a pour objet un appareil distributeur automatique à prépaiement, dans lequel la sélection de la marchandise (cigarettes, chewing- gum, bas nylon, films, ampoules électriques, bois sons, musique, etc.) s'opère en enfonçant une touche d'un clavier.
Cet appareil est caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif antifraude constitué par un organe sou ple inextensible tendu entre un point fixe et un res sort de telle façon que l'enfoncement d'une touche quelconque provoque sa déformation et le déplace ment de son extrémité reliée au ressort, et par des moyens de verrouillage bloquant l'avance des tou ches au moment où ladite extrémité a parcouru un chemin prédéterminé, le tout de manière que l'en foncement simultané de plusieurs touches déclenche ces moyens avant que ces dernières atteignent la pro fondeur à laquelle l'ordre est transmis.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue schématique d'une première forme d'exécution indiquée exclusivement pour illus trer le principe sur lequel l'invention est basée.
La fig. 2 est une vue schématique d'une deuxième forme d'exécution dotée d'un mécanisme de verrouil lage à cliquets ; les fig. 3 et 4 illustrent le fonction nement de cette forme d'exécution.
Les fig. 5 et 6 sont des vues schématiques d'une troisième et d'une quatrième formes d'exécution. Le dispositif représenté à la fig. 1 équipe un appareil distributeur automatique simplifié dont le clavier ne comprend que trois touches 10a, 10b et 10c. A ces touches correspondent des interrupteurs 11<I>a,</I> 11<I>b,</I> 11 c qui sont destinés à fermer un circuit mettant la marchandise sélectionnée à la disposition de l'acheteur lorsque ce dernier, après avoir intro duit le montant du prix de cette marchandise dans une fente de l'appareil, enfonce la touche corres pondante.
Le dispositif de sécurité est destiné à empêcher la fraude consistant à introduire une pièce d'un mon tant correspondant au prix d'une marchandise et à enfoncer simultanément deux touches pour retirer deux articles.
Ce dispositif comprend un organe souple inex tensible constitué par un câble 12 attaché par une de ses extrémités à un point fixe 13 du bâti 14 de l'appareil et relié, par son autre extrémité, à la pre mière spire d'un ressort à boudin 15 dont la der nière spire est attachée à un second point fixe 16 du bâti 14. Il comprend encore une rangée de galets 17 solidaires du bâti 14 et une rangée de galets 18 montés sur le corps des touches 10. Ces galets peu vent être fixes ou rotatifs sur leurs supports.
Le câble 12, qui est tendu entre les points 13 et 16 de manière à passer entre les galets 17 et 18, porte une pastille 19 dont le déplacement vers la gauche de la figure est limité par une butée 20.
Ce dispositif fonctionne de la façon suivante lorsque l'acheteur enfonce une seule touche, par exemple la touche 10a, le galet 18a oblige le câble 12 à se déformer, plus exactement à former une boucle, ce qui engendre un déplacement vers la gau che de la pastille 19. La position relative de cette dernière et de la butée 20 est calculée de manière que le chemin que cette pastille doit parcourir pour atteindre la butée 20 soit légèrement plus grand que celui qui correspond à la course que la touche en- foncée doit effectuer pour fermer l'interrupteur 11a. Dans ces conditions, la distribution de la marchan dise choisie s'opère sans obstacle.
En revanche, lorsqu'un fraudeur, après avoir in troduit une pièce dans l'appareil, enfonce deux tou ches simultanément, le câble se déforme en deux en droit et la pastille 19 se déplace vers la butée 20 deux fois plus vite que dans le cas où une seule touche est enfoncée.
La position relative de cette pastille et de la butée 20 est encore déterminée de manière que la première soit arrêtée par la seconde lorsque deux touches sont enfoncées simultanément, avant que ces deux touches n'atteignent les interrupteurs 11 cor respondants. Dans ces conditions, le câble 12 bloque l'avance des deux touches pressées avant qu'elles n'aient pu agir sur le circuit commandant la distri bution de la marchandise.
On remarquera que l'enfoncement de plus de deux touches ne peut pas conduire à fortiori à une réussite de la fraude.
Dans cette forme d'exécution rudimentaire, le câble forme une partie des moyens de verrouillage, ce qui ne sera pas le cas dans la plupart des autres formes d'exécution décrites ci-après.
La forme d'exécution représentée aux fig. 2 à 4 constitue un distributeur automatique de même type que celui représenté à la fig. 1. Pour simplifier le dessin, on n'a représenté à la fig. 2 que la première et les deux dernières touches d'une rangée de tou ches. Dans cette forme d'exécution, l'organe souple inextensible est formé par un ruban 12 attaché par une de ses extrémités à un point fixe 13 du bâti et relié, par son autre extrémité, à un ressort spiral 15 par l'intermédiaire d'un tambour 21.
Ce ruban 12 est tendu, comme dans la fia. 1, entre deux rangées de galets 17, 18 respectivement solidaires du bâti 14 de l'appareil et des touches 10a ... 10y, 10z. Pour ne pas surcharger le dessin de cette forme d'exécution, les interrupteurs 11 n'ont pas été représentés.
La particularité de cette forme d'exécution réside dans ses moyens de verrouillage qui comprennent principalement une barre - coulissante 22 et des cli- quets 23a, ... 23y, 23z. Cette barre 22 est reliée par une de ses extrémités à un ressort de rappel 24 et se termine, à son autre extrémité, par un cylindre 25 constituant le noyau plongeur d'un électro aimant 26.
Les cliquets 23, qui sont soumis à l'action de ressorts 27 et sont dotés de deux becs, sont engagés en permanence dans des ouvertures de la barre 22. Lorsque l'électro-aimant 26 n'est pas excité, les res sorts 24 et 27 maintiennent la barre 22 et les cliquets 23 dans les positions qu'ils occupent respectivement à la fig. 2 du dessin. Ces positions correspondent à un état de verrouillage des touches 10.
Le déverrouillage de l'appareil est obtenu au mo ment où une pièce de monnaie 28, introduite dans le canal 29, roule dans ce canal, soit sous l'action de son propre poids, soit par suite d'une accéléra tion que lui communique un organe prévu à cet effet, et soulève un secteur pivotant 30. En effet, le sou lèvement de ce secteur a pour conséquence de fer mer un interrupteur 31 qui provoque l'excitation de l'électro-aimant 26, l'attraction du noyau 25 à l'in térieur de la bobine de ce dernier et le déplacement de la barre de verrouillage 22 vers la droite de la fig. 2 à l'encontre de l'action du ressort 24 qui se tend. Cet état de déverrouillage est visible à la fig. 3.
Lorsqu'un acheteur a introduit une pièce de mon naie dans l'appareil, les touches sont donc déver rouillées, mais les moyens de verrouillage sont armés et prêts à entrer en action.
Ces moyens sont commandés par la déformation du ruban 12 selon le principe illustré à la fig. 1. La commande de ces moyens peut s'opérer par deux voies distinctes. La première comprend une came 32 calée sur l'axe du tambour 21, un interrupteur 33 et un relais 34. La seconde voie est formée par une deuxième came 35 calée, comme la première, sur l'axe du tambour 21, et par un levier 36, pivoté en 37, articulé en un point intermédiaire 38 sur la barre 22, et portant, à son extrémité, un galet 36a destiné à coopérer avec la came 35.
Le fonctionnement du dispositif antifraude re présenté aux fig. 2 à 4 est le suivant Lorsqu'un acheteur enfonce une seule touche 10, par exemple la touche 10z (fig. 3), le ruban 12, sous l'action du mouvement du galet 18z, se déforme, ce qui fait tourner le tambour 21 dans le sens de la flèche f 1 en armant le ressort 15. Quand la touche atteint une certaine profondeur, la came 32 ferme l'interrupteur 33. Le relais 34 attire son armature et libère le secteur 30 qui tombe.
La chute de ce secteur a pour conséquence d'ou vrir l'interrupteur 31, de désexciter l'électro-aimant 26 et de libérer la barre 20 qui, sous l'action du res sort 24, revient dans la position qu'elle occupe à la fig. 2. Toutefois, les becs du cliquet 23z ont at teint à ce moment une position telle que la barre 22 ne peut pas empêcher l'acheteur de poursuivre l'en foncement de la touche 10z jusqu'à ce que cette dernière ferme l'interrupteur 11z (non représenté) en libérant la marchandise choisie.
Dans le cas où un fraudeur essaie d'enfoncer deux touches simultanément, par exemple les tou ches 10h et loi, le dispositif de sécurité réagit de la manière illustrée à la fig. 4. Par suite de la double déformation du ruban 12, la profondeur à laquelle s'opère la fermeture de l'interrupteur 33 est approxi mativement égale à la moitié de celle pour laquelle s'opère cette fermeture lorsqu'une seule touche est actionnée.
De la sorte, les deux cliquets 23h et 23i de ces deux touches occupent, au moment de la dés- excitation de l'électro-aimant 26, les positions dans lesquelles ils sont représentés dans la fig. 4, leurs deux becs étant situés de part et d'autre de la barre 22. Il en résulte que cette dernière, en revenant dans sa position initiale, bloque l'avance des touches et interdit à ces dernières d'atteindre les interrupteurs <B>1<I>1</I></B><I> h</I> et 11<I>i</I> (non représentés) qui vaudraient au frau deur d'atteindre le but malhonnête qu'il vise.
Le fonctionnement normal du dispositif ne met pas en action la seconde voie de commande. Celle-ci n'intervient que dans le cas où le fraudeur, espérant profiter du temps de réaction -du dispositif, presse très rapidement sur les deux touches. Dans ce cas, la came 35 déplace mécaniquement et instantanément la barre de verrouillage 22 dès que la came 32 a dé passé la position pour laquelle elle ferme l'interrup teur 33.
Dans le dispositif illustré à la fig. 5, on retrouve les touches 10, les interrupteurs 11, le ruban 12, les points fixes 13 et 16, le bâti 14, le ressort 15, les galets 17 et 18, la pastille 19 et la butée 20 de la première forme d'exécution.
Ce dispositif se distingue de cette dernière par un mécanisme de verrouillage auxiliaire subordon nant, comme le mécanisme formé, dans la deuxième forme d'exécution décrite, par la barre 22 et les cli- quets 23, la possibilité d'enfoncer une touche à l'in troduction d'une pièce de monnaie dans l'appareil.
Ce mécanisme comprend un second câble 37 at taché par une de ses extrémités à un point fixe 38 du bâti 14 et par son autre extrémité à un bras 39 d'un levier dont un autre bras 40 est assujetti à un ressort de rappel 41, et une rangée supplémentaire de galets 42 fixés sur le bâti et contre lesquels le ruban 37 prend appui. Ce mécanisme comprend en core un électro-aimant 43 dont le noyau 44 forme un cliquet à ressort et dont la bobine est insérée dans un circuit électrique analogue à celui représenté à la fig. 2 du dessin.
Lorsque l'électro-aimant 43 a été excité par l'in troduction d'une pièce de monnaie dans l'appareil, le fonctionnement de ce dispositif est le même que celui du dispositif représenté à la fig. 1. Le seul fait nouveau réside dans la déformation du câble 37 à partir d'un certain enfoncement de la touche pressée sans toutefois qu'il en découle des conséquences par ticulières, étant donné l'effacement du noyau 44. Si deux touches sont enfoncées simultanément après l'introduction d'une pièce de monnaie, le dispositif se comporte encore comme le dispositif représenté à la fig. 1, le câble 12 bloque les touches avant qu'elles n'atteignent les interrupteurs 11 correspon dants.
Dans ce cas, les galets 18 n'arrivent même pas en contact avec le câble 37.
En revanche, si aucune pièce n'est engagée dans l'appareil, le mécanisme auxiliaire entre en jeu dès que l'on veut presser sur une touche. Le noyau 44 n'étant pas attiré, il limite la déformation du câble 37 qui bloque l'avance de n'importe quelle touche avant qu'elle n'atteigne la profondeur ù laquelle elle actionne l'interrupteur 11 correspondant.
Lorsque le fonctionnement est normal, la dés- excitation de l'électro-aimant 43 est assurée par des interrupteurs 60 actionnés par la touche pressée au moment où elle arrive à la fin de. sa course.
La dernière forme d'exécution représentée se dis tingue des précédentes par un mécanisme de com mande semi-automatique des interrupteurs 11.
Dans la fig. 6, qui représente cette forme d'exé cution, on retrouve les touches. 10, le ruban 12, le châssis 14, l'attache 13 et le tambour 21 de la deuxième forme d'exécution décrite. Ce tambour est muni d'une came 45 destinée à fermer un interrup teur 46 lorsque le ruban 12 a été amené à un certain état de déformation par l'enfoncement d'une ou de plusieurs touches 10.
Cet interrupteur 46 est placé en série avec la bobine d'un électro-aimant 47 dont le noyau 48 cons titue l'extrémité d'une barre coulissante 49 soumise à l'action d'un ressort de rappel 50.
Contrairement aux autres formes d'exécution décrites, les touches 10 n'actionnent pas directement les interrupteurs 11, mais ce sont des coulisseaux à ressort 51, disposés entre les touches 10 et les in terrupteurs 11, qui sont chargés de produire la fer meture de ces derniers. Ces coulisseaux 51 portent des galets 52 destinés à coopérer avec des doigts 53 que présente la barre 48.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant lorsqu'une seule touche est enfoncée, elle bute, au cours de sa course, contre le coulisseau qui lui cor respond et entraîne celui-ci à l'encontre de l'action de son ressort de rappel jusqu'au moment où la came 45 ferme l'interrupteur 46. A ce moment, l'électro aimant 47 attire son noyau 48, ce qui provoque le coulissement de la barre 49 de gauche à droite. Au cours de ce déplacement, le doigt 53 correspondant à la touche enfoncée accroche le galet 52 de cette touche et, substituant son action à celle de la tou che, achève le mouvement du coulisseau amorcé par cette dernière.
Si deux touches sont enfoncées simultanément, le déclenchement de l'électro-aimant 47 s'effectue avant que ces deux touches entrent en contact avec les coulisseaux qui leur correspondent et le déplace ment de la barre 49 s'effectue par conséquent sans que le mouvement des coulisseaux ait été amorcé, c'est-à-dire que les galets 52 sont encore dans leurs positions de repos au moment où la barre est dépla cée.
II résulte de ce mouvement prématuré de la barre 49 des deux conséquences suivantes a) les galets 52 des deux touches pressées ne sont pas accrochés par les doigts 53 corres pondants de la barre 49 parce que les cou- lisseaux 51 de ces deux touches n'ont pas été déplacés ; b) l'enfoncement de ces deux touches est limité par les doigts 53 qui constituent des butées contre lesquelles les galets 52 sont arrêtés.
Il est bien évident que l'invention n'est pas limi tée à ce qui est représenté au dessin. En particulier, l'organe souple inextensible pourrait s'étendre sur plusieurs rangées de touches, voire même le long de lignes de touches curvilignes.
Le verrouillage des touches peut se faire aussi bien par coulissement latéral ou en hauteur d'une barre que par un verrou rotatif. De même, la com mande de ce verrouillage peut s'opérer soit par un électro-aimant, soit par un mécanisme, soit par d'au tres moyens équivalents.