Tour à copier à commande automatique L'invention a pour objet un tour à copier à com mande automatique, dont la position de l'outil est commandée par un seul gabarit supporté par un porte-gabarit pendulaire, ledit gabarit occupant suc cessivement plusieurs positions correspondant cha cune à une passe d'usinage et déterminées par un jeu de butées portées.
par un barillet pivotant, caracté risé en ce que ledit barillet est entraîné par un dispo sitif automatique d'avance angulaire pas à pas, actionné au moment où se termine le mouvement d'entraînement de copiage du traînard dudit tour à la fin de chaque passe d'usinage, ledit dispositif faisant pivoter chaque fois ledit barillet d'un angle au moins égal à celui séparant deux butées successives et com prenant une installation hydraulique commandée par un distributeur actionné par ledit traînard.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du tour à copier qui fait l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente en plan, obliquement dans le sens de la flèche 1 de la fig. 2 (le gabarit étant représenté loin du palpeur pour des raisons de clarté), et avec des parties en coupe, le tour à copier.
La fig. 2 est une coupe transversale verticale, à plus grande échelle, suivant la ligne 2-2 de la fig. 1. La fig. 3 montre en élévation, également à plus grande échelle, avec des coupes partielles, le dispo sitif faisant pivoter les butées mobiles du porte- gabarit du tour de la fig. 1 et son mécanisme de commande.
Les fig. 4 à 8 sont des coupes partielles faites, respectivement, .suivant les lignes 4-4, 5-5, 6-6, 7-7 et 8-8 de la fig. 3.
La fig. 9 est un schéma électrique des circuits de contrôle du tour représenté aux fig. 1 à 8.
Le tour à copier, représenté aux fig. 1 à 9, com porte un banc 101 muni de deux glissières horizon- tales 102, 103, sur lesquelles un traînard 104 peut coulisser sous l'action d'un dispositif hydraulique d'avance. Ce dispositif hydraulique d'avance com porte un piston 105 dont la tige 106 est reliée au traî nard, et qui est mobile dans un cylindre 107 auquel est associé un distributeur 108.
L'ensemble de cette commande hydraulique a été décrit en détail dans le brevet suisse No<B>292157</B> du 19 mars 1951, intitulé Dispositif de commande du mouvement d'avance du chariot d'une machine-outil , au nom de la Com pagnie Générale de Construction de Locomotives (Batignolles-Châtillon).
La tige 111 du tiroir V2 du distributeur 108 est liée axialement, par un accouplement tournant 112, à une vis pilote 113 parallèle à la direction des dépla cements du traînard 104 et en prise avec un pignon 114 (fig. 2) solidaire d'un arbre 115 monté dans le traînard. Le pignon 114 peut être rendu solidaire du traînard par un embrayage électromécanique<B>116</B> dont l'électro-aimant de commande est indiqué en E2.
L'arbre 115 est monté dans un moyeu 117 muni d'une denture 118 en prise avec une vis sans fin 119, (représentée en traits interrompus sur la fig. 2). -La vis sans fin 119 sert à immobiliser le moyeu 117 au cours de l'avance automatique: elle sert également d'organe de commande d'avance manuelle, au moyen d'un volant 130 (fig. 2).
La vis pilote 113 est soumise à l'action d'un ressort hydraulique qui est indiqué en R3 sur la fig. 1 et qui sollicite le tiroir V2 du distributeur vers la gauche sur cette figure.. Un électro-aimant E3 (fig. 1 et 9) tire axialement la tige du distributeur dans l'autre sens. La vis pilote 113 est entraînée en rota tion à partir d'un arbre 121 par l'intermédiaire d'une boîte de vitesses électromécanique 122 à inversion du sens de marche.
Sur l'arbre 121 est calé un pignon conique<B>123</B> en prise: avec deux. roues dentées, coni- ques 124, 125, montées folles sur un premier arbre intermédiaire 126 et pouvant être rendues sélective ment solidaires de cet arbre au moyen de deux embrayages électromagnétiques EM4 et EM3. Sur l'arbre 126, sont calées deux roues dentées 127, 128, de diamètres différents, respectivement en prise avec deux autres roues dentées 131, 132, montées folles sur un deuxième arbre intermédiaire 133 et pouvant être rendues sélectivement solidaires de cet arbre au moyen de deux autres embrayages électromagnéti ques EM2, EM1.
Sur l'arbre 133 est calée une roue dentée 134 en prise avec une roue dentée 135 soli daire de la vis pilote 113. L'arbre 121 est entraîné à partir d'un arbre logé dans la poupée du tour et dont la vitesse est liée à celle de la broche d'entraî nement de la pièce à usiner.
Pour un sens donné de l'arbre de commande 121, le premier arbre intermédiaire 126 tourne dans un sens ou dans l'autre, selon que l'embrayage en prise est EM4 ou EM3. De plus, le deuxième arbre inter médiaire 133 est entraîné à petite vitesse lorsque l'embrayage EM2 est en prise, et à grande vitesse lorsque l'embrayage EM1 est en prise. Le sens de rotation de la vis pilote 113 correspond à celui de l'arbre intermédiaire 133, et sa vitesse de rotation est proportionnelle à la vitesse de cet arbre.
Enfin, si l'on embraye simultanément les deux embrayages EMl et EM2, l'ensemble des engrenages contenus dans la boite de vitesses 122 est bloqué et la vis pilote est immobilisée en rotation d'une façon posi tive.
La vis pilote 113 porte une bague de butée 137 contre laquelle un interrupteur M3, porté par le traî nard, peut venir buter. La position de la bague 137 le long de la vis 113 est ajustable.
Sur le traînard 104 est monté un chariot trans versal 141 (fig. 1 et 2) qui peut coulisser dans une direction oblique par rapport à la direction d'avance du trafard, pour permettre l'exécution correcte des épaulements par copiage, suivant une technique connue.
Le chariot transversal 141 porte l'outil de tour nage 143 et le palpeur 144. La pièce à usiner est indiquée partiellement en 145 et supportée entre la pointe 146 de la poupée fixe 147 du tour et la pointe 148 de la poupée mobile 149. La pièce 145 est entraînée en rotation par la broche 120 du tour. Le palpeur 144 prend appui contre un gabarit 152 qui, sur la fig. 1, pour la clarté de la représentation, a été représenté à une certaine distance dudit palpeur, mais en réalité, le palpeur est en contact avec le gabarit, comme on peut le voir sur la fig. 2.
Le gabarit 152 est monté entre deux pointes 153, 154 (fig. 1) sur un porte-gabarit pendulaire 155 qui peut osciller autour d'un axe 156 porté par le bâti du tour et est muni d'un bras 157 capable de venir -n prise avec des butées fixes déterminant les passes d'ébauche et de finition. Pour le positionnement du gabarit en passe de finition, un grain 158 du bras 157 est appliqué contre une butée de référence 159 solidaire du bâti du tour.
Pour les différentes passes d'ébauche, le bras 157 prend appui successivement contre l'une d'une série de butées escamotables 161 portées par un barillet rotatif 162 solidaire d'un arbre 163 (voir aussi fig. 3 à 5). Les butées 161 sont mon tées sur le barillet par des pivots excentrés de façon qu'on puisse régler individuellement la distance de chacune de ces butées par rapport à l'axe du barillet. Un amortisseur hydraulique 164 amortit les mouve ments d'oscillation du porte-gabarit.
Le mouvement d'indexage angulaire du barillet 162 est assuré par un dispositif hydraulique (voir notamment fig. 4) comportant un cylindré 165 dans lequel se déplace un piston 166 à double effet, muni d'une crémaillère 167 en prise avec une roue dentée 168 qui porte un encliquetage 169 (fig. 5) venant en prise avec une roue à rochet 171 solidaire de l'arbre 163 et comportant autant de dents que le barillet 162 comporte de positions angulaires succes sives possibles.
La course totale du piston 166 est suffisamment longue pour assurer, éventuellement une rotation de l'arbre 163 d'un angle qui est un multiple de l'angle unitaire correspondant à deux butées 161 successives. Dans la forme d'exécution représentée, cet angle est égal au triple de l'angle unitaire précité. L'admission de fluide sous pression dans le cylindre 165 est assurée par un distributeur 173 dont le tiroir 174 est solidaire d'une tige 175, sollicitée vers la droite sur le dessin, par un ressort R4 et actionnée vers la gauche, à l'encontre de la force de ce ressort, par un doigt 176 porté par le traînard 104 et venant en prise avec l'une des butées réglables 177 portées par la tige 175.
Le nombre de butées 177 est égal au nombre de positions angu laires successives possibles du barillet 162 de façon que le doigt 176 agisse sur la tige 175 quelle que soit la position angulaire de ladite tige qui tourne en même temps que le barillet 162 pour commander le tiroir 174. Cette disposition permet, en outre, par un décalage axial des butées 177, d'obtenir des courses différentes du traînard 104 selon la position angu laire du barillet 162.
Un dispositif d'effacement permet de réduire le nombre des passes en cycle automatique et de sup primer une ou plusieurs butées 161. Ce dispositif comporte un plateau diviseur 178 solidaire de la tige 175 et comportant des blocs cylindriques effa ceurs 179, mobiles axialement dans des alésages du plateau 178, sous l'action de vis individuelles de réglage 181 dont les têtes moletées sont engagées dans des encoches 179a desdits blocs 179.
Un taquet d'arrêt 182 solidaire d'un plateau 182a fixé sur le bâti de la machine peut pénétrer dans des évidements 180 du plateau; il présente une face inclinée dans le sens qui repousse le plateau 178 et, par consé quent, la tige 175, vers la gauche, pendant la rota tion de. celle-ci. La tige 175 est entraînée en rotation au moyen d'une transmission par chaîne 183, qui comporte deux roues dentées 184, 185, solidaires de l'arbre 163, respectivement de la tige 175.
Chaque bloc effaceur 179, en position de dégagement, comme représenté sur le dessin, permet au taquet 182 de pénétrer dans la lumière 180 correspondante et, par conséquent, au plateau 178 et à la tige 175 de reve nir dans leur position extrême de droite, tandis que tout bloc effaceur, qui serait enfoncé complètement dans la lumière correspondante, rencontrerait le taquet 182 et empêcherait un tel retour de la tige 175 vers la droite.
Le mouvement du chariot transversal 141 sur le traînard 104 est assuré par un dispositif hydraulique qui comporte un piston différentiel 187 solidaire du chariot et mobile dans un cylindre 188 solidaire du traînard. L'admission et l'évacuation du fluide sous pression dans le cylindre sont assurées par un distri buteur à tiroir 189 sous le contrôle du palpeur 144.
Un ressort R2 sollicite le palpeur dans le sens cor respondant au recul du chariot transversal, et l'action de ce ressort peut être annulée par un électro-aimant E1, de telle façon qu'en cas de panne de courant, le chariot tende toujours à reculer en dégageant l'outil de la pièce. Une butée réglable 191 solidaire du traî nard vient en prise, d'une part, avec un basculeur 192, monté sur le chariot transversal, et capable d'agir sur le palpeur, pour arrêter ledit chariot trans versal à la fin de sa course de recul et, d'autre part, avec un interrupteur M1, pour commander le retour rapide du traînard. Un ressort Rl, moins fort que le ressort R2, sollicite le palpeur dans le sens qui commande la plongée du chariot.
L'installation hydraulique de la machine est contrôlée électriquement, et les cycles automatiques d'usinage s'effectuent en fonction des positions suc cessives du traînard sur le banc et en fonction de la sélection des butées du gabarit.
Le repérage des positions longitudinales du trai- nard est assuré par le repérage de positions angulai res d'un tambour rotatif T2 solidaire d'une barre 195 qui tourillonne dans le bâti du tour et qui porte un filet de vis à pas très rapide en prise avec un écrou (non représenté) solidaire du traînard 104.
Le repérage du positionnement du gabarit est assuré par un autre tambour T1 solidaire de l'arbre 163 sur lequel est monté le barillet 162 qui porte les butées 161.
Le dispositif de contrôle automatique des cycles d'usinage est régi par des combinaisons de contacts électriques convenablement positionnés, en fonction de chaque cycle particulier d'usinage à réaliser sur les deux tambours Tl et T2. Le tambour Tl contrôle quatre interrupteurs M5, M6, M7 et M8, qui régis sent des circuits d'autorisation et le tambour T2 contrôle quatre autres interrupteurs M9, M10, M11 et M12, qui régissent des circuits de commande.
Les rôles de ces différents interrupteurs sont les suivants
EMI0003.0009
M5 <SEP> : <SEP> Maintien <SEP> de <SEP> rotation <SEP> de <SEP> broche <SEP> et <SEP> autori sation <SEP> de <SEP> réenclenchement <SEP> de <SEP> cycle <SEP> auto matique.
<tb> M6 <SEP> : <SEP> Contrôle <SEP> de <SEP> l'action <SEP> de <SEP> M9.
<tb> M7 <SEP> : <SEP> Avance <SEP> rapide.
EMI0003.0010
M8 <SEP> : <SEP> Ralentissement <SEP> d'avance.
<tb> M9 <SEP> : <SEP> Disponible <SEP> pour <SEP> usages <SEP> divers, <SEP> tels <SEP> que
<tb> inversion <SEP> du <SEP> sens <SEP> d'avance, <SEP> plongée <SEP> du
<tb> chariot.
<tb> M10: <SEP> Autorisation <SEP> de <SEP> départ <SEP> de <SEP> cycle.
<tb> M11: <SEP> Avance <SEP> rapide.
<tb> M12: <SEP> Ralentissement <SEP> d'avance.
Le schéma électrique de la fig. 9 montre sché matiquement les principaux organes de la machine désignés par les mêmes indices de référence que dans les autres figures. Les circuits principaux et les cir cuits de contrôle agissant sur des relais sont repré sentés schématiquement par des circuits jouant à la fois le rôle de circuits principaux et le rôle -de cir cuits de contrôle. Un pôle de l'installation est à la masse.
Le moteur électrique 201 entraine la broche et la vis pilote des avances et, éventuellement, des ser vitudes diverses, telles que les pompes de refoule ment de l'huile nécessaire aux commandes hydrau liques et au graissage. La mise en marche se fait au moyen d'un relais R contrôlé par un bouton-poussoir 202. Un interrupteur M3 sert à court-circuiter deux bornes<I>a</I> et<I>b.</I> Les contacts c, d, de l'interrupteur M10 sont placés en série dans le circuit du bouton- poussoir 202. La borne e d'un relais 203 est reliée à l'interrupteur Ml.
Le fonctionnement de ce tour automatique est le suivant Tout cycle complet nécessaire à l'usinage auto matique d'une pièce comporte un certain nombre de phases correspondant, chacune, à une passe exé cutée sur la pièce. Pour l'exécution de chaque passe, l'outil est animé d'un mouvement d'entraînement (mouvement du traînard sur le banc du tour) et d'un mouvement de copiage (mouvement du chariot transversal sur le traînard).
Le mouvement d7entraî- nement peut comporter des trajets à des vitesses dif férentes, par exemple<B>:</B> avance normale, avance ralen tie (pour des épaulements abrupts, par exemple), approche rapide, retour rapide. Le mouvement de copiage est fonction de la forme du gabarit; éven tuellement, il peut se produire pour certaines passes, sur certaines parties seulement du gabarit et, pour d'autres passes, sur d'autres parties.
On peut donc établir tout cycle automatique d'usinage, par la coor dination des conditions qui régissent les deux mou vements. précités, en fonction de la forme de la pièce, par conséquent de celle du gabarit, et en fonction de la méthode d'usinage (succession des passes) que l'on désire faire. Toutes ces conditions sont déterminées par la configuration des contacts sur les deux tambours T1 et T2.
Toutes les condi tions qui peuvent se présenter pour l'usinage d'une pièce quelconque comprennent une partie ou l'ensemble des opérations suivantes <I>Départ d'un cycle</I> L'interrupteur M6 du tambour sélectif T 1 étant informé (par construction et réglage), de même que l'interrupteur M10 du tambour T2, on appuie sur le bouton 202 de départ de cycle qui informe le relais R qui commande a) La rotation de la broche porte-pièce qui est main tenue pendant la durée complète d'un cycle, soit par le relais R exclusivement pendant la première passe, soit par l'interrupteur M5 du tambour sélectif T1, pendant le reste du cycle à l'exclu sion de la dernière course de retour et les évo lutions de la tige 175,
et cela à partir de la fin de la première passe jusqu'à la fin de l'avant- dernière passe.
L'interrupteur M5 du tambour sélectif T1, en agissant sur l'interrupteur M3, autorise le réenclenchement automatique du départ de la phase suivante du cycle, mais l'ouverture de ce même interrupteur M5 en fin de la dernière phase arrête la rotation du moteur et ne permet plus le départ automatique d'un nouveau cycle.
b) La plongée du chariot transversal.
Par alimentation de l'électro-aimant El (par le relais R), celui-ci comprime, par son plateau, le ressort R2 et libère le ressort Rl. Sous la pous sée du ressort Rl, la touche du palpeur 144 bas cule en avant, provoque le déplacement d'une valve V 1 et ouvre un interrupteur de touche M2. Le déplacement de la valve V 1 met la grande chambre du cylindre hydraulique 188 de copiage à la fuite, ce qui détermine, sous la poussée de la petite chambre à pression constante, la plongée de la coulisse portant l'outil de copiage 143 et de la touche du palpeur 144.
L'alimentation de l'électro-aimant E1 est per manente pendant le copiage, ce qui assure la sécurité de l'outil de copiage 143 par recul de la coulisse en cas de coupure de courant.
c) L'alimentation de l'embrayage EM3 dans la boîte des avances qui détermine le sens de l'avance. <I>Enclenchement de l'avance normale vers la poupée</I> Lorsque la touche du palpeur 144 entre en contact avec le gabarit 152, le dispositif hydraulique de copiage 187, 188, 189, se met en équilibre.
Le redressement de la touche du palpeur 144 provoque la fermeture de l'interrupteur de touche M2 qui assure l'alimentation de l'embrayage EM1 dans la boîte des avances, de sorte que la vis pilote <B>113</B> est entraînée en rotation, seulement à partir du moment où le palpeur est entré en contact avec le gabarit.
L'ensemble traînard et dispositif hydraulique de copiage se déplace vers la poupée.
L'interrupteur M2 comporte deux contacts qui sont court-circuités quand le palpeur 144 recule. Ces contacts sont montés élastiquement de façon que les oscillations du palpeur, au cours du copiage, soient sans effet sur l'état desdits contacts. Ces contacts sont également court-circuités lorsque l'électro-aimant El n'est pas excité. L'interrupteur M2 est donc fermé lorsqu'une pression est exercée par le palpeur sur le gabarit et lorsque l'électro-aimant El est désexcité.
Cet interrupteur M2 régissant le mouvement d'avance du traînard (mouvement d'entraînement de copiage), ce mouvement ne peut pas commencer tant que le palpeur n'est pas entré en pression contre le gabarit et il se termine dès que le palpeur quitte le gabarit, ce qui permet de réaliser, avec une com mande hydraulique, des cycles de copiage dits carrés.
<I>Rotation du tambour T2 des informations</I> <I>longitudinales</I> L'avance du traînard entraîne la rotation de la vis à pas rapide 195 et, par suite, celle du tambour des informations longitudinales T2. <I>Enclenchement de l'avance rapide vers la poupée</I> Il se présente dans les mêmes conditions que l'enclenchement de l'avance normale vers la poupée avec conditions sélectives.
L'interrupteur M7 du tambour sélectif T1 est informé, de même que l'interrupteur M11 du tam bour T2 qui est maintenu pendant la durée de l'avance rapide.
Ces deux informations permettent l'alimentation simultanée d'électro-aimants E2 et E3. L'alimenta tion de l'électro-aimant E3 déplace rapidement axia- lement la vis pilote 113, vers la droite sur le schéma, avec une force supérieure à celle du ressort hydrau lique R3, qui se comprime et provoque l'ouverture de la sortie du tiroir V2. La sortie du tiroir V2 met la grande chambre du cylindre hydraulique des avan ces à la fuite, ce qui provoque, sous la poussée de la petite chambre à pression constante, l'avance rapide.
L'alimentation de l'électro-aimant E2 autorise l'avance rapide. <I>Arrêt de l'avance rapide vers la poupée</I> L'ouverture de l'interrupteur M11 du tambour T2 coupe simultanément le courant dans les électro- aimants E3 et E2 et rétablit, ainsi, l'avance normale. <I>Enclenchement du ralentissement des avances</I> <I>vers la poupée</I> L'interrupteur M8 du tambour sélectif T1 est informé, de même que l'interrupteur M12 du tam bour T2 qui est maintenu pendant toute la durée du ralentissement.
Ces deux informations permettent simultanément la coupure du courant dans l'embrayage EM1 et l'ali mentation de l'embrayage EM2 (d'où entraînement de la vis pilote à vitesse réduite).
<I>Arrêt du ralentissement des avances vers la poupée</I> Par ouverture de l'interrupteur M12 du tambour T2 le courant dans l'embrayage EM2 est coupé et est rétabli dans l'embrayage EMl, ce qui rétablit l'avance normale. <I>Fin de la première phase</I> En fin de passe, le doigt 176 du traînard repousse la butée 177 solidaire de la tige 175 et entraîne celle-ci axialement.
Le déplacement axial de la tige 175 entraîne l'ouverture d'une valve V3 qui admet l'huile sous pression dans la chambre supérieure du cylindre 165 et met la chambre inférieure à la fuite. La crémail lère 167 descend, fait évoluer les butées 161 et entraîne la tige 175 en rotation. L'interrupteur M5 commence à tourner et assure dès lors l'entretien de l'alimentation du moteur.
Le déplacement axial de la tige 175 informe un interrupteur M4 qui coupe l'alimentation du relais R et de l'électro-aimant El.
Sous la poussée du ressort R2, la valve V 1 s'enfonce et provoque le recul du traînard 104 par la mise à la pression de la grande chambre du cylin dre hydraulique de copiage 188. Par ailleurs, l'entraî nement du traînard cesse par suite de la coupure de l'embrayage EM3 et la vis pilote 113 est freinée du fait de l'alimentation simultanée des embrayages EM 1 et EM2. <I>Retour rapide</I> En fin de recul, la coulisse informe l'interrupteur M1, ce qui assure l'alimentation de l'électro-aimant E2 qui libère la vis pilote 113.
La libération de la vis pilote autorise son dépla cement axial sous la poussée du ressort hydraulique R3. L'électro-aimant E3 n'est plus excité, car le relais 203 est alimenté par l'interrupteur M1.
La valve V2 se déplace et met la grande cham bre du cylindre des avances longitudinales à la pres sion, ce qui assure le retour rapide. <I>Fin de retour rapide</I> Celle-ci est provoquée par l'arrêt en équilibre hydraulique sur la bague de butée 137 de la vis pilote 113.
L'entraînement mécanique par le traînard de la bague de butée 137 provoque l'arrêt du retour rapide et la mise en équilibre du dispositif hydraulique des avances longitudinales.
En même temps, l'interrupteur M3 s'est fermé et a provoqué le départ de la phase suivante (de la même façon que le bouton-poussoir 202 a assuré le départ de la première phase).
Le départ de la deuxième phase est autorisé lors que l'évolution des butées 161 est terminée et que l'interrupteur M4 n'est plus informé. Evolution <I>du</I> barrillet <I>rotatif 162</I> La descente de la crémaillère 167 commande la roue dentée 168 et la rotation du barillet 162 et du tambour sélectif T1.
Le barillet 162 porte (à trois postes sur quatre) les trois butées 161 permettant le réglage des pro fondeurs de passe de chacune des trois ébauches. La rotation du barillet 162 efface la butée 161 correspondant à la première phase du cycle. Après une rotation de 900, le barillet 162 amène en place la butée 161 correspondant à la deuxième phase du cycle, et le tambour sélectif T1 se trouve positionné pour la deuxième phase.
Simultanément, la roue dentée 184 entraîne, par l'intermédiaire de la chaîne 183, le taquet 182 et le plateau diviseur 178, solidaires de la tige 175. Le doigt 176 commence par repousser légèrement la butée 177, ce qui provoque un coulissement du tiroir 174 ; celui-ci admet de l'huile dans le cylindre 165, le mouvement de rotation s'amorce, puis s'accélère sous l'effet de la poussée de la came formée par la face inclinée du taquet 182 ; la butée 177 avance alors plus vite que le doigt 176 et se décolle de celui-ci ; enfin, l'interrupteur M4 est informé avant que la came du taquet 182 ait fini de repousser la tige 175. Un tel dispositif convient particulièrement bien pour des avances très lentes.
Dans sa rotation, le plateau diviseur se décrante du taquet 182 jusqu'au cran suivant, positionnant ainsi la deuxième butée.
Sous l'action d'un ressort R4, la tige 175 revient axialement à sa position d'origine, le taquet 182 s'engage dans le cran suivant du plateau diviseur 178 et la valve V3 se trouve alors enfoncée.
Le déplacement axial de la valve V3 provoque l'inversion du circuit dans le distributeur 173.
La chambre supérieure du cylindre d'évolution est à la fuite, la chambre inférieure à la pression, la crémaillère 167 remonte en entraînant la roue dentée 168 et l'encliquetage 169 qui se réarme. La roue à rochet 171 reste immobile grâce à la liaison par chaîne 183 ; du fait que le plateau diviseur 178 est verrouillé, il immobilise la tige 175 en rotation. <I>Dernière passe ou passe de finition</I> A la troisième ou avant-dernière évolution, la rotation du barillet 162 efface la dernière butée 161. Le quatrième poste du barillet correspond à l'avant- dernière évolution et ne comporte pas de butée.
L'ensemble oscillant supportant le gabarit bas cule autour de son axe et s'immobilise sur la butée de référence<B>159.</B>
A la dernière évolution, la rotation du tambour sélectif T1 provoque l'ouverture de l'interrupteur M5 qui ne permet plus le réenclenchement automatique du départ de cycle au retour à l'origine.
L'ouverture de l'interrupteur M4 provoque la chute du relais R, ce qui détermine, alors, l'arrêt de la broche. <I>Limitation du nombre de phases d'un cycle</I> Le plateau diviseur 178 solidaire de la tige 175 porte, sur trois de ses quatre postes, les trois blocs effaceurs 179 commandés par les trois vis respecti ves 181.
On peut supprimer une phase du cycle en obtu rant le cran correspondant sur le plateau diviseur 178 par le bloc effaceur 179 respectif. Dans ces conditions, au cours du mouvement de rotation du plateau diviseur 178, lorsque le bloc effaceur mis en position active arrive au droit du taquet 182, il s'oppose au recul du plateau diviseur, la tige 175 et le tiroir. 174 restent donc dans la position qui assure la descente de la crémaillère 167. La roue 168 continue à tourner, et l'évolution du barillet 162 se poursuit, en même temps que la rotation du plateau diviseur 178. Le mouvement s'arrête dès qu'un cran non obturé par un des blocs effaceurs. se présente devant le taquet 182.
Pour sauter une ou plusieurs phases du cycle, il suffit donc d'empêcher la ou les butées correspondantes de s'arrêter en position active, au cours de l'évolution du barillet 162, et pour cela, d'enfoncer le bloc effaceur ou les blocs effaceurs 179 correspondants.