Machine à bobiner
La présente invention a pour objet une machine à bobiner, destinée à engager au moins un fil avan çant de façon continue et à le bobiner sur au moins un noyau pour former une bobine, cette machine comprenant une broche rotative agencée pour faire tourner le noyau.
Dans la description qui va suivre ainsi que dans les revendications, l'expression fil a sera utilisée dans un sens général pour désigner toute matière en fil, textile ou autre, et l'expression bobine désignera le produit du bobinage, quelle que soit sa forme.
Dans la fabrication d'un fil, et plus particulièrement d'un fil synthétique, le métier à filer produit un fil qui avance de façon continue à grande vitesse.
L'un des problèmes de la fabrication d'un fil synthétique est de saisir ce fil en mouvement, de l'attacher à la broche de la machine à bobiner, et de mettre en marche la machine à bobiner pour qu'elle l'enroule à la même vitesse que celle avec laquelle le métier à filer le fait avancer, le tout pendant que le fil avance de façon continue. Tout ceci doit être effectué sans permettre un relâchement du fil ou une accumulation excessive du fil entre la broche de la machine à bobiner et la broche du métier à filer et sans casser le fil en mouvement.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue par devant.
La fig. 2 est une vue latérale correspondant à la fig. í.
La fig. 3 en est une vue partielle à plus grande échelle, illustrant une phase du fonctionnement.
La fig. 4 est une vue analogue à celle de la fig.
3, illustrant une autre phase de fonctionnement.
La fig. 5 est une vue de bout, à plus grande échelle, correspondant à la fig. 3.
La fig. 6 est une vue en plan d'un organe que comprend cette forme d'exécution.
La fig. 7 est une vue analogue à celle de la fig. 6 montrant une autre position de l'organe.
La fig. 8 est une coupe partielle suivant VIII
VIII de la fig. 6.
La fig. 9 est une coupe partielle suivant IX-IX de la fig. 7.
La machine représentée est une machine à bobiner adaptée pour bobiner un fil avançant de façon continue et pour utiliser la tension dans le fil en mouvement pour commander la vitesse de la broche à bobiner. La broche à bobiner est pourvue de moyens pour attacher automatiquement le fil qui s'avance vers cette broche lorsque ladite broche atteint une vitesse de rotation donnée afin de faire débuter par là le cycle de bobinage. Les moyens pour attacher automatiquement le fil à la broche comprennent, comme on le verra plus loin, une pièce d'extrémité fixée à l'extrémité de la broche de bobinage et pourvue d'un doigt qui fait saillie dans la trajectoire du fil par l'effet de la force centrifuge afin de saisir le fil et provoquer le début de son enroulement lorsque ladite broche atteint une vitesse donnée.
Une telle machine peut comprendre plusieurs guides mobiles pour le fil afin de permettre le bobinage simultané de plusieurs bobines, et les moyens pour attacher le fil à la broche de bobinage peuvent être agencés pour attacher plusieurs extrémités de fils à la broche. Des moyens de guidage du fil sont alors utilisés pour diriger chaque fil vers une position où il sera engagé par le guide mobile destiné à le guider sur la bobine.
Cette machine à bobiner comprend (fig. 1 et 2) une tête de bobinage 10 montée sur un socle 11. A part la longueur de la broche de bobinage, et la présence de plusieurs guides mobiles pour le fil et de moyens de guidage du fil pour diriger chacun de plusieurs fils sur son guide mobile respectif, la tête de bobinage 10 est analogue au bobinoir décrit dans le brevet suisse No 328385. La tête de bobinage 10 comprend une broche 12 montée rotativement dans des paliers au voisinage de l'extrémité supérieure d'un cadre 13. Au voisinage de son extrémité inférieure, le cadre 13 est monté à pivot sur une base 14 au moyen d'un arbre 15, afin de permettre à la broche 12 d'osciller en se rapprochant et en s'éloignant de guides mobiles 16 pour le fil au fur et à mesure que le cycle de bobinage avance.
Les guides mobiles 16 pour le fil reçoivent un mouvement de va-et-vient à partir d'une came à tambour (non représentée) montée rotativement dans des paliers dans un carter 17 fixé à la base 14. La broche 12 et la came à tambour sont entraînées en rotation par un moteur 18.
Des fils Y et Y' courant vers le bas à partir d'un métier à filer qui n'est pas représenté, passent à travers un guide 28 disposé sur le côté du carter 17, autour de guides 30 et 31 portés par un bras compensateur 32 et remontent vers des douilles 21 (fig. 3) destinées à recevoir les bobines montées sur la broche 12.
La vitesse de bobinage de la broche 12 est réglée par un circuit et un mécanisme de commande semblables à ceux de la machine à envider décrite dans le brevet suisse No 327234 et logés dans le socle 1 1 Ce circuit et ce mécanisme de commande sont actionnés par le fil ou les fils à bobiner qui déplacent le bras compensateur 32, faisant partie dudit mécanisme de commande, vers le haut pour ralentir ladite broche lorsque la tension dans les fils dépasse une valeur donnée, et permettent audit bras 32 de pivoter vers le bas lorsque ladite tension est inférieure à ladite valeur donnée afin d'augmenter la vitesse de la broche. Un bras 23 est fixé au cadre 13 au voisinage de son extrémité inférieure et pivote avec ledit cadre autour de l'arbre 15.
Le bras 23 est relié à un arbre 24 monté dans des paliers dans le socle 1 1 au moyen d'une biellette 25, d'une plaque à came 26, d'un bras 27 et d'un levier à fente 28' pour faire tourner l'arbre 24 lorsque l'arbre 15 tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, vu à la fig. 1, pour faire diminuer la force qui doit être appliquée au bras compensateur 32 pour soulever ledit bras.
La broche 12 comprend un mandrin expansible 20 agencé de manière à saisir de façon amovible et à maintenir les douilles 21 destinées à recevoir les bobines sur ladite broche. Le mandrin expansible 20 est relié mécaniquement à un levier 22, lequel, lorsqu'on le fait pivoter, provoque la contraction dudit mandrin afin de permettre d'enlever les bobines terminées de la broche et de placer des douilles vides sur celle-ci en prévision d'un nouveau cycle de bobinage.
Un capuchon 35 est fixé à l'extrémité de la broche 12 de manière à tourner avec elle, par une clavette qui n'est pas représentée et un anneau de retenue 36. Le diamètre du capuchon 35 est légèrement plus petit que le diamètre intérieur de la douille 21 destinée à recevoir la bobine, afin que ladite douille puisse glisser sur ce capuchon lorsqu'une douille vide est placée sur la broche 12 et qu'une bobine terminée est enlevée de celle. La surface périphérique du capuchon 35 est de révolution et tronconique de manière à former un nez tronconique 37 (fig. 5, 6 et 7) axialement aligné avec une bride annulaire 38 et fixé à celle-ci. La broche 12 a une longueur telle que le nez 37 et une partie de la bride 38 font saillie au-delà de la douille 21 destinée à recevoir la bobine lorsque ladite douille est en position sur la broche.
Une fente 40 est pratiquée dans la périphérie de la bride 38 de façon à faire un angle d'approximativement 450 avec l'axe longitudinal du capuchon 35, et un organe 41 destiné à engager le fil est monté à pivot dans cette fente. L'organe 41 est de forme générale triangulaire et comprend un doigt 42 de saisie du fil disposé à l'un de ses sommets et formant un prolongement d'un de ses côtés. L'organe 41 est monté à pivot dans la fente 40 au voisinage de la périphérie de la bride 38 de façon à être dirigé vers le nez 37, au moyen d'une goupille 43 passant à travers une ouverture dudit organe voisine d'un second sommet de celui-ci et vissée dans le capuchon 35.
Un ressort 44 entoure la goupille 43, l'une de ses extrémités étant sélectivement engagée dans un des trous 45 pratiqués dans l'organe 41 au voisinage du troisième sommet 47 de celui-ci. L'autre extrémité du ressort 44 est t en engagement avec un épaulement 46 recouvrant la goupille 43 de façon que ledit organe 41 soit élastiquement repoussé vers l'intérieur de la pièce 35 avec le doigt 42 retiré dans la fente 40. Les trous 45 sont percés dans l'organe 41 de façon que l'on puisse modifier la charge appliquée par le ressort sur l'organe 41 et ainsi modifier la valeur de la vitesse à laquelle ledit doigt fera saillie de la fente 40 pour saisir un fil et mettre en route le cycle de bobinage de la manière expliquée en détail ci-après.
L'organe d'engagement du fil 41 fonctionne de la façon suivante pour saisir un fil en mouvement et mettre en route le cycle de bobinage. Le ou les fils en mouvement sont guidés en travers du nez tronconique 37, d'une manière qui sera expliquée en détail plus loin, et la broche 12 est mise en rotation.
Au fur et à mesure que la vitesse de rotation de la broche 12 augmente, le sommet 47 de l'organe 41 est sollicité radialement vers l'extérieur par la force centrifuge. Lorsque la vitesse de rotation de la bro che 12 atteint une valeur pour laquelle la vitesse superficielle de la douille 21 destinée à recevoir la bobine est telle qu'elle enroulerait le fil à une vitesse légèrement supérieure à celle du fil en mouvement, la force centrifuge agissant sur le sommet 47 sera suffisante pour surmonter l'action de la force du ressort 44, de sorte que ledit sommet 47 se déplacera vers l'extérieur, faisant ainsi pivoter le doigt 42 de saisie du fil en avant hors de la fente 40 par-dessus le nez tronconique 37 pour saisir le fil en mouvement et provoquer son enroulement sur la douille 21.
Du moment que la broche 12 tourne à une vitesse pour laquelle le fil est enroulé à une vitesse qui est supérieure à celle de son déplacement à l'instant où il est attaché à cette broche, tout relâchement de la tension du fil est rattrapé et une accumulation de relâchement est empêchée. Aussitôt que le fil commence à s'enrouler sur la douille 21, la tension dans ce fil soulève le bras compensateur 32 afin de ralentir ladite broche afin de faire correspondre la vitesse de bobinage à la vitesse de déplacement du fil. I1 est clair que la vitesse de rotation pour laquelle le doigt 42 sortira de la fente 40 peut être modifiée en changeant la force du ressort, en plaçant son extrémité dans un autre trou 45, ou en augmentant ou en diminuant la masse du sommet 47 ou sa distance de la goupille 43.
Un aspirateur 50 est monté sur le carter 17 au voisinage de l'extrémité antérieure de celui-ci au moyen d'une console 51. De l'air comprimé est fourni à l'aspirateur 50 par un tube 52 à partir d'une source non représentée. Une vanne 53 est intercalée dans le tube 52 afin de permettre de régler le débit d'air.
L'aspirateur 50 fonctionne pour recueillir le fil avancé par le métier à filer dans l'intervalle entre la fin d'un cycle de bobinage et le commencement d'un autre. Un tronçon de tube 54 est fixé à la sortie de l'aspirateur 50 pour conduire le fil recueilli par l'aspirateur à un récipient pour déchets de fil. Un rail de guidage du fil 55, en fil métallique, est fixé par une extrémité au côté inférieur du carter 17 au voisinage de la broche 12 approximativement au milieu de la longueur de celle-ci. Le rail 55, comme on le voit à la fig. 1, comprend un tronçon 56 qui s'étend vers le haut et vers la droite et un tronçon 57 qui s'étend ensuite vers l'avant dans un plan pratiquement horizontal en s'éloignant du carter 17.
Lorsque les bobines de fil ont été complètement bobinées sur la broche 12, l'opérateur de la machine déplace les fils en mouvement Y et Y' manuellement au-dessus du guide 28 pour les amener au voisinage de l'orifice de l'aspirateur 50 et coupe ensuite lesdits fils entre l'aspirateur et le guide 28, ensuite de quoi les fils sont aspirés dans l'aspirateur et déchargés à travers le tube 54 dans un récipient pour déchets.
L'opérateur arrête alors la machine, déplace le levier 22 pour provoquer la contraction du mandrin 20 et enlève les bobines pleines de la broche. Après que deux douilles vides 21 destinées à recevoir les bobines ont été placées sur le mandrin 20, le levier 22 est lâché pour bloquer lesdites douilles sur la broche 12 et le cadre 13 est déplacé dans le sens contraire de celui des aiguilles d'une montre, en regardant la fig. 1, pour amener lesdites douilles au voisinage des guides 16 pour le fil. L'opérateur tire ensuite les fils
Y et Y'manuellement vers le bas à travers le guide 28 et autour du carter 17 et de la broche 12 et passe le fil Y'autour du guide 31 et le fil Y autour du guide 30 portés par ledit bras compensateur.
Le fil Y est passé entre le tronçon 57 du rail 55 et la broche 12 et le fil Y' est mis en position de l'autre côté dudit tronçon 57. Les deux fils s'étendent alors en travers du nez tronconique 37 de la pièce 35 au voisinage de la bride annulaire 38 de celle-ci, par-dessus un guide 58 monté sur la console 51 et, de là, dans l'aspirateur 50 (fig. 1). La trajectoire du fil étant ainsi déterminée, le mécanisme de bobinage est mis en marche et lorsque la broche 12 atteint la vitesse donnée désirée, le doigt d'engagement du fil 42 fait saillie de la fente 40 dans la bride 38 pour saisir les deux fils Y et Y' et les faire s'enrouler sur le nez 37. Aussitôt que les fils ont été saisis de la sorte, la tension dans les fils entre la broche 12 et l'aspirateur 50 fait qu'ils se rompent au voisinage dudit aspirateur.
De même, aussitôt que les fils commencent à s'enrouler sur le nez 37, la tension dans les fils entre ledit nez et le bras compensateur 32 a pour effet de déplacer les fils sur la douille extérieure 21, vers l'intérieur. Du moment que le guide 30 est situé sensiblement au-dessous du point central de la douille extérieure, le fil Y aura tendance à s'arrêter au milieu de ladite douille. Le guide 31 est situé au-dessous du point central de la douille intérieure et le fil Y' passe également par-dessus le tronçon 57 du rail 55, de sorte que le fil Y'continue à se déplacer le long de la douille extérieure pour passer sur la douille intérieure.
Les deux guides mobiles 16 pour les fils sont du type à auto-enfilage, bien connu de l'homme du métier, et ils saisissent leur fil respectif Y et Y' et les déplacent longitudinalement le long de leurs douilles respectives afin de bobiner les bobines.
Winding machine
The present invention relates to a winding machine, intended to engage at least one wire advancing continuously and to wind it on at least one core to form a reel, this machine comprising a rotating spindle arranged to rotate the core.
In the description which follows as well as in the claims, the expression yarn a will be used in a general sense to denote any yarn, textile or other material, and the expression coil will denote the product of the winding, whatever its shape. .
In the manufacture of yarn, and more particularly of synthetic yarn, the spinning machine produces a yarn which continuously advances at high speed.
One of the problems with making synthetic yarn is to grab that moving yarn, tie it to the spindle of the winding machine, and turn on the winding machine to wind it. at the same speed as the spinning machine moves it forward, all while the thread is moving continuously. All this should be done without allowing slack in the yarn or excessive buildup of yarn between the spindle of the winding machine and the spindle of the spinning machine and without breaking the moving yarn.
The appended drawing represents, by way of example, an embodiment of the machine forming the subject of the invention.
Fig. 1 is a view from the front.
Fig. 2 is a side view corresponding to FIG. í.
Fig. 3 is a partial view on a larger scale, illustrating a phase of operation.
Fig. 4 is a view similar to that of FIG.
3, illustrating another phase of operation.
Fig. 5 is an end view, on a larger scale, corresponding to FIG. 3.
Fig. 6 is a plan view of a member included in this embodiment.
Fig. 7 is a view similar to that of FIG. 6 showing another position of the organ.
Fig. 8 is a partial section along VIII
VIII of fig. 6.
Fig. 9 is a partial section along IX-IX of FIG. 7.
The machine shown is a winding machine adapted to wind a continuously advancing yarn and to use the tension in the moving yarn to control the speed of the spindle to be wound. The spindle to be wound up is provided with means for automatically attaching the wire which advances towards this spindle when said spindle reaches a given speed of rotation in order to start there the winding cycle. The means for automatically attaching the wire to the spindle comprise, as will be seen later, an end piece fixed to the end of the winding spindle and provided with a finger which protrudes into the path of the wire through the effect of centrifugal force in order to grip the wire and cause the start of its winding when said spindle reaches a given speed.
Such a machine can include several movable guides for the wire in order to allow the simultaneous winding of several spools, and the means for attaching the wire to the winding spindle can be arranged to attach several ends of the wires to the spindle. Wire guide means are then used to direct each wire to a position where it will be engaged by the movable guide intended to guide it on the spool.
This winding machine comprises (fig. 1 and 2) a winding head 10 mounted on a base 11. Apart from the length of the winding spindle, and the presence of several movable guides for the wire and of wire guide means to direct each of several son on its respective movable guide, the winding head 10 is analogous to the winder described in Swiss patent No. 328385. The winding head 10 comprises a spindle 12 rotatably mounted in bearings in the vicinity of the upper end of a frame 13. In the vicinity of its lower end, the frame 13 is pivotally mounted on a base 14 by means of a shaft 15, in order to allow the pin 12 to oscillate when approaching and moving away. movable guides 16 for the wire as the winding cycle advances.
The movable guides 16 for the wire are reciprocated from a drum cam (not shown) rotatably mounted in bearings in a housing 17 attached to the base 14. The spindle 12 and the cam to drum are rotated by a motor 18.
Y and Y 'threads running downward from a spinning machine which is not shown, pass through a guide 28 disposed on the side of the housing 17, around guides 30 and 31 carried by a compensating arm 32 and go up towards sockets 21 (fig. 3) intended to receive the coils mounted on the spindle 12.
The winding speed of the spindle 12 is regulated by a circuit and a control mechanism similar to those of the envider machine described in Swiss patent No. 327234 and housed in the base 1 1 This circuit and this control mechanism are actuated by the thread or threads to be wound up which move the compensating arm 32, part of said control mechanism, upward to slow down said spindle when the tension in the threads exceeds a given value, and allow said arm 32 to pivot downward when said voltage is less than said given value in order to increase the speed of the spindle. An arm 23 is fixed to the frame 13 in the vicinity of its lower end and pivots with said frame around the shaft 15.
The arm 23 is connected to a shaft 24 mounted in bearings in the base 1 1 by means of a link 25, a cam plate 26, an arm 27 and a slotted lever 28 'to make turn the shaft 24 when the shaft 15 turns clockwise, seen in fig. 1, to decrease the force which must be applied to the compensating arm 32 to lift said arm.
The spindle 12 comprises an expandable mandrel 20 arranged so as to removably grip and hold the bushes 21 intended to receive the coils on said spindle. The expandable mandrel 20 is mechanically connected to a lever 22, which, when rotated, causes the contraction of said mandrel to allow removal of the finished spools from the spindle and to place empty sockets thereon in anticipation. of a new winding cycle.
A cap 35 is attached to the end of the pin 12 so as to rotate with it, by a key which is not shown and a retaining ring 36. The diameter of the cap 35 is slightly smaller than the inside diameter of the pin. the sleeve 21 intended to receive the coil, so that said sleeve can slide on this cap when an empty sleeve is placed on the pin 12 and a finished coil is removed from it. The peripheral surface of the cap 35 is of revolution and frustoconical so as to form a frustoconical nose 37 (fig. 5, 6 and 7) axially aligned with an annular flange 38 and fixed thereto. The spindle 12 has a length such that the nose 37 and a part of the flange 38 protrude beyond the socket 21 intended to receive the spool when said socket is in position on the spindle.
A slot 40 is made in the periphery of the flange 38 so as to make an angle of approximately 450 with the longitudinal axis of the cap 35, and a member 41 for engaging the wire is pivotally mounted in this slot. The member 41 is generally triangular in shape and comprises a finger 42 for gripping the thread arranged at one of its vertices and forming an extension of one of its sides. The member 41 is pivotally mounted in the slot 40 in the vicinity of the periphery of the flange 38 so as to be directed towards the nose 37, by means of a pin 43 passing through an opening of said member adjacent to a second top of it and screwed into the cap 35.
A spring 44 surrounds the pin 43, one of its ends being selectively engaged in one of the holes 45 made in the member 41 in the vicinity of the third vertex 47 thereof. The other end of spring 44 is in engagement with a shoulder 46 covering pin 43 so that said member 41 is resiliently pushed towards the interior of part 35 with finger 42 withdrawn into slot 40. The holes 45 are drilled in the member 41 so that we can modify the load applied by the spring on the member 41 and thus modify the value of the speed at which said finger will protrude from the slot 40 to grip a wire and put in runs the winding cycle as explained in detail below.
The wire engagement member 41 operates as follows to pick up a moving wire and start the winding cycle. The moving wire (s) are guided across the frustoconical nose 37, in a manner which will be explained in detail later, and the pin 12 is rotated.
As the speed of rotation of the spindle 12 increases, the top 47 of the member 41 is urged radially outwards by the centrifugal force. When the speed of rotation of the spindle 12 reaches a value for which the surface speed of the sleeve 21 intended to receive the spool is such that it would wind the wire at a speed slightly greater than that of the moving wire, the centrifugal force acting on the top 47 will be sufficient to overcome the action of the force of the spring 44, so that said top 47 will move outward, thus causing the yarn gripping finger 42 to pivot forward out of the slot 40 by -above the frustoconical nose 37 to grasp the moving wire and cause it to wind up on the sleeve 21.
As long as the spindle 12 rotates at a rate at which the thread is wound at a speed which is greater than that of its movement at the time it is attached to this spindle, any loosening of the thread tension is caught up and a sagging buildup is prevented. As soon as the wire begins to wind on the bush 21, the tension in this wire raises the compensating arm 32 in order to slow down said spindle in order to match the winding speed to the speed of movement of the wire. It is clear that the speed of rotation at which the finger 42 will come out of the slot 40 can be modified by changing the force of the spring, by placing its end in another hole 45, or by increasing or decreasing the mass of the top 47 or its distance from the pin 43.
A vacuum cleaner 50 is mounted on the housing 17 in the vicinity of the front end thereof by means of a console 51. Compressed air is supplied to the vacuum cleaner 50 through a tube 52 from a source. not shown. A valve 53 is interposed in the tube 52 in order to allow the air flow to be adjusted.
The vacuum cleaner 50 operates to collect the yarn fed by the spinning machine in the interval between the end of one winding cycle and the start of another. A section of tube 54 is attached to the outlet of the vacuum cleaner 50 to lead the yarn collected by the vacuum cleaner to a yarn waste container. A wire guide rail 55, of metal wire, is attached at one end to the underside of housing 17 adjacent to pin 12 at approximately the midpoint of the length thereof. The rail 55, as seen in FIG. 1, comprises a section 56 which extends upwards and to the right and a section 57 which then extends forwards in a practically horizontal plane away from the casing 17.
When the spools of wire have been completely wound onto spindle 12, the machine operator moves the moving yarns Y and Y 'manually over the guide 28 to bring them to the vicinity of the orifice of the vacuum cleaner 50 and then cut said threads between the vacuum cleaner and guide 28, whereby the threads are sucked into the vacuum cleaner and discharged through tube 54 into a waste container.
The operator then stops the machine, moves the lever 22 to cause the contraction of the mandrel 20 and removes the full coils from the spindle. After two empty sockets 21 intended to receive the coils have been placed on the mandrel 20, the lever 22 is released to block said sockets on the spindle 12 and the frame 13 is moved counterclockwise. , looking at fig. 1, to bring said sockets in the vicinity of the guides 16 for the wire. The operator then pulls the wires
Y and Y 'manually down through guide 28 and around housing 17 and spindle 12 and pass Y yarn around guide 31 and Y yarn around guide 30 carried by said compensating arm.
The Y wire is passed between the section 57 of the rail 55 and the pin 12 and the Y 'wire is placed in position on the other side of the said section 57. The two wires then extend across the frustoconical nose 37 of the part. 35 in the vicinity of the annular flange 38 thereof, over a guide 58 mounted on the console 51 and, from there, in the vacuum cleaner 50 (FIG. 1). With the path of the yarn thus determined, the winding mechanism is started and when the spindle 12 reaches the desired given speed, the yarn engagement finger 42 protrudes from the slot 40 in the flange 38 to grip the two yarns. Y and Y 'and wind them around the nose 37. As soon as the threads have been grasped in this way, the tension in the threads between the pin 12 and the vacuum cleaner 50 causes them to break in the vicinity of said vacuum cleaner. .
Likewise, as soon as the threads begin to wind up on the nose 37, the tension in the threads between said nose and the compensating arm 32 has the effect of moving the threads on the outer sleeve 21, inwardly. As long as the guide 30 is located substantially below the center point of the outer sleeve, the Y wire will tend to stop in the middle of said sleeve. Guide 31 is located below the center point of the inner sleeve and wire Y 'also passes over section 57 of rail 55, so that wire Y' continues to move along the outer sleeve to pass over the inner sleeve.
The two movable guides 16 for the threads are of the self-threading type, well known to those skilled in the art, and they grip their respective thread Y and Y 'and move them longitudinally along their respective sleeves in order to wind the spools. .