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La présente invention concerne un appareil perfectionné pour fabriquer des fils ondulés ou frisés possédant une nature élastique; l'invention concerne en particulier un appareil perfectionné de ce genre, qui rend les fils élastiques en les faisant passer sous tension le long d'un trajet à angle aigu.
On a décrit dans le brevet australien n 206.681 et dans le brevet belge n 534.588 du 31 décembre 1954, un dispositif permettant de rendre élastiques des fils en .les faisant passer le long d'un trajet à angle aigu tout en les maintenant sous tension. Dans ce dispositif connu on chauffe le fil, en le faisant passer en contact super- ficiel avec une plaque fixe de chauffage, et on commande la tension du fil au moyen d'un régulateur mécanique de tension pendant qu'il passe autour de l'arête d'une lame.
Ce dispositif décrit dans les deux brevets mentionnés plus haut présente certains inconvénients quand on l'uti- lise avec certains fils ; le brevet belge n 554,482 du 28 décembre 1954, on a décrit un dispositif perfection- né spécialement étudié pour supprimer certains de ces in- convénients. Dans le dispositif décrit dans le brevet belge n 554.482 du 29 décembre 1954, on utilise un ré- chauffeur rotatif, pour chauffer le fil, et la tension de celui-ci, passant autour de l'arête d'une lame, est com- mandée par un dispositif d'excès d'avance, de telle sorte que la tension du fil, passant autour de l'arête, est dé- terminée principalement par ses caractéristiques de con- traction thermique.
Le dispositif décrit dans le brevet belge n 554.482, mentionné ci-dessus, constitue un perfec tionnement par rapport aux dispositifs plus anciens, mais il ne résoud pas complètement le problème de la com- mande de la tension dans tous les cas et il pose en outre
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plusieurs problèmes nouveaux particuliers aux dispositifs utilisant un réchauffeur rotatif.
Un dispositif simple d'excès d'avance du fil, tel que celui utilisé dans le dispositif du brevet belge n 554.482 du 28 décembre 1954, permet de réaliser une commande à peu près parfaite de la tension, tant que le fil à traiter est caractérisé par une contraction thermi- que uniforme ; les fils reçus du fabricant ne possèdent pas une caractéristique uniforme de contrac- tion thermique. Ceci est dû principalement au fait que dans une bobine de fil nouvellement fabriquée, le fil, voisin de l'extérieur du bobinage, se contracte davantage que les spires de fil adjacentes au noyau du bobinage; par suite de cette contraction différentielle, les carac- téristiques de contraction thermique du fil ne sont pas uniformes.
Si on traite le fil d'un bobinage venant de la fabrique sur un appareil utilisant un simple disposi- tif d'excès d'avance, les caractéristiques non uniformes de contraction thermique du fil provoquent des fluctua- tions de tension dans le fil passant sur l'arête de la lame et ces changements de tension entraînent un manque d'uniformité dans le fil traité. Ce manque d'uniformité se traduit par des raies ou bandes, quand le fil est utilisé pour fabriquer des articles de bonneterie, et il est par conséquent indésirable. En raison de ceci, il était nécessaire jusqu'à présent de rebobiner le fil des bobinages venant de la fabrique et de le laisser pendant un certain temps dans les nouveaux bobinages avant de le traiter sur l'appareil utilisant la commande de tension par excès d'avance.
Cette opération de rebo- binage augmente d'une façon appréciable le prix total de traitement du fil; le premier but de la présente inven- tion est donc de réaliser un appareil, qui comporte un
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dispositif perfectionné d'excès d'avance, 'et sur lequel les fils peuvent être traités d'une manière satisfaisante directement à partir des bobinages fournis par les diffé- rents fabricants de fils.
Les anciens appareils, utilisant un réchauf- feur du type à cylindre, posaient un autre problème ; fallait en effet isoler le réchauffeur, de manière à maintenir les pertes de chaleur à une valeur satisfaisan- te, tout en maintenant la surface du cylindre à une tem- pérature choisie uniforme. Un autre but de l'invention est donc de réaliser un cylindre perfectionné de chauf- fage du fil et un dispositif perfectionné pour maintenir à une température uniforme choisie la surface du cylin- dre, sur laquelle est engagé le fil, et cela avec des pertes de chaleur faibles.
Les anciens appareils, utilisant un réchauf- feur du type à cylindre, présentaient aussi un inconvé- nient, du fait qu'ils ne possédaient pas un dispositif entièrement satisfaisant pour maintenir une lame en posi- tion opérante, près de la périphérie du cylindre de chauf- fage. Pour produire un fil uniforme, il est nécessaire de réaliser un dispositif de maintien de lame, qui soit capable de positionner exactement l'arête de la lame par rapport au cylindre de chauffage, et qui permette d'en- lever facilement la lame, puis de la remettre facilement en place dans sa position de fonctionnement.
La présente invention se propose donc également de réaliser un dis- positif perfectionné de maintien de lame, destiné à un réchauffeur rotatif de fil, et permettant, d'une part d'enfiler facilement le fil dans l'appareil, et dautre part de positionner la lame avec précision par rapport au réchauffeur rotatif.
Les buts précédents, ainsi que d'autres buts
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de l'invention, sont atteints au moyen d'un appareil com- prenant un dispositif, pour transporter un fil en mouve- ment et sous tension le long d'un trajet linéaire passant autour de l'arête d'une lame, une poulie de chauffage disposée sur le trajet du fil et précédant immédiatement le point où le fil est en contact avec l'arête de la lame, et un dispositif pour faire tourner la poulie avec une vitesse périphérique dépassant la vitesse linéaire du fil en contact superficiel avec elle. La poulie de chauf fage est construite de préférence de amaière qu'on puisse la monter sur un arbre chauffé et que la longueur de son alésage soit sensiblement plus grande que la largeur de sa face de contact avec le fil.
La lame est maintenue de préférence par un dispositif comprenant un organe de support articulé autour d'un axe, qui s'étend parallèle- ment à l'axe de la poulie et qui se trouve, par rapport à celle-ci, du côté opposé à celui de la lame.
On va décrire maintenant un mode de réalisa- tion de l'invention en se référant au dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 est une vue schématique de l'ap. pareil conforme à l'invention, et montre l'emplacement des parties principales de cet appareil; - la figure 2 est une vue en élévation de face d'une partie de l'appareil de la figure 1 ; - la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 2 ; - la figure 4 est une vue de face d'une partie de l'appareil représenté sur la figure 2, certaines par- ties étant arrachées et coupées pour montrer des détails de construction; - la figure 5 est une vue de face d'une autre partie de l'appareil de la figure 2, certaines pièces
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étant arrachées et coupées.
Si on se réfère au dessin d'une manière plus détaillée, et en particulier à la figure 1, on y voit en 10 l'un de plusieurs dispositifs ordinaires d'alimenta- tion en fil, qui débitent chacun un fil 11. Il est faci- le de construire un appareil à fil unique, conformément à l'invention, mais il est plus avantageux que l'appareil soit étudié pour pouvoir être construit sous la forme du type multiple, capable de traiter pls leurs fils à la fois; sur toutes les figures, à l'exeeption de la figure 1, on a représenté des portions de deux ou plusieurs mé- canismes analogues et accolés d'un appareil multiple.
Les parties correspondantes de deux ou plusieurs de ces mécanismes sont numérotées de la même manière dans la plupart des cas, sauf que l'on a utilisé, pour plus de clarté, des nombres de référence avec le signe "prime".
Le dispositif 10 d'alimentation en fil est représenté isi sous la forme d'un bobinage 12, qui peut être constitué sous la forme d'une bobine ou d'un organe analogue et qui peut être, dans le cas présent, un bobi- nage reçu directement du fabricant. Ce bobinage 12 est supporté par une broche 13 sétendant à partir d'un orga- ne de support 14, qui peut être constitué par une partie d'un métier ordinaire de torsion. Pour que le fil puisse être tiré facilement du bobinage 12, on prévoit un dispo- sitif de guidage 16 comportant un oeilleton de guidage 17 disposé sur le prolongement de l'axe de la broche 13; on peut prévoir sur le dispositif de guidage 16 un deu- xième oeilleton 18, si on le désire.
Ce deuxième oeille- ton de guidage 18 permet d'enrouler le fil d'un ou plu- sieurs tours sur la portion du guide 16, comprise entre les deux oeilletons, de manière que le guide 16 constitue
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aus.si un dispoitif préliminaire de tens,ion du fil.
A partir de l'oeilleton de guidage 18, le fil 11, soumis à une tension résultant du fait qu'il est tiré à, partir-du bobinage 12 et qu'il passe à travers le guide 16, traverse un premier oeilleton 19 d'un guide-fil dou- ble 2Q pour arriver à un dispositif double d'avance du fil, désigné dans son ensemble par le nombre de référence 22; on comprend maintenant que, si on tend le fil en le tirant à travers le guide 16, c'est pour l'empêcher de glisser. sur les surfaces d'engagement du dispositif d'a- vance 22. A partie de ce dispositif 22, le fil 11 passe sur une partie constitutive d'un système de chauffage rotatif désigné dans son ensemble par le nombre de réfé- rence 24; il passe ensuite sur l'arête 25 d'une lame 26 pour arriver à un système rotatif de guidage 27.
Le fil 11 quittant le système de guidage 27 passe autour d'une partie constitutive d'un système de graissage 28, traver- se un deuxième oeilleton de guidage 29 du guide-fil dou- ble 20 et retourne au dispositif 22 d'avance du fil. En quittant le dispositif 22, le fil 11 passe sur une poulie de guidage 30, traverse un guide 31 en queue de cochon et arrive à un dispositif de recueil désigné dans son en- semble par le nombre de référence 32. Ce dispositif de recueil est représenté ici sous la forme d'un dispositif de type courant à anneau et curseur, mais il peut se présenter aussi sous une autre forme quelconque.
Quand on désire introduire à ce moment une torsion dans le fil, il est particulièrement avantageux d'utiliser comme dis- positif de recueil un dispositif à anneau et curseur; si on ne désire pas introduire une torsion dans le fil,il faut utiliser unautre type quelconque de dispositif de recueil.
Le dispositif double 22 d'avance du fil com-
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prend un carter 33, qui sert de support au guide-fil 20 et qui est fixé par un moyen approprié quelconque, par exemple par des boulons 35 dont un seul est représenté, sur un organe de support 34. L'organe de support 34 consti- tue de préférence la portion d'un métier ordinaire de tor- sion, qui sert habituellement à supporter le dispositif d'avance du fil, dont un tel métier est généralement équi- pé.
Un rouleau double 36, comportant une première partie 37 et une seconde partie 38, qui peut avoir ou ne pas avoir le même diamètre que la partie 37, s'étend à partir d'un côté du carter 33. En général, il est avanta- geux que la partie 38 ait un plus faible diamètre que la partie 37, pour des raisons qui apparaîtront plus loin.
La partie 38 du rouleau 36 peut faire partie intégrante de la partie 37, mais ces deux parties du rouleau peuvent aussi être formées séparément et être fixées ensemble par un moyen approprié quelconque, si on le désire. Le rouleau 36 est claveté sur un premier arbre court 40, qui tourillonne à travers une paroi du carter 33 ; undeuxième rouleau double 42, comportant des parties 44, 46 corres- pondant aux parties 37, 38 du rouleau 36, est claveté sur un deuxième arbre court 41, qui tourillonne également à travers la paroi du carter 33. Les rouleaux 36 et 42 sont entraînés en synchronisme l'un par rapport à l'autre par l'intermédiaire des arbres 40, 4-le et au moyen d'engrena- ges ordinaires (non représentés) logés dans le carter 33; ces engrenages sont entraînés eux-mêmes à partir d'un ar- bre 50.
Le dispositif 22 d'avance du fil est muni d'un dispositif ordinaire'd'arrêt (non représenté), logé dans le carter 33, et d'une commande 52 de démarrage, qui peut ..être utilisée pour rendre temporairement inactif le dis-
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positif d'arrêt. La commande 52 de démarrage est soumise à l'action d'un ressort de manière à ne pas rendre norma- lement le dispositif d'arrêt inactif, mais quand cette commande est abaissée, elle rend inopérant ce dispositif pendant qu'on la maintient par une pression dans cette po- sition. Le fonctionnement normal du dispositif d'arrêt est réalisé par deux moyens différents, dont +'un comprend un bras 54, s'étendant à partir du carter 33 et portant, sur son extrémité non supportée, la poulie 30 de guidage du fil.
Cette poulie 30 sert à guider le fil à partir du dispositif d'avance 22 jusqu'au dispositif de recueil 32, comme on l'a expliqué précédemment; la tension du fil sert normalement à déplacer le bras 54, malgré la force opposée d'un dispositif de sollicitation (non représenté), de manière que ce bras soit maintenu en dehors de toute relation avec le dispositif d'arrêt. Dans le cas d'une rupture du fil, le bras 54 est entraîné par le dispositif de sollicitation de manière à engager effectivement le dispositif d'arrêt et à arrêter ainsi la rotation des rou- leaux 36 et 42. On décrira ultérieurement le deuxième moyen utilisé pour actionner le dispositif d'arrêt.
Le dispositif double 22 d'avance du fil peut se présenter sous une forme appropriée quelconque, pourvu qu'il puisse faire avancer un fil sous tension le long d'un trajet linéaire, avec une première vitesse choisie, et le faire avancer ensuite une seconde fois avec une se- conde vitesse linéaire. On peut utiliser deux dispositifs distincts d'avance du fil, si on le désire, mais on préfè- re généralement, pour des raisons d'économie, utiliser un seul dispositif double d'avance.
Il est facile de former un dispositif approprié d'avance du fil avec un disposi- tif d'avance du type dont la plupart des métiers ordinai- res de torsion sont généralement équipés ; dispositif
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double d'avance du fil, représenté sur le dessin annexé, a été obtenu en modifiant le dispositif d'avance du fil' d'un métier de torsion du type Atwood 10-B, fabriqué par la Société "Universal Winding Company". Les seules mo- difications nécessaires dans ce cas ont consisté à former un oeilleton de guidage 29 sur le guide-fil 20, à allon- ger le bras 54 jusqu'à la poulie de guidage 30 et à rem- placer les rouleaux primitifs par des rouleaux doubles 36 et 42.
Le système rotatif de chauffage 24 comprend un arbre tubulaire d'entraînement 56, de préférence métalli- que, par exemple en cuivre, qui possède une conductibilité calorifique relativement élevée, c'est-à-dire supérieure par exemple à 0,2 calorie par seconde à 1000 C. L'arbre d'entraînement 56 est un arbre tournant; un dispositif (non représenté) est prévu pour entraîner cet arbre à une vitesse invariable par rapport à la vitesse de rotation de l'arbre 50 et par rapport à la vitesse de rotation des rouleaux 36, 42, quand ceux-ci fonctionnent normalement.
Un dispositifest également prévu pour chauffer l'arbre d'entraînement 56; ce dispositif de chauffage peut se pré' senter sous une forme appropriée quelconque, mais il est représenté ici comme comprenant plusieurs réchauffeurs tu- bulaires électriques 58, 58', qui sont connectés en série 'au moyen d'un conducteur 59. Les réchauffeurs électriques 58, 58' sont disposés, à l'intérieur de l'arbre tubulaire 56, en contact thermique avec celui-ci, de sorte que l'ar- bre 56 est chauffé par conduction quand les réchauffeurs 58, 58' sont alimentés en énergie électrique à partir d'une source appropriée quelconque (non représentée).
Plusieurs poulies 60, 60' de chauffage du fil sont portées par l'arbre 56. Ces poulies de chauffage 60, 60' sont conçues pour chauffer des fils en contact
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avec leurs surfaces périphériques; elles sont de préfé- rence constituées aussi par un métal, tel que le cuivre, possédant une conductibilité thermique relativemebt éle- vée, de manière que la chaleur soit transférée facilement par conduction de l'arbre 56 à un fil en contact avec la surface périphérique de chaque poulie. Quand les poulies 60, 60' sont en cuivre ou en un métal analogue, il est généralement avantageux de les recouvrir d'un placage de chrome pour empêcher leur oxydation et leur corrosion.
Pour faciliter le transfert de chaleur de l'arbre 56 aux surfaces périphériques des poulies 60, 60' et pour rédui- re les pertes de chaleur, ces poulies ont de préférence une forme conique de manière que la longueur de leur alé- sage soit plus grande que la largeur de leur face de con- - tact avec le fil.
On obtient généralement les meilleurs résultats quand la longueur de l'alésage est égale à plu- sieurs fois, par exemple entre deux fois et vingt fois, la largeur de la face de contact, et quand la largeur de cette face est égale sensiblement au minimum nécessaire pour. recevoir une gorge de guidage du fil, comme celle désignée par les nombres de référence 62, 62'. Une gorge' périphérique de guidage du fil est nécessaire, quand la largeur des faces de contact des poulies 60, 60' est très' petite, dans le but d'empêcher le fil de se déplacer sur ces faces ; telle gorge sert aussi à supprimer la né- cessité d'un dispositif de guidage placé sur le trajet du fil, entre le rouleau 36 et la poulie de chauffage 60.
Pour permettre la dilatation thermique de l'arbre 56, cet arbre comporte de préférence plusieurs joints de dilatation, dont l'un est représenté sur le dessin et désigné par le nombre de référence 64 (figure 4). Ces joints de dilatation peuvent se présenter avan- tageusement sous la forme d'un manchon 65 entourant une
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discontinuité 66 prévue dans l'arbre 56. Une extrémité du manchon 65 est fixée solidement sur l'arbre 56, au moyen d'une vis 67, et son autre extrémité est clavetée sur l'arbre 56 au moyen d'une clavette 68; ainsi, la por- tion de l'arbre 56, se trouvant d'un côté de la disconti- nuité 66, peut se déplacer longitudinalement par rapport au manchon 65, et les portions de l'arbre 56, se trouvant respectivement de chaque côté de la discontinuité 66, peuvent cependant tourner ensemble d'un seul bloc.
Un manchon 70, formé de préférence par un mé- tal, tel que l'acier inoxydable, et possédant une conduc- tibilité calorifique relativement faible (c'est-à-dire inférieure à environ 0,2 calorie par seconde à 1000 C), entoure l'arbre 56, tout en étant écarté de celui-ci, et s'étend entre les poulies adjacentes 60, 60'.
Ce man- chon 70 est supporté respectivement à ses extrémités par deux collerettes annulaires 72, 73, qui s'étendent respec- tivement à partir des surfaces latérales des poulies de chauffage 60, 60' (figure 4). Le manchon 70 est fixé de préférence solidement sur l'une des collerettes 72, 73 par un dispositif approprié quelconque; dans le cas pré- sent, le manchon 70 est fixé sur la collerette 72 par des vis 74, dont une seule est représentée sur le dessin; l'autre extrémité du manchon 70 peut coulisser librement sur sa collerette de support 73.
L'une au moins des ex- trémités du manchon 70 doit ne pas être fixée sur sa col- lerette de support, puisque ce manchon est constitué géné- ralement par une matière différente de celle de l'arbre 56 et se trouve normalement à une température différente de celle de cet arbre, de telle sorte qu'il ne subit pas la même dilatation thermique que celui-ci quand le dispo- sitif de chauffage fonctionne.
Un carter métallique 76 entoure le manchon 70,
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tout en étant écarté de celui-ci; il s'étend entre les poulies 60, 60' et les recouvre de préférence jusqu'aux bords de leurs faces périphériques de contact avec le fil.
Ce carter 76 est formé de préférence de deux parties sé- parables 77, 78; la partie inférieure 78 comporte une embase de support 79, qui est fixée solidement sur un or- gane de support 80 par un moyen approprié quelconque, par exemple par des boulons 81. Pour augmenter la rigidité, un tirant 82, serré à une extrémité entre le carter 76 et l'organe de support 80, s'étend jusqu'à un deuxième organe de support 84, qui est supporté lui-même par plu- sieurs montants 85, dont un seul apparaît sur le dessin.
Puisque le joint de dilatation 64 ne peut pas fournir facilement une rigidité parfaite, et puisque l'arbre 56 possède de préférence une longueur de plusieurs mètres., il est généralement avantageux d'utiliser pour celui-ci, à certains intervalles sur sa longueur des sup- ports additionnels disposés à l'endroit des joints de dilatation. Dans ce but, on prévoit un palier antifrica tion, parxemple un palier à billes 86, entre le manchon 70 et le 'carter 76. Le chemin intérieur de roulement du palier à billes 86 est fixé rigidement sur le manchon 70, tandis que le chemin ,extérieur de roulement de ce .palier est fixé sur la fa@e interne du carter tubulaire 76,de manière à empêcher un mouvement longitudinal du manchon 70 par rapport à ce carter.
Cette disposition est avan- ageuse quand l'arbre 56 est muni de plusieurs joints de dilatation, car, du fait que le manchon 70 est fixé à l'une de ses extrémités sur une portion de l'arbre 56 par l'intermédiaire de la collerette 72, cette portion de l'arbre 56, même si elle se trouve entre deux joints de dilatation, ne peut pas se déplacer longitudinalement et par conséquent ne peut pas détruire l'alignement correct
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de la poulie de chauffage 60 et des autres poulies de chauffage non représentées, qui sont portées par cette portion de l'arbre.
Puisque le manchon 70 est écarté de l'arbre 56 il se trouve normalement à une température inférieure à celle de cet arbre ; sile manchon 70 est formé par une matière possédant une conductibilité thermique relative- ment faible, ses parties centrales sont normalement à une température beaucoup plus basse que l'arbre 56. Par con- séquent, le manchon 70 ne sert pas seulement à réduire la perte de chaleur à partir de l'arbre 56, mais il consti- tue aussi un support relativement froid pour le palier 86 de sorte que ce palier n'est pas porté à des température trop élevées.
Le carter 76 sert aussi à diminuer les pertes de chaleur à partir de l'arbre 56 et des poulies de chauffage 60, 60'; pour réduire encore davantage les pertes de chaleur, il est généralement avantageux d'inter- caler une matière isolante, comme on le voit en 88 et 89 sur le dessin, dans les espaces compris entre le manchon 70 et le carter 76, de chaque côté du palier 86.
Il n'est pas nécessaire en général de prévoir un joint de dilatation dans l'arbre 56, dans chaque inter' valle entre deux poulies adjacentes de chauffage; quand il n'y a pas de joint de dilatation entre deux poulies adjacentes de chauffage) il n'est pas nécessaire de pré- voir un support additionnel pour l'arbre entre ces deux poulies. Pour réduire les pertes de chaleur, il est ce- pendant avantageux, en général, d'utiliser dans ce cas, entre deux poulies adjacentes de chauffage, un manchon correspondant au manchon 70, si ce manchon n'est pas uti- lisé comme support de palier, il n'est pas nécessaire de le fixer à une extrémité sur l'une de ses collerettes de support.
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Des portions de deux manchons de ce genre sont représentées sur le dessin et désignées par les nombres de référence 90, 90t. Il est aussi avantageux générale- ment de prévoir des carters, correspondant au carter 76, entre les poulies de chauffage adjacentes, même quand il n'y a pas de joint de dilatation dans l'arbre 56 entre ces poulies ; portions de deux carters de ce genre sont représentées sur le dessin en 92 et 92'. Comme le carter 76, les carters 92, 92' sont constitués de préférer ce par deux parties séperables 94, 96 et les parties in- férieures 96 comportant de préférence des embases de sup- port 98, qui sont fixées sur l'organe de support 80 par un moyen approprié quelconque, par exemple par des boulons 100.
Bien que les carters 92, 92' ne soient pas utilisés nécessairement pour constituer des supports de paliers, ils servent tout au moins de couvercles et de supports peur des couches 102, 102', d'une manière isolante qui sont formées par exemple de laine minérale, de laine de verre ou d'une matière analogue, et qui contribuent aus si à réduire les pertes de chaleur à partir de l'arbre 56.
Les carters 92, 92' jouent également un autre rôle, que l'on expliquera plus loin, mais aucune de leurs fonctions n'impose une fatigue importante à ces carters, que l'on peut donc fabriquer d'une manière satisfaisante avec de la tôle légère ou une matière analogue.
Le système rotatif de guidage 27 comprend un arbre 104, pouvant tourner autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe de rotation de l'arbre 56, cet arbre 104 porte plusieurs cylindres 106,106', alignés transver- salement avec les poulies de chauffage 60, 60', un dispo- sitif (non représenté) est prévu pour entraîner l'arbre 104 à une vitesse fixe, par rapport à la vitesse de rota- tion de l'arbre 56. Un carter tubulaire 108 recouvre
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l'arbre 104, entre les cylia@es 106, 106' et constitue un support extérieur pour un palier à billes 110 (figure 5), dans lequel tourillonne l'arbre 104.
Le carter 108 comprend de préférence deux parties séparables 111, 112, la partie 111 est prise dans la masse de la partie 77 du carter 76, et la partie 112 est prise dans la masse de la partie 78 du carter 76. Comme dans le cas de l'arbre 56, il n'est pas nécessaire qu'un support soit prévu pour l'arbre 104 dans chaque intervalle entre deux cylindres adjacents ; cependant, des carters tubulaires 114, 114', correspondant au carter 108, sont prévus de préférence pour l'arbre 104, dans les intervalles des cylindres où il n'y a pas de palier, pour protéger les ouvriers contre les accidents.
Le système de graissage 28 comprend générale- ment un arbre 117, pouvant aussi tourner autour d'un axe parallèle à l'axe de rotation de l'arbre 56, cet arbre 117 tourillonne dans un palier 118, porté par un support pendant 119, fixé sur la base du carter 108 par un moyen approprié quelconque, par exemple par des vis 120,122 (figure 5). L'arbre 117 porte plusieurs cylindres de graissage 124, 124', qui sont alignés transversalement avec les cylindres 106, 106', les cylindres 124, 124' s'étendent jusque dans un réservoir 126 en forme d'auge, qui est fixé le long d'un bord de l'organe de support 80.
On peut remplir le réservoir 126 avec un lubrifiant jus- qu'à un niveau suffisant pour que celui-ci soit en contact avec le bord périphérique inférieur des cylindres 124, 124', un dispositif (non représenté) est prévu pour faire tourner l'arbre 118, de manière que les fils passant au contact des surfaces des cylindres 124, 124' soient lu- brifiés par ce contact.
La lame 26 est maintenue en position par un as-
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semblage 128. Cet assemblage de support 128 comprend un premier bras 130, qui est fixé sur un organe de support 132, au moyen d'un pivot 134, de manière à pouvoir pivo- ter, comme le montrent les lignes pointillées de la figure 2, autour d'un axe, qui s'étend parallèlement à l'axe de rotation de la poulie de chauffage 60 et qui est disposé, par rapport à cette poulie, du coté opposé à celui du cy- lindre 106. Un dispositif réglable de butée comprend une vis 136, qui est vissée à travers un alésage approprié du bras 130, avec son extrémité inférieure 138 reposant sur le carter 92' (sur le carter 76 dans le cas de la vis 136t);
grâce à cette vis 136, on peut régler facilement, à l'intérieur de certaines limites, la position angulaire du bras 130 par rapport à un plan de référence parallèle à l'axe d'articulation de ce bras. Un écrou de verrouil- lage 140 est prévu pour verrouiller en position la vis 136, dès que le bras 130 a été disposé correctement pour donner un fonctionnement satisfaisant, on peut alors faire pivoter le bras 130 jusqutà une position inopérante, dans le but d'enfiler le fil à travers l'appareil, et le rame- ner ensuite facilement à sa position exacte de fonction- nement, choisie précédemment.
L'extrémité non supportée du bras 130 est re- pliée, de telle façon qu'une partie terminale 142 de ce bras s'étend parallèlement à l'axe de rotation de l'arbre 56 ; cette partie 142 est ajustée dans un alésage approprié prévu dans un bloc de support 144. Ce bloc est fixé en position, par rapport au bras 130, au moyen d'une vis 146, qui traverse une paroi du bloc 144 et s'applique contre la partie 142 du bras.
Un organe 148, en forme de four- che, comportant deux bras 150 et 152, est fixé sur la partie supérieure du bloc 144 par un moyen approprié quel-' conque, par exemple par des vis 153; les bras 150,152
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comportent dans tous les cas un alésage aligné avec un alésage du bloc 144. Un second bras 154 s'étend à travers les alésages alignés de l'organe 148 et du bloc 144, il est supporté par un écrou 155, qui est disposé entre les bras de l'organe 148 et qui est vissé sur la partie supé- rieure du bras 154.
Cet écrou 155 constitue un moyen pour déplacer avec précision le bras 154 le long de son axe longitudinal; on voit sur la figure 2 que le point de sup- port du bras 154 et l'axe de pivotement du bras 130 se trouvent, quand le bras 130 est en position opérante, dans des plans parallèles situés de part et d'autre de l'axe de rotation de la poulie de chauffage 60. Le bras 154 s'é- tend vers le bas à partir du bloc 144; il est muni à son extrémité inférieure d'un dispositif 156 de fixation de lame, d'un type approprié quelconque, par exemple du type à mâchoires élastiques.
Le dispositif 156 fixe la lame 26, de manière que l'arête '25 de celle-ci soit disposée près de la surface périphérique de la poulie de chauffage 60 et qu'une ligne, s'étendant depuis le point de support du bras 54 jusqu'à l'arête 25 de la lame, fasse un cer- tain angle avec la-ligne passant par le point de support du bras 154 et par l'axe de pivotement du bras 130. Cet angle, formé par ces deux lignes hypothétiques et projeté sur un plan parallèle à celui dans lequel peut pivoter le bras 130, peut être avantageusement compris entre 50 et.
130 et est égal de préférence à environ 90 .
Grâce à la vis 136 et à l'écrou 155, non seule- ment on peut régler avec précision la distance entre l'arête 25 de la lame et le périphérie de la poulie de chauffage 60, mais on peut également régler, à l'intérieur de certaines limites, la position de l'arête 25 par rapport au.plan déterminé par les axes de rotation des arbres 104 et 56. On peut donc faire varier l'angle, compris entre
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la direction d'approche et la direction d'éloignement du fil, qui suit un trajet anguleux autour de l'arête 25, et on peut également régler, à l'intérieur de certaines limi tes, l'angle total d'enroulement du fil sur la poulie de chauffage 60.
Ce dernier facteur est important, car la poulie 60 tourne à une vitesse telle que sa surface péri- phérique se déplace à une vitesse supérieure à la vitesse linéaire du fil en contact avec cette surface, et l'angle, suivant lequel le fil est en contact avec la surface péri- phérique de la poulie 60, déterminerez autres facteurs étant inchangés, la différence de tension entre la portion de fil arrivant sur l'arête 25 et la portion de fil pas- sant du dispositif d'avance 22 sur la poulie 60.
Un bras 160, adjacent au pivot 134, s'étend à partir du bras 130 et comporte un oeilleton 162 à son ex, trémité non supportée. Une tige allongée 164, qui est re liée par son extrémité inférieure au dispositif d'arrêt du dispositif 22 d'avance du fil, s'étend vers le haut à travers l'oeilleton 162 et porte, à son extrémité supé- rieure, un écrou 166 dont le diamètre est plus grand que celui de l'oeilleton 162.
Quand le bras 130 est en posi- tion opérante, la tige 164 est soulevée par suite du con- tact du bras 160 avec l'acrou 166, de telle sorte que le dispositif d'arrêt du dispositif d'avance 22 n'est pas rendu actif ; quand on a fait pivoter le bras 130 jusqu'à une position inopérante, dans le but de mettre le fil en place, la tige 164 s'est déplacée sous l'action de la pesanteur pour rendre opérant le dispositif d'arrêt du dispositif d'avance 22.
Le but de cette disposition est d'exiger un opérateur pour faire fonctionner le dispo- sitif d'avance 22 au moyen de la commande de démarrage 52 et pour ramener le support de lame 128 à sa position
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opérante, avant de lâcher la commande 52, de cette manière, on ne peut pas laisser par inadvertance le support de lame en position inopérante pendant que la machine tourne.
Pour faire fonctionner la machine, on fait passer un fil, tiré du bobinage d'alimentation 12, à tra- vers le guide 16, puis à travers l'oeilleton 19 du guide 20, et on l'enroule ensuite autour des parties 37, 44 des rouleaux 36, 42, en lui faisant faire un nombre de tours suffisant pour l'empêcher de glisser. En général, il est suffisant de faire trois à dix tours de fil autour des parties correspondantes des cylindres 36, 42, mais on peut évidemment utiliser un plus grand nombre de tours, sion le désire. Quand on a fait pivoter le support de lame 128 jusqu'à une position inopérante, on tire le fil 11 sur la poulie de chauffage 60, sur les cylindres 106, 124 et à travers l'oeilleton 29 du guide 20.
On enroule alors le fil 11, sur les parties 38, 46 des rouleaux 36, 42, en lui faisant faire un nombre de tours suffisant pour l'em- pêcher de glisser, on fait passer alors le fil sur la poulie 30, et à travers le guide 31, pour le faire arriver au dispositif de recueil 32. Quand le dispositif de chauf fage 58 a porté la température superficielle de la poulie 60 à une valeur appropriée, et quand les différents dis- positifs d'entraînement ont été mis en marche, on abaisse la commande de démarrage 52 pour faire fonctionner le dis- positif double 22 d'avance du fil.
Il est recommandé'de faire fonctionner le dispositif 22 avant d'abaisser la lame 26 jusqu'à sa position opérante, car le fil 11, quand la lame 26 est en position opérante, s'applique avec fric.., tion contre la poulie de chauffage 60 le long d'un arc plus grand que dans le cas où la lame 26 est en position , inopérante, et si on essaie d'abaisser la lame 26 jusqu'à sa position opérante,,avant d,' avoir fait fonctionner le
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dispositif d'avance 22, la chaleur résultant du frottement entre le fil 11 et la poulie 60 est quelquefois suffisante pour porter le petit segment de fil'en contact avec la poulie jusqu'à une température supérieure à sa température de collage ; dans ce cas, le fil adhère à la poulie 60 et se casse.
Au contraire, quand le fil progresse le long de son trajet avec une vitesse appropriée, on peut abais- ser sans aucun risque la lame 26 jusqu'à sa position opé- rante.
Dès que l'appareil fonctionne, la poulie 60 diminue la tension moyenne du fil passant sur l'arête 25 de la lame, jusqu'à une valeur très faible, c'est-à-dire au moins jusqu'à une valeur inférieure à 0,4 g par denier, et diminue aussi l'amplitude numérique des fluctuations de tension du fil résultant du fait que les caractéristi- ques de contraction thermique du fil ne sont pas unifor- mes. Autrement dit, si la tension du fil venant en con- tact avec l'arête 25 a tendance à augmenter, il en résulte que le fil est tiré contre la périphérie de la poulie 60 avec une plus grande force, de telle sorte que la portion du fil, en contact avec cette périphérie, présente une tendance plus accentuée à se déplacer à la même vites, se que la périphérie de la poulie.
Par conséquent, l'aug-; mentation de la tension du fil est beaucoup plus grande entre le rouleau 36 et la poulie 60, que dans la portion de trajet du fil précédent immédiatement l'arête 25 ; en d'autres termes, la tension du fil passant autour de l'a- rête de la lame ne présente que des fluctuations légères, même avec des variations importantes dans les caractéris- tiques de contraction thermique du fil traité.
Le cylindre 106 ne sert pas seulement comme dispositif de guidage pour obliger le fil à suivre un tra- jet approprié autour de l'arête 25 de la lame 26, mais il
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sert aussi à refroidir le fil et à le tendre dans la par- tie de son trajet comprise entre le cylindre 106 et la partie 46 du rouleau 42. Bien que la tension du fil, en- tre le cylindre 106 et la partie 46 du rouleau 42, n'ait pas une importance capitale, il faut noter que le fil se trouve sous une tension plus grande dans cette portion de son trajet qu'au moment où il passe autour de la lame 26, et qu'on réalise ainsi un contact adéquat entre le fil d'une part et les parties 38, 46 des rouleaux 36, 42 d'au- tre part, en faisant faire au fil moins de tours sur les rouleaux 36, 42.
La vitesse superficielle de la partie 44 du rouleau 42 et de la partie 37 du rouleau 36, par rapport à la vitesse superficielle des parties 38, 46 de ces deux rouleaux, détermine le degré suivant lequel le fil peut se contracter en passant autour de la poulie chauffée 60, et présente donc une grande importance puisque ce degré de contraction détermine le degré d'élasticité conféré au fil traité.
Pour obtenir les meilleurs résultats, la différence entre la vitesse avec laquelle le fil progressa d'abord et la vitesse avec,laquelle il progresse ensuite, après son contadt avec l'arête de la lame, doit être suffisante pour permettre au fil traité de se contracter à un degré voisin du maximum possible le long de sa face en contact avec l'arête 25 ; autrement dit, la valeur de l'excès d'avance doit être sensiblement la valeur maxima pour laquelle le fil peut être transporté à travers l'ap- pareil sans prendre du mou entre la poulie 60 et le cylin- dre 106.
Ceci peut être déterminé facilement d'une ma- nière empirique avec un fil donné quelconque, mais on peut dire, pour fixer les idées, que le pourcentage de l'excès d'avance optimum est égal numériquement à environ la moitié du pourcentage de contraction du fil quand ce-
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lui-ci est chauffé sans aucune tension. Avec la plupart des fils, l'excès d'avance optimum est comprise à peu près entre 1% et 15%.
Les vitesses de rotation de la poulie 60 et du cylindre 106, par rapport à la vitesse linéaire du fil, n'ont pas théoriquement une grande importance, pourvu que la poulie 60 tourne avec une vitesse superficielle supé- rieure à la vitesse du fil en contact avec elle, et que le cylindre 106 tourne avec une vitesse circonférentielle inférieure à la vitesse du fil en contact avec lui; cepen- dant, on a constaté en pratique qu'on obtenait générale- ment les meilleurs résultats en faisant tourner la poulie 60 avec une vitesse circonférentielle supérieure de 1 % à 3 % à la vitesse du fil, et en faisant tourner le cy- lindre 106 avec une vitesse circonférentielle inférieure de 10 % à 20 % environ à la vitesse du fil.
La vitesse de rotation du cylindre 124 n'est importante que pour dé- terminer la quantité de lubrifiant appliquée au fil; elle varie suivant le lubrifiant particulier appliqué et l'usage réservé au fil traité.
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