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Machine-outil pour la production de pièces par usinage direct d'un profilé de faibles dimensions en rouleau Il est difficile de redresser des profilés de faibles dimensions enroulés. Aussi l'usinage de pièces, à partir de tels profilés de faibles dimensions enroulés, s'effectue le plus souvent en tronçonnant les profilés en barres de deux ou trois mètres qui sont ensuite montées sur la machine-outil effectuant le travail et tournent avec la poupée dei cette machine.
Mais, en tournant dans les tubes porte-barres à vive. allure, de 5000 à 10 000 tours/minute par exemple, ces barres s'usent et se détériorent et le profilé ne conserve plus sa forme initiale, ce qui est hautement préjudiciable pour l'obtention de pièces de dimensions, suffisamment exactes, telles que, par exemple, les pièces pour mécanisme d'horlogerie.
La machine objet de l'invention permet de conserver sans déformation le profil initial du profilé, au cours de l'usinage direct de profilés livrés en rouleaux. Elle est caractérisée par le fait qu'elle comprend une pince fixe destinée à serrer l'extrémité du profilé déroulé qui en déborde de la longueur de la pièce à produire, un groupe d'outils avant utilisables pour l'usinage de la portion avant de cette partie débordante, une pince pivotante destinée à serrer la portion avant usinée de cette partie, un groupe d'outils arrière utilisables pour l'usinage de la portion arrière et la saignée de cette partie usinée,
au moins un outil à poste fixe d'axe orthogonal à la direction d'avancement du, profilé et un dispositif d'éjection, la pièce saisie par la pince pivotante après saignée étant amenée successivement en regard de chaque outil à poste fixe et du dispositif d'éjection, et un dispositif d'approvisionnement pour l'avancement du profilé déroulé. Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention. La fig. 1 est une vue générale, en plan, d'une machine-outil conforme à l'invention.
La fig. 2 est une vue en perspective d'une clé de raquette à usiner à l'aide de la machine illustrée à la fig. 1 et, en traits mixtes, du profilé dans lequel cet usinage est effectué. La fig. 3 est une vue en coupe des pinces fixe et mobile de la machine illustrée à la fig. 1. Les fig. 4 et 5 représentent schématiquement le revolver porte-outil avant dans deux positions de travail différentes.
Les fig. 6 et 7 représentent schématiquement les deux outillages montés dans le revolver des fig. 4 et 5 et l'opération qu'ils effectuent sur le profilé.
Les fig. 8 à 10 représentent schématiquement la pince mobile respectivement dans, deux positions de travail et dans la position d'éjection de la pièce finie.
La machine-outil illustrée à la fig. 1 comprend une tête d'alimentation 1 recevant le profilé 2 déroulé d'une bobine, non représentée, et passant dans une tête de guidage 3. Cette tête d'alimentation 1 fournit le profilé à une pince de serrage 4 fixe. De part et d'autre de la .tête d'alimentation 1 sont montés sur ce bâti deux chariots coulissants 5 et 6. Le chariot 5 porte une tête tournante 7 sur laquelle est fixée une fraise 8.
Ce chariot est réglé à l'aide de deux indexeurs 9 et 10. Sur le chariot 6 est montée une tête tournante
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11 sur laquelle est fixée une fraise à saignée 12. Ce chariot 6 a sa position réglée à l'aide de deux in- dexeurs 13 et 14.
Les fraises 8 et 12 travaillent dans l'espace situé à l'avant de la pince fixe 4.
A l'avant de cette pince fixe est montée une pince mobile 15 portée par un bâti 16 susceptible de pivoter autour d'un axe 17. Devant la pince mobile 15 est situé un revolver 18 pivotant autour d'un axe 19, muni d'outils 20 et rappelé par un ressort 21. Les mouvements de prise de la tête d'alimentation 1; de serrage de la tête 4, de déplacement des chariots 5 et 6 et de pivotement et d'avancement du revolver 18 sont, de préférence, commandés automatiquement à la façon habituelle par des jeux de cames disposés dans le bâti de la machine et non représentés.
La pince fixe, ainsi que représenté à la fig. 3, comprend un corps 4 dans lequel est fixé un chien de serrage fixe 22. Un chien de serrage mobile 23 est commandé en coulissement dans ce corps par un piston 24 avec interposition d'un ressort 25, sous l'action d'une came 26 du mouvement général de la machine. Les mors 27 et 28, destinés à serrer le profilé 2 à usiner ont une forme conjuguée de celle de ce profilé.
La pince mobile, comme illustré à la fig. 3, comprend un corps 15 fixé sur le dispositif transporteur 29.
Dans ce corps est fixé un chien de serrage fixe 30 et coulisse à l'encontre d'un ressort 31 un chien de serrage mobile 32, sous l'action d'air comprimé arrivant par un ajutage 33. Les mors de serrage 30 et 32 ont une forme qui sera définie ci-après.
La machine illustrée à la fig. 1 est notamment utilisable pour usiner des clés de raquettes pour montres, telles que celle illustrée à la fig. 2, à partir de profilés en rouleaux ayant une section telle que celle représentée en P en traits mixtes à cette figure. Cette clé comprend une queue cylindrique 34 de diamètre notablement plus faible que les dimensions de la section P et un corps 35 dont la plus grande partie est inscrite dans la section P.
Ce corps est muni d'un chanfrein conique 36 centré sur l'axe de la queue cylindrique 34, d'une partie cylindrique 37 centrée elle aussi sur cet axe, et se termine par un talon 38 inscrit dans la partie mince du profilé P. A l'opposé de la partie cylindrique 37, cette tête porte une face plane inclinée 39 qui aboutit à une face plane 40 perpendiculaire à l'axe de la queue 34 et dans laquelle est pratiquée une fente 41 passant par l'axe de cette queue 34 et perpendiculaire au plan de symétrie du profilé P.
Pour effectuer l'usinage d'une clé de raquette du genre de celle illustrée à la fig. 2, la machine-outil de la fig. 1 est utilisée comme suit Le profilé 2, en se déroutant du rouleau, non représenté, est amené à la tête d'alimentation 1 de telle sorte que son bord mince p soit disposé vers la gauche dans le sens d'alimentation.
La tête d'aUmen- tation est agencée de telle sorte que, après desserrage de la pince fixe 4, le profilé avance au-delà de cette pince d'une longueur légèrement plus grande que celle de la clé. Puis, sous l'action de la came 26, les mors 27 et 28 de la pince fixe maintiennent le profilé 2 qui déborde de ces mors ainsi que représenté à la fig. 3.
Le revolver 18 équipé de deux outils 20a et 20b est alors disposé dans la position illustrée à la fig. 4 en butée contre une touche de réglage 42 du bâti 43 qui le supporte. L'outil 20a, ainsi que représenté à la fig. 6, est constitué par une fraise creuse munie de deux parties coupantes, sa partie avant 44 et sa partie interne 45. De la sorte, en déplaçant le revolver 18 à l'encontre du ressort 2.1, on usine la queue 34 de la clé de raquette dans le profilé 2.
Puis, le profilé étant toujours maintenu par la pince fixe, le revolver 18 est amené dans la position illustrée à la fig. 5, par butée d'une touche 46 portée par ce revolver sur le bâti 43. L'axe de l'outil 20b cdincide alors avec l'axe de la queue cylindrique 34 déjà usinée. L'outil 20b est constitué par une double fraise creuse comportant trois parties coupantes, la partie frontale 47 et la partie interne 48 de la fraise extérieure 49 et la partie frontale en biseau 50 de la fraise intérieure 51. On usine ainsi simultanément le chanfrein conique 36 et le fraisage cylindrique 37.
Le transporteur 29 de la pince mobile 15 est alors disposé par pivotement autour de l'axe 17 dans la position, illustrée à la fig. 8 en venant buter par une touche 52 sur une pièce fixe 53 montée sur le bâti de la machine. Dans ce mouvement, la pince mobile 15 vient coiffer le profilé et en assure le serrage sur le fraisage cylindrique 37 de plus grand diamètre. La fraise 8 est alors mise en action pour effectuer le fraisage simultané de la face plane oblique 39 et de la face plane 40.
Une fois ce fraisage terminé, la pièce ainsi usinée est détachée du profilé par action de la fraise à saignée 12, tout en restant portée par la pince mobile 15.
Cette pince mobile 15 est alors amenée dans la position illustrée à la fig. 9 par rotation de 90 du transporteur 29 autour de l'axe 17, en butant contre une touche 52a du bâti 53. Dans cette position, une fraise 54 portée par une tête tournante 55, et centrée sur l'axe vertical 56 assure le fraisage de la fente pour tournevis 41. La clé de raquette est ainsi entièrement usinée.
La Rince mobile 15 est alors amenée dans la position de la fi-. 10 par pivotement en sens inverse du transporteur 29 autour de l'axe 17, de telle sorte que la pièce usinée qu'elle porte vienne en regard d'une tuyauterie d'air comprimé 58. En même temps que le serrage de la pince mobile est relâché par suppression de l'arrivée d'air comprimé dans l'ajutage 33, l'air comprimé arrivant par la tuyauterie 58 assure l'éjection de la pièce terminée.
Le dispositif alimentaire 1 entre en action pendant le fraisage de la fente 41 pour avancer le pro- filé à travers la pince fixe 4 ouverte par suppression
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de l'action de la came 26 sur le chien de serrage mobile 23, et le cycle opératoire recommence.
II est ainsi possible d'usiner les clés de raquettes sans détériorer le profilé fourni en rouleau et avec une perte minime de matière en fin de rouleau, correspondant à celle normalement obtenue par l'utilisation, des dispositifs alimentaires.
La machine représentée peut être utilisée d'une façon générale en vue d'effectuer des opérations d'usinage courant, telles que tournage, perçage, taraudage, fraisage et sciage, à partir d'un profilé fourni en rouleau, sans nécessiter le tronçonnage préalable du profilé en barres de longueur déterminée.
On con- çoit en effet que les outils nécessaires pour effectuer de telles opérations peuvent être montés soit sur un revolver à positions multiples, tel que le revolver 18, soit sur des têtes porte-outil telles que les têtes 7, 11 et 55, en réglant la séquence des opérations et la position relative des outils en cours d'usinage pour utiliser au mieux la pince fixe 4 et la pince mobile 15.
Il est bien évident que des modifications pourraient être apportées au mode d'exécution décrit. En particulier, les fraises creuses 20a et 20b pourraient être portées par des têtes porte-outil à chariot. Pareillement, les fraises 8 et 12 pourraient être montées sur un revolver.
Contrairement à ce qui se passe dans les, machines d'usinage à partir de barres tournantes, le rendement de ladite machine-outil est meilleur du fait qu'il n'y a plus de perte de temps pour changer les barres. D'autre part, alors qu'une barre ne peut être consommée entièrement, les pertes de matière sont réduites au minimum; d'où économie de métal sous une forme d'élaboration, difficile et onéreuse. En outre, la qualité de la pièce usinée est meilleure, le profilé ne subissant aucune détérioration avant l'usinage. Enfin, dans le cas où la machine est automatique, il n'y a plus de perte de temps pour en surveiller la bonne marche.