CH347453A - Procédé de formage d'une empeigne et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé de formage d'une empeigne et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé

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CH347453A
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English (en)
Inventor
Simon Kamborian Jacob
Anthony Weisz Thomas
Original Assignee
Kamborian Jacob S
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    • AHUMAN NECESSITIES
    • A43FOOTWEAR
    • A43DMACHINES, TOOLS, EQUIPMENT OR METHODS FOR MANUFACTURING OR REPAIRING FOOTWEAR
    • A43D21/00Lasting machines
    • A43D21/12Lasting machines with lasting clamps, shoe-shaped clamps, pincers, wipers, stretching straps or the like for forming the toe or heel parts of the last
    • A43D21/127Lasting machines with lasting clamps, shoe-shaped clamps, pincers, wipers, stretching straps or the like for forming the toe or heel parts of the last with wipers

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  • Mechanically-Actuated Valves (AREA)

Description


  Procédé de formage d'une empeigne  et machine pour la mise en     aeuvre    de ce procédé    La présente invention a pour objet un procédé de  formage d'une empeigne, caractérisé en ce qu'on tend  celle-ci sur une forme, de manière que ses bords  extérieurs viennent se rabattre sur le fond de la  forme sous l'action de moyens mobiles, qu'on appli  que une matière collante sur le fond de la forme et  sur la bordure de l'empeigne, qu'on pose cette bor  dure contre le fond et qu'on applique ensuite sur  celui-ci une pression allant en croissant, de manière  à réaliser le collage.  



  L'invention comprend également une machine  pour la mise en     oeuvre    de ce procédé, comportant un  support mobile pour ladite forme, des cames de for  mage susceptibles d'embrasser l'extrémité de l'em  peigne pour opérer sur elle et des moyens moteurs  pour assurer un mouvement relatif entre l'empeigne  supportée et les cames.

   Cette machine est caractérisée  en ce qu'elle comporte une poignée unique suscep  tible d'être     manoeuvrée    à la main pour     commander     les moyens moteurs et supportée pour s'étendre laté  ralement d'un côté de la machine dans une position  horizontale, de telle sorte qu'on peut lui faire exécu  ter un mouvement horizontal vers l'avant ou vers  l'arrière en la poussant ou en la tirant et qu'on peut  la faire tourner autour de son axe horizontal, des  moyens répondant à ces déplacements de poussée  de traction et de rotation de la poignée, pour effec  tuer un mouvement relatif de l'empeigne et des  cames.  



  Le dessin annexé représente, à titre d'exemple,  une forme d'exécution de la machine pour la mise  en     oeuvre    du procédé.    La     fig.    1 en est une coupe verticale ;  la     fig.    2 représente une coupe verticale faite  suivant le sens longitudinal d'une soupape de com  mande et montrant schématiquement la réunion de  ladite soupape à la tige de piston d'un cylindre  moteur ;  la     fig.    3 représente une vue en plan de la partie  supérieure de la machine, le couvercle ayant été  enlevé ;  la     fig.    4 représente une vue en     plan    du méca  nisme de commande;  la     fig.    5 représente une vue de côté du méca  nisme de commande;

    la     fig.    6 représente une coupe verticale partielle  faite à travers les cames     primaires    et montrant, en  élévation au-dessous de ces dernières, la came secon  daire ;  la     fig.    7 représente une vue en plan de la partie       supérieure    de la came de formage secondaire ;  la     fig.    8 représente une vue en plan de la partie  inférieure de la came de formage secondaire;  la     fig.    9 représente une vue en élévation trans  versale de     l'extrémité    de droite de la came de for  mage représentée sur la     fig.    7 ;

    la     fig.    10 représente une coupe     verticale    trans  versale de l'empeigne, montrant la came secondaire  en contact avec le fond de l'empeigne;      la     fig.    11 représente une vue de côté d'une em  peigne, montrant la came de formage     secondaire,     partie en élévation et     partie    en coupe, avancée vers  l'avant sur le bout de l'empeigne ;  la     fig.    12 représente une vue en plan de la     came     secondaire, avancée vers l'avant sur le fond de l'em  peigne.

   Une partie de la came a été supposée brisée  pour montrer le bord avec ses plis ;  la     fig.    13 représente une vue en plan de la partie  inférieure de la came de formage, le dessus ayant été  enlevé ;  la     fig.    14 représente une coupe longitudinale, faite  suivant la ligne 14-14 de la     fig.    7 ;  la     fig.    15 représente une vue en plan de l'élément  de chauffage, qui est prévu pour être placé dans  l'intérieur creux de     la,    came de formage ;

    la     fig.    16 représente une coupe transversale à  plus grande échelle, faite à travers le support des  cames de formage primaires, montrant les cames de  formage primaires en coupe et la came de formage  secondaire supportée au-dessous des cames de for  mage primaires et séparées de ces dernières par un  intervalle.  



  La machine représentée au dessin     comporte    une  paire de cames de formage 10, dont l'une seulement  est représentée sur la     fig.    1. Ces cames de formage  sont     supportées    de manière à pouvoir exécuter un  mouvement horizontal dans un plan fixe, par     rapport     à une     forme    12, montée sur un support mobile, dont  une partie est désignée par le repère 14, de sorte  qu'une empeigne étant assemblée sur la     forme    et  clouée à cette     dernière,

      on peut agir sur elle par le  mouvement relatif des cames et du     support    pour faire  travailler la bordure de formage dans le sens de la  hauteur de l'empeigne et pour la recourber vers l'in  térieur sur le fond.  



  On amène la forme 12 légèrement au-dessus du  plan des cames de formage. Lorsqu'on fait avancer  les cames 10 vers la forme, elles s'engagent avec  l'empeigne sous la forme. On tire alors la forme ver  ticalement de haut en bas en abaissant le     support,     de manière à tendre la bordure de l'empeigne qui se  trouve prise entre les cames et la forme.  



  Simultanément, on déplace les cames de formage  10 vers la forme, comme     précédemment,    pour plier  la bordure et pour l'assembler intérieurement contre  le bord de la forme, c'est-à-dire la semelle de la  forme.  



  Les cames sont supportées par une base 16 en  forme de piédestal et par un chapeau 18 sur lequel  est disposé un     coulisseau    20 pouvant être animé d'un  mouvement horizontal de va-et-vient. L'extrémité  antérieure du     coulisseau    repose sur un support 22  de came de formage (qui peut être, par exemple,  une toile faisant partie intégrante du chapeau) s'éten  dant en travers du chapeau, d'un côté à l'autre. Le       support    de came de formage est muni d'une surface    supérieure bien polie formant guide pour une paire  d'organes 24, 26     actionnant    les cames de formage.  Les surfaces de ces organes ont des formes telles  qu'elles fournissent des guidages pour les cames de  formage.

   A l'extrémité antérieure du coulisseau 20  sont réunies par pivots les extrémités postérieures de  biellettes 28 et 30 qui s'étendent vers l'avant     au-          dessous    des organes actionnant les cames de formage  et qui sont reliées à ces dernières, à leurs extrémités  antérieures, par pivots. Les organes actionnant les  cames de formage sont     munis    de fentes, pour com  muniquer le mouvement désiré aux cames de for  mage. Le mouvement des organes     actionnant    les  cames de formage s'effectue par l'intermédiaire des  biellettes précitées, quand le     coulisseau    exécute son  mouvement de va-et-vient.

   Le support mobile 14  pour l'empeigne est un chariot qui peut glisser verti  calement dans des chemins ménagés dans la paroi  du bâti. A ce chariot est fixée une tige 32 pour le  montage de la forme. Les détails concernant le cha  riot, la tige de montage ainsi que les différents régla  ges n'ont pas à être exposés ici. L'empeigne, placée  sur la forme, est supportée sur la tige 32, partie infé  rieure vers le haut, dans une position à peu près  horizontale. Son bout repose sur un rouleau de sup  port 34     (fig.    1). Le rouleau 34 est supporté, de ma  nière à pouvoir tourner, dans un palier fixé à l'extré  mité supérieure d'un montant 36, qui est monté à  l'intérieur du bâti et qui peut glisser verticalement  dans un guidage 38.  



  Pour     effectuer    les manipulations des cames de  formage et du support, rapidement et avec le degré  le plus élevé possible de coordination des mouve  ments relatifs des organes en cause, il est prévu une  poignée de commande unique 40     (fig.    3) pouvant  être     manoeuvrée    à la main, qui agit par l'intermé  diaire de moteurs et de soupapes de commande.  



       Comme    on le voit sur la     fig.    1, le mouvement du       coulisseau    20 et du     support    34 du bout de la forme  ainsi que le mouvement du chariot 14 sont     produits     par des moteurs 42 et 44 qui sont constitués par des  ensembles cylindre et piston, actionnés, de     préférence,          pneumatiquement.    Le moteur 42 comprend un cy  lindre 46 ayant à l'une de ses extrémités un fond 48  qui est     réuni    au bâti de la machine, de manière à  pouvoir pivoter par rapport à ce dernier, par un axe  50 et une     console    52.

   Le     cylindre    contient un piston  auquel est fixée une tige de piston 54 qui fait saillie  hors du fond opposé 56 du cylindre. A     l'extrémité     en saillie de la tige de piston 54, est fixé un bloc  58 en forme de fourche, qui reçoit entre les branches  de la fourche un bras 60 d'un levier coudé 62.  L'extrémité du bras 60 et les branches du bloc 58  sont réunies entre elles par un pivot. Le levier coudé  62 peut pivoter autour d'un axe 64 qui est porté par  des bossages 66 faisant partie intégrante du bâti.  L'autre bras 68 du levier coudé 62 est     réuni    par  pivot à des biellettes 70, réunies elles-mêmes par  pivot à l'extrémité postérieure du coulisseau 20.

   Par  conséquent, le mouvement de la tige de piston 54      produit, par le balancement du levier coudé 62, un  mouvement de va-et-vient du coulisseau 20.  



  Le moteur 44 comprend un     cylindre    72 qui est  boulonné à l'intérieur du bâti, au voisinage de la  base de ce dernier, et qui contient un piston muni  d'une tige de piston. La tige de piston sort de l'extré  mité supérieure du cylindre ; elle peut faire partie  intégrante du montant 36 ou bien être fixée à ce  dernier en un point se trouvant entre le dessus du  cylindre et le support 34 du bout de la forme. Le  mouvement du piston dans le cylindre 72 produit  donc un mouvement vertical du montant 36 et, par  conséquent, l'élévation du rouleau 34 supportant le  bout de la forme, ainsi qu'un mouvement vertical  du chariot de talon qui se déplace avec le montant  36. Le mouvement du chariot avec le montant 36  est assuré par un manchon monté sur ledit montant.

    De ce manchon part, vers l'avant, un bras qui est  réuni à la plaque postérieure du chariot.  



  Les moteurs 42 et 44 sont alimentés en     fluide     sous pression, respectivement au moyen de soupapes  pilotes V 1 et V2 qui sont conçues, d'une manière  décrite plus loin, pour     fournir    du     fluide    sous pression  à une extrémité ou à l'autre du cylindre auquel cha  cune d'elles est associée, suivant la manière dont elles  sont actionnées. Les soupapes-pilotes sont comman  dées par l'intermédiaire d'un système de biellettes à  partir de l'unique barre à poignée 40, de sorte que  la commande des cames et du support de bout peut  être effectuée simultanément et (ou) indépendam  ment. La barre à poignée 40 est constituée par une  barre 78     (fig.    4 et 5) qui est portée par un bras  coudé 80.

   Ce bras est disposé pour pivoter, dans un  plan horizontal, autour d'un axe vertical 82 qui est  vissé dans un bloc 84. Ce dernier est fixé par des  vis 86 à la face inférieure d'une plaque de console  88 qui est fixée à son tour à     l'extrémité    inférieure  d'une console 90. L'extrémité supérieure de la con  sole 90 est fixée à la face inférieure du coulisseau  20, de manière à exécuter le même mouvement de  va-et-vient que ce dernier.

   Par conséquent, la barre  à poignée 40 se     déplace    horizontalement avec le     cou-          lisseau.    La barre 78 est montée sur le bras 80, de  manière à pouvoir exécuter un mouvement de balan  cement autour de son axe longitudinal, au moyen  d'une queue 70 de section droite réduite, qui passe  à travers le bras et qui est maintenue en place par  des écrous 81. Entre la face postérieure du bras et  les écrous, il y a un disque de friction 83 et une  rondelle 85 qui assurent l'augmentation ou la dimi  nution de la force nécessaire pour faire tourner la  barre autour de son axe longitudinal.

   Le mouvement  de la barre à poignée 40, dans un plan horizontal,  autour de son pivot 82,a pour effet d'actionner la  soupape-pilote V 1 et la rotation de la barre à poi  gnée 40 autour de son axe longitudinal a pour     effet     d'actionner la soupape-pilote V2, ainsi qu'on va le  voir maintenant.  



  La soupape-pilote V 1     (fig.    4 et 5) est fixée à la  face inférieure de la plaque de console 88 dans une    position horizontale et elle peut être déplacée, dans  un mouvement de va-et-vient, avec le coulisseau 20.  La soupape contient une bobine pouvant     glisser,    qui  présente, faisant saillie à l'une de ses extrémités, une  tige 92. L'extrémité de la tige 92 est réunie au bras  coudé 80 par un téton 94, faisant office de pivot,  qui fait saillie à travers une fente allongée 95, mé  nagée dans le bras, de telle manière que le mouve  ment du bras déplace la position de la bobine dans  la soupape, dont le     fonctionnement    sera décrit plus  loin.

   La soupape-pilote V2 est boulonnée dans une  position verticale au montant 36 et elle peut se dé  placer en hauteur avec ce dernier. Cette soupape  comporte aussi une bobine munie d'une tige 96 fai  sant     saillie,    qui est réunie à la barre à poignée 40  pour exécuter un mouvement dans un sens, par une  série d'éléments 98, 100, 102, 104 et 112 et, dans  le sens opposé, par un ressort 106. L'élément 98 est  une biellette qui est réunie par un pivot au montant  36, adjacent à la soupape V2, au-dessus de la tige  16, qui est maintenue contre ladite biellette par le  ressort 106. L'autre extrémité de la biellette 98 est  réunie à l'élément 100 qui est, lui aussi, une biellette,  et cette dernière est réunie à son tour à un bras 102  d'une pièce rigide à angle droit<B>111.</B>  



  L'autre bras 104 de la pièce rigide 111 peut  glisser verticalement dans un guide 108 et il présente,  à son extrémité supérieure, une traverse 110 qui est  disposée dans une position horizontale au-dessous de  la barre à poignée 40. Une came 112 est montée sur  la queue de la barre 78 et repose sur la traverse 110  qui est suffisamment longue pour que la came soit  en contact avec cette dernière sur toute l'étendue du  mouvement horizontal de la barre à poignée. Un  ressort hélicoïdal 113 est tendu entre une tige fixée  à la pièce à angle droit 111 et une     vis    ou un boulon  solidaire du guide 108. Ce ressort hélicoïdal main  tient la traverse 110 soulevée de manière qu'elle soit  en tout temps en     contact    élastique avec la came 112.

    En conséquence, la rotation de la barre à poignée  autour de son axe longitudinal actionne la sou  pape V2.  



  Il apparaît, d'après ce qui précède, que les deux  soupapes     Vl    et V2 peuvent être     manoeuvrées    simul  tanément et (ou) indépendamment au moyen de  l'unique barre à poignée.  



  Le mécanisme de soupape-pilote qui répond au  mouvement de la barre à poignée, soit dans le mou  vement horizontal, soit dans le mouvement rotatif,  est identique pour les deux cylindres, de sorte que  l'un d'entre eux sera seul décrit ci-après.  



  Sur la     fig.    2, chaque soupape-pilote est constituée  par une boîte 115 contenant un piston 117 pouvant  glisser dans ladite boîte. Les extrémités de ce piston  font saillie hors de la boite et l'une de ces     extrémités          porte    la tige de     manoeuvre    qui est, suivant le cas,  la tige 92 ou la tige 96. La boîte 115 présente un  orifice d'entrée 116, une paire d'orifices de sortie  118 et une paire d'orifices 120 formant évents. L'ori  fice d'entrée<B>116</B> est réuni à une conduite appropriée      amenant l'air sous pression. Les orifices de     sortie     118 sont réunis par des conduites 122 aux extré  mités opposées du cylindre du moteur 42 ou du mo  teur 44.

   La boîte 115 comporte quatre rainures  annulaires convenablement espacées : les deux rai  nures     d'extrémité    124 sont en     communication    avec  les orifices 120     formant    évents et les deux rainures  intermédiaires 126 sont en     communication    avec les  orifices de sortie 118. Le piston 117 comporte une  paire de collets 128, convenablement espacés entre  les extrémités du piston. Les collets<B>128</B> fournissent,  avec les     extrémités    130 du piston, trois cavités annu  laires, à savoir: une cavité intermédiaire 132 et deux  cavités d'extrémité 134.  



  Quand le piston     occupe    la position dans laquelle  les collets 128 recouvrent les rainures intermédiaires  126 de la boîte, la soupape bloque     l'écoulement    du       fluide    (qui se fait par l'intermédiaire de ladite sou  pape) vers le cylindre. Dans cette position du piston,  les cavités     d'extrémité    134 de la bobine se trouvent  vis-à-vis des rainures d'extrémité 124 de la boîte et  la cavité intermédiaire 132 du piston se trouve     vis-à-          vis    de l'orifice d'entrée 116 de la boîte.

   Si l'on dé  place le piston vers la droite, le collet de droite 128  de la bobine découvre la rainure de droite 126 de  la boîte et permet par conséquent au fluide entrant  par l'orifice d'entrée 116 de passer à travers l'orifice  de sortie de droite 118 et d'être conduit de ce der  nier, par l'une des conduites 122, vers l'extrémité  de gauche du cylindre. En même temps, le collet de  gauche 128 découvre l'orifice de sortie de gauche  118, permettant ainsi au     fluide    qui se trouve à l'ex  trémité de gauche du piston, dans le cylindre, d'être  expulsé hors du     cylindre    à travers ledit orifice pour  se rendre dans la rainure 124 se trouvant à l'extré  mité de gauche de la boîte et pour sortir de ladite  rainure par l'évent 120 de gauche.

   Le déplacement  du piston dans le sens opposé au     précédent    produit  un écoulement inverse du     fluide.     



  Ainsi qu'il a été précédemment expliqué, la sou  pape est montée dans chaque cas sur la pièce qui  est déplacée par     admission    de fluide dans le     cylindre     associé à ladite soupape et elle est déplacée dans la  même direction que ladite pièce. Il apparaît, avec  ce mode de     construction    que, si le piston se trouvant  dans la soupape est     déplacé    dans une direction don  née, et produit ainsi le mouvement de l'un des  moyens de     manoeuvre,    la boîte de soupape suivra  ce mouvement, c'est-à-dire se déplacera dans la  même direction que le piston, de manière à tendre  à rétablir les positions relatives du piston et de la  boîte correspondant à la position neutre.

   Par consé  quent, si le déplacement du piston s'arrête, la boîte,  après s'être déplacée sur une distance correspon  dante, s'arrêtera. Ce mouvement de poursuite donne  la possibilité de régler et de commander le mouve  ment des moyens de     manoeuvre    avec beaucoup de  soin, étant donné que lesdits moyens suivent le mou  vement de la poignée de tout près et d'une manière    essentiellement simultanée dans un sens ou dans  l'autre.  



  Le piston se trouvant dans la soupape V2 a peu  de chance d'abandonner sa position neutre parce  qu'elle est maintenue contre la biellette 98 par le  ressort 106 et la barre à poignée a peu de     tendance     à tourner, sauf quand elle est     manoeuvrée,    en raison  de l'effet de freinage entre la came 112 et le bras  coudé 80. Il y a toutefois une certaine tendance de  la barre à poignée 40 à se déplacer horizontalement  quand on enlève la main de ladite poignée. Par suite,  pour maintenir la soupape V 1 en position neutre  quand la main est retirée, il est prévu des doigts  plats 140 formant     ressorts    (fi-. 5) qui sont montés  sur un bras 142 fixé au bloc 84, de manière qu'ils  soient en contact avec les faces opposées du bras 40.  



  Du fait que les deux soupapes sont commandées  par une barre à poignée unique, soit par un mouve  ment horizontal, soit par un mouvement de balan  cement de ladite barre, mouvements qui peuvent  s'effectuer indépendamment ou     simultanément,    il est  évident que la commande des cames de formage et  la position du     support    de bout ainsi que celle du  chariot supportant le talon, qui est associé audit  support, peuvent être coordonnées moyennant un  effort minimum de l'opérateur.  



  Au moyen de la commande à main, unique, men  tionnée ci-dessus, des cames de formage, on peut  resserrer la bordure de formage autour du bout, de  manière qu'elle forme une série de plis. A ce mo  ment, l'opérateur applique, avec une petite brosse ou  un outil analogue, une matière collante chaude à la  semelle     intérieure    ainsi qu'à l'intérieur de la bordure  de formage qui se tient droite. Aussi rapidement que  possible, on déplace vers l'avant, dans toute leur  étendue, les cames de formage primaires, le fond  de l'empeigne étant pressé vers le haut contre la face  inférieure, de manière à plier vers le bas la bordure  se tenant droite et enduite de matière collante, afin  qu'elle entre en contact avec le fond de l'empeigne.

    Pour augmenter encore la pression sur la bordure  enduite de matière collante, on     déplace    vers l'avant  une came de formage secondaire entre les cames de       formage    primaires et le fond de l'empeigne pour       appliquer    un     effort    et une pression augmentés et pour  chauffer la bordure. Pour exécuter cette opération,  il faut en général abaisser quelque peu le     support    en  l'éloignant des cames de formage primaires, de ma  nière à pouvoir introduire de force, vers l'avant, la  came de formage secondaire entre les cames de for  mage primaires et le fond de l'empeigne.

   Si on le  désire, on peut retirer les cames de formage primai  res et employer,     indépendamment    de ces dernières,  une came de formage secondaire.  



  Comme le montre la     fig.    16, le     support    22 des  cames de formage présente une forme telle qu'il  fournisse un guidage pour la came de formage secon  daire 144 qui est disposée immédiatement au-dessous  des cames de formage primaires et qui est guidée  pour exécuter un mouvement de l'avant vers l'arrière.      L'extrémité avant de la came de formage secondaire  144 est supportée sur un bloc 146, s'étendant transver  salement, en matière calorifuge, qui est fixé à la face  inférieure du     support    sur lequel glissent les cames  de     formage    primaires.

   La face supérieure de la came  de     formage    secondaire est convenablement espacée  de la face inférieure des cames de formage primai  res, et les champs latéraux sont convenablement espa  cés de la partie du bâti de la machine qui leur est  contiguë. L'extrémité postérieure de la came de for  mage secondaire 114 a une queue 148 qui permet de  la réunir à un moteur. Par conséquent, la came de  formage secondaire a un contact très petit avec les  parties métalliques de la machine et, de ce fait, il  ne peut plus guère se produire de     pertes    de chaleur  par conduction, de sorte que la came de formage  secondaire se maintient à sa température maximum  d'une manière à peu près constante pendant toute la  durée de son emploi.  



  Ainsi que le montrent les     fig.    7, 8 et 9, la came  de formage secondaire 114 a une tête de forme rec  tangulaire qui est limitée par une surface supérieure  152 et par une surface inférieure 154, séparées verti  calement l'une de l'autre par l'épaisseur de la came.  Elle présente, en outre, un champ antérieur rentrant.  La queue 148 est percée d'un trou qui est destiné à  recevoir un axe de commande 150 par l'intermédiaire  duquel la came de formage secondaire est réunie  à un moteur qui la déplace vers l'avant et vers  l'arrière, d'une manière qui sera décrite plus loin.  La partie rentrante 156 a une forme telle que son  champ a un profil dont la forme correspond exacte  ment à celle du bout.

   Quand on déplace vers l'avant  une came de formage secondaire ainsi construite en  travers de la bordure de formage précédemment  posée, les côtés opposés 158-158 du champ anté  rieur de l'ouverture 156 se déplacent le long des  bords de l'empeigne et en contact étroit avec ces  derniers sans être poussés vers le haut, à partir de  la partie inférieure de la forme, par le gauche de  cette dernière, c'est-à-dire par la convexité longitu  dinale et par la convexité transversale de la partie  inférieure de la forme.

   Si l'on n'avait pas prévu une  forme concave pour le champ antérieur de la came,  la convexité de la forme, d'une part, et l'empilage de  matière pliée à la bordure, d'autre part, soulèveraient  la came en l'éloignant du fond de l'empeigne, de       sorte    que les côtés opposés de la came n'auraient  pas de contact avec la bordure et, par     conséquent,     n'appliqueraient aucune pression sur cette dernière.  



  Pour augmenter encore l'application de la pres  sion d'une manière uniforme et pour se prémunir  spécialement contre le renflement vers le haut pro  duit par les plis qui se recouvrent, la face inférieure  de la came de formage présente une cavité 160,  s'étendant vers le haut, qui commence au bord de       l'ouverture    rentrante 156 et qui s'étend vers l'arrière  sur une distance approximativement égale à la pro  fondeur de l'ouverture 156.     Cette    cavité 160 est con  vexe transversalement et longitudinalement et     elle    a    une forme telle que son aire correspond essentielle  ment au bout de l'empeigne.

   Il s'ensuit que, lors  qu'on déplace la came de formage vers l'avant pour  l'amener dans sa position extrême, la     cavité    160 loge  non seulement le gauche de la forme, mais     encore     la     surépaisseur    de la bordure due aux plis,     ce    qui  donne la possibilité de maintenir les champs de la  came de formage     secondaire    en contact intime avec  les bords de l'empeigne et d'effectuer l'opération de  pressage nécessaire sans user par frottement, d'une  manière exagérée, la substance de la bordure et sans  endommager les pièces de la machine effectuant  l'opération.  



  Ainsi que le montrent les figures, la came de  formage comprend une plaque supérieure plate 162  dont le champ antérieur est profilé pour fournir l'ou  verture rentrante 156 et une plaque inférieure 164  ayant une paroi 166, perpendiculaire à ladite plaque,  à son bord antérieur et à ses bords latéraux. La  partie antérieure de la paroi 166 est profilée pour  correspondre à l'ouverture rentrante 156 ménagée  dans la plaque supérieure. La plaque inférieure 164  est fixée à la plaque supérieure au moyen de boulons  ou de vis appropriés     (fig.    14) et elle fournit avec  la plaque supérieure une chambre 168à l'intérieur  de laquelle peut être placé un élément de chauffage  170 du genre de celui qui est représenté sur la     fig.     15.

   Cet élément comprend une résistance revêtue  d'une isolation électrique, placée à l'intérieur de la  chambre et munie d'une paire de conducteurs 176,  sortant de la came sous la     forme    d'un câble     flexible     174. Ce câble est réuni à une source de courant et  il assure ainsi une fourniture constante de chaleur  à la came de formage.  



  Le moteur destiné à assurer le mouvement de  la came de formage secondaire ou came chaude 144  est un cylindre à double effet 176     (fig.    6) qui est fixé  à la face inférieure du couvercle de la machine et qui  contient un piston, muni d'une tige 178. Cette tige  de piston     sort    par une extrémité du cylindre et porte  un bloc 180 qui est muni sur ses faces opposées de  guides 182. Les guides 182     supportent    le bloc 180  et lui permettent de glisser le long de glissières mé  nagées dans le bâti. La partie supérieure du bloc  présente une cavité 184 peu profonde dans laquelle  s'ajuste la queue 148 de la came de formage. La  queue 148 est     maintenue    dans la cavité 184 par  l'axe 150.

   Le moteur<B>176</B> est réuni à la     source    de  fluide sous pression au moyen d'une soupape V3       (fig.    6). La soupape V3 contient un piston qui est  normalement soumis à l'action d'un ressort 188 qui  le maintient dans une position correspondant à  l'admission de     fluide    à l'extrémité de droite du       cylindre.    Le piston maintient ainsi la came de for  mage dans sa position rentrée. L'extrémité opposée  du piston est en contact avec un levier 190 dont une  extrémité est montée sur un pivot     solidaire    du bâti.  Une tige     verticale    192 porte sur l'autre extrémité du  levier.

   Le mouvement     descendant    de cette tige dé  place le levier 190 vers le bas et, par conséquent,      déplace le piston de la soupape en l'amenant dans  une position pour laquelle il y a     admission    de fluide  à l'autre extrémité du     cylindre.    Il s'ensuit que la came  de formage se déplace vers sa position de travail. Le  piston est ramené dans sa position de repos par le  ressort 188. La tige 192 sort vers le haut à travers  le couvercle de la machine, à un endroit convenant  pour qu'elle puisse être actionnée facilement par  l'opérateur. Elle porte à son extrémité supérieure un  bouton 193.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de formage d'une empeigne, caracté risé en ce qu'on tend celle-ci sur une forme, de ma nière que ses bords extérieurs viennent se rabattre sur le fond de la forme sous l'action de moyens mobiles, qu'on applique une matière collante sur le fond de la forme et sur la bordure de l'empeigne, qu'on pose cette bordure contre le fond et qu'on applique ensuite sur celui-ci une pression allant en croissant de manière à réaliser le collage. II.
    Machine pour la mise en oeuvre du procédé conforme à la revendication I, comportant un sup port mobile pour ladite forme des cames de formage susceptibles d'embrasser l'extrémité de ]'empeigne pour opérer sur elle et que des moyens moteurs pour assurer un mouvement relatif entre l'empeigne sup portée et les cames, caractérisée en ce qu'elle com porte une poignée unique susceptible d'être man#u- vrée à la main pour commander les moyens moteurs,
    et supportée pour s'étendre latéralement d'un côté de la machine dans une position horizontale de telle sorte qu'on peut lui faire exécuter un mouvement horizontal vers l'avant ou vers l'arrière en la pous sant ou en la tirant et qu'on peut la faire tourner autour de son axe horizontal, des moyens répondant à ces déplacements de poussée, de traction et de rota tion de la poignée, pour effectuer un mouvement relatif de l'empeigne et des cames. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on applique une pression en même temps qu'on chauffe, de manière à obtenir un ramollisse ment suffisant de la bordure de formage pour favo riser la prise de la matière collante. 2.
    Machine selon la revendication II, caracté risée en ce que les cames de formage sont suppor tées pour exécuter un mouvement dans un plan donné et en ce que l'empeigne est supportée pour exécuter un mouvement dans un plan perpendiculaire au plan du mouvement des cames de formage, de telle sorte qu'on peut faire varier la position, dans le sens de la hauteur, du bout de l'empeigne par rapport aux cames, tandis qu'on fait avancer les cames pour aug menter l'efficacité de l'opération d'effacement. 3.
    Machine selon la revendication II et la sous- revendication 2, caractérisée en ce qu'elle est agen cée de sorte qu'on peut faire varier la position, dans le sens de la hauteur, du fond de l'empeigne par rapport à la came de formage, pour augmenter ou pour diminuer la pression de l'action d'effacement. 4.
    Machine selon la revendication II et la sous- revendication 2, caractérisée en ce que le mouvement des cames de formage et le mouvement du support mobile sont assurés par des moteurs susceptibles d'être actionnés indépendamment, celui des moteurs qui produit le mouvement des cames étant commandé par le mouvement vers l'avant et par le mouvement vers l'arrière, de la poignée, tandis que celui des moteurs qui produit le mouvement du support mobile est commandé par le mouvement de rotation de la poignée. 5.
    Machine selon la revendication II et les sous- revendications 2 et 4, caractérisée en ce que les moteurs comprennent des cylindres avec piston, la tige du piston d'un cylindre étant réunie au support mobile et la tige du piston de l'autre cylindre étant réunie au support des cames, une soupape-pilote pour chaque cylindre présentant des orifices qui sont réunis au cylindre auquel ladite soupape est associée, en des points se trouvant de part et d'autre du pis ton du cylindre, chaque soupape comprenant un piston qui, normalement, bloque lesdits orifices, des moyens étant destinés à réunir la barre à poignée aux pistons afin de déplacer les pistons en réponse au mouvement horizontal et au mouvement de rota tion de la barre à poignée. 6.
    Machine selon la revendication II et les sous- revendications 2 et 5, caractérisée en ce que le dépla cement de chaque piston par rapport à sa position neutre produit l'admission de fluide sous pression, par l'intermédiaire de la soupape, dans une extrémité ou l'autre du cylindre associé à ladite soupape, des moyens réunissant les soupapes, respectivement, au support de l'empeigne et aux cames afin que s'exé cute un mouvement de poursuite de ces organes, sui vant le sens de leur mouvement, pour ramener les pistons à leurs positions neutres, dans leur déplace ment de poursuite de la soupape. 7.
    Machine selon la revendication II et les sous- revendications 2, 4, 5 et 6, caractérisée en ce que des moyens élastiques tendent à maintenir les pistons en position neutre par rapport à leurs boites. 8. Machine selon la revendication II, caractéri sée par une came de formage secondaire, susceptible d'être déplacée indépendamment des cames de for mage primaires, et par des moyens pour produire le mouvement de la came de formage secondaire vers l'avant, au-dessous des cames de formage primaires, entre ces dernières et l'empeigne supportée, pour augmenter la pression sur le fond de l'empeigne. 9.
    Machine selon la revendication II et la sous- revendication 8, caractérisée en ce que la came de formage secondaire est une lame unique ayant une surface supérieure et une surface inférieure, présen tant une ouverture rentrante à son bord antérieur dont le contour correspond exactement au contour du fond de l'empeigne, à son bout, et présentant en outre, dans sa surface inférieure, une cavité concave s'étendant vers l'arrière à partir de l'ouverture ren trante, sur une distance sensiblement égale à la pro fondeur de ladite ouverture, ladite cavité correspon dant essentiellement,
    pour ce qui concerne son pour tour, au bord du fond de l'empeigne à son bout et présentant une profondeur plus grande que le gauche de la partie inférieure de la forme et au moins égale à l'épaisseur de la matière de l'empeigne. 10. Machine selon la revendication II et les sous- revendications 8 et 9, caractérisée en ce que la came de formage secondaire est creuse et contient un élé ment de chauffage. 11.
    Machine selon la revendication II et les sous- revendications 8 et 9, caractérisée en ce que la cavité est susceptible de loger le gauche de la forme aug menté de l'épaisseur formée par les plis de la bor dure de formage. 12.
    Machine selon la revendication II et les sous- revendications 8 à 10, caractérisée en ce que l'élé ment de chauffage logé à l'intérieur de la came de formage est constitué par une résistance, un câble flexible réunissant ladite résistance à une source extérieure d'énergie électrique, de manière que la came soit maintenue chaude pendant qu'elle est en mouvement. 13.
    Machine selon la revendication II et les sous- revendications 8-10 et 12, caractérisée en ce que la came de formage chauffée est espacée des parties métalliques contiguës de la machine pour former un intervalle suivant son bord supérieur et suivant ses bords latéraux, un bloc calorifuge supportant, en lui permettant de glisser, la face inférieure de la came de formage, les moyens qui réunissent l'extrémité postérieure de la came de formage à l'organe de commande ne permettant le passage que d'une faible perte de chaleur par conductibilité.
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