CH355099A - Installation de mesure de l'amplitude et des variations d'amplitude d'un oscillateur chronomeétrique - Google Patents

Installation de mesure de l'amplitude et des variations d'amplitude d'un oscillateur chronomeétrique

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CH355099A
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Oudet Claude
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Parrenin Sa Des Ets
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Description


   <Desc/Clms Page number 1> 
    Installation   de mesure de l'amplitude et des variations    d'amplitude   d'un oscillateur chronométrique La    présente      invention   a pour objet une    installa-      tion.   qui permet de    mesurer,   avec une    grande      préci-      sion,   l'amplitude et les variations    d'amplitude   d'un    oscillateur   chronométrique,    notamment   d'un    balan-      cier-spiral   de montre ou de réveil. 



  Jusqu'à maintenant, on mesurait la marche des    montres,   en    étudiant,      pendant   quelques    secondes,   les tops fournis par    les      bruits   de l'happement, mais ce procédé manque de    précision   parce    qu'il      est   à    phase   variable est parce que la marche d'un    oscillateur      Chro-      nométrique   est tributaire des    variations      d'amplitude.   Si le résultat de    cette   -analyse    révélait   une marche    défectueuse,

     la raison pouvait en être une    insuffisance   de précision de fabrication ou    un      mauvais   réglage de l'isochronisme. Si, au    contraire,   la marche    se   révélait bonne,    cela      signifiait   que la montre    avait   été    bien        terminée    , c'est-à-dire    bien      réglée,   mais cela ne prouvait    pas   que l'isochronisme    était   durable, car une    fabrication   défectueuse de    certaines      pièces,   notamment des engrenages,    pouvait      très   bien    conduire,

     à plus ou moins longue    échéance,   à des    variations   d'isochronisme    alors   insoupçonnées. On essayait bien    die   faire des sondages à un autre degré de tension du ressort, après déroulement partiel du rouage,    mais      cette   manière de procéder est empirique. 



  Par    ailleurs,   on avait également essayé    d'avoir      des   indications sur la valeur de l'amplitude par    l'analyse   de la durée des    tops   sonores de l'échappement ou    par   l'observation    visuelle   des fins de course angulaire    dës   bras du    balancier,   en particulier par l'emploi d'une machine à    projeter,   mais de tels    procédés   ne laissent pas de traces enregistrées et    donnent   des    indications      imprécises   sujettes aux erreurs    individuelles   des opérateurs. 



  Pour    mesurer   l'amplitude, on    connaît   aussi le procédé dit de la    montre      oscillante,      basé   sur le    principe   de la    conservation   des quantités de mouvement, et au    moyen   duquel on    enregistre   les    variations   d'amplitude des    oscillations   de l'ensemble du mouvement de la    monstre   monté sur un support pivotant, de    façon   à en déduire    les   variations    d'amplitude      des      mouvements   du balancier.

   Mais    ce   procédé ne    donne   pas satisfaction non plus, en    raison   des    forces      d'inertie   importantes qui    interviennent   et des    réactions      des   deux mouvements d'oscillation    couplés   du    balancier   et du mouvement de    montre,   qui    modifient   la marche de la montre.    Enfin   des mesures ont été    faites.   en mesurant, au compteur    électronique   ou à    l'osclllographe,   le temps séparant le passage de deux signaux lumineux    issus.   du balancier.

   Mais    cette   méthode ne se    prête   pas à des enregistrements    directs.   



  En résumé, jusqu'à    maintenant,   on    mesure   d'une part la    marche   des montres avec une précision    suffi   santé    mais   sans    assurance   à    priori   d'un    parfait      iso-      chronisme,   et    d'autre      part,      l'amplitude   avec une précision    moindre   ou se prêtant    difficilement   à    des      enre-      gistrements.      De   plus, ces deux    mesures   sont    faites   séparément,

   de    sorte   qu'on ne    possède      pas      d7enregis-      trements      simultanés   de la marche et de    l'amplitude.   Or, de    tels      enregistrements      seraient   tout à fait    souhai,   tables pour le    termineur,      puisque   la    régularité      die   marche    est      fonction   de la régularité    de      l'amplitude.   



  Le but de    l'invention   est de    réaliser   une    installa-      tion   qui permette de mesurer par des enregistrements, avec    précision   et très facilement, non    seulement      les   variations de    l'amplitude   des    oscillations      d'un      oscil-      lateur      chronométrique,   notamment d'un    balancier   de    montre,      mass   aussi la valeur absolue de    cette   -amplitude. 



  A    cet   effet, l'invention    tire      parti   du fait que la mesure de    l'amplitude   d'un    oscillateur   chronométri- 

 <Desc/Clms Page number 2> 

 que peut se    ramener   à la mesure d'un temps. En    effet   Tout    oscillateur      chronométrique   obéit à la loi de mouvement 
 EMI2.5 
 dans laquelle: A    est   l'amplitude à l'instant t    Ao      l'amplitude      maximum   T la    période.   



  Par    suite,   pour    parcourir   un angle a, à    partir   de l'élongation Al    ,l'oscillateur   met un temps 
 EMI2.15 
    Etant      donné   que Al et a    sont   des valeurs    constan-      tes   et    connues,   le temps Tau n'est    fonction   que de la seule    variablD      Ao   c'est-à-dire de l'amplitude de    l'oscil-      lateur.      Ii   en résulte qu'on peut connaître    l'amplitude   par la mesure du    temps   Tau    précité.   



     Dans   un petit domaine de    variation,   l'amplitude    Ao   est une    fonction   sensiblement    linéaire   du temps Tau, de    sorte   qu'un    enregistrement   de Tau révélera immédiatement des    variations   d'amplitude. 



     L'invention   a donc    pour   objet une installation de mesure de    l'amplitude   et des variations    d'amplitude   d'un    oscillateur   chronométrique,    notamment   d'un    balancier   de montre, ladite installation comprend un chronographe enregistreur et un    appareil   photoélectrique propre à envoyer dans ledit chronographe    enregistreur   une série de deux    impulsions      correspon-      dant,

        respectivement   au début et à la    fin   de    l'inter-      valle   de    temps.   Tau que met    l'oscillateur   pour parcourir un angle prédéterminé de sa course, de façon que la mesure des    intervalles   de temps    précités   sur le chronographe enregistreur    permette   de connaître la    valeur      de   l'amplitude,    celle-ci   étant    liée   à    l'intervalle   de    temps     Tau      précité,   par la    relation   
 EMI2.68 
 dans laquelle :

   T est la période de    l'oscillateur      Ao,      l'amplitude   maximum a, l'angle    parcouru   à partir    de   l'élongation AI. 



  Le dessin    montre,   à titre d'exemple non    limitatif,   un    mode   de    réalisation   de l'invention. 



  La    fig.   1 est un graphique montrant la    répartition   des    tops   de mesure d'amplitude en fonction    des   variations    d'amplitude.   



  La    fig.   2 est un autre graphique    montrant   la formation des    courbes   de marche et de    mesure      d'ampli-      tude   sur le    chronographe   enregistreur. 



  La    fig.   3 montre la position des    rayons   lumineux par    rapport   aux bras d'un balancier de    montre,   au moment de    l'émission   d'un top fort. 



  La    fig.   4    représente,   en perspective, un microscope équipé d'un    dispositif   suivant l'invention, ainsi que d'un    microphone.   



  La    fig.   5 montre un fragment de la bande d'enregistrement à sa sortie du    chronographe      enregis-      treur.   La    fig.   6 montre un cadran gradué    pour   la mesure directe des    amplitudes   inscrites sur la    bande      enregistreuse,   et la    fig.   7    représente   un écran ajouré    associé   à un    photomultiplicateur   destiné à    remplacer   les cellules    photoélectriques.   



  Si l'on se réfère d'abord à la    fig.   1, qui    concerne   un    balancier   classique de montre, à    dieux   bras, de période T = 0,4 sec, et si l'on observe le passage de ses bras par la position    d'équilibre   de l'un d'eux, on constate que, lorsque l'amplitude du    balancier   est inférieure à 180 ,    par   exemple    Ao   = 1350    suivant   la courbe (1) de    cette   figure, on observe un    passage   à chaque    demi-période      seulement,   soit aux temps t = 0, t = 0,2 et t = 0,4.

   Pour une    amplitude   qui serait rigoureusement égale à 180 , on    observerait,   en outre, un passage à t = 0,1 et un    passage   à t = 0,3. 



  Pour une amplitude légèrement    supérieure   à 180 , par exemple    Ao   = 1850, on obtient la    courbe   (2), c'est-à-dire le passage du premier bras à    chaque      demi-période   (t --- 0 ; t = 0,2 ;

   t = 0,4) et le passage du deuxième bras en deux    instants   a, b et c, d    symétriques   par rapport aux    instants   t = 0,1 et t = 0,3 des quarts et    trois-quarts   de    période.   L'intervalle de temps   Tau      compris      entre   les    points   e    et   c représente le temps que met le    balancier   pour parcourir un demi-tour soit    180o.   C'est ce temps que l'on    enregistrera   sur le chronographe pour obtenir la mesure de l'amplitude, ainsi qu'on l'a    exposé   plus haut. 



  En comparant    lies      différentes      courbes   de la    fig.   1, on voit, qu'à    période      égale,   le temps   Tau   est évidemment d'autant plus    court   que    l'amplitude   est grande. On a indiqué trois autres courbes (3), (4), (5) pour des    amplitudes   de    225 ,      270o   et 3150 respectivement; les    amplitudes      classiques.   étant en général comprises entre    ces      valeurs   de    225o   à    315o.   



  Dans    l'application   de la formule    indiquée   plus haut 
 EMI2.167 
 Al = 0 puisqu'on observe le    premier   bras à sa position d'équilibre, a = 180 , c'est l'angle- que    font   les    dieux   bras l'un par    rapport   à l'autre et que    parcourt   le balancier pendant le    temps   Tau, on    mesure   le temps Tau, et, de    cette   formule, on    déduit   l'amplitude A" du    balancier.   



  En enregistrant les tops dus au passage du premier bras à sa    position   d'équilibre, c'est-à-dire    les      points   tels que e, on obtient    aussi,   évidemment, la marche du    balancier.   



  L'installation représentée à la    fig.   4, qui permet d'effectuer des enregistrements, comporte d'abord un    microscope-   dont le bâti 1 est    inclinable   autour d'un axe horizontal 2 sur un pied 3, de telle    façon   que le mouvement de montre étudié 4, fixé sur la    table   5 du    microscope   puisse    occuper   toutes les    positions      inclinées      désirées,   et notamment    les      positions      limites      horizontale   et    verticale.   La table 5 est du type pivotant et    centrable   pour qu'on    puisse   amener,

      avec   pré- 

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    cision,   le balancier de la montre dans l'axe de l'objectif 6 du    microscope   et dans la    position      angulaire      de   repos désirée. 



     L@objecf   du    microscope   est muni d'un    dispositif      illuminateur   7. On a    indiqué   en 8 et 9, les deux boutons classiques de    mise   au point,    rapide,   et    lente   respectivement. 



  11 est un    dispositif      jouant   le rôle    d'oculaire   surmonté d'une chambre noire 12 d'ans    laquelle   peut se    former   l'image du balancier et qui est    munie   de deux    cellules   photoélectriques.

   13, par    exemple   des    photo.      diodes   au    germanium,   montées    avec      une      résistance   de charge    commune.   On    utilise   le défaut optique dit   effet de bord   en plaçant les    cellules      exactement   sur les    bords   de l'image du bras 15 du balancier 16 de la montre en    position   d'équilibre    (fig.   3),

   à un    emplacement   radial    tel   que les rayons    lumineux      sus-      ceptibles      d'atteindre   ces deux    cellules   ne    soient   jamais    interceptés   par le spiral ni par les    extrémités   des vis    d'équilibrage.   Les    cellules   sont montées. de façon qu'on puisse régler leur    distance   en    fonction   de la largeur du bras du balancier à examiner. 



     Lorsque      l'image   du bras du    balancier   se    trouve      centrée   entre les deux    cellules,   on    recueille   un      top   fort   à la sortie    des   deux    cellules,   par    opposition   aux tops faibles    fournis   lorsque    l'image   du bras entre dans l'angle au    centre   formé par l'axe du    balancier   et les    deux      cellules,   ou bien sort de    cet   angle, car alors une seule    cellule   est    influencée.   Bien entendu,

   on    .recueillie   un top fort également au passage de    l'image   du deuxième bras dès que l'amplitude du    balancier   dépasse 1800,    ce   qui est le cas général. 



     Les      cellules      photoélectriques   13 sont    reliées   électriquement    par   un câble 18 à l'entrée de    l'amplifica-      teur   21    d'un   chronographe    enregistreur   22 de type    classique.   



  Un viseur 23 permet, par une    mise   au    point   visuelle, d'assurer la    mise   au    point   de l'image du    balancier      dans   la chambre noire. 



  Pour    pouvoir   étudier en même temps l'échappement par ses bruits, on a prévu, sur la table 5 du    microscope   un microphone 24, par exemple piézo- électrique, sur    lequel   on    pose   la    montre   à    étudier.   Un    inverseur   25    permet   d'envoyer au    chronographe   enregistreur,    sélectivement,   les tops    photoélectriques   dus aux    passages   des bras du balancier dans le    champ      des   cellules, ou bien les tops dus aux bruits de    l'échappe-      ment      perçus   par le.    microphone.   



  Les    cellules   peuvent être    alimentées   par une tension prélevée sur    1e   chronographe ou par une    abmen-      tation   indépendante utilisant, par exemple, le    trais-      formateur   basse tension    habituellement   prévu pour    l'alimentation   de    Pilluminateur   7. 



  On règle    1a   sensibilité de    l'amplificateur   de façon telle que le chronographe soit    insensible   aux    tops   faibles tels que.    définis   plus haut. On peut aussi    interpo-      ser,   dans    le   circuit de, ,liaison    dies      cellules   au chronographe, un étage    écrêteur   classique,

   par exemple à diode ou à    transistor   pour ne laisser passer que les tops dits    forts.   Le    fonctionnement   de    l'installation   est le    suivant   on commence par placer le bâti    basculant      dû      micro-      scope   dans la    position      angulaire      qui   convient pour que la table 5 se    trouve   soit en    position      horizontale,   soit en position    verticale,   soit    encore      dans,   une    posi-      tion      intermédiaire,

     et l'on fixe la    montre   à    examiner   4 sur le microphone 24, en    repérant   son    orientation   au moyen de la    tige   du remontoir. La    position   du bras de    balancier,   au repos,    varie   très peu d'une    montre   à l'autre, de    sorte   que pour    orienter   -exactement la montre en vue d'obtenir    dies   tops aux    ampli-      tudes   A = 0    et   A = n, il suffit de faire un réglage .    final   dans un angle de faible étendue.

   Ce réglage final peut    d'ailleurs   se    faire      très      simplement   et très rapidement, car ainsi qu'on le    comprendra   mieux plus loin, tant que le réglage    correct   n'est    pas      atteint,   le    chronographe   enregistre une    double      trace.   La montre est placée sur un montage pivotant    dont   l'axe coïncide avec    celui   du    balancier,.   de    sorte   qu'en faisant    pivoter   la montre,

   on obtient    quasi      instantané-      ment      l'orientation      correcte.   



     Dans   un chronographe    enregistreur   à    étincelles,   par    exemple,   un disque    imprimeur   est mû par un moteur synchrone de la période d'un    oscillateur      6ta-      lon   associé au chronographe    enregistreur.   Le papier    d'enregistrement   P    (fig.   2)

      est      cintré   en    forme   de    portion   de    surface      cylindrique      coaxiale   au disque et est    animé   d'un mouvement de    translation      uniforme      suivant   sa longueur    dans   le    sens   de la    flèche      f.   Une inscription    continue      donnerait   une    ligne   en    hélice   L dont le développement, lorsque le papier    est      remis   à plat,

   est une    droits.   Cette ligne    fictive      constitue   l'axe des    temps   le long de laquelle vont    s'inscrire      des      points      figuratifs      des      tops      photoélectriques   envoyés par    les      cellules   du    microscope,      l'inverseur   25 de    celui-ci   étant dans la    position      correspondante.   



     Ainsi,   à    partir   du temps 10, pour une    amplitude      Ao   = 2700 par exemple, les points    correspondant   aux    instants      t1,   t2, t3, t4 et t5 de la    courbe   (4) de la    fig.   1,    s'inscrivent   sur la bande de papier respectivement en a, b, e, c et d    (fig.   2). 



     Les   points tels que a et c forment une ligne    II,   les points tels que t0 et e    forment   une -ligne 1, et les    points   tels que b et d, une    ligne      III.   En    pratique,      les      points      sont   très rapprochés les uns des autres,    ainsi   que le montre la    reproduction      d'enregistrement   de la    fig.   5. 



  Le graphique de la    fig.   2    correspond   à un fonctionnement théorique    parfait   d'une montre. La courbe I est parallèle à la    direction   f, c'est-à-dire aux bords de la bande dé papier,    ce   qui    signifie   que    lu.   marche de la    montre   est    rigoureusement   synchrone de    celle      de      l'oscillateur   étalon. Par ail ours,    les   deux courbes II et III sont    parallèles   à la courbe I et rectilignes, ce qui prouve l'absence de variations    d'ampli   tuile, d'après    ce   qui a été exposé plus haut.

   Les deux courbes II et III, aussi bien en théorie qu'en pratique, sont    symétriques   l'une de Poutre par rapport à la courbe I. 

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 En    réalité,   on    observe   toujours des    courbes   qui    présentent   des    écarts   par    rapport   à    ces      trais   courbes    rectilignes      théoriques,   comme par exemple les courbes de    l'enregistrement   de la    fig.   5, où la    courbe   de marche I'    descend   légèrement par    rapport   à la    courbe   théorique I,

      ce   qui    implique      une      période   du    balancier   de montre un peu plus longue que la période de    réfé-      rence   du chronographe, et par    conséquent,   un léger retard de la montre. 



  Les deux    courbes   II' et III' suivent    évidemment      l'allure   générale descendante de la    courbe   I',    symé-      triquement   par rapport à celle-ci.    Ce   que l'on retient au sujet des deux    courbes   II' et III', ce n'est    pas   leur pente    éventuelle,   mais les    variations   de la    distance   qui les sépare.

   Il est    d'ailleurs      plus.   aisé,    d'un   seul coup    d'aeil,      d'apprécier   les variations de    distance   entre les Baux courbes II' et III' qu'entre    l'une      seule-      ment   de    ces   deux    courbes   et la courbe de marche I'. 



  On a vu plus haut, comment l'enregistrement du temps   Tau     ,      intervalle   entre les    instants      tels   que t3 et t4 (ligne 4 de la    fig.   1), et qui se traduit par lés deux    courbes   II' et III', donne la    valeur   de l'amplitude absolue    instantanée   du balancier. La    distance   entre l'une des    courbes   II' ou III' et la    courbe   de marche I', ou    ce   qui revient au même, au    coefficient   2 près, la    distance   entre les deux courbes, II' et III' donne, à chaque instant, la    valeur   de    l'amplitude   du    balancier.   



  On ne reviendra pas sur les avantages exposés plus haut, que présente l'enregistrement    simultané   de la courbe de    marche   I' et -de la    courbe      d7ampli-      tude   II'. On    notera,      cependant,   qu'on tend de plus en plus, à    présenter   les montres aux    organismes   de    con-      trôle,

     avec un fond en      plexiglass     et qu'il    n'est   alors pas    nécessaire   de les ouvrir pour    utiliser   l'appareil    suivant      l'invention.   La    fig.   6 montre un cadran    transparent   27 derrière lequel défile    11a   bande    d'enregistrements,   et qui    porte   une graduation de    référence      permettant   d'apprécier    instantanément   la valeur de l'amplitude fournie par les    courbes.   II' et III'.

   Dans un autre    mode   de    réalisation,   au lieu    d'utiliser   un    cadran      transparent,   on    pourrait      projeter   la    graduation   de    préférence   sur la bande    d'enregistrement.   



     L'amplitude      habituelle   des    balanciers   de montre à    ancre   se situant entre 2250 et 3150, et la    période   étant de T = 0,4 s, la variation du    temps     Tau      pour   une    variation      d'amplitude   atteignant    ces   deux limites est de 0,02    seconde.      Les   chronographes    enre-      gistreurs      connus   étant sensibles à des    temps      beaucoup   plus courts, on voit qu'on peut    enregistrer   la valeur de    l'amplitude   absolue et les    variations   de    marche,

     avec une    précision   tout à fait    satisfaisante.   



  Très près de la position    d'équilibre   du balancier, l'erreur apportée par    les      variations      d'amplitude   dans la    mesure   de la marche est    négligeable.   De même, les    variations   de marche    n'introduisent   que d'es erreurs    négligeables   dans la mesure des    variations      d'ampli-      tudec   loin des positions d'équilibre du    balancier.   Si l'on    place      l'inverseur   25 sur l'autre    position,   on enregistre alors, sur la même bande, les tops dus aux bruits de l'échappement,    ce   qui    permet,

        notam-      ment   de    régler   le   repère  ,    c'est-à-dire      de      placer   les    organes   qui    définissent   les fonctions    d'échappement   symétriquement par rapport à la    position      d'équilibre   du balancier. 



  La    fig.   2 montre aussi    comment,      pour   d'autres valeurs de l'amplitude du    balancier,   par exemple pour    Ao   = 225 , les points    caractéristiques   se    trouvent   déplacés, sur    les      courbes   du    chronographe,      comme   indiqué en J et K respectivement. Les    points      tels   que J et K    formeraient   les    nouvelles      courbes      d'amplitude.   



  Pour    une   amplitude    Ao   = 1800, les points    t1   et t2 seraient    confondus,   à la    fin   du quart de    période.   Pour des    amplitudes   inférieures à 180 ,    il   n'y a plus de tops    forts      (t1   et t2, ni t4 et t5) entre les    points      d'équilibre   du    balancier.   



  Au lieu de deux    cellules      disposées      comme   indiqué, on    pourrait   utiliser    une      seule      cellule,   mais    les      enregistrements   seraient moins clairs du fait de l'absence des    tops   forts    caractéristiques   des    passages   du balancier par sa    position   d'équilibre. 



  Dans des cas    particuliers,      il   peut    être      intéressant   de    n'utiliser   qu'une seule cellule, mais de    tracer   sur la serge du balancier deux traits radiaux séparés    par   un    angle   au centre. connu, ou    encore   de    pointer   la serge. 



  Pour pallier la    difficulté   qui    se   présente lorsqu'aucun    des   bras de balancier n'est    découvert   à la    posi-      tion   d'équilibre et lorsqu'on ne veut pas    modifier   la position angulaire de chassage du balancier sur son axe, on peut faire sur la    serge,   en un endroit visible à la position    d'équilibre,   deux touches très    fines,      dia-      m6tralement      opposées      par   exemple, de    produit   à base de radium    utilisé   pour les    cadrans   et    aiguilles   lumineux,

   ou de tout autre    corps   émettant un rayonnement    susceptible   d'être    recueilli   par un    capteur   et    transformé   par lui en courant électrique. Il    suffit   alors    d'illuminer   le    balancier   avec une    source      conve-      nable,      lumière   moire par exemple. 



  Pour obtenir une plus    grande   sensibilité, dans un autre mode de    réalisation,   on    utilise   un    photomulti-      plicateur.   La    monstre   à étudier peut aussi être placée sur la table d'une    machine   à    projeter   qui donne sur un verre    dépoli   une image agrandie du balancier. Un    photomultiplicateur   placé    comme   les    cellules   précédentes permet    d'obtenir   des    signaux   très nets et donc    précis.   



  Dans le cas où l'on    utilise   un    photomultiplicateur,   les    cellules   photoélectriques    n'existent   pas; on    inter-      pose   sur le    trajet   des    rayons      lumineux   31    (fig.   7) destinés à venir frapper la    surface   sensible 32 du    photomultiplicateur      disposé   dans la    partie      supérieure   de la chambre noire 12    (fig.   4), un écran ou obturateur 33    prés-entant   deux fentes.

   34 dont l'écartement correspond à celui des    cellules      photoélectriques   du mode de    réalisation      décrit   plus haut. On obtient donc un top    fort   chaque fois que, le    balancier      passant   par sa    position   d'équilibre, des rayons lumineux correspon- 

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    dant   à l'image du bras du    balancier,   à    cet      instant,      viennent   frapper la    surface   sensible 32 du    photomul-      tiplicateur,   en passant    simultanément   dans les    dieux      fentes   34. 



  On peut disposer d'un jeu d'écrans 33 avec    des      distances   de fentes    différentes      correspondant   aux    diverses   largeurs des bras de    balanciers,   de    sorbe   qu'on n'a pas de réglage à faire en utilisation, Les chronographes à    étincelles      possèdent   une alimentation en très    haute      tension      (THT)   qu'il    est      tout      indiqué      d'utiliser   aussi pour    l'alimentation   d'un    pho-      tomultiplicateur.   On se    dispense      ainsi,

     pour    ce   dernier, de faire    les   frais d'une alimentation    THT      indi-      viduelle.   



     Le      dispositif      photoélectrique   décrit    délivre      six   tops    forts   par période, pour une amplitude supérieure à 1800 ; or,    certains      chronographes   du    commerce   peuvent ne    pas      "être   prévus    pour   suivre une    cadence   aussi rapide, mais il est en    général      facile,   par une    modification   simple, de les adapter à    ce   régime de    travail,   notamment en    ce   qui    concerne   les chronographes à    frappe,

     en    interposant   un    basculeur      électroni-      que   qui    élimine   des    points,   de sorte que le    chrono-      graphe   n'a à    répondre   qu'à une    impulsion   sur    dieux,   ou    bien      urne   sur quatre, par exemple. On peut    encore   attaquer le chronographe sur une entrée spéciale, par    exemple,      celle   prévue    pour   le comptage    dies   spiraux. 



     L'installation      décrite      permet   aussi à l'horloger de    contrôler   l'isochronisme et    l'amortissement   du    balan-      cier-spiral   non    entretenu,      ce   qui est    dù.      plus   haut intérêt pour    effectuer   le réglage rapide de    l'isochro-      nisme   et pour    connaître   la marche due à l'échappement, donc sa    bienfacture.   



  La    méthode   décrite peut être    utilisée   quel que soit le    mode      d'entretien   du    balancier-spiral   : mécanique,    électrique,      électronique.   Il est par    ailleurs   évident que la méthode peut être    extrapolée   sur    les      oscillateurs   de tous types en    variant   le système    pho-      toélectrique,   en    particulier   sur    les      pendules      de   torsion ou de gravité.

   En    utilisant   des    basculeurs   électroniques    (Trigger      de   Schmidt) pour    fournir   les tops à    partir   de la tension    alternative   produite,    elle      peut   encore être mise en    oeuvre   sur des    oscillateurs,   à    dia-      pason,   quartz,    résistance-capacité,      self-capacité,   etc. 



  Il est    intéressant,   par    ailleurs   de    prévoir   sur    le   chronographe, des, moyens pour    régler   la période de    l'oscillateur   de    référence   du    chronographe,      de      façon   à    pouvoir      l'ajuster      sensiblement   sur    celle   de    l'oscilla-      teur      chronolographique   à    étudier   en vue    d'obtenir      immédiatement   un graphique clair    dies   variations    d'amplitudes   de ce    dernier,

     même avant que le réglage de sa marche soit    effectué.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Installation de mesure: de l'amplitudé et des variations d'amplitude, d'un oscillateur chronométrique, notamment d'un balancier de montre, instW;
    lation caractérisée en ce qu'elle comprend un chronographe enregistreur et un appareil photoélectrique propre à envoyer dans ledit chronographe enregistreur une série de deux impulsions correspondant, respective- ment, au début et à la fin de l'intervalle de temps Tau que met l'oscillateur pour parcourir un angle prédéterminé de sa course,
    de façon que la mesure des intervalles. die temps. Tau précités sur le chrono- graphe enregistreur permette de connaître la valeur de l'amplitude, celle-ci étant liée à l'intervalle die temps.
    Tau précité, par la relation EMI5.200 dans laquelle T est la période de l'oscillateur Ao, l'amplitude maximum a, l'angle parcouru à partir de l'élongation Al.
    SOUS-REVENDICATIONS 1. Installation selon la revendication, caractérisée en ce que l'appareil est agencé pour permettre l'émission de l'une des deux impulsions. au moment où l'oscillateur passe par sa position d'équilibre, c'est-à- dire pour A1 = 0, de sorbe que l'enregistrement obtenu soit celui de la marche instantanée rigoureuse de l'oscillateur. 2.
    Installation selon la revendication, caractérisée en ce que l'appareil agencé pour produire l'émission de l'une des, deux impulsions au moment où l'oscilla- teur passe par sa position d'équilibre, c'est-à-dire pour A1 = 0, et l'émission de l'autre impulsion pour A1 = n,
    afin de fournir un enregistrement simultané très lisible de la marche et des variations d'amplitude, d'ans le cas où celle-ci est supérieure à n. 3.
    Installation selon la revendication, caractérisée en ce qu'il comporte, un microphone, sur lequel peut être posée la montre, ou autre oscillateur chronomé- trique, et un inverseur permettant d'envoyer sélective- ment au chronographe, soit les impulsions du système photoélectrique, soit les impulsions du microphone. 4.
    Installation selon la revendication, caractérisée en ce que lie chronographe est muni d'un dispositif à commande manuelle permettant de faire varier sa période de référence, en vue de fournir un graphique clair des. variations d'amplitude de l'oscillateur chro- nométrique étudié,
    même dans lie cas où le réglage de sa marche n'est pas, fait, en ajustant la période du chronographe sur celle de l'oscillateur. 5.
    Installation selon la revendication., caractérisée en ce qu'il comporte un microscope, avec une table de réception de l'oscillateur chronométrique à étudier, un oculaire de mise au point,
    une chambre noire dans laquelle peut se former l'image de l'organe mobile de l'oscillateur observé pair l'oculaire de mise au point et des moyens photoélectriques propres à transmettre au chronographe enregistreur des signaux correspondant aux instants précités dé passage de l'organe mobile de l'oscillateur. 6.
    Installation selon la sous-.revendication 5, caractérisée en ce que les moyens photoélectriques comportent au moins une cellule photoélectrique. <Desc/Clms Page number 6> 7. Installation selon la sous-revendication 5, caractérisée en ce que les moyens photoélectriques. comportent un photomultiplicateur muni d'un écran ajouré pour le passage des rayons lumineux à étudier. 8.
    Installation selon la sous-revendication 5, caractérisée en ce que les moyens photoélectriques comportent deux éléments dont l'espacement correspond à celui de deux points de l'organe mobile de l'oscillateur chronométrique. 9.
    Installution selon la sous-revendication 7, dans lequel le chronographe enregistreur est du type à étincelles et comporte par conséquent, une source à très haute tension ( THT ), caractérisée en ce que l'alimentation du photomultiplicateur en très haute tension est assurée à partir dé la source de très haute tension du chronographe. 10.
    Installation selon la sous-revendication 6, caractérisée par un microphone sur lequel on peut poser l'oscillateur chronométrique et qui est monté sur la table du microscope, et par un inverseur qui permet d'envoyer au chronographe enregistreur, soit les signaux photoélectriques précités, soit les bruits d'échappement de l'oscillateur,
    en vue notamment die l'opération dite réglage du repère . 11. Installation selon la sous-revendication 3, caractérisée en ce que le microscope comporte un viseur agencé de façon que la mise au point visuelle assure en même temps la mise au point de l'image sur le dispositif photoélectrique.
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