Procédé de formage d'une empeigne et machine pour la mise en aeuvre de ce procédé La présente invention a pour objet un procédé de formage d'une empeigne, caractérisé en ce qu'on tend celle-ci sur une forme, de manière que ses bords extérieurs viennent se rabattre sur le fond de la forme sous l'action de moyens mobiles, qu'on appli que une matière collante sur le fond de la forme et sur la bordure de l'empeigne, qu'on pose cette bor dure contre le fond et qu'on applique ensuite sur celui-ci une pression allant en croissant, de manière à réaliser le collage.
L'invention comprend également une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé, comportant un support mobile pour ladite forme, des cames de for mage susceptibles d'embrasser l'extrémité de l'em peigne pour opérer sur elle et des moyens moteurs pour assurer un mouvement relatif entre l'empeigne supportée et les cames.
Cette machine est caractérisée en ce qu'elle comporte une poignée unique suscep tible d'être manoeuvrée à la main pour commander les moyens moteurs et supportée pour s'étendre laté ralement d'un côté de la machine dans une position horizontale, de telle sorte qu'on peut lui faire exécu ter un mouvement horizontal vers l'avant ou vers l'arrière en la poussant ou en la tirant et qu'on peut la faire tourner autour de son axe horizontal, des moyens répondant à ces déplacements de poussée de traction et de rotation de la poignée, pour effec tuer un mouvement relatif de l'empeigne et des cames.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine pour la mise en oeuvre du procédé. La fig. 1 en est une coupe verticale ; la fig. 2 représente une coupe verticale faite suivant le sens longitudinal d'une soupape de com mande et montrant schématiquement la réunion de ladite soupape à la tige de piston d'un cylindre moteur ; la fig. 3 représente une vue en plan de la partie supérieure de la machine, le couvercle ayant été enlevé ; la fig. 4 représente une vue en plan du méca nisme de commande; la fig. 5 représente une vue de côté du méca nisme de commande;
la fig. 6 représente une coupe verticale partielle faite à travers les cames primaires et montrant, en élévation au-dessous de ces dernières, la came secon daire ; la fig. 7 représente une vue en plan de la partie supérieure de la came de formage secondaire ; la fig. 8 représente une vue en plan de la partie inférieure de la came de formage secondaire; la fig. 9 représente une vue en élévation trans versale de l'extrémité de droite de la came de for mage représentée sur la fig. 7 ;
la fig. 10 représente une coupe verticale trans versale de l'empeigne, montrant la came secondaire en contact avec le fond de l'empeigne; la fig. 11 représente une vue de côté d'une em peigne, montrant la came de formage secondaire, partie en élévation et partie en coupe, avancée vers l'avant sur le bout de l'empeigne ; la fig. 12 représente une vue en plan de la came secondaire, avancée vers l'avant sur le fond de l'em peigne.
Une partie de la came a été supposée brisée pour montrer le bord avec ses plis ; la fig. 13 représente une vue en plan de la partie inférieure de la came de formage, le dessus ayant été enlevé ; la fig. 14 représente une coupe longitudinale, faite suivant la ligne 14-14 de la fig. 7 ; la fig. 15 représente une vue en plan de l'élément de chauffage, qui est prévu pour être placé dans l'intérieur creux de la, came de formage ;
la fig. 16 représente une coupe transversale à plus grande échelle, faite à travers le support des cames de formage primaires, montrant les cames de formage primaires en coupe et la came de formage secondaire supportée au-dessous des cames de for mage primaires et séparées de ces dernières par un intervalle.
La machine représentée au dessin comporte une paire de cames de formage 10, dont l'une seulement est représentée sur la fig. 1. Ces cames de formage sont supportées de manière à pouvoir exécuter un mouvement horizontal dans un plan fixe, par rapport à une forme 12, montée sur un support mobile, dont une partie est désignée par le repère 14, de sorte qu'une empeigne étant assemblée sur la forme et clouée à cette dernière,
on peut agir sur elle par le mouvement relatif des cames et du support pour faire travailler la bordure de formage dans le sens de la hauteur de l'empeigne et pour la recourber vers l'in térieur sur le fond.
On amène la forme 12 légèrement au-dessus du plan des cames de formage. Lorsqu'on fait avancer les cames 10 vers la forme, elles s'engagent avec l'empeigne sous la forme. On tire alors la forme ver ticalement de haut en bas en abaissant le support, de manière à tendre la bordure de l'empeigne qui se trouve prise entre les cames et la forme.
Simultanément, on déplace les cames de formage 10 vers la forme, comme précédemment, pour plier la bordure et pour l'assembler intérieurement contre le bord de la forme, c'est-à-dire la semelle de la forme.
Les cames sont supportées par une base 16 en forme de piédestal et par un chapeau 18 sur lequel est disposé un coulisseau 20 pouvant être animé d'un mouvement horizontal de va-et-vient. L'extrémité antérieure du coulisseau repose sur un support 22 de came de formage (qui peut être, par exemple, une toile faisant partie intégrante du chapeau) s'éten dant en travers du chapeau, d'un côté à l'autre. Le support de came de formage est muni d'une surface supérieure bien polie formant guide pour une paire d'organes 24, 26 actionnant les cames de formage. Les surfaces de ces organes ont des formes telles qu'elles fournissent des guidages pour les cames de formage.
A l'extrémité antérieure du coulisseau 20 sont réunies par pivots les extrémités postérieures de biellettes 28 et 30 qui s'étendent vers l'avant au- dessous des organes actionnant les cames de formage et qui sont reliées à ces dernières, à leurs extrémités antérieures, par pivots. Les organes actionnant les cames de formage sont munis de fentes, pour com muniquer le mouvement désiré aux cames de for mage. Le mouvement des organes actionnant les cames de formage s'effectue par l'intermédiaire des biellettes précitées, quand le coulisseau exécute son mouvement de va-et-vient.
Le support mobile 14 pour l'empeigne est un chariot qui peut glisser verti calement dans des chemins ménagés dans la paroi du bâti. A ce chariot est fixée une tige 32 pour le montage de la forme. Les détails concernant le cha riot, la tige de montage ainsi que les différents régla ges n'ont pas à être exposés ici. L'empeigne, placée sur la forme, est supportée sur la tige 32, partie infé rieure vers le haut, dans une position à peu près horizontale. Son bout repose sur un rouleau de sup port 34 (fig. 1). Le rouleau 34 est supporté, de ma nière à pouvoir tourner, dans un palier fixé à l'extré mité supérieure d'un montant 36, qui est monté à l'intérieur du bâti et qui peut glisser verticalement dans un guidage 38.
Pour effectuer les manipulations des cames de formage et du support, rapidement et avec le degré le plus élevé possible de coordination des mouve ments relatifs des organes en cause, il est prévu une poignée de commande unique 40 (fig. 3) pouvant être manoeuvrée à la main, qui agit par l'intermé diaire de moteurs et de soupapes de commande.
Comme on le voit sur la fig. 1, le mouvement du coulisseau 20 et du support 34 du bout de la forme ainsi que le mouvement du chariot 14 sont produits par des moteurs 42 et 44 qui sont constitués par des ensembles cylindre et piston, actionnés, de préférence, pneumatiquement. Le moteur 42 comprend un cy lindre 46 ayant à l'une de ses extrémités un fond 48 qui est réuni au bâti de la machine, de manière à pouvoir pivoter par rapport à ce dernier, par un axe 50 et une console 52.
Le cylindre contient un piston auquel est fixée une tige de piston 54 qui fait saillie hors du fond opposé 56 du cylindre. A l'extrémité en saillie de la tige de piston 54, est fixé un bloc 58 en forme de fourche, qui reçoit entre les branches de la fourche un bras 60 d'un levier coudé 62. L'extrémité du bras 60 et les branches du bloc 58 sont réunies entre elles par un pivot. Le levier coudé 62 peut pivoter autour d'un axe 64 qui est porté par des bossages 66 faisant partie intégrante du bâti. L'autre bras 68 du levier coudé 62 est réuni par pivot à des biellettes 70, réunies elles-mêmes par pivot à l'extrémité postérieure du coulisseau 20.
Par conséquent, le mouvement de la tige de piston 54 produit, par le balancement du levier coudé 62, un mouvement de va-et-vient du coulisseau 20.
Le moteur 44 comprend un cylindre 72 qui est boulonné à l'intérieur du bâti, au voisinage de la base de ce dernier, et qui contient un piston muni d'une tige de piston. La tige de piston sort de l'extré mité supérieure du cylindre ; elle peut faire partie intégrante du montant 36 ou bien être fixée à ce dernier en un point se trouvant entre le dessus du cylindre et le support 34 du bout de la forme. Le mouvement du piston dans le cylindre 72 produit donc un mouvement vertical du montant 36 et, par conséquent, l'élévation du rouleau 34 supportant le bout de la forme, ainsi qu'un mouvement vertical du chariot de talon qui se déplace avec le montant 36. Le mouvement du chariot avec le montant 36 est assuré par un manchon monté sur ledit montant.
De ce manchon part, vers l'avant, un bras qui est réuni à la plaque postérieure du chariot.
Les moteurs 42 et 44 sont alimentés en fluide sous pression, respectivement au moyen de soupapes pilotes V 1 et V2 qui sont conçues, d'une manière décrite plus loin, pour fournir du fluide sous pression à une extrémité ou à l'autre du cylindre auquel cha cune d'elles est associée, suivant la manière dont elles sont actionnées. Les soupapes-pilotes sont comman dées par l'intermédiaire d'un système de biellettes à partir de l'unique barre à poignée 40, de sorte que la commande des cames et du support de bout peut être effectuée simultanément et (ou) indépendam ment. La barre à poignée 40 est constituée par une barre 78 (fig. 4 et 5) qui est portée par un bras coudé 80.
Ce bras est disposé pour pivoter, dans un plan horizontal, autour d'un axe vertical 82 qui est vissé dans un bloc 84. Ce dernier est fixé par des vis 86 à la face inférieure d'une plaque de console 88 qui est fixée à son tour à l'extrémité inférieure d'une console 90. L'extrémité supérieure de la con sole 90 est fixée à la face inférieure du coulisseau 20, de manière à exécuter le même mouvement de va-et-vient que ce dernier.
Par conséquent, la barre à poignée 40 se déplace horizontalement avec le cou- lisseau. La barre 78 est montée sur le bras 80, de manière à pouvoir exécuter un mouvement de balan cement autour de son axe longitudinal, au moyen d'une queue 70 de section droite réduite, qui passe à travers le bras et qui est maintenue en place par des écrous 81. Entre la face postérieure du bras et les écrous, il y a un disque de friction 83 et une rondelle 85 qui assurent l'augmentation ou la dimi nution de la force nécessaire pour faire tourner la barre autour de son axe longitudinal.
Le mouvement de la barre à poignée 40, dans un plan horizontal, autour de son pivot 82,a pour effet d'actionner la soupape-pilote V 1 et la rotation de la barre à poi gnée 40 autour de son axe longitudinal a pour effet d'actionner la soupape-pilote V2, ainsi qu'on va le voir maintenant.
La soupape-pilote V 1 (fig. 4 et 5) est fixée à la face inférieure de la plaque de console 88 dans une position horizontale et elle peut être déplacée, dans un mouvement de va-et-vient, avec le coulisseau 20. La soupape contient une bobine pouvant glisser, qui présente, faisant saillie à l'une de ses extrémités, une tige 92. L'extrémité de la tige 92 est réunie au bras coudé 80 par un téton 94, faisant office de pivot, qui fait saillie à travers une fente allongée 95, mé nagée dans le bras, de telle manière que le mouve ment du bras déplace la position de la bobine dans la soupape, dont le fonctionnement sera décrit plus loin.
La soupape-pilote V2 est boulonnée dans une position verticale au montant 36 et elle peut se dé placer en hauteur avec ce dernier. Cette soupape comporte aussi une bobine munie d'une tige 96 fai sant saillie, qui est réunie à la barre à poignée 40 pour exécuter un mouvement dans un sens, par une série d'éléments 98, 100, 102, 104 et 112 et, dans le sens opposé, par un ressort 106. L'élément 98 est une biellette qui est réunie par un pivot au montant 36, adjacent à la soupape V2, au-dessus de la tige 16, qui est maintenue contre ladite biellette par le ressort 106. L'autre extrémité de la biellette 98 est réunie à l'élément 100 qui est, lui aussi, une biellette, et cette dernière est réunie à son tour à un bras 102 d'une pièce rigide à angle droit<B>111.</B>
L'autre bras 104 de la pièce rigide 111 peut glisser verticalement dans un guide 108 et il présente, à son extrémité supérieure, une traverse 110 qui est disposée dans une position horizontale au-dessous de la barre à poignée 40. Une came 112 est montée sur la queue de la barre 78 et repose sur la traverse 110 qui est suffisamment longue pour que la came soit en contact avec cette dernière sur toute l'étendue du mouvement horizontal de la barre à poignée. Un ressort hélicoïdal 113 est tendu entre une tige fixée à la pièce à angle droit 111 et une vis ou un boulon solidaire du guide 108. Ce ressort hélicoïdal main tient la traverse 110 soulevée de manière qu'elle soit en tout temps en contact élastique avec la came 112.
En conséquence, la rotation de la barre à poignée autour de son axe longitudinal actionne la sou pape V2.
Il apparaît, d'après ce qui précède, que les deux soupapes Vl et V2 peuvent être manoeuvrées simul tanément et (ou) indépendamment au moyen de l'unique barre à poignée.
Le mécanisme de soupape-pilote qui répond au mouvement de la barre à poignée, soit dans le mou vement horizontal, soit dans le mouvement rotatif, est identique pour les deux cylindres, de sorte que l'un d'entre eux sera seul décrit ci-après.
Sur la fig. 2, chaque soupape-pilote est constituée par une boîte 115 contenant un piston 117 pouvant glisser dans ladite boîte. Les extrémités de ce piston font saillie hors de la boite et l'une de ces extrémités porte la tige de manoeuvre qui est, suivant le cas, la tige 92 ou la tige 96. La boîte 115 présente un orifice d'entrée 116, une paire d'orifices de sortie 118 et une paire d'orifices 120 formant évents. L'ori fice d'entrée<B>116</B> est réuni à une conduite appropriée amenant l'air sous pression. Les orifices de sortie 118 sont réunis par des conduites 122 aux extré mités opposées du cylindre du moteur 42 ou du mo teur 44.
La boîte 115 comporte quatre rainures annulaires convenablement espacées : les deux rai nures d'extrémité 124 sont en communication avec les orifices 120 formant évents et les deux rainures intermédiaires 126 sont en communication avec les orifices de sortie 118. Le piston 117 comporte une paire de collets 128, convenablement espacés entre les extrémités du piston. Les collets<B>128</B> fournissent, avec les extrémités 130 du piston, trois cavités annu laires, à savoir: une cavité intermédiaire 132 et deux cavités d'extrémité 134.
Quand le piston occupe la position dans laquelle les collets 128 recouvrent les rainures intermédiaires 126 de la boîte, la soupape bloque l'écoulement du fluide (qui se fait par l'intermédiaire de ladite sou pape) vers le cylindre. Dans cette position du piston, les cavités d'extrémité 134 de la bobine se trouvent vis-à-vis des rainures d'extrémité 124 de la boîte et la cavité intermédiaire 132 du piston se trouve vis-à- vis de l'orifice d'entrée 116 de la boîte.
Si l'on dé place le piston vers la droite, le collet de droite 128 de la bobine découvre la rainure de droite 126 de la boîte et permet par conséquent au fluide entrant par l'orifice d'entrée 116 de passer à travers l'orifice de sortie de droite 118 et d'être conduit de ce der nier, par l'une des conduites 122, vers l'extrémité de gauche du cylindre. En même temps, le collet de gauche 128 découvre l'orifice de sortie de gauche 118, permettant ainsi au fluide qui se trouve à l'ex trémité de gauche du piston, dans le cylindre, d'être expulsé hors du cylindre à travers ledit orifice pour se rendre dans la rainure 124 se trouvant à l'extré mité de gauche de la boîte et pour sortir de ladite rainure par l'évent 120 de gauche.
Le déplacement du piston dans le sens opposé au précédent produit un écoulement inverse du fluide.
Ainsi qu'il a été précédemment expliqué, la sou pape est montée dans chaque cas sur la pièce qui est déplacée par admission de fluide dans le cylindre associé à ladite soupape et elle est déplacée dans la même direction que ladite pièce. Il apparaît, avec ce mode de construction que, si le piston se trouvant dans la soupape est déplacé dans une direction don née, et produit ainsi le mouvement de l'un des moyens de manoeuvre, la boîte de soupape suivra ce mouvement, c'est-à-dire se déplacera dans la même direction que le piston, de manière à tendre à rétablir les positions relatives du piston et de la boîte correspondant à la position neutre.
Par consé quent, si le déplacement du piston s'arrête, la boîte, après s'être déplacée sur une distance correspon dante, s'arrêtera. Ce mouvement de poursuite donne la possibilité de régler et de commander le mouve ment des moyens de manoeuvre avec beaucoup de soin, étant donné que lesdits moyens suivent le mou vement de la poignée de tout près et d'une manière essentiellement simultanée dans un sens ou dans l'autre.
Le piston se trouvant dans la soupape V2 a peu de chance d'abandonner sa position neutre parce qu'elle est maintenue contre la biellette 98 par le ressort 106 et la barre à poignée a peu de tendance à tourner, sauf quand elle est manoeuvrée, en raison de l'effet de freinage entre la came 112 et le bras coudé 80. Il y a toutefois une certaine tendance de la barre à poignée 40 à se déplacer horizontalement quand on enlève la main de ladite poignée. Par suite, pour maintenir la soupape V 1 en position neutre quand la main est retirée, il est prévu des doigts plats 140 formant ressorts (fi-. 5) qui sont montés sur un bras 142 fixé au bloc 84, de manière qu'ils soient en contact avec les faces opposées du bras 40.
Du fait que les deux soupapes sont commandées par une barre à poignée unique, soit par un mouve ment horizontal, soit par un mouvement de balan cement de ladite barre, mouvements qui peuvent s'effectuer indépendamment ou simultanément, il est évident que la commande des cames de formage et la position du support de bout ainsi que celle du chariot supportant le talon, qui est associé audit support, peuvent être coordonnées moyennant un effort minimum de l'opérateur.
Au moyen de la commande à main, unique, men tionnée ci-dessus, des cames de formage, on peut resserrer la bordure de formage autour du bout, de manière qu'elle forme une série de plis. A ce mo ment, l'opérateur applique, avec une petite brosse ou un outil analogue, une matière collante chaude à la semelle intérieure ainsi qu'à l'intérieur de la bordure de formage qui se tient droite. Aussi rapidement que possible, on déplace vers l'avant, dans toute leur étendue, les cames de formage primaires, le fond de l'empeigne étant pressé vers le haut contre la face inférieure, de manière à plier vers le bas la bordure se tenant droite et enduite de matière collante, afin qu'elle entre en contact avec le fond de l'empeigne.
Pour augmenter encore la pression sur la bordure enduite de matière collante, on déplace vers l'avant une came de formage secondaire entre les cames de formage primaires et le fond de l'empeigne pour appliquer un effort et une pression augmentés et pour chauffer la bordure. Pour exécuter cette opération, il faut en général abaisser quelque peu le support en l'éloignant des cames de formage primaires, de ma nière à pouvoir introduire de force, vers l'avant, la came de formage secondaire entre les cames de for mage primaires et le fond de l'empeigne.
Si on le désire, on peut retirer les cames de formage primai res et employer, indépendamment de ces dernières, une came de formage secondaire.
Comme le montre la fig. 16, le support 22 des cames de formage présente une forme telle qu'il fournisse un guidage pour la came de formage secon daire 144 qui est disposée immédiatement au-dessous des cames de formage primaires et qui est guidée pour exécuter un mouvement de l'avant vers l'arrière. L'extrémité avant de la came de formage secondaire 144 est supportée sur un bloc 146, s'étendant transver salement, en matière calorifuge, qui est fixé à la face inférieure du support sur lequel glissent les cames de formage primaires.
La face supérieure de la came de formage secondaire est convenablement espacée de la face inférieure des cames de formage primai res, et les champs latéraux sont convenablement espa cés de la partie du bâti de la machine qui leur est contiguë. L'extrémité postérieure de la came de for mage secondaire 114 a une queue 148 qui permet de la réunir à un moteur. Par conséquent, la came de formage secondaire a un contact très petit avec les parties métalliques de la machine et, de ce fait, il ne peut plus guère se produire de pertes de chaleur par conduction, de sorte que la came de formage secondaire se maintient à sa température maximum d'une manière à peu près constante pendant toute la durée de son emploi.
Ainsi que le montrent les fig. 7, 8 et 9, la came de formage secondaire 114 a une tête de forme rec tangulaire qui est limitée par une surface supérieure 152 et par une surface inférieure 154, séparées verti calement l'une de l'autre par l'épaisseur de la came. Elle présente, en outre, un champ antérieur rentrant. La queue 148 est percée d'un trou qui est destiné à recevoir un axe de commande 150 par l'intermédiaire duquel la came de formage secondaire est réunie à un moteur qui la déplace vers l'avant et vers l'arrière, d'une manière qui sera décrite plus loin. La partie rentrante 156 a une forme telle que son champ a un profil dont la forme correspond exacte ment à celle du bout.
Quand on déplace vers l'avant une came de formage secondaire ainsi construite en travers de la bordure de formage précédemment posée, les côtés opposés 158-158 du champ anté rieur de l'ouverture 156 se déplacent le long des bords de l'empeigne et en contact étroit avec ces derniers sans être poussés vers le haut, à partir de la partie inférieure de la forme, par le gauche de cette dernière, c'est-à-dire par la convexité longitu dinale et par la convexité transversale de la partie inférieure de la forme.
Si l'on n'avait pas prévu une forme concave pour le champ antérieur de la came, la convexité de la forme, d'une part, et l'empilage de matière pliée à la bordure, d'autre part, soulèveraient la came en l'éloignant du fond de l'empeigne, de sorte que les côtés opposés de la came n'auraient pas de contact avec la bordure et, par conséquent, n'appliqueraient aucune pression sur cette dernière.
Pour augmenter encore l'application de la pres sion d'une manière uniforme et pour se prémunir spécialement contre le renflement vers le haut pro duit par les plis qui se recouvrent, la face inférieure de la came de formage présente une cavité 160, s'étendant vers le haut, qui commence au bord de l'ouverture rentrante 156 et qui s'étend vers l'arrière sur une distance approximativement égale à la pro fondeur de l'ouverture 156. Cette cavité 160 est con vexe transversalement et longitudinalement et elle a une forme telle que son aire correspond essentielle ment au bout de l'empeigne.
Il s'ensuit que, lors qu'on déplace la came de formage vers l'avant pour l'amener dans sa position extrême, la cavité 160 loge non seulement le gauche de la forme, mais encore la surépaisseur de la bordure due aux plis, ce qui donne la possibilité de maintenir les champs de la came de formage secondaire en contact intime avec les bords de l'empeigne et d'effectuer l'opération de pressage nécessaire sans user par frottement, d'une manière exagérée, la substance de la bordure et sans endommager les pièces de la machine effectuant l'opération.
Ainsi que le montrent les figures, la came de formage comprend une plaque supérieure plate 162 dont le champ antérieur est profilé pour fournir l'ou verture rentrante 156 et une plaque inférieure 164 ayant une paroi 166, perpendiculaire à ladite plaque, à son bord antérieur et à ses bords latéraux. La partie antérieure de la paroi 166 est profilée pour correspondre à l'ouverture rentrante 156 ménagée dans la plaque supérieure. La plaque inférieure 164 est fixée à la plaque supérieure au moyen de boulons ou de vis appropriés (fig. 14) et elle fournit avec la plaque supérieure une chambre 168à l'intérieur de laquelle peut être placé un élément de chauffage 170 du genre de celui qui est représenté sur la fig. 15.
Cet élément comprend une résistance revêtue d'une isolation électrique, placée à l'intérieur de la chambre et munie d'une paire de conducteurs 176, sortant de la came sous la forme d'un câble flexible 174. Ce câble est réuni à une source de courant et il assure ainsi une fourniture constante de chaleur à la came de formage.
Le moteur destiné à assurer le mouvement de la came de formage secondaire ou came chaude 144 est un cylindre à double effet 176 (fig. 6) qui est fixé à la face inférieure du couvercle de la machine et qui contient un piston, muni d'une tige 178. Cette tige de piston sort par une extrémité du cylindre et porte un bloc 180 qui est muni sur ses faces opposées de guides 182. Les guides 182 supportent le bloc 180 et lui permettent de glisser le long de glissières mé nagées dans le bâti. La partie supérieure du bloc présente une cavité 184 peu profonde dans laquelle s'ajuste la queue 148 de la came de formage. La queue 148 est maintenue dans la cavité 184 par l'axe 150.
Le moteur<B>176</B> est réuni à la source de fluide sous pression au moyen d'une soupape V3 (fig. 6). La soupape V3 contient un piston qui est normalement soumis à l'action d'un ressort 188 qui le maintient dans une position correspondant à l'admission de fluide à l'extrémité de droite du cylindre. Le piston maintient ainsi la came de for mage dans sa position rentrée. L'extrémité opposée du piston est en contact avec un levier 190 dont une extrémité est montée sur un pivot solidaire du bâti. Une tige verticale 192 porte sur l'autre extrémité du levier.
Le mouvement descendant de cette tige dé place le levier 190 vers le bas et, par conséquent, déplace le piston de la soupape en l'amenant dans une position pour laquelle il y a admission de fluide à l'autre extrémité du cylindre. Il s'ensuit que la came de formage se déplace vers sa position de travail. Le piston est ramené dans sa position de repos par le ressort 188. La tige 192 sort vers le haut à travers le couvercle de la machine, à un endroit convenant pour qu'elle puisse être actionnée facilement par l'opérateur. Elle porte à son extrémité supérieure un bouton 193.