Pompe alternative autorégulatrice L'invention a pour objet une pompe alternative autorégulatrice, par exemple une pompe d'injection de combustible dans un moteur à explosion ou dans un moteur Diesel.
On connaît une pompe alternative, notamment pour l'injection de combustible dans un moteur, qui comprend un organe de réglage du débit de la pompe qui est déplacé, dans le sens d'aller, par la pression d'un fluide débité par le piston de la pompe pen dant la période de refoulement de celle-ci, à l'encon tre d'une force de rappel, et des moyens pour frei ner le retour de cet organe vers sa position de repos, ce mouvement de retour étant provoqué par la sus dite force de rappel pendant la période qui s'écoule entre la fin d'une période de refoulement de la pompe et le début de la période de refoulement consécutive, l'importance de la force de rappel et de la force de freinage étant telle,
que lorsque le nombre des mou vements d'aller et retour qu'accomplit dans l'unité de temps le susdit piston surpasse une certaine limite, l'organe de réglage n'atteint plus sa position de repos et que sa course diminue au fur et à mesure que le nombre de mouvement d'aller et retour dudit piston augmente au-delà de ladite limite, cette réduction de la course de cet organe entraînant une réduction cor respondante du débit de la pompe.
La pompe alternative autorégulatrice selon l'in vention, dans laquelle l'autorégulation du débit de la pompe, en fonction de la vitesse, est obtenue par le freinage du mouvement de retour d'au moins un organe de réglage constitué par un piston auxiliaire, ce freinage étant dû à un étranglement à travers le quel le piston auxiliaire doit refouler du fluide sous pression pendant son mouvement de retour, est ca ractérisée par le fait que ledit étranglement est pro duit par un élément mobile qui est exposé, d'une part, à l'action du fluide sous pression refoulé par une pompe volumétrique qui est entraînée avec une vitesse proportionnelle à celle de la vitesse d'entraî nement de la pompe et dont le conduit de refoule ment comporte une fuite et,
d'autre part, à l'action d'un ressort de rappel.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de la pompe objet de l'invention.
La fig. 1 montre, schématiquement et en coupe axiale, une pompe d'injection constituant la première forme d'exécution.
La fig. 2 montre le détail d'une variante de cette pompe.
La fig. 3 montre schématiquement, une pompe d'injection dans laquelle l'organe qui commande l'étranglement est actionné par un régulateur hydrau lique à fuite automatiquement variable.
La fig. 4 montre une pompe analogue, comman dée par un autre régulateur hydraulique.
Les fig. 5 et 7 montrent- diverses variantes d'un détail du régulateur hydraulique.
Les fig. 8 et 9 montrent, schématiquement, en coupe axiale, encore une autre forme d'exécution d'une pompe d'injection, ainsi qu'une variante d'un élément de cette pompe.
Enfin, les fig. 10 et 11 montrent, schématique ment et en coupe axiale, une pompe à double injec tion, et une variante d'un élément de cette pompe.
Chacune des pompes représentées dans le dessin est une pompe alternative autorégulatrice destinée à alimenter en combustible l'injecteur ou les injecteurs d'un moteur à combustion interne.
La pompe comporte un cylindre principal 1 dans lequel travaille un piston principal 2 entraîné à partir de l'arbre du moteur sur lequel est montée cette pompe, afin d'assurer l'injection de combustible dans le ou les cylindres de ce moteur; par exemple, l'en- trainement du piston 2 peut se faire par l'intermé diaire d'une came non représentée.
Ce piston 2 commande une lumière 3 par laquelle débouche le conduit d'alimentation 4 dans le cylindre 1 de la pompe.
De plus, cette pompe comporte un organe de réglage, en l'occurrence un piston auxiliaire 5, appelé aussi navette, déplaçable dans un cylindre auxi liaire 6 et divisant ce cylindre en deux chambres 6a et 6b.
Lorsque le piston 2 refoule, par des moyens dont il sera question ci-après, pendant sa course de refou lement (course ascendante) du combustible dans la chambre 6a, la navette 5 se déplace vers le haut en comprimant un ressort de rappel 7 disposé dans la chambre 6b du cylindre 6. Le déplacement de la navette vers le haut est arrêté au moment où cette navette met la chambre 6a en communication avec un conduit d'échappement 8.
Sur la chambre 6b est branché le conduit de refoulement 9 muni d'un clapet de non-retour 10. En outre, les deux chambres 6a et 6b sont reliées entre elles par un canal 11 comportant au moins un étranglement afin de freiner l'écoulement, à travers ce canal, du liquide qui est transféré, par la navette 5, de la chambre 6a dans la chambre 6b lorsque la navette accomplit, sous l'effet du ressort de rappel 7, son mouvement de retour (course descendante), ce mouvement de retour ayant lieu dans la période qui s'écoule entre le début du mouvement descendant du piston 2( course d'aspiration)
et le début de sa course de refoulement consécutive.
En ce qui concerne l'étranglement dans le canal 11 et destiné à freiner l'écoulement du combustible à travers ce canal, il est obtenu par un organe mobile pénétrant dans ledit canal et déplaçable au moins pour une certaine gamme de vitesses, en fonction de la vitesse d'entraînement du piston 2 de la pompe ou d'une vitesse analogue, telle que la vitesse de l'arbre du moteur sur lequel est montée la pompe, ou encore d'une vitesse dérivée de la vitesse dudit arbre.
C'est ainsi que le canal 11 est traversé par un tiroir 12, susceptible d'être déplacé axialement à l'encontre d'une force de rappel produite, par exemple, par un ressort 13, et comportant une gorge 14 ou percée par un canal 14a (fig. 2), cette gorge ou ce canal déterminant avec la paroi du canal 11, un passage libre dont la section 14b est d'autant plus réduite que le tiroir 12 est déplacé davantage vers le haut.
Pour faire varier la section initiale du passage libre 14b, contre le tiroir 12 est appliquée une butée ajustable 15 par le ressort de rappel 13 dont la compression initiale peut être réglée à l'aide d'une vis 16.
Dans la fig. 1, on a représenté la butée 15 dans sa position la plus reculée pour laquelle la gorge 14 ouvre complètement le canal 11, de sorte que, pour cette position, il n'y a pas d'étranglement du canal 11.
Afin de faire varier la section libre de l'étran glement du canal 11 en fonction de la vitesse du moteur, le tiroir 12 se trouve sous l'action d'un liquide sous pression, tel que de l'huile dont la pres sion est variable avec la vitesse et qui déplace le tiroir 12, à l'encontre du ressort de rappel 13, tiroir qui, par ce déplacement, produit une diminution de la section étranglée du canal 11, ledit liquide étant refoulé par une pompe volumétrique à action con- tinue, par exemple par une pompe à engrenages 17,
qui est entraînée par le moteur qui entraîne aussi le piston principal 2 de la pompe d'injection, le con duit de refoulement 18 de cette pompe à engrenages 17 comportant une fuite réglable par un pointeau d'étranglement 19, supporté par une vis de réglage 20, de sorte que la pression de refoulement de la pompe à engrenages 17 monte avec sa vitesse, cette montée de pression étant, ainsi que cela est connu, plus rapide que la montée de la vitesse elle-même.
La pression régnant dans le conduit 18 est ame née sous l'extrémité inférieure du tiroir 12 à l'aide d'un conduit 21.
Comme il a déjà été indiqué ci-dessus, le piston principal 2 de la pompe doit refouler le combustible dans la chambre 6a du cylindre 6, provoquant ainsi la montée de la navette 5 dans son cylindre, mais ce même liquide doit être transféré, par le mouve ment descendant de la navette, à travers le canal 11, dans la chambre 6b. Pour assurer ces mouvements du liquide, un organe de commande ou d'obturation 22, qui ferme le canal 11 pendant le mouvement ascendant du pistion principal 2 et qui l'ouvre pen dant le mouvement descendant de ce même piston, commande encore le conduit 23 qui relie l'intérieur du cylindre 1 à la chambre 6a du cylindre auxi liaire 6.
L'organe de commande 22 a la forme d'un tiroir dont la partie inférieure, agencée en tant que pis ton, est disposée dans un élargissement 23a du con duit 23. Un ressort 24 cherche à maintenir le tiroir 22 dans la position basse pour laquelle il repose sur une butée pouvant être constituée par un épaulement 23b à l'extrémité inférieure de l'élargissement 23a du conduit 23. Lorsque le tiroir 22 repose sur cet épaulement, sa gorge 22a ouvre complètement le canal 11.
Dans cette même position, le tiroir 22 ferme la branche du conduit 23 qui débouche dans la chambre 6a. Eventuellement, on peut encore dis poser, dans cette branche, un clapet de non-retour 25. Cependant, ce clapet n'est pas indispensable vu l'effet de commande que le tiroir 22 a sur le con duit 23.
Ledit organe de commande 22 peut également servir en tant qu'organe d'étranglement du canal 11. A cet effet, une butée 26 ajustable à l'aide d'une vis 27 permet de soulever plus ou moins le tiroir 22 au-dessus de l'épaulement 23b susmentionné, de sorte que la gorge 22a du tiroir 22 ouvre le canal 11 partiellement seulement lorsque le tiroir 22 est appli qué, par le ressort 24, contre cette butée ajustable 26. Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 1, le tiroir 22, agencé comme organe d'étranglement fixe mais ajustable, est monté en série avec l'organe d'étranglement 12 dont l'effet dépend de la vitesse.
Cependant, le tiroir 22 pourrait être agencé comme organe d'étranglement ajustable et constituer l'organe d'étranglement du canal 11.
Le fonctionnement de la pompe représentée à la fig. 1 est le suivant Le piston principal 2 de la pompe, après avoir - lors de sa course ascendante - fermé la lumière 3 du conduit d'alimentation 4, provoque d'abord le déplacement du tiroir 22 vers le haut, de sorte que ce tiroir ferme le canal 11 et fait communiquer, l'une avec l'autre, les deux branches du conduit 23 qui se trouvent en amont et en aval dudit tiroir.
Par consé quent, une fois ce conduit 23 ouvert, le piston 2, continuant sa course ascendante, refoule du com bustible dans la chambre 6a du cylindre 6 et fait monter, dans ce cylindre, le piston auxiliaire 5 jus qu'au moment où celui-ci découvre le conduit d'échappement 8. Le mouvement ascendant de la navette 5 produit en même temps le refoulement du combustible se trouvant dans la chambre 6b, à travers le conduit de refoulement 9 de la pompe, vers l'injecteur ou l'un des injecteurs du moteur sur lequel est montée la pompe.
Dès que le piston 2 commence sa course descendante, le tiroir 22 re tombe sur la butée qui détermine sa position basse, c'est-à-dire ou bien sur l'épaulement 23b, ou bien sur la butée 26, et la navette 5, descendant dans le cylindre 6 sous l'effet du ressort de rappel 7, trans fère du combustible se trouvant dans la chambre 6a, à travers le canal 11, dans la chambre 6b du cy lindre 6.
Si le tiroir 2 et/ou le tiroir 12 sont arrêtés par la butée 26, respectivement la butée 15, dans une position dans laquelle la gorge 22a et/ou la gorge 14 produisent un étranglement dans le canal 11, ce transfert et, par conséquent, le mouvement de la navette 5 sont freinés par ledit effet d'étranglement quelle que soit la vitesse d'entraînement de la pompe ou celle du moteur sur lequel elle est montée.
Mais, même si les butées 26 et 15 sont suffi samment retirées pour permettre l'ouverture com plète du canal 11 par les tiroirs 22 et 12 lorsque ceux-ci se trouvent dans leur position la plus basse, le canal 11 commence à être étranglé par le tiroir 12 à partir d'une vitesse déterminée du moteur en traînant la pompe 17, vitesse qui dépend, d'une part, de la compression préalable du ressort 13 et, d'autre part, de la fuite variable par le pointeau 19, car à partir de cette vitesse la pression dans le conduit 18 devient suffisante pour déplacer le tiroir 12 vers le haut et pour provoquer ainsi l'étranglement du canal 11 en comprimant en même temps le ressort 13.
Plus la vitesse du moteur augmente, plus la section de l'étranglement provoqué par le tiroir 12 devient petite et peut atteindre la valeur zéro, ce qui cor respond à la cessation de tout transfert de combus- tible de la chambre 6a dans la chambre 6b et, par conséquent, à la cessation de tout refoulement de combustible vers l'injecteur ou les injecteurs du moteur.
Cependant, avant qu'on arrive à l'arrêt complet de tout refoulement, on obtient, par suite du frei nage exercé par l'étranglement ou les étranglements du canal 11, l'apparition du phénomène dit butée liquide qui réduit la quantité de combustible trans féré de la chambre 6a vers la chambre 6b et, par conséquent, la quantité injectée par coup de pompe.
Etant donné que la section étranglée du canal 11 n'est pas constante mais diminue à partir d'une cer taine vitesse, deux facteurs agissent de concert pour produire une élévation rapide de la butée liquide, et par conséquent, une réduction rapide du liquide transféré dans la chambre 6b dès que la vitesse du moteur devient suffisante pour déplacer le tiroir 12 dans le sens d'une augmentation d'étranglement. Ces deux facteurs sont, d'une part, l'accélération de la vitesse du piston principal 2 due à l'augmentation de la vitesse du moteur, et, d'autre part, le ralentisse ment du mouvement descendant de la navette 5 dû à l'augmentation du freinage par suite du renforce ment de l'étranglement du canal 11.
On obtient, de cette façon, un réglage de grande finesse et la cer titude de ce que le moteur ne dépasse jamais une vitesse plafond prédéterminée.
Selon la variante de la pompe représentée à la fig. 2 pour pouvoir adapter, à chaque cas particulier, la loi selon laquelle est variable la section de l'étran glement produit par le déplacement du tiroir 12, on provoque l'étranglement du canal 11, non pas par un tiroir muni d'une gorge, mais par un tiroir dans lequel est ménagé le canal transversal 14a (fig. 2), traversant le tiroir 12, afin d'obtenir ainsi des lumiè res conjuguées qui par leur recouvrement mutuel, s'ouvrent ou se ferment plus ou moins.
Selon la fig. 2 les deux canaux ont des sections triangulaires. Pour la position de ces canaux indi qués par la fig. 2, la section libre 14b de l'étran glement a la forme d'un losange. Bien entendu, les sections et lumières du canal 11 et du canal trans versal du tiroir 12 pourraient avoir toute autre forme appropriée, par exemple la forme d'un demi-cercle, la forme d'un rectangle, etc.
Dans la pompe représentée à la fig. 1, le régu lateur hydraulique qui commande le tiroir 12 com porte une fuite fixe bien qu'ajustable. Souvent, on a cependant intérêt à faire varier cette fuite auto matiquement en fonction d'un facteur dont dépend la quantité de combustible refoulée par la pompe, ce facteur pouvant être également la vitesse du moteur sur lequel est montée la pompe, c'est-à-dire la vitesse qui détermine aussi la vitesse de la pompe 17 faisant partie du régulateur hydraulique.
C'est ainsi que selon la fig. 3 le tiroir 124, inter- calé dans le tronçon 21a du conduit 21, est déplacé par la pression même qui règne dans le conduit de refoulement 18 de la pompe 17. A cet effet, le conduit 18 est relié par un conduit 130, au cylindre dans lequel se déplace le tiroir 124. Pour établir et faire varier la fuite dans le tronçon 21a, le tiroir 124 est muni d'une gorge<I>124a.</I>
Le tiroir 124 est maintenu, par un ressort de rappel<B>125,</B> dans, sa position de repos déterminée par son application contre une butée 127.
Selon la fig. 3 le tiroir 124 et sa gorge sont disposés de façon telle que l'augmentation de la vitesse amène un élargissement de la fuite comman dée par ledit tiroir.
En effet, selon cette figure, la gorge 124a est disposée de façon telle que la fuite ait une section minimum lorsque le tiroir est dans sa position de repos, c'est-à-dire lorsque le ressort 125 applique le tiroir 124 contre la butée fixe 127, tandis que la section de la fuite due à la gorge<I>124a</I> augmente d'autant plus que la pression dans le conduit de refoulement 18 fait décoller davantage le tiroir 124 de la butée 127. Une butée 143 limite le mouvement de montée du tiroir 124 pour éviter que la fuite sur le tronçon<I>21a ne</I> se referme lorsque la gorge<I>124a</I> aura atteint la position de l'ouverture maximum de la fuite.
Il est encore à noter que, dans la pompe repré sentée à la fig. 3, le cylindre 1 communique direc tement avec la chambre 6a du cylindre auxiliaire 6 à travers un conduit 132 muni d'un clapet de non- retour 133.
Dans la pompe représentée à la fig. 3, on obtient une finesse de réglage qui, tour toutes les valeurs de la vitesse, ou au moins pour une large zone de vites ses différentes, reste au moins approximativement constante, étant entendu que l'on comprend par fi nesse l'inverse du rapport entre, d'une part, la vitesse momentanée exprimée en nombre de tours, et, d'au tre part, la variation que cette vitesse subit, variation également exprimée en nombre de tours, pour que l'effet de réglage voulu soit obtenu.
Une autre solution pour obtenir que l'étrangle ment 124a se resserre avec la vitesse tout en assurant au tiroir 124 des positions stables, est représentée à la fig. 4 qui permet d'obtenir une loi absolument quelconque prédéterminée de la variation de la pres sion agissant sur le tiroir 124 qui commande la fuite prévue sur le conduit de refoulement 18 de la pompe 17.
Selon cette solution, le tiroir 124 est poussé non pas par la pression dans le conduit de refoulement 18, mais par la pression dans le conduit de refoule ment 144 d'une deuxième pompe volumétrique à flux continu 145 qui est indépendante de la pompe 17 et qui est entraînée avec une vitesse égale ou proportionnelle à celle de la pompe 17. Par consé quent, lorsque le tiroir 124 se déplace par suite d'une augmentation de la pression dans le conduit de refou lement 144, il augmente la pression qui règne dans le conduit de refoulement 18 et dans la branche 21 mais pas la pression qui agit sur lui-même.
Le dispositif selon la fig. 4 permet de commander la pression dans le conduit de refoulement 144 éga lement par un tiroir 146 commandant une fuite dans le tronçon<I>144a</I> du conduit 144 et déplaçable en fonction d'un facteur quelconque qui peut être la vitesse ou la pression atmosphérique, la température, etc.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 4, le tiroir 146 est déplaçable, à l'encontre d'un ressort de rappel 147, par la pression d'un fluide refoulé dans le conduit de refoulement 148, à l'aide d'une pompe 149 à flux continu, la pression dans le con duit 148 étant obtenue par une fuite 150 ajustable par une vis-pointeau 151. Le tarage du ressort 147 peut être ajusté à l'aide d'une vis 152.
La pompe 149, avec son conduit de refoule ment 148 et sa fuite 150, pourrait, dans ce cas, être remplacée par un réservoir rempli d'un fluide agis sant sur le tiroir 146, et dont le volume varie en fonction d'un paramètre à introduire dans la régu lation. Ce réservoir peut être constitué par une cap sule pouvant être, par exemple, une capsule baromé trique destinée à introduire une correction d'altitude ou une correction fonction de la dépression régnant dans la tubulure du moteur sur lequel sont montés la pompe d'injection et son régulateur. Dans ce cas, on se sert avantageusement de sections conjuguées analogues à celles représentées aux fig. 5, 6 et 8, ces figures montrant une variante du tiroir 124 de la fig. 4.
Dans une autre forme d'exécution, la gorge<I>124a</I> est disposée de façon telle sur le tiroir 124 que le tiroir, dès qu'il commence à se soulever à l'encontre de la pression du ressort 125, réduise la section libre de la fuite d'autant plus que la pression de refou lement de la pompe 17 augmente, ce qui produit un agrandissement de la finesse avec la vitesse. Dans cette forme d'exécution, il y a un certain danger de surréglage, étant donné que l'augmentation de la pression dans le conduit 18 provoque une diminution de la fuite, ce qui entraîne une nouvelle augmenta tion de la pression dans le conduit 18, etc.
Il peut alors arriver que la correction du débit de la pompe se fasse dans un temps plus court que le changement de régime du moteur et que, par conséquent, les tiroirs 124 et 12 prennent un mouvement périodique. Ce phénomène peut être évité à l'aide de moyens non représentés pour freiner les déplacements des tiroirs 124 et/ou 12, ces moyens pouvant être cons titués par une section étranglée dans le conduit<B>130</B> et/ou dans le conduit 21, ces sections étranglées pou vant être identiques ou différentes.
Un autre moyen non représenté consiste à adjoindre auxdits tiroirs des amortisseurs sous forme de dash-pots. Tous ces moyens ont pour effet d'atténuer la transmission des variations brutales de pression sur les tiroirs respec tifs. Selon cette variante (fig. 5, 6 ou 7) le tiroir 124 comporte à la place de la gorge 124a un passage <I>124b</I> de forme triangulaire, rectangulaire, semi-cir- culaire ou autre, la section de ce passage déterminant la section du tronçon 21a.
Une autre forme d'exécution est représentée à la fig. 8. Dans cette figure, les indices de référence déjà utilisés pour désigner certaines parties de la pompe représentée à la fig. 1 désignent les mêmes parties de la pompe représentée à la fig. 8.
L'une des particularités de cette dernière pompe consiste en ce que, pour protéger l'étranglement ré glable prévu dans le conduit 11 et désigné dans la fi-. 8 par e contre les hautes pressions qui règnent dans les chambres 6a et 6b lors de la course de refoule ment du piston 2 de la pompe, des moyens d'obtu ration sont prévus, non seulement dans la branche (ou le tronçon) du canal 11 qui mène de la chambre 6a vers l'étranglement e, mais également dans la branche (ou le tronçon) qui mène de la chambre 6b à l'étranglement e, ces moyens étant commandés en fonction des mouvements du piston principal 2 de façon telle que, pendant la course de refoulement de ce dernier piston,
les deux branches susmention nées du canal 11 se trouvent fermées et ne s'ouvrent que pendant la course d'aspiration dudit piston. De préférence, il est prévu pour la fermeture simultanée des deux branches du canal 11, un seul organe cons titué avantageusement par un tiroir 30 présentant deux gorges 30a et 30b pouvant être remplacées, le cas échéant, par des trous traversant ledit tiroir, ces gorges ou trous étant disposés à un tel niveau sur le tiroir 30 qu'ils ouvrent les deux branches du con duit 11 lorsque le tiroir 30 est dans sa position basse déterminée, par exemple, par l'application d'une bu tée 31, solidaire du tiroir 30, contre une paroi 32 sous l'effet d'un ressort de rappel 33.
Avantageusement, le même tiroir 30 commande un conduit 23 dans lequel est intercalé un clapet de non-retour 25 et qui relie le cylindre 1 de la pompe à la chambre 6a. Le clapet 25 n'est d'ailleurs pas obligatoire.
Si le tiroir 30 est déplacé vers le haut, de sorte qu'une autre butée 34, solidaire du tiroir 30, soit appliquée contre une butée fixe 35, le tiroir ferme les deux branches du canal 11 et ouvre la communica tion entre le cylindre 1 et le conduit 23. Ce dernier mouvement a lieu dès le début de la course de refou lement du piston 2 et peut être provoqué par le liquide refoulé par ledit piston 2, ce liquide agis sant sur la face<B>30e</B> du tiroir 30. Le mouvement de retour du tiroir 30 dans la position représentée à la fig. 8 est obtenu dès le début de la course descen dante du piston 2 sous l'action du ressort 33.
En ce qui concerne l'étranglement e à section variable, il est formé entre un élément fixe et un élément mobile. L'un de ces éléments, de préférence l'élément mobile, comporte une surface conique à génératrice rectiligne ou curviligne (convexe ou con cave) à l'endroit où ce dernier élément coopère avec l'autre élément pour former l'étranglement.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 8, la surface conique 36 se trouve sur un tiroir 37 où cette surface constitue une partie du fond d'une gorge 38 usinée sur ledit tiroir. L'autre partie du fond désignée par 39 peut être constituée par un cylindre dont le diamètre est égal au plus petit dia mètre de la surface conique 36 afin de permettre au liquide ayant traversé l'étranglement e de rentrer, par une ouverture f, dans la branche du conduit 11 qui mène à la chambre 6b du cylindre 6.
Le tiroir 37 est déplaçable à l'intérieur d'un cylindre 41 dans la paroi duquel se trouve l'ouverture f et qui est pra tiquée dans le corps de la pompe, ce cylindre com- portant, à la hauteur de la gorge 38 du tiroir 37, une chambre torique 42 formant un bord supérieur 42a, ce bord supérieur constituant l'autre élément qui, en coopération avec la surface conique 36, dé termine l'étranglement en question.
La branche du canal 11 qui communique avec la chambre 6a d<B>é-</B> bouche dans cette chambre torique 42.
On comprend que la section libre de l'étrangle ment e dépend de la position axiale du tiroir 37 par rapport au bord fixe 42a. En donnant à la généra trice de la surface conique 36 une forme rectiligne ou une forme curviligne (convexe ou concave), on peut réaliser des lois très diverses pour la variation de la section libre de l'étranglement e en fonction de la variation de la position axiale du tiroir 37.
De plus, en agençant l'étranglement comme il vient d'être dit, on n'a qu'une seule section étranglée de forme annulaire entre les deux branches du canal 11 qui débouchent respectivement en amont et en aval de l'étranglement, ce qui facilite l'obtention d'un effet d'étranglement tout à fait précis et prédéterminé.
Une autre forme d'exécution du tiroir 37 ne com portant pas de surface conique mais réalisant égale ment une seule section étranglée est représentée à la fig. 9. Selon cette figure, les deux branches du canal 11 qui débouchent dans le cylindre 41 se trou vent dans leur alignement mutuel et le tiroir 37 est traversé par un canal transversal 43 qui, lorsque le tiroir 37 est déplacé vers le haut, produit un étran glement par suite du décalage de sa lumière d'entrée <I>a</I> par rapport à la lumière <I>b</I> avec laquelle la branche du canal 11 qui communique avec la chambre 6a débouche dans le cylindre 41,
ces deux lumières agissant en tant que lumières conjuguées pouvant avoir toute forme appropriée (circulaire, triangu laire, ovale, etc.). Par contre, à l'extrémité du canal 43 qui est opposée à sa lumière d'entrée a, le canal est élargi vers le bas par une rainure 44 de sorte que, malgré le déplacement du tiroir 37 vers le haut, aucun étranglement ne se produit entre ce tiroir et la lumière c par laquelle débouche l'autre branche du canal 11 dans le cylindre 41.
Afin d'équilibrer au moins approximativement la pression transversale qui, à l'endroit des lumières a et b lorsque celles-ci se recouvrent partiellement, agit sur le tiroir 37 et cherche à la presser contre la paroi opposée du cylindre 41, la pression qui règne en amont de l'étranglement produit par le re couvrement des lumières<I>a</I> et<I>b</I> est amenée pour agir sur le côté du tiroir 37 qui est opposée au côté où se trouve l'étranglement. C'est ainsi qu'il est prati qué dans le tiroir, du côté opposé aux lumières a et b, un évidement 45 qui communique par une rainure 46 et une gorge 47, avec l'intérieur de la branche du canal 11 qui se trouve immédiatement en amont de l'étranglement.
La pression hydraulique qui doit agir dans l'ex trémité inférieure du cylindre 41 sur la base du tiroir 37 est produite, comme dans les autres formes d'exé cution décrites ci-dessus, par une pompe à engre nages 17 qui est entraînée par le moteur sur lequel est montée la pompe d'injection. Le conduit de re foulement 18 débouche, par une branche 21, dans l'extrémité inférieure du cylindre 41 et est relié, par une autre branche 48 de fuite, au conduit qui ra mène le liquide refoulé par la pompe 18 au réser voir R où la pompe aspire le liquide. Avantageu sement la section de la fuite varie en fonction de ladite vitesse de façon telle que la section libre de la fuite augmente quand la vitesse du moteur aug mente.
A cet effet, l'un des éléments qui délimitent la section de fuite dans le conduit 48 est constitué par un tiroir 49 qui est actionné de façon telle par la pression qui règne dans le conduit 18 qu'il agran disse la section de fuite lorsque ladite pression monte. Il est encore à noter que le tiroir 49 est sol licité par un ressort 50 dans un sens opposé à celui dans lequel il est sollicité par la pression dans le conduit 18.
Pour ce qui est des moyens élastiques qui exer cent une force de rappel sur le tiroir 37, ils com- portent avantageusement deux ressorts: un ressort principal 51 et un ressort secondaire 52 (voir fia. 8).
Lorsque le moteur est à l'arrêt, l'action du res sort 51 sur le tiroir 37 est arrêtée par l'application du porte-ressort 53 contre un épaulement 53a et le ressort 52 qui est faible pousse le tiroir 37 vers le bas jusqu'à ce qu'il s'applique contre une butée 54. Dans cette position, le tiroir ferme le canal 11. Dès la mise en marche du moteur, la pression initiale ment faible dans le conduit 18 suffit pour amener le tiroir dans la position représentée à la fig. 8, position dans laquelle le ressort 52 est comprimé et l'extrémité supérieure du tiroir 37 est appliquée con tre le porte-ressort 53 qui, au moment considéré, reste encore appliqué contre l'épaulement 53a.
Dans cette position, l'étranglement e a sa section libre maximum.
Si la pression dans le conduit 18, par suite de l'accélération du moteur, monte jusqu'à une valeur susceptible de comprimer plus au moins le ressort 51, le tiroir monte plus haut et réduit ainsi la section libre de l'étranglement e, ce qui favorise l'apparition de la butée liquide dans la chambre 6a du cylindre 6.
Au moment où le moteur atteint sa vitesse pla fond qu'il ne doit dépasser en aucune façon, le tiroir 37 ferme complètement l'étranglement e ce qui pro voque l'arrêt des injections de combustible dans le cylindre du moteur. La compression du ressort 51 peut être modifiée 'a l'aide par exemple, d'une vis de réglage 55, ce qui permet de limiter à toutes les valeurs désirées la vitesse plafond que le moteur ne peut dépasser du fait de la réduction automatique du débit de com bustible qu'il reçoit. La finesse de régulation peut être facilement réglée en réglant la force du ressort 50 qui agit sur le tiroir 49. On peut donc obtenir une régulation toutes vitesses à finesse constante ou variable.
L'arrêt du moteur est obtenu par une action telle sur la vis de réglage 55 que la charge du ressort soit annulée. Un autre moyen consiste à rendre la butée 54 déplaçable vers l'intérieur du cylindre 41. Le déplacement de cette butée 54 vers le haut, par exemple à l'aide d'une tringlerie qui est reliée à cette butée par un levier 56, peut provoquer la fer meture de l'étranglement e et ainsi l'arrêt de l'injec tion. L'utilisation de la butée mobile 54 pour pro voquer l'arrêt ne risque pas de dérégler le ressort 51, ce qui serait le cas si l'arrêt était provoqué par la décharge de ce ressort.
Dans certains cas, notamment lorsque le nombre des cylindres est grand ou lorsque la vitesse du moteur est grande, il est difficile d'obtenir le nombre nécessaire d'injections à l'aide d'un seul piston prin cipal 2 qui travaille dans un seul cylindre 1. Cette difficulté peut être éliminée par l'utilisation de deux ou plusieurs pompes unitaires (cylindre 1, piston 2, navette 5, etc.) qui travaillent avec un certain déca lage et qui assurent, à tour de rôle, les injections dans les cylindres du moteur. Les pistons de ces di verses pompes unitaires peuvent être actionnés par une seule ou par plusieurs cames.
Dans ce cas et pour assurer aux diverses pompes unitaires des débits rigoureusement égaux, avantageusement un seul et même organe peut faire varier l'étranglement inter calé dans chacun des canaux que doit traverser le liquide lors de la course de retour de la navette qui appartient à chaque pompe unitaire.
Une telle pompe multiple composée de deux pompes unitaires est représentée à la fig. 10. Dans cette figure, on a désigné par les mêmes indices de référence utilisés dans les fig. 8 et 9 les organes qui correspondent à ceux représentés dans ces figures. Cependant, les organes correspondants des deux pompes unitaires composant la pompe multiple re présentée à la fig. 10 sont différenciés par les indices respectifs 1 et 2. Ces deux pompes unitaires sont entraînées avec un décalage de 180 . Dans la fig. 10, les flèches x et y montrent respectivement que le piston 11 est sur sa course d'aspiration et que le piston 1. est sur sa course de refoulement.
Comme il résulte de la fig. 10, la section libre de l'étranglement dans les canaux 111 et 11., des deux pompes unitaires est modifiée par un seul et même tiroir 37 dont les positions sont commandées par un régulateur hydraulique 17 et 49 identique à celui représenté à la fig. 8. Dans la forme d'exécu tion représentée à la fig. 10, le tiroir 37 comporte une cloison 57 divisant en deux la gorge unique 38 de ce tiroir et séparant les circuits constitués res pectivement par les, canaux<B>11,</B> et 11,.
Le fonctionnement de la pompe représentée à la fig. 10 résulte clairement de ce qui précède, de sorte qu'il semble inutile d'entrer à ce sujet dans une explication plus détaillée.
La fig. 11 montre une variante de ce tiroir. Selon cette variante, celui-ci comporte deux gorges super posées 381 et 38, dont l'une commande l'étrangle ment du canal<B>111</B> et l'autre celui du canal 11 .
Une autre variante est celle où le mouvement ascendant ou le mouvement aller de la navette 5 n'est pas obtenu hydrauliquement par le liquide re foulé par le piston principal de la pompe mais par d'autres moyens, par exemple des moyens mécani ques.