Appareil pour créer des tensions latentes productrices d'ondulations dans un filament ou faisceau de filaments On connaît un dispositif permettant de rendre élastiques des fils en les faisant passer le long d'un trajet à angle aigu tout en les maintenant sous ten sion. Dans ce dispositif connu, on chauffe le fil, en le faisant passer en contact superficiel avec une pla que fixe de chauffage, et on commande la tension du fil au moyen d'un régulateur mécanique de tension pendant qu'il passe autour de l'arête d'une lame.
Ce dispositif présente certains inconvénients quand on l'utilise avec certains fils; on connait également un dispositif perfectionné spécialement étudié pour sup primer certains de ces inconvénients.
Dans. ce dispo sitif, on utilise un réchauffeur rotatif, pour chauffer le fil, et la tension de celui-ci, passant autour de l'arête d'une lame, est commandée par un dispositif d'excès d'avance, de telle sorte que la tension du fil, passant autour de l'arête, est déterminée principale ment par ses, caractéristiques de contraction thermi que.
Le dispositif mentionné ci-dessus constitue un perfectionnement par rapport aux dispositifs plus anciens, mais il ne résout pas complètement le pro blème de la commande de la tension dans tous les cas et il pose en outre plusieurs problèmes nouveaux particuliers aux dispositifs utilisant un réchauffeur rotatif.
Un dispositif simple d'excès d'avance du fil, tel que celui utilisé dans le dispositif mentionné ci-des sus, permet de réaliser une commande à peu près parfaite de la tension, tant que le fil à traiter est caractérisé par une contraction thermique uniforme ;
malheureusement, les fils reçus du fabricant ne pos sèdent pas une caractéristique uniforme de contrac tion thermique. Ceci est dû principalement au fait que dans une bobine de fil nouvellement fabriquée, le fil, voisin de l'extérieur du bobinage, se contracte davantage que les spires de fil adjacentes au noyau du bobinage ; par suite de cette contraction différen tielle, les caractéristiques de contraction thermique du fil ne sont pas uniformes.
Si on traite le fil d'un bobinage venant de la fabrique sur un appareil utili- sant un simple dispositif d'excès d'avance, les carac- téristiques non uniformes de contraction thermique du fil provoquent des fluctuations de tension dans le fil passant sur l'arête de la lame et ces changements de tension entraînent un manque d'uniformité dans le fil traité.
Ce manque d'uniformité se traduit par des. raies ou bandes, quand le fil est utilisé pour fabriquer des articles de bonneterie, et il est par conséquent indésirable. En raison de ceci, il était nécessaire jusqu'à présent de rebobiner le fil des bobinages venant de la fabrique et de le laisser Pen- dant un certain temps dans les nouveaux bobinages avant de le traiter sur l'appareil utilisant la com mande de tension par excès d'avance.
Cette opéra tion de rebobinage augmente d'une façon apprécia ble le prix total de traitement du fil.
Les anciens appareils, utilisant un réchauffeur du type à cylindre, posaient un autre problème; il fallait en effet isoler le réchauffeur, de manière à maintenir les pertes de chaleur à une valeur satis faisante, tout en maintenant la surface du cylindre à une température choisie uniforme.
La présente invention- a pour objet un appareil pour créer des tensions latentes productrices d'ondu lations dans un filament ou faisceau de filaments thermoplastiques synthétiques en mouvement, dans lequel le filament est tiré sous tension, produite par un premier et un second moyens d'avancement du filament essentiellement non glissants,
le long d'un trajet angulaire autour d'une arête tranchante après avoir été chauffé par un organe de révolution rota tif précédant immédiatement l'arête tranchante.
En vue de remédier aux défauts signalés ci-dessus des appareils connus, cet appareil est caractérisé en ce que ledit organe de révolution chauffé est séparé de, et suit le premier moyen d'avancement de filament, en ce qu'il est mis en rotation de façon que sa vitesse périphérique soit supérieure à la vitesse linéaire du filament passant sur lui, l'appareil permettant un glissement du filament sur la surface périphérique dudit organe,
et en ce qu'un second organe de r6vo- lution rotatif est placé entre l'arête tranchante et le second moyen d'avancement de filament, ledit second organe ayant une vitesse périphérique inférieure à la vitesse linéaire du filament passant sur lui, l'appa reil permettant un glissement du filament sur la sur face périphérique dudit organe.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appareil faisant l'objet de l'invention. La fig. 1 en est une vue schématique. La fig. 2 est une vue en élévation de face d'une partie de l'appareil de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig. 4 est une coupe suivant la ligne 4-4 de la<B>hg.</B> 3.
La fig. 5 est une vue de face d'un détail du même appareil, certaines pièces étant arrachées et coupées.
L'appareil représenté comprend un dispositif ordi naire d'alimentation en fil 10 (fig. 1), qui débite un fil 11. Il est facile de construire un appareil à fil unique, mais il est plus avantageux que l'appareil soit capable de traiter plusieurs fils à la fois ; sur toutes les figures, à l'exception de la fig. 1, on a représenté des portions de deux ou plusieurs dispo sitifs analogues et accolés d'un appareil multiple.
Les parties correspondantes de deux ou plusieurs de ces dispositifs sont numérotées de la même manière dans la plupart des cas, sauf que l'on a utilisé, pour plus de clarté, des nombres de référence avec le signe prime .
Le dispositif 10 d'alimentation en fil est repré senté ici sous la forme d'un bobinage 12, qui peut être constitué sous la forme d'une bobine ou d'un organe analogue et qui peut être, dans le cas pré sent, un bobinage reçu directement du fabricant.
Ce bobinage 12 est supporté par une broche 13 s'éten dant à partir d'un organe de support 14, qui peut être constitué par une partie d'un métier ordinaire de torsion. Le fil peut être tiré facilement du bobi nage 12, grâce à la présence d'un dispositif de gui dage 16 comportant un oéilleton de guidage 17 dis- posé sur le prolongement de l'axe de la broche 13 ;
le dispositif de guidage 16 présente un deuxième aeil- leton 18. Ce deuxième oéilleton de guidage 18 per met d'enrouler le fil d'un ou plusieurs tours sur la portion du guide 16, comprise entre les deux aeille- tons, de manière que le guide 16 constitue aussi un dispositif préliminaire de tension du fil.
A partir de l'oeilleton de guidage 18, le fil 11, soumis à une tension résultant du fait qu'il est tiré à partir du bobinage 12 et qu'il passe à travers le guide 16, traverse un premier oéilleton 19 d'un guide- fil double 20 pour arriver à un dispositif double 22 d'avance du fil;
on comprend maintenant que, si on tend le fil en le tirant à travers le guide 16, c'est pour l'empêcher de glisser sur les. surfaces d'enga gement du dispositif d'avance 22.A partir de ce dispositif 22, le fil 11 passe à un système de chauf fage rotatif 24 ; il passe ensuite sur l'arête 25 d'une lame 26 pour arriver à un système rotatif de gui dage 27. Le fil 11 quittant le système de guidage 27 passe autour d'un système de graissage 28, traverse un deuxième oéilleton de guidage 29 du guide-fil double 20 et retourne, au dispositif 22 d'avance du fil.
En quittant le dispositif 22, le fil 11 passe sur une poulie de guidage 30, traverse un guide 31 en queue de cochon et arrive à un dispositif de recueil 32. Ce dispositif de recueil est représenté ici sous la forme d'un dispositif de type courant à anneau -et curseur, mais il peut se présenter aussi sous une autre forme quelconque.
Quand on désire introduire à ce moment une torsion dans le fil, il est particulière ment avantageux d'utiliser comme dispositif de recueil un dispositif à anneau et curseur; si on ne désire pas introduire une torsion dans le fil, il faut utiliser un autre type quelconque de dispositif de recueil.
Le dispositif double 22 d'avance du fil comprend un carter 33, qui sert de support au guide-fil 20 et qui est fixé par des boulons 35, dont un seul est représenté, sur un organe de support 34.
L'organe de support 34 constitue de préférence la portion d'un métier ordinaire de torsion, qui sert habituellement à supporter le dispositif d'avance du fil, dont un tel métier est généralement équipé.
Un rouleau double 36, comportant une première partie 37 et une seconde partie 38, s'étend à partir d'un côté du carter 33. La partie 38 a un plus faible diamètre que la partie 37, pour des raisons qui ap paraîtront plus loin. Le rouleau 36 peut être en une pièce, ou ses deux parties peuvent être formées s6pa- rément et être: fixées ensemble.
Le rouleau 36 est claveté sur un arbre court 40, qui tourillonne dans une paroi du carter 33 ; un deuxième rouleau dou ble 42, comportant des parties 44, 46 correspondant aux parties 37, 38 du rouleau 36, est claveté sur un deuxième arbre court 41, qui tourillonne également dans la paroi du carter 33.
Les rouleaux 36 et 42 sont entrainés en synchronisme l'un par rapport à l'autre par l'intermédiaire des arbres 40, 41 et au moyen d'engrenages; ordinaires (non représentés) logés dans le carter 33 ; ces engrenages sont entraî nés eux-mêmes par un arbre 50.
Le dispositif 22 d'avance du fil est muni d'un dispositif ordinaire d'arrêt (non représenté), logé dans le carter 33, et d'une commande 52 de démar rage, qui peut être utilisée pour rendre temporaire ment inactif le dispositif d'arrêt.
La commande 52 de démarrage est soumise à l'action d'un ressort de manière à ne pas rendre normalement le dispositif d'arrêt inactif, mais quand cette commande est abais sée, elle rend inopérant ce dispositif pendant qu'on la maintient par une pression dans cette position. Le fonctionnement normal du dispositif d'arrêt est réa lisé par deux moyens différents, dont l'un comprend un bras 54,
s'étendant à partir du carter 33 et por tant, sur son extrémité non supportée, la poulie 30 de guidage du fil. Cette poulie 30 sert à guider le fil à partir du dispositif d'avance 22 jusqu'au dis- positif de recueil 32, comme on l'a expliqué précé- demment ;
la tension du fil sert normalement à dépla cer le bras 54, malgré la force opposée d'un disposi tif de sollicitation (non représenté), de manière que ce bras soit maintenu en dehors de toute relation avec le dispositif d'arrêt. Dans le cas d'une rupture du fil,
le bras 54 est entraîné par le dispositif de sol licitation de manière à engager effectivement le dis- positif d'arrêt et à arrêter ainsi la rotation des rou leaux 36 et 42. On décrira ultérieurement le deuxième moyen utilisé pour actionner le dispositif d'arrêt.
Le dispositif double 22 d'avance du fil fait avan cer le fil sous tension le long d'un trajet linéaire, avec une première vitesse choisie, et le fait avancer ensuite une seconde fois avec une seconde vitesse linéaire.
On peut utiliser deux dispositifs distincts, d'avance du fil, si on le désire, mais on préfère géné ralement, pour des raisons d'économie, utiliser un seul dispositif double d'avance. 11-est facile de former un dispositif approprié d'avance du fil avec un dispositif d'avance du type dont la plupart des métiers ordi naires de torsion sont généralement équipés ;
le dis- positif double d'avance du fil, représenté sur le des sin annexé, a été obtenu en modifiant le dispositif d'avance du fil d'un métier de torsion du type Atwood 10-B, fabriqué par la Société Universal Winding Company . Les seules modifications néces saires dans ce cas ont consisté à former un oéilleton de guidage 29 sur le guide-fil 20,
à allonger le bras 54 jusqu'à la poulie de guidage 30 et à remplacer les rouleaux primitifs par des rouleaux doubles 36 et 42.
Le système rotatif de chauffage 24 comprend un arbre tubulaire d'entraînement 56, de préférence métallique., par exemple en cuivre, qui possède une conductibilité calorifique relativement élevée, c'est- à-dire supérieure par exemple à 0,2 calorie par seconde à 100o C.
Un dispositif (non représenté) per met d'entraîner cet arbre à une vitesse invariable par rapport à la vitesse de rotation de l'arbre 50 et par rapport à la vitesse de rotation des rouleaux 36, 42, quand ceux-ci fonctionnent normalement. Un dispositif permet de chauffer l'arbre d'entraînement 56 ; ce dispositif de chauffage comprend plusieurs corps de chauffe tubulaires électriques 58, 58', qui sont connectés en série au moyen d'ùn conducteur 59.
Les corps de chauffe 58, 58' sont disposés à l'in térieur de l'arbre tubulaire 56 .et en contact thermi- que avec celui-ci, de sorte que l'arbre 56 est chauffé par conduction quand les corps de chauffe 58, 58' sont alimentés en énergie électrique à partir d'une source (non représentée).
Plusieurs poulies 60, 60' de chauffage du fil sont portées par l'arbre 56. Ces poulies de chauffage 60, 60' sont conçues pour chauffer des fils en contact avec leurs surfaces périphériques ;
elles sont de pré- férence constituées aussi par un métal, tel que le cui vre, possédant une conductibilité thermique relative ment élevée, de manière que la chaleur soit transfé- rée facilement par conduction de l'arbre 56 à un fil en contact avec la surface périphérique de chaque poulie.
Quand les poulies 60, 60' sont en cuivre ou en métal analogue, il est généralement avantageux de les recouvrir d'une couche de chrome pour empêcher leur oxydation et leur corrosion.
Pour faciliter le transfert de chaleur de l'arbre 56 aux surfaces péri phériques des poulies 60, 60' et pour réduire les per tes de chaleur, les flasques de ces poulies ont une forme conique de manière que la longueur de l'alé sage soit plus grande que la largeur de la face de contact avec le fil.
On obtient généralement les meil leurs résultats quand la longueur de l'alésage est égale à plusieurs fois, par exemple entre deux fois et vingt fois, la largeur de la face de contact, et quand la largeur de cette face est égale sensiblement au minimum nécessaire pour recevoir une gorge de guidage du fil, comme celles désignées par 62, 62'.
Une gorge périphérique de guidage du fil est néces saire quand la largeur des faces de contact des pou lies 60, 60' est très petite, et rend superflu un dispo sitif de guidage placé sur le trajet du fil, entre le rouleau 36 et la poulie de chauffage 60.
Pour permettre la dilatation thermique de l'arbre 56, cet arbre comporte plusieurs joints de dilatation, dont l'un est représenté sur le dessin en 64 (fig. 4). Ces joints de dilatation consistent en un manchon 65 entourant une coupure 66 de l'arbre 56.
Une extré mité du manchon 65 est fixée solidement sur l'arbre 56, au moyen d'une vis 67, et son autre extrémité est clavetée sur l'arbre 56 au moyen d'une clavette 68 ; ainsi, la portion de l'arbre 56 se trouvant d'un côté de la discontinuité 66 peut se déplacer longitu dinalement par rapport au manchon 65, et les por- tions, de l'arbre 56 se trouvant respectivement de cha que côté de la discontinuité 66, peuvent cependant tourner ensemble d'un seul bloc.
Un manchon 70, formé de préférence par un métal, tel que l'acier inoxydable, et possédant une conductibilité calorifique relativement faible (c'est- à-dire inférieure à environ 0,2 calorie par seconde à 1000 C), entoure l'arbre 56, tout en étant écarté de celui-ci, et s'étend entre les poulies adjacentes 60, 60'.
Ce manchon 70 est supporté respectivement à ses extrémités par deux collerettes annulaires 72, 73, qui s'étendent respectivement à partir des surfaces latérales des poulies de chauffage 60, 60' (fig. 4). Le manchon 70 est fixé sur la collerette 72 par des vis 74, dont une seule est représentée sur le dessin ; l'autre extrémité du manchon 70 peut coulisser libre ment sur sa collerette de support 73.
L'une au moins des extrémités du manchon 70 doit ne pas, être fixée sur sa collerette de support, puisque ce manchon est constitué généralement par une matière différente de celle de l'arbre 56 et se trouve normalement à une température différente de celle de cet arbre, de telle sorte qu'il ne subit pas la même dilatation thermique que celui-ci quand le dispositif de chauffage fonc tionne.
Un carter métallique 76 entoure le manchon 70, tout en étant écarté de celui-ci; il s'étend entre les poulies 60, 60' et les recouvre jusqu'aux bords de leurs faces périphériques de contact avec le fil. Ce carter 76 est formé de deux parties séparables 77, 78 ; la partie inférieure 78 comporte une embase de support 79 qui est fixée solidement sur un organe de support 80 par des boulons 81.
Pour augmenter la rigidité, un renfort 82, serré à une extrémité entre le carter 76 et l'organe de support 80, s'étend jus qu'à un deuxième organe de support 84, qui est sup porté lui-même par plusieurs montants 85, dont un seul apparaît sur le dessin.
Puisque le joint de dilatation 64 ne peut pas fournir facilement une rigidité parfaite, et puisque l'arbre 56 possède de préférence une longueur de plusieurs mètres, il est avantageux d'utiliser pour celui-ci, à certains intervalles sur sa longueur, des supports additionnels disposés à l'endroit des joints de dilatation. Ces supports sont constitués par des paliers à billes 86 disposés entre le manchon 70 et le carter 76.
Le chemin intérieur de roulement du palier à billes 86 est fixé rigidement sur le man chon 70, tandis que le chemin extérieur de roule ment de ce palier est fixé sur la face interne du car ter tubulaire 76, de manière à empêcher un mouve ment longitudinal du manchon 70 par rapport à ce carter.
Cette disposition est avantageuse quand l'ar bre 56 est muni de plusieurs joints de dilatation, car du fait que le manchon 70 est fixé à l'une de ses extrémités sur une portion de l'arbre 56 par l'inter- médiaire de la collerette 72, cette portion de l'arbre 56, même si elle se trouve entre deux joints de dila tation, ne peut pas se déplacer longitudinalement et par conséquent ne peut pas détruire l'alignement cor rect de la poulie de chauffage 60 et des autres pou lies de chauffage non représentées,
qui sont portées par cette portion de l'arbre.
Puisque le manchon 70 est écarté de l'arbre 56, il se trouve normalement à une température infé rieure à celle de cet arbre ; si le manchon 70 est formé par une matière possédant une conductibilité thermique relativement faible, ses parties centrales sont normalement à une température beaucoup plus basse que l'arbre 56.
Par conséquent, le manchon 70 ne sert pas seulement à réduire la perte de chaleur à partir de l'arbre 56, mais il constitue aussi un sup port relativement froid pour le palier 86, de sorte que ce palier n'est pas porté à des températures trop élevées.
Le carter 76 sert aussi à diminuer les per tes de chaleur à partir de l'arbre 56 et des poulies de chauffage 60, 60' ; pour réduire encore davan tage les pertes de chaleur, une matière isolante est intercalée en 88 et 89 dans les espaces compris entre le manchon 70 et le carter 76, de chaque côté du palier 86.
Il n'est pas nécessaire en général de prévoir un joint de dilatation dans l'arbre 56, dans chaque in tervalle entre deux poulies adjacentes de chauffage ; quand il n'y a pas de joint de dilatation entre deux poulies adjacentes de chauffage, il n'est pas néces- saire de prévoir un support additionnel pour l'arbre entre ces deux poulies. Pour réduire les pertes de chaleur, il est cependant avantageux, en général, d'utiliser dans ce cas, entre deux poulies adjacentes de chauffage, un manchon correspondant au man chon 70.
Si ce manchon n'est pas utilisé comme sup port de palier, il n'est pas nécessaire de le fixer à une extrémité sur l'une de ses collerettes de support.
Des portions de deux manchons de ce genre sont repréisentées, sur le dessin et désignées par les nom bres de référence 90, 90'. Il est aussi avantageux généralement de prévoir des carters, correspondant au carter 76, entre les poulies de chauffage adja centes, même quand il n'y a pas de joint de dilata tion dans l'arbre 56 entre ces poulies; des portions de deux carters de ce genre sont représentées sur le dessin en 92 et 92'.
Comme le carter 76, les car ters 92, 92' sont constitués de préférence par deux partias séparables 94, 96 et les parties inférieures 96 comportent des embases de support 98 qui sont fixées sur l'organe de support 80 par des boulons 100.
Bien que les carters 92, 92' nie soient pas uti- lisés nécessairement pour constituer des supports de paliers, ils servent tout au moins de couvercles et de supports pour des couches 102, 102' d'une matière isolante, qui sont formées par exemple de laine miné rale, de laine de verre ou d'une matière analogue, et qui contribuent aussi à réduire les pertes de cha leur à partir de l'arbre 56.
Les carters 92, 92' jouent également un autre rôle, que l'on expliquera plus loin, mais aucune de leurs fonctions n'impose une fatigue importante à ces carters, que l'on peut donc fabriquer d'une manière satisfaisante avec de la tôle légère ou une matière analogue.
Le système rotatif de guidage 27 comprend un arbre 104, pouvant tourner autour d'un axe sensible ment parallèle à l'axe de rotation de l'arbre 56 ; cet arbre 104 porte plusieurs cylindres 106, 106', alignés transversalement avec les poulies de chauffage 60, 60' ; un dispositif (non représenté) permet d'entraî ner l'arbre 104 à une vitesse fixe par rapport à la vitesse de rotation de l'arbre 56.
Un carter tubulaire 108 recouvre l'arbre 104, entre les cylindres 106, 106', et constitue un support extérieur pour un palier à billes 110 (fig. 5) dans lequel tourillonne l'arbre 104.
Le carter 108 comprend deux parties sépara- bles 111, 112 ; la partie 111 est prise dans la masse de la partie 77 du carter 76, et la partie 112 est prise dans la masse de la partie 78 du carter 76. Comme dans le cas de l'arbre 56, il n'est pas nécessaire qu'un support soit prévu pour l'arbre 104 dans chaque intervalle entre deux cylindres adjacents;
cependant dans l'appareil représenté, des carters tubulaires 114, 114', correspondant au carter 108, sont prévus pour l'arbre 104, dans les intervalles des cylindres où il n'y a pas de palier, pour protéger les ouvriers con tre les accidents.
Le système de graissage 28 comprend un arbre 117, pouvant aussi tourner autour d'un axe parallèle à l'axe de rotation de l'arbre 56 ; cet arbre 117 tou rillonne dans un pallier 118 (fig. 5) porté par un sup port pendant 119 fixé sur la base du carter 108 par des vis 120, 122.
L'arbre. 117 porte plusieurs cylin- dres de graissage 124, 124', qui sont alignés trans, versalement avec les cylindres 106, 106' ; les cylin- dres 124, 124' s'étendent jusque dans un réservoir 126 en forme d'auge, qui est fixé le long d'un bord de l'organe de support 80.
On peut remplir le réser voir 126 avec un lubrifiant jusqu'à un niveau suffi sant pour que celui-ci soit en contact avec le bord périphérique inférieur des cylindres 124, 124' ; un dispositif (non représenté) permet de faire tourner l'arbre 117 de manière que les fils passant au con tact des surfaces des cylindres 124, 124' soient lubri fiés par ce contact.
La lame 26 est maintenue en position par un assemblage 128. Cet assemblage de support <B>128</B> comprend un premier bras 130, qui -est fixé sur un organe de support 132, au moyen d'un pivot 134, de manière à pouvoir pivoter, comme le montrent les lignes pointillées de la fig. 3, autour d'un axe, qui s'étend parallèlement à l'axe de rotation de la poulie <B>de</B> chauffage 60 et qui est disposé, par rapport à cette poulie, du côté opposé à celui du cylindre 106.
Un dispositif réglable de butée comprend une vis 136 qui est vissée à travers un alésage du bras 130, avec son extrémité inférieure 138 reposant sur le carter 92' (sur le carter 76 dans le cas de la vis 136').
Grâce à cette vis 136, on peut régler facilement, à l'intérieur de certaines limites, la position angulaire du bras 130 par rapport à un plan de référence parallèle à l'axe d'articulation de ce bras.
Un écrou de verrouillage 140 permet de verrouiller en position la vis 136, dès que le bras 130 a été disposé cor- rectement pour donner un fonctionnement satisfai sant ; on peut alors faire pivoter le bras 130 jus qu'à une position inopérante, dans le but d'enfiler le fil à travers l'appareil, et le ramener ensuite facile- ment à sa position exacte de fonctionnement, choisie précédemment.
L'extrémité non supportée du bras 130 est. repliée, de telle façon qu'une partie terminale 142 de ce bras s'étend parallèlement à l'axe de rotation de l'arbre 56 ; cette partie 142 est ajustée dans un alésage d'un bloc de support 144. Ce bloc est fixé en position, par rapport au bras 130, au moyen d'une vis 146, qui traverse une paroi du bloc 144 et s'ap plique contre la partie 142 du bras.
Un organe 148, en forme de fourche, comportant deux bras 150 et 152, est fixé sur la partie supérieure du bloc 144 par des vis 153 ; les bras 150, 152 comportent un alé sage aligné avec un alésage du bloc 144. Un second bras 154 s'étend à travers les alésages alignés de l'organe 148 et du bloc 144 ; il est supporté par un écrou 155, qui est disposé entre les bras de l'organe 148 et qui est vissé sur la partie supérieure filetée du bras 154.
Cet écrou 155 constitue un moyen pour déplacer avec précision le bras 154 le long de son axe longitudinal ; on voit sur la fig. 3 que le point de support du bras 154 et l'axe de pivotement du bras 130 se trouvent, quand le bras 130 est en posi tion opérante, dans des plans parallèles situés de part et d'autre de l'axe de rotation de la poulie de chauf fage 60.
Le bras 154 s'étend vers le bas à partir du bloc 144 ; il est muni à son extrémité inférieure d'un dispositif 156 de fixation de lame, du type à mâchoires élastiques. Le dispositif 156 fixe la lame 26, de manière que l'arête 25 de celle-ci soit dispo sée près de la surface périphérique de la poulie de chauffage 60 et qu'une ligne, s'étendant depuis le point de support du bras 54 jusqu'à l'arête 25 de la lame, fasse un certain angle avec la ligne passant par le point de support du bras 154 et par l'axe de pivotement du bras 130.
Cet angle, formé par ces deux lignes hypothétiques et projeté sur un plan parallèle à celui dans lequel peut pivoter le bras 130, peut être avantageusement compris entre 500 et 130 et est égal de préférence à environ 900.
Grâce à la vis 136 et à l'écrou 155, non seule ment on peut régler avec précision la distance entre l'arête 25 de la lame et la périphérie de la poulie de chauffage 60, mais on peut également régler, à l'intérieur de certaines limites, la position de l'arête 25 par rapport au plan déterminé par les axes de rotation des arbres 104 et 56.
On peut donc faire varier l'angle, compris entre la direction d'approche et la direction d'éloignement du fil, qui suit un trajet anguleux autour de l'arête 25, et on peut également régler, à l'intérieur de certaines limites, l'angle total d'enroulement du fil sur la poulie de chauffage 60.
Ce dernier facteur est important, car la poulie 60 tourne à une vitesse telle que sa surface périphérique se déplace à une vitesse supérieure à la vitesse linéaire du fil en contact avec cette surface, et l'an gle suivant lequel le fil est en contact avec la sur face périphérique de la poulie 60 détermine, les au tres facteurs étant inchangés,
la différence de ten sion entre la portion de fil arrivant sur l'arête 25 et la portion de fil passant du dispositif d'avance 22 à la poulie 60.
Un bras 160, adjacent au pivot 134, s'étend à partir du bras 130 et comporte un #illeton 162 à son extrémité non supportée. Une tige allongée 164, qui est reliée par son extrémité inférieure au dispo- sitif d'arrêt du dispositif 22 d'avance du fil, s'étend vers le haut à travers l'oeilleton 162 et porte, à son extrémité supérieure, un écrou 166 dont le diamètre est plus grand que celui de l'oailleton 162.
Quand le bras 130 est en position opérante, la tige 164 est sou levée par suite du contact du bras 160 avec l'écrou 166, de telle sorte que le dispositif d'arrêt du dispo sitif d'avance 22 n'est pas rendu actif ;
cepzndant, quand on fait pivoter le bras 130 jusqu'à une posi tion inopérante, dans le but de mettre le fil en place, la tige 164 se déplace sous l'action de la pesanteur pour rendre opérant le dispositif d'arrêt du dispositif d'avance 22.
Le but de cette disposition est d'exiger un opérateur pour faire fonctionner le dispositif d'avance 22 au moyen de la commande de démar rage 52 et pour ramener le support de lame 128 à sa position, opérante, avant de lâcher la commande 52 ; de cette manière on ne peut pas laisser par inadver- tance le support de lame en position inopérante pen dant que l'appareil tourne.
Pour faire fonctionner l'appareil, on fait passer un fil, -tiré du bobinage d'alimentation 12, à travers le guide 16, puis à travers l'oeilleton 19 du guide 20, et on l'enroule ensuite autour des parties 37, 44 des rouleaux 36, 42, en lui faisant faire un nombre de tours suffisant pour l'empêcher de glisser. En général, il est suffisant de faire trois à dix tours de fil autour des parties correspondantes dos cylindres 36, 42, mais on peut évidemment utiliser un plus grand nom bre de tours, si on le désire.
Quand on a fait pivo ter le support de lame 128 jusqu'à une position ino pérante, on tire le fil 11 sur la poulie de chauffage 60, sur les cylindres 106, 124 et à travers l'oeilleton 29 du guide 20. On enroule alors le fil 11 sur les.
parties 38, 46 des rouleaux 36,. 42, en lui faisant faire un nombre de tours, suffisant pour l'empêcher, de glisser; on fait passer alors le fil sur la poulie 30, et à .travers le guide 31, pour le faire: arriver au dispositif de recueil 32.
Quand le dispositif de chauf fage 58 a porté la température superficielle de la poulie 60 à une valeur appropriée, et quand les dif- féren:
bs dispositifs d'entrainement ont été mis en mar che, on abaisse la commande de démarrage 52 pour faire fonctionner le dispositif double 22 d'avance du fil. Il est recommandé de faire fonctionner le dispo sitif 22 avant d'abaisser la lame 26 jusqu'à sa posi tion opérante, car le fil 11, quand la lame 26 est en position opérante, s'applique avec friction. contre la poulie de chauffage 60 le long d'un arc plus grand que dans le cas où la lame 26 est en position inopé rante,
et si on essaie d'abaisser la lame 26 jusqu'à sa position opérante, avant d'avoir fait fonctionner le dispositif d'avance 22, la chaleur résultant du frotte ment entre le fil 11 et la poulie 60 est quelquefois suffisante pour porter le petit segment de fil en con tact avec la poulie jusqu'à une température supérieure à sa température de collage ;
dans ce cas, le fil adhère à la poulie 60 et se casse. Au contraire, quand le fil progresse le long de son trajet avec une vitesse appropriée, on peut abaisser sans aucun ris que la lame 26 jusqu'à sa position opérante.
Dès que l'appareil fonctionne, la poulie 60 dimi nue la tension moyenne du fil passant sur l'arête 25 de la lame, jusqu'à une valeur très faible, c'est-à-dire au moins jusqu'à une valeur inférieure à 0,4 g par denier, et diminue aussi l'amplitude numérique des fluctuations de tension du fil résultant du fait que les caractéristiques de contraction thermique du fil ne sont pas uniformes. Autrement dit,
si la tension du fil venant en contact avec l'arête 25 a tendance à augmenter, il en résulte que le fil est tiré contre la périphérie de la poulie 60 avec une plus grande force, de telle sorte que la portion de fil en contact avec cette périphérie présente une tendance plus ac- centuée à se déplacer à la même vitesse que la. péri phérie de la poulie. Par conséquent,
l'augmentation de la tension du fil est beaucoup plus grande entre le rouleau 36 et la poulie 60, que dans la portion de trajet du fil précédant immédiatement l'arête 25 ; en d'autres termes, la tension du fil passant autour de l'arête de la lame ne présente que des fluctuations légères, même avec des variations importantes dans les caractéristiques de contraction thermique du fil traité.
Le cylindre 106 ne sert pas seulement comme dispositif de guidage pour obliger le fil à suivre un trajet approprié autour de l'arête 25 de la lame 26, mais il sert aussi à refroidir le fil et à le tendre dans la partie de son trajet comprise entre le cylindre 106 et la partie 46 du rouleau 42.
Bien que la tension du fil, entre le cylindre 106 et la partie 46 du rouleau 42, n'ait pas une importance capitale, il faut noter que le fil se trouve sous une tension plus grande dans cette portion de son trajet qu'au moment où il passe autour de la lame 26, et qu'on réalise ainsi un contact adéquat entre le fil d'une part et les par ties 38, 46 des rouleaux 36, 42 d'autre part, en fai sant faire au fil moins de tours sur les rouleaux 36,42.
La vitesse superficielle de la partie 44 du rou leau 42 et de la partie 37 du rouleau 36, par rapport à la vitesse superficielle des parties 38, 46 de ces deux rouleaux, détermine le degré suivant lequel le fil peut se contracter en passant autour de la poulie chauffée 60, et présente donc une grande importance puisque ce degré de contraction détermine le degré d'élasticité conféré au fil traité.
Pour obtenir les meil leurs résultats, la différence entre la vitesse avec laquelle le fil progresse d'abord et la vitesse avec laquelle il progresse ensuite, après son contact avec l'arête de la lame, doit être suffisante pour permet tre au fil traité de se contracter à un degré voisin du maximum possible le long de sa face en contact avec l'arête 25 ;
autrement dit, la valeur de l'excès d'avance doit être sensiblement la valeur maxima pour laquelle le fil peut être transporté à travers l'ap pareil sans prendre du mou entre la poulie 60 et le cylindre 106. Ceci peut être déterminé facilement d'une manière empirique avec un fil donné quelcon- que, mais on peut dire, pour fixer les idées, que le pourcentage de l'excès d'avance optimum est égal numériquement à environ la moitié du pourcentage de contraction du fil quand celui-ci est chauffé sans aucune tension.
Avec la plupart des fils, l'excès d'avance optimum est compris à peu près entre 1 % et 15 %.
Les vitesses de rotation de la poulie 60 et du cylindre 106, par rapport à la vitesse linéaire du fil, n'ont pas théoriquement une grande importance, pourvu que la poulie 60 tourne avec une vitesse superficielle supérieure à la vitesse du fil en contact avec elle, et que le cylindre 106 tourne avec une vitesse circonférentielle inférieure à la vitesse du fil en contact avec lui ;
cependant, on a constaté en pratique qu'on obtenait généralement les meilleurs résultats en faisant tourner la poulie 60 avec une vitesse circonférentielle supérieure de 1% à 3 % à la vitesse du fil,
et en faisant tourner le cylindre 106 avec une vitesse circonférentielle inférieure de 10 % à 20 % environ à la vitesse du fil. La vitesse de rotation du cylindre 124 n'est importante que pour déterminer la quantité de lubrifiant appliquée au fil ; elle varie suivant le lubrifiant particulier appliqué et l'usage réservé au fil traité.