Dispositif de sécurité d'un brûleur La présente invention a pour objet un dispositif de sécurité d'un brûleur à huile ou semblable dans lequel une résistance photoélectrique est utilisée pour détecter la présence de la flamme ; cette résistance photoélectrique est connectée avec un relais de con trôle du combustible à travers un circuit sélecteur qui rend possible le fonctionnement du relais de con trôle du combustible seulement dans des conditions correspondant au fonctionnement sûr du brûleur et du détecteur de la flamme.
L'objet de cette invention est de fournir un tel dispositif de sécurité qui est simple et dont le prix est bas, qui possède des caractéristiques inhérentes de sûreté et qui entre immédiatement en action sans re tard dû aux tubes thermoioniques à cathode chaude.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma du dispositif comprenant la résistance photoélectrique et le relais de contrôle du combustible, et la fig. 2 est un graphique représentant les condi tions de la tension dans le circuit.
Les éléments principaux du circuit sont un relais électromagnétique, un tube à cathode froide et une petite résistance photoélectrique. Une caractéristique importante du circuit est que les tensions d'alimen tation de l'anode principale et de l'électrode de com mande (d'amorçage) sont des tensions alternatives, la tension appliquée à l'électrode de commande étant déphasée de 901, par rapport à la tension de l'anode principale,
la tension d'alimentation de l'électrode d'amorçage étant appliquée à travers un condensa teur et une résistance photoélectrique branchés en série et le relais électromécanique de contrôle du combustible étant compris dans le circuit anode- cathode du tube.
Sur la fig. 1, un tube à cathode froide T possède trois électrodes à savoir une cathode K, une anode A et une électrode de commande S qui est utilisée dans ce circuit comme anode d'amorçage avec une tension de rupture Vs .
La tension principale est appliquée entre l'anode et la cathode K du tube, mais la dé charge principale entre l'anode A et la cathode K a lieu seulement lorsque la tension Vl est supérieure à une valeur V. et que le courant circule dans rinter- valle d'amorçage S-K. Le condensateur Cl et la ré sistance RI fournissent une tension alternative V2 dont la valeur de crête est plus petite et dont la phase est en avance d'environ 900 par rapport à la tension principale Vl. La tension V2 est
appliquée à l'anode d'amorçage S à travers un condensateur C2, une ré sistance photoélectrique PR et une résistance R2, montés en série. La résistance :R2 servant à protéger la résistance photoélectrique PR et le tube à cathode froide T.
La diode D rétablit les conditions initiales après chaque cycle de fonctionnement p. e. durant la partie négative de la tension V2. Pour comprendre l'action discriminatrice de la résistance dans le circuit et les propriétés de sûreté l'accompagnant, considé rons trois conditions de fonctionnement différentes, I,<B>il</B> et III.
I. Lorsque la résistance de PR est haute, ce qui veut dire non-éclairement ou ouverture du circuit de la cellule PR, il n'y a pas de décharge dans l'inter valle d'amorçage S-K, et par conséquent dans l'inter valle principal et dans le relais électromagnétique R. Ainsi la protection est réalisée contre un défaut dans la cellule ou dans le circuit associé à elle, vu que l'alimentation du relais de contrôle du combustible est nécessaire pour maintenir l'alimentation du brû leur en combustible.
II. Si par contre la résistance de PR est basse ce qui signifie un éclairement intense ou le court-circuit de la cellule PR, une décharge a lieu dans l'intervalle d'amorçage. Cette décharge s'arrête peu après la di minution de la tension V2, après qu'elle a atteint sa valeur de crête positive. Étant donné que cela arrive avant que la tension principale Vl a atteint sa valeur critique V,,, la décharge dans l'intervalle principal AK n'a pas lieu. Ainsi la protection est de nouveau obtenue par la non-alimentation du relais de contrôle du combustible.
III. Lorsque la résistance de PR a une valeur intermédiaire (les limites étant déterminées par les valeurs de la résistance R3 et d'autres paramètres du circuit) correspondant à un éclairement normal de la résistance photoélectrique PR, la décharge ayant lieu dans l'intervalle d'amorçage durera jusqu'à ce que la tension Vl atteigne la valeur V,, et la décharge dans l'intervalle principal A-K a lieu,
en provoquant l'attraction du relais électromécanique R ce qui rend possible le maintien de l'alimentation en combustible.
Le comportement de la tension V3 en liaison avec l'action de rétablissement de la diode D- est re présenté sur la fig. 2 et indiqué par I, II et III respectivement.
Le relais électromécanique R est muni d'un en roulement en cuivre court-circuité pour provoquer un retard de déclenchement, afin d'empêcher le clique- tage de son armature. Il est connecté avec le con ducteur cathodique du tube à cathode froide, de façon à produire une réaction positive.
Lorsqu'une impulsion de courant a traversé le relais, une petite tension de signe opposé (par rap- port à la tension durant l'impulsion du courant) est maintenue pendant un instant aux bornes de l'enrou lement. De cette manière, pendant la période sui vante, la cathode K sera polarisée d'une façon faible, négativement, en provoquant une nouvelle décharge dans l'intervalle principal. Cette réaction positive empêche le cliquetage du relais, au voisinage de la limite de l'éclairement faible du dispositif.
Un exemple approprié des valeurs des éléments du circuit représenté sur la fig. 1 est le suivant : Cl = 30 000 pF C2 = 3000 pF RI = 100ka, 1W R2 = 100 k S2, 1/2W R3 = 5 M<B>Q,</B> 1/2 W T = GR 16 (Cerberus) ou ER 21 (Elesta) R = J 53, 1 X 1600 ohms 25 % Cu (Erni) D = Selen E 250 C 30 (AEG)
PR = Flf (Heimann) Vl = 230 V, 50 Hz Certaines modifications du circuit sont possibles. L'électrode de commande du tube de déclenche ment à cathode froide peut être une cathode d'amor çage au lieu d'une anode d'amorçage, ce qui veut dire que pour obtenir une décharge entre l'électrode d'amorçage et la cathode, une tension négative doit être appliquée à l'électrode d'amorçage qui dépasse une certaine tension de rupture.
Pour faire fonction ner le circuit, la tension alternative pour l'alimenta tion de l'électrode d'amorçage doit être par consé quent déphasée en arrière (au lieu d'en avant) d'en viron 901, par rapport aux tensions principales et la polarité de la diode de rétablissement doit être chan gée. Dans ce cas il n'est pas possible d'introduire une réaction positive d'une manière aussi simple comme auparavant.
Il existe aussi d'autres moyens pour la produc tion d'un déphasage de la tension d'alimentation du circuit de l'électrode d'amorçage, en utilisant les con densateurs, les inductances et les résistances ou même des transformateurs.
Pour diminuer l'effet de la variation de la tension principale sur la sensibilité, on peut modifier le cir cuit de la fig. 1 en remplaçant RI par une résistance dont la valeur dépend de la tension. La tension V, deviendra alors rectangulaire au lieu d'avoir une forme sinusoïdale et la tension V3 changera de même de forme, mais tout cela ne changera en rien le fonc tionnement du circuit.