Appareil optique de mesure ou de contrôle La présente invention se rapporte aux appareils optiques de mesure ou de contrôle appelés commu nément lunette d'alignement . Ces appareils com prennent une lunette visant un objet éloigné, qui peut être une cible ou un miroir (auquel cas l'opé rateur observe L'image réfléchie d'une cible placée sur la lunette ou auprès de celle-ci), notamment pour la recherche d'erreurs d'alignement d'un point éloi gné sur un axe donné, ou encore de parallélisme de deux axes. Ces appareils sont fréquemment conçus de manière à pouvoir être facilement adaptés à des utilisations diverses.
Ils peuvent être utilisés en parti culier pour la détermination précise d'erreurs et pour contrôler la correction d'erreurs. Dans ce dernier cas, plus spécialement, il est nécessaire de procéder à des visées fréquentes à travers l'oculaire, et celles- ci peuvent fatiguer les yeux de l'opérateur. Il est clair que lorsque l'opérateur souffre de fatigue ocu laire, les chances d'erreurs d'observation augmentent.
Il est également évident que lorsqu'on utilise une lunette d'alignement pour contrôler la correction d'erreurs lors de l'assemblage d'une construction de grande dimension, les opérateurs occupés à la cor rection des erreurs peuvent avoir à travailler dans une ou plusieurs positions éloignées de la lunette de sorte que, à moins de placer un opérateur supplé mentaire auprès de la lunette, les opérateurs doivent se déplacer à maintes reprises jusqu'auprès de la lunette afin de procéder aux visées.
Précisons que par lunette on entend, selon la dénomination courante actuellement, un instrument comprenant un objectif destiné à former l'image d'un objet et des moyens pour examiner cette image, que ces moyens comprennent ou non un oculaire.
Le but de l'invention est de fournir un tel appa reil agencé de manière à épargner beaucoup d'efforts à l'opérateur ou aux opérateurs et à supprimer les erreurs de parallaxe.
. Elle a pour objet un appareil optique de mesure ou de contrôle, comprenant une lunette d'alignement permettant la visée sur un objet éloigné, notamment pour la recherche d'erreurs d'alignement ou de paral lélisme, caractérisé en ce que la lunette comprend un objectif pour former une image de l'objet,
et en ce qu'il comprend une monture de projection pour exa miner cette image comportant un dispositif optique pour projeter l'image formée par ledit objectif, au moins un écran de projection agencé pour recevoir l'image projetée,
et des moyens de réflexion agencés pour diriger les rayons sur l'écran de manière que l'image formée sur ce dernier apparaisse redressée.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'appareil ,objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation de la première forme d'exécution.
La fig. 2 est une coupe, à plus grande échelle, d'organes représentés à la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe partielle de la deuxième forme d'exécution.
La fig. 4 est une coupe selon 4-4 de la fig. 3. La fig. 5 est une coupe partielle de la troisième forme d'exécution.
Les fig. 6 et 7 montrent respectivement les par ties optiques des quatrième et cinquième formes d'exécution.
La fig. 8 est une coupe partielle de la sixième forme d'exécution.
La fig. 9 représente schématiquement un dispo sitif auxiliaire suivant une variante des formes d'exé cution précédentes, et permettant de procéder à la mise au point de l'objectif de la lunette depuis un endroit éloigné de celle-ci. La lunette d'alignement avec laquelle on utilise une monture de projection peut être constituée de diverses façons, mais elle comprend avantageusement (fig. 1) un renflement A de forme grossièrement sphérique à partir duquel le tube principal A1 de la lunette s'étend vers l'avant.
Ce tube contient l'objec tif de la lunette, comprenant les éléments optiques fixes B1, B2 et B3 et l'élément B4 mobile, permettant la mise au point, un réticule A dans le plan focal de l'objectif, et deux organes déviateurs Cl et C2 pour le déplacement latéral des rayons respective ment dans deux directions à angle droit. Les organes déviateurs sont actionnés au moyen de tiges C3 et C4 qui les relient au renflement sphérique A. Ce dernier porte deux commandes micrométriques A3 sur des côtés opposés, pour actionner les tiges C3 et Cl.
Sur un autre côté du renflement se trouve une autre commande micrométrique A4 pour commander le mouvement de l'élément B4 de l'objectif déterminant la mise au point. Un quatrième côté du renflement peut être laissé libre ou peut être utilisé comme représenté à la fig. 1 pour recevoir un boîtier de lampe D, ce qui permet, grâce à des lentilles de condenseur Dl et à un miroir incliné et semi-trans- parent D2, d'éclairer le réticule A2 pour utiliser la lunette pour l'autocollimation.
On place également un autre réticule A5 près de l'extrémité antérieure du tube de la lunette. Ce réticule A5 est complètement hors du champ de netteté lorsqu'on utilise la lunette pour l'observation d'un objet éloigné ou pour l'auto- collimation, mais, par réglage de l'objectif de la lunette, on peut mettre au point sur ce réticule A5 réfléchi sur un miroir éloigné, ce qui permet d'uti liser la lunette en autoréflexion. La lunette comprend en outre une lentille de redressement pour redresser l'image du réticule à observer.
Lorsqu'on utilise une telle lunette de la manière bien connue, on la pourvoit d'une monture à oculaire partant du renflement sphérique en direction oppo sée à celle du tube de la lunette, l'oculaire étant mis au point sur le réticule A2 dans la plan focal de l'objectif.
Cette monture à oculaire peut être absente et remplacée par la monture à projection, ou elle peut être rendue amovible de manière à être interchan geable avec la monture de projection. Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 1 et 2, la monture de projection comporte une partie tubulaire E serrée contré le renflement sphérique au moyen d'un anneau vissé El. Cette disposition présente l'avan tage de permettre la fixation de la monture de pro jection dans une position angulaire quelconque au tour de l'axe de la lunette, par simple desserrage et resserrage de l'anneau de serrage.
Le tube de monture de projection E, maintenu contre le renflement sphérique A à l'aide de l'anneau vissé El, est pourvu d'un épaulement E', duquel part un tube plus étroit E3 contenant un objectif F et un prisme en toit G.. Un boiitier El entoure ce tube plus étroit E3 et s'étend sur un côté de ce der- nier. Il est boulonné en E5 à l'épaulement E2 sur le tube bridé E. Ce boîtier est pourvu de trois écrans de projection Hl, H2 et H3 montés dans ses parois et contient des miroirs disposés pour diriger les rayons sur ces écrans.
Le premier écran de projection Hl est monté dans la paroi antérieure du boîtier E4, de manière à faire face à l'objet visé par la lunette. Le deuxième écran de projection H2 est monté dans la paroi pos térieure du boîtier E4 et fait face du côté de la lunette opposé à l'objet. Le troisième écran de pro jection H3 est monté dans la paroi du boîtier E4 terminale et éloignée du tube E3 portant l'objectif F.
Le prisme en toit G est placé avec son arête de toit Gl faisant un angle de 45 avec l'axe de l'objec tif F, mais légèrement décalé de l'axe de manière que les rayons provenant de l'objectif F tombent sur le prisme G d'un côté de l'arête de toit Gl, ce qui évite une interférence éventuelle avec une réflexion de rayons due à une imprécision de l'arête de toit Gl elle-même.
Le troisième écran de projection H3 est placé dans une position lui permettant de rece voir directement les rayons provenant de l'objectif F et réfléchis par le prisme en toit G.
Ces rayons peuvent cependant être interceptés par un miroir plan J, monté dans le boîtier E4 de manière à pouvoir être déplacé par rotation autour d'un ;pivot constitué par un arbre rotatif Jl, dont l'axe se trouve dans une direction perpendiculaire à l'axe optique de l'objectif F et à l'arête de toit Gl du prisme en toit G.
Ce miroir mobile J a trois positions de travail et peut être déplacé d'une posi tion dans l'autre au moyen d'un bouton monté sur l'arbre Jl à l'extérieur du boîtier E4. On utilise des détentes à ressort pour déterminer correctement les trois positions.
Dans une position indiquée par les traits en pointillé J2, le miroir est pivoté complète ment hors du trajet des rayons, de manière que les rayons gagnent directement le troisième écran de projection H3. Dans une autre position, indiquée par les lignes continues J, le miroir J est pivoté de manière à couper ces rayons à 450 par rapport à leur axe, et les réfléchir ainsi en avant sur le pre mier écran de projection Hl.
La ligne en trait mixte <I>a a a</I> indique le trajet du rayon axial central avec le miroir J dans cette deuxième position. Dans sa troi sième position, indiquée par les traits en pointillé F, le miroir mobile J réfléchit les rayons sur un miroir fixe J4 faisant un angle de 450 avec le miroir mobile J dans cette troisième position, d'où il résulte que les rayons sont réfléchis sur le miroir fixe J4,
puis sont dirigés sur le deuxième écran de projection H=. Il est évident que le prisme en toit G a pour effet d'inverser l'image aussi bien dans la direction perpendiculaire à l'axe optique et à l'arête de toit Gl du prisme G, que dans le plan perpendiculaire à cette direction, de sorte que l'image apparaissant sur le troisième écran de projection H3 est redressée correctement.
En outre, le miroir mobile J et le miroir fixe J4 agissent successivement pour inverser l'image dans le plan contenant l'axe optique et l'arête de toit G1 du prisme G, de sorte que les effets de ces réflexions s'annulent l'un l'autre et l'image apparaissant sur le deuxième écran de pro jection est correctement redressée.
L'effet est cependant différent pour l'image sur le premier écran de projection Hl, car cette image diffère de celle apparaissant sur les deux autres écrans de projection H2 et H3 grâce à l'effet de la réflexion sur un miroir plan, le miroir J. Cette image sur le premier écran de projection Hl, bien que cor rectement redressée dans un plan, est inversée latéra lement, c'est-à-dire dans le plan contenant l'axe opti que et l'arête de toit G1 du prisme G.
Il convient cependant de relever que cette image est destinée à être observée dans une direction faisant face à la lunette et à partir d'une position adjacente à l'objet visé par la lunette, et il est évident que l'image observée correspond à la vue du dos de l'objet obser vé depuis une position située au-delà de celui-ci par rapport à la lunette. Il est donc clair que cette image sur le premier écran de projection Hl, bien qu'inver sée latéralement par rapport aux deux autres images sur les écrans de projection H2 et H3, est cependant redressée correctement lorsqu'on l'observe du côté éloigné de l'objet.
Bien qu'il soit possible d'accroître suffisamment suffisamment les dimensions du boîtier E4 pour rendre égales les longueurs des trajets des rayons compris entre l'ob jectif et les trois écrans de projection H1,H2 et H3, on a constaté qu'il est pratiquement plus commode que le boîtier E4 soit petit. Il est par conséquent nécessaire de prévoir des moyens de mise au point de l'objectif de projection F, de manière à assurer l'obtention d'une image nette sur chacun des écrans de projection. A cet effet, l'objectif de projection F est disposé de manière à être mobile axialement le long du tube E3 dans lequel il est monté, par com mande au moyen d'un bouton de mise au point F1 traversant la paroi du boîtier E4.
Ce bouton porte un goujon excentré F2 engagé dans une fente ou un évidement de la monture de l'objectif F3, de sorte que la rotation du bouton FI provoque le déplace ment axial désiré de l'objectif F le long du tube E3.
L'objectif F est lui-même de construction très voisine de celle de l'oculaire utilisé normalement avec la lunette d'alignement, et il est particulièrement intéressant de relever que par l'utilisation de miroirs et d'écrans de projection fixes, les erreurs de paral laxe sont éliminées. En outre, cette utilisation pré sente l'avantage de permettre l'observation de l'image par plusieurs observateurs simultanément et de per mettre à l'observateur de choisir aisément la position d'observation la plus avantageuse, en actionnant con venablement le bouton de commande de l'arbre de pivotement Jl et le bouton FI, avec ou sans rotation de l'ensemble de la monture de projection autour de l'axe de la lunette.
Dans certains cas, lorsqu'on désire observer l'un des écrans à grande distance, il peut être désirable de disposer à cet effet d'une petite lunette de visée, car la quantité de lumière disponible pour former l'image ,peut ne pas être suf fisante pour l'observation à l'oeil nu à grande dis- tance.
Dans la forme d'exécution représentée dans les fig. 3 et 4, on utilise deux écrans de projection Hl et H4 au lieu de trois; l'écran H4 incliné à 450 rem plaçant les deuxième et troisième écrans de projec tion H2 et H3 de la forme d'exécution décrite ci- dessus. On utilise dans ce cas deux miroirs mobiles Kl et K2 et un miroir fixe L, en dehors du prisme en toit G.
Les deux miroirs mobiles Kl et K2 sont montés par de courts bras K3 et K4 sur un arbre rotatif K3 dont l'axe est parallèle à l'arête de toit Gl du prisme en toit G. Le miroir Kl est petit et placé relativement près du prisme en toit G, alors que l'autre miroir K2 est plus grand et plus éloigné dudit prisme.
Les deux miroirs Kl et K2 ont tous deux leurs surfaces ,perpendiculaires à l'axe de l'arbre K5. Dans la position représentée aux fig. 3 et 4, le petit miroir Kl est pivoté en position de repos et le grand miroir K2 est pivoté en position de travail, par rota tion de l'arbre K5,
de sorte que les rayons sortant du prisme en toit G sont réfléchis par le grand miroir K2 et sont dirigés vers le premier écran de projection Hl.
Le trajet correspondant des rayons axiaux est indiqué par la ligne en trait mixte<I>b b b.</I> Dans l'autre position, indiquée en pointillé dans la fig. 4,- le petit miroir Kl est actif et le grand miroir K2 est ;
passif. Le petit miroir Kl réfléchit les rayons sur le miroir fixe L qui à son tour réfléchit sur l'écran de projection oblique H4. La forme d'exécu tion est, par ailleurs, analogue à celle décrite ci- dessus.
Dans la troisième forme d'exécution (fig. 5), on utilise encore un écran de projection oblique H4 en remplacement des deuxième et troisième écrans de la première forme d'exécution décrite, on utilise un unique miroir mobile M, ce miroir étant fixé sur une console Ml montée sur un arbre tournant M2 dont l'axe est perpendiculaire à l'arête de toit Gl du prisme en toit G et à l'axe optique de l'objectif F.
Dans l'une des positions, ce miroir mobile M réflé chit directement les rayons, provenant du prisme en toit sur le premier écran de projection Hl, le trajet du rayon axial étant indiqué par la ligne en trait mixte c c, alors que dans l'autre position (indiquée par les lignes en pointillé M3 de la fig. 5), il réflé chit les rayons sur un miroir fixe N, dont la surface est ,parallèle à l'axe optique de l'objectif F, et qui les réfléchit sur l'écran de projection oblique H4.
II n'est pas essentiel que l'appareil comporte plu sieurs écrans de projection, et il convient parfois de n'utiliser qu'un unique écran oblique disposé de manière générale comme l'écran oblique des formes d'exécution décrites ci-dessus.
Il est évident qu'il est alors possible d'utiliser une paire de miroirs fixes, dans. des positions correspondant aux positions acti ves pour la projection sur l'écran oblique desdites formes d'exécution. Il est également possible de gagner de la place en disposant le prisme en toit ou autre réflecteur dans la position précédemment occu pée par l'objectif de projection et en plaçant cet objectif sur le trajet des rayons réfléchis par le prisme en toit, avec un réflecteur supplémentaire sur le trajet de rayon compris entre l'objectif et l'écran, les deux réflecteurs étant disposés de manière à don ner une image redressée comme désiré.
Cette dispo sition est celle des formes d'exécution représentées aux fig. 6 et 7.
Dans la forme d'exécution de la fig. 6, les rayons provenant du tube de la lunette sont réfléchis deux fois à l'intérieur d'un prisme P et ressortent le long de l'axe de l'objectif de projection F, cet axe for mant un angle de 45 avec l'axe de la lunette. Les rayons, après avoir passé par l'objectif F, sont réflé chis par un miroir Pl se trouvant dans un plan paral lèle à l'axe de la lunette, de manière à être dirigés sur l'écran de projection H-l, qui se trouve dans un plan parallèle à l'axe de l'objectif F. Le trajet du rayon axial est indiqué par la ligne en trait mixte ddd.
Dans la forme d'exécution de la fig. 7, l'axe de l'objectif de projection F est perpendiculaire à l'axe de la lunette, les rayons se trouvant réfléchis deux fois dans un pentaprisme Q pour sortir le long de l'axe de l'objectif F et pour être ensuite réfléchis par un miroir incliné<B>QI</B> à 22 1/20 par rapport à l'axe de la lunette, dans la direction de l'écran de projec tion incliné H4. Le trajet du rayon axial est indiqué par la ligne en trait mixte e e e.
La forme d'exécution représentée à la fig. 8 ne comporte qu'un seul écran de projection H2 faisant face du côté de la lunette opposé à l'objet visé. Cet écran H2 correspond au deuxième écran de projection de la première forme d'exécution décrite. L'écran H2 est donc monté dans la paroi postérieure du boîtier El, lequel est, dans ce cas, porté par le tube E3 renfermant l'objectif de projection F.
Le tube E3 est serré à l'aide de l'anneau de serrage E6 contre la par tie tubulaire élargie E de la monture, laquelle est fixée au renflement sphérique du tube de la lunette. Un masque tubulaire S dirigé vers l'arrière empêche la lumière ambiante de tomber sur l'écran H2. L'ob jectif F est semblable à ceux des forures d'exécution décrites ci-dessus.
Le boîtier E4 renferme un dispo sitif à prismes pour redresser l'image et la diriger sur l'écran de projection H2. Ce dispositif à prismes comprend une paire de prismes Tl et T2 placés avec leurs axes perpendiculaires l'un à l'autre et formant chacun un angle de 450 avec le plan du dessin, de manière que le premier prisme Tl réfléchisse les rayons le long d'un axe parallèle à l'axe de la lunette vers le second prisme T2,
qui réfléchit ces rayons le long d'un autre axe parallèle à l'axe de la lunette en direction de l'écran de projection H2. Le trajet de rayon axial dans cette forme d'exécution est indi qué par la ligne en trait mixte f f f. Ces prismes redressent l'image, comme on le sait, et permettent, en outre, de raccourcir la monture de projection et de rapprocher ainsi l'écran des différents boutons de commande.
Afin de permettre la mise au point, l'objectif F est ici encore mobile axialement dans le tube E3. A cet effet, la monture d'objectif F3 est filetée eXté- rieurement pour coopérer avec un filetage intérieur du tube E3,
et l'appareil comporte un anneau de mise au point F-1 pourvu d'une cheville F5 passant radiale ment à travers une fente en arc de cercle F7 du tube E3 et coopérant avec une fente F6 de la monture F3. La rotation de l'anneau F1 autour du tube E3 com mande ainsi la rotation de la monture F3 et, par con séquent, le mouvement axial désiré de cette dernière par rapport au tube E3.
II est cependant évident qu'avec cette forme d'exécution, de même qu'avec d'autres formes d'exé cution n'employant qu'un seul écran de projec tion, la mise au point de l'objectif de projection F n'est nécessaire que pour le réglage initial de l'image sur l'écran de projection H2. On peut donc se dispenser de pourvoir une telle forme d'exécution de cette commande de la mise au point, à condition que les positions relatives des parties optiques de la monture de projection soient correctement ajustées au cours de la fabrication.
L'un des emplois importants des appareils décrits est le contrôle de la correction d'erreurs dans la détermination de la position de l'objet éloigné visé ,par la lunette, par exemple, au cours de l'assemblage d'une grande construction, pour s'assurer que des parties de la construction éloignées les unes des autres sont assemblées dans les positions relatives correctes. Dans ces cas, le ou les opérateurs travail lant sur la construction auront fréquemment à effec tuer des ajustages en un point ou des points éloignés de la lunette.
La monture de projection, si elle com porte un écran antérieur, leur permet d'observer l'image sur l'écran de projection tout en effectuant les ajustages. Pratiquement, dans un tel cas, un opé rateur règle tout d'abord la monture de projection de manière à amener l'image sur l'écran de projec tion dont l'orientation est la plus favorable pour l'observation de la position éloignée dans laquelle il aura à travailler. Il peut alors poursuivre son tra vail tout en observant l'écran,
ce qui lui permet de contrôler l'effet des ajustages et d'effectuer les ajus tages corrects sans nécessité d'allées et venues fré quentes entre la place de travail et la lunette et sans qu'il soit nécessaire de poster un observateur auprès de la lunette, chargé spécialement de contrô ler les ajustages.
On conçoit qu'il est possible qu'au cours de tels ajustages l'objet éloigné sorte du champ de netteté de la lunette, ce qui aurait normalement pour effet d'interrompre le travail pendant que l'opérateur se rend auprès de la lunette pour la remettre au point en agissant sur l'objectif principal. Pour pallier cette difficulté, il est souvent avantageux de disposer de moyens permettant à l'opérateur de remettre la lunette au point par commande à distance depuis sa position de travail.
Ceci peut être obtenu de diffé rentes façons et on décrit ci-dessous un dispositif auxiliaire de commande à distance de la mise au point convenant à cet effet.
Dans ce dispositif, représenté schématiquement à la fig. 9, le bouton de mise au point habituel, situé sur le renflement sphérique de la lunette, est suppri mé et remplacé par un boîtier V contenant les élé ments du dispositif de commande à distance. Un arbre principal V1 traverse le boîtier et porte à son extrémité interne un pignon V2 (semblable au pignon du dispositif à commande manuelle habituel) coopé rant avec la crémaillère V3 qui commande le mou vement de mise au point de l'objectif. L'arbre porte à son extrémité externe un bouton V4 semblable au bouton habituel supprimé.
Le boîtier V contient un petit moteur électrique W à courant continu et mar che réversible entraînant par l'engrenage W1 une vis sans fin W' coopérant avec une roue dentée W3 montée folle sur l'arbre principal Vl. Cette roue den tée est accouplée à l'arbre principal par un em brayage à friction sollicité en position d'embrayage par un ressort Y. Il en résulte que le moteur W est normalement accouplé à l'arbre Vl, mais est auto matiquement désaccouplé de ce dernier en cas de surcharge éventuelle, par exemple lorsqu'on cherche à forcer le mécanisme de mise au point au-delà de ses butées terminales.
L'embrayage Y permet éga lement de commander manuellement le mécanisme de mise au point au moyen du bouton V4 et indé pendamment de la commande motrice. On peut éga lement faire en sorte que le mécanisme de mise au point puisse être entraîné à deux vitesses différentes, par exemple au moyen de deux sources d'énergie électrique à tensions différentes connectables à vo lonté au moteur W. La marche du moteur W est commandée par un commutateur manuel monté à l'extrémité éloignée d'un câble volant. Le commuta teur comporte les positions nécessaires pour les mar ches lente et rapide, avant et arrière.
Bien entendu, quoique le mode opératoire décrit ci-dessus soit très utile dans bien des cas, il est sou vent pratiquement impossible de se dispenser de lapré- sence d'un opérateur de contrôle auprès de la lunette. Par exemple, bien qu'à l'aide d'une lanterne puis sante on puisse former une image suffisamment bril lante sur l'écran de projection pour permettre l'obser vation jusqu'à une distance d'environ 15 m, il arrive de devoir procéder à des ajustages de la construction à des distances bien supérieures. D'autre part, lors que les ajustages sont effectués par plusieurs opéra teurs, il est souvent pratiquement impossible à ces opérateurs de voir tous le même écran de projection.
La présence d'un écran de projection ;présente cepen dant dans ce cas l'avantage de réduire la fatigue ocu laire de l'opérateur à la lunette et également d'élimi- ner le risque d'erreurs de parallaxe. On conçoit qu'un opérateur travaillant à une distance supérieure à 15 m de la lunette puisse utiliser une lunette de visée pour observer l'écran, comme mentionné plus haut, mais dans ce cas, le risque d'erreurs de parallaxe ré apparaît.
Dans certains cas, plus spécialement lors de l'assemblage de grandes constructions., il peut être avantageux d'utiliser plusieurs lunettes d'alignement opérant le long d'axes non parallèles.
Il est alors souvent possible de n'avoir qu'un seul opérateur de contrôle placé dans une position propre à permettre l'observation de l'écran ou d'un écran de chacune des lunettes, ledit opérateur pouvant commander la mise au point de l'objectif de chacune des lunettes à l'aide du dispositif de commande à distance décrit ci-dessus.
Les formes d'exécution décrites peuvent être modifiées de différentes façons. Par exemple, dans le dispositif de commande à distance de la fig. 9, les deux vitesses d'entraînement (au lieu d'être obtenues à l'aide de deux tensions différentes d'alimentation du moteur) peuvent être obtenues en plaçant sur le mécanisme d'entraînement partant du moteur un changement à deux vitesses actionné au moyen de relais électromagnétiques commandés, à distance. D'autre part,
les différentes formes d'exécution décri tes comportent une lunette pourvue d'une lentille redresseuse pour le redressement de l'image. Lorsque ladite lentille fait partie de l'oculaire et est retirée avec celui-ci, il; est nécessaire d'apporter les modifi cations voulues au système de réflexion de la mon ture de projection, permettant d'obtenir l'image redressée sur l'écran final. Il est, en outre, parfois ,possible de faire en sorte que la lunette porte simul tanément l'oculaire et la monture de projection.
On dispose à cet effet un réflecteur convenable, tel qu'un pentaprisme, que l'on peut faire tourner d'une posi tion à l'autre, soit pour infléchir à angle droit les rayons. sortant du tube de la lunette pour les faire passer dans un oculaire disposé avec son axe per pendiculaire à l'axe de la lunette, soit pour permettre aux rayons de passer tout droit vers la monture de projection exécutée conformément à l'une ou l'autre des formes d'exécution décrites.
Dans cette variante, la monture de projection et l'oculaire peuvent être montés de manière amovible de manière à être inter changeables et, si la monture portant le pentaprisme, l'oculaire et la monture de projection peut tourner sur le tube de la lunette, il devient alors possible avec une monture de projection ne comportant qu'un seul écran de faire tourner celle-ci de manière à diriger l'écran dans différentes directions.