Dispositif de liaison mécanique, notamment pour dispositifs de traitement d'informations La présente invention a trait à un dispositif de liaison mécanique particulièrement destiné au traite ment des informations en opérant sur des informa tions discrètes, des relations additives ou soustrac tives, telles qu'on peut les rencontrer par exemple dans des dispositifs calculateurs, en particulier pour acheminer des informations modulées en position, dans des échelles de référence représentées par la rotation d'éléments prédéterminés, conformément au brevet suisse No 353192,
les moyens faisant l'objet de ce brevet pouvant être utilisés en combinaison avec ceux faisant l'objet de la présente invention.
Le dispositif de liaison mécanique est un type particulier de liaison non homocinétique permettant un changement de rapport entre un premier et un deuxième élément rotatif, ladite liaison s'opérant pour une pluralité de positions du premier élément et pour une position du deuxième élément, l'élément commandant étant indifféremment le premier ou le deuxième élément.
Le dispositif de liaison faisant l'objet de l'inven tion comprend au moins un groupe de deux éléments rotatifs, le premier élément rotatif comportant au moins une denture de petit rapport et au moins une denture de grand rapport et le deuxième élément rotatif comportant au moins une denture de petit rapport et au moins une denture de grand rapport capables de coopérer avec les dentures respectives du premier élément pour assurer une liaison desmo- dromique homocinétique de rapport correspondant entre les deux éléments.
Ce dispositif est caracté risé en ce que lesdites dentures du deuxième élément rotatif sont complétées par une denture dite de rap port variable capable de coopérer successivement avec les dentures de grand et petit rapport du pre mier élément pour assurer desmodromiquement le passage du petit rapport au grand rapport ou inverse ment, de manière que cette liaison puisse s'opérer pour une pluralité de positions du premier élément et pour une position du deuxième élément, l'élément menant étant indifféremment le premier ou le deuxième élément.
La denture de rapport variable du second élé ment assure, d'une part, pendant sa coopération avec la denture de petit rapport du premier élément, la variation continue et progressive du rapport d'entraî nement entre les deux éléments depuis, la valeur du petit rapport jusqu'à une valeur intermédiaire com prise entre le petit et le grand rapport, et d'autre part, pendant sa coopération avec la denture de grand rapport du premier élément, la variation continue et progressive du rapport d'entraînement entre les deux éléments depuis une valeur comprise entre le petit rapport et ladite valeur intermédiaire jusqu'à la valeur du grand rapport.
Il va de soi qu'il peut exister entre deux éléments rotatifs plusieurs liaisons du genre en question, les moyens étant utilisés autant de fois qu'il est néces saire pour produire tous les changements de rapport prévus.
Le premier élément rotatif peut recevoir les infor- mations au moyen d'une liaison non homocinétique à partir d'un troisième élément rotatif commandé de toute faon connue ou par un autre groupe de deux éléments semblables auxdits premier et deuxième élé ments rotatifs.
Le premier élément rotatif peut être, entraîné dans les positions où il n'est pas asservi par le deuxième ou le troisième élément rotatif, par un quatrième élément rotatif entraîné homocinétiquement avec un cinquième élément rotatif dit de-référence.
Le deuxième élément rotatif peut recevoir les informations au moyen d'une liaison non homociné tique à partir d'un. sixième élément rotatif commandé de toute façon connue ou par un autre groupe de deux éléments semblables auxdits premier et deuxième éléments rotatifs.
Le deuxième élément rotatif peut être entraîné, dans les positions où il n'est pas asservi par le sixième élément rotatif, par le cinquième élément rotatif, dit de référence, dont la rotation exprime l'échelle de référence par rapport à laquelle sont appréciés les mouvements de tous les autres éléments.
Le dessin représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fig. 1 à 5 montrent, vu de profil, un dispo sitif de liaison mécanique entre deux éléments rotatifs A et B dans des situations relatives différentes.
La fig. 6 est un diagramme de mouvement rela tif entre les deux éléments rotatifs A et B montrant quatre cas de fonctionnement.
La fig. 7 est le diagramme de mouvement de l'élément B de la fig. 6 par rapport à une échelle de référence E.
La fig. 8 est le diagramme de mouvement de l'élé ment A de la fig. 6 par rapport à ladite échelle de référence E.
La fig. 9 représente schématiquement un exemple d'asservissement complet desdits éléments A et B. La fig. 10 montre vus de profil et portés par les éléments A et B, les moyens de coopération repré sentés aux fig. 1 à 5.
La fig. 11 montre, vus de profil et portés par l'élément A et un élément D, les moyens par lesquels l'élément A reçoit des informations de l'élément D.
La fig. 12 montre, vus de profil et portés par l'élément A et un élément E, les moyens par les quels l'élément A est entraîné par l'élément E.
La fig. 13 montre, vus de profil et portés par l'élément B et un élément C, les moyens d'entraîne ment de l'élément B par l'élément C.
La fig. 14 montre, vus de profil et portés par l'élément B et un élément F, les moyens par lesquels l'élément B reçoit des informations de F.
La fig. 15 est un diagramme montrant un cas de fonctionnement de l'élément B analogue à l'un des cas représentés dans le diagramme de la fig. 7 mais indiquant en outre comment ledit élément reçoit les informations.
La fig. 16 est un diagramme montrant un cas de fonctionnement analogue à l'un des cas représen tés dans le diagramme de la fig. 8, mais indiquant en outre comment l'élément A reçoit les informations.
La fig. 17 est un diagramme montrant les mou vements de l'élément C par rapport à l'échelle de référence E.
Les fig. 1 à 5, montrant des éléments rotatifs A et B et munis des mêmes moyens vus dans des situa tions relatives différentes, illustrent la constitution desdits moyens et le fonctionnement de la liaison qu'ils réalisent. Sur chaque figure, on voit l'élément rotatif B, dit premier élément, porté par l'arbre 33, de même, on voit l'élément A, dit deuxième élément, porté par l'arbre 34. Chacun des éléments comporte deux plans dits respectivement de petit et de grand rap port, entre lesquels sont répartis les moyens.
La denture de petit rapport du premier élément B est composée des dents identiques 16 à 22, et la denture du grand rapport du même élément est com posée des dents identiques 23 à 32. Les deux den tures sont situées dans leurs plans respectifs, c'est-à- dire la première dans le plan de petit rapport et la seconde dans le plan de grand rapport.
La denture de petit rapport de l'élément A est composée des dents identiques 1 à 4, et est située dans le plan du petit rapport. La denture de grand rapport de l'élément A est composée des dents iden tiques 8 à 15 et est située dans le plan de grand rapport.
L'élément A comporte une denture de rapport variable constituée d'une part, par des dents 5 et 6 situées dans le plan de petit rapport à la suite de la dernière dent 4 de la denture de petit rapport et, d'autre part, par une dent 7 située dans le plan de grand rapport et précédant la première dent 8 de la denture de grand rapport. Le profil des dents 5 et 6 est tel que leur coopération avec des dents de la denture de petit rapport de l'élément B assure une variation du rapport d'entraînement entre les deux éléments depuis la valeur du petit rapport jusqu'à une valeur intermédiaire entre le petit et le grand rapport.
Le profil de la dent spéciale 7 est tel que sa coopération avec des dents quelconques de la denture de grand rapport de l'élément B assure la variation du rapport d'entraînement entre les deux éléments depuis une valeur comprise entre la valeur du petit rapport et ladite valeur intermédiaire jus qu'à la valeur du grand rapport. Les entraînements à rapport constant petit ou grand sont assurés respec tivement par les coopérations des dentures de petit ou de grand rapport.
La fig. 1 représente les éléments rotatifs A et B dans un cas de coopération des dentures de petit rapport.
La fig. 2 montre lesdits éléments à la fin de la coopération des dentures de petit rapport, c'est-à-dire au commencement de la partie de coopération de la denture de rapport variable de l'élément A avec la denture de petit rapport de l'élément B.
La fig. 3 représente les éléments au moment où la denture de rapport variable de l'élément A coopère simultanément avec les dentures de petit et de grand rapports de l'élément B.
La fig. 4 montre les éléments au moment où la denture de rapport variable de l'élément A finit de coopérer avec la denture de grand rapport de l'élé ment B, c'est-à-dire au commencement de la coopé ration des dentures de grand rapport des deux élé ments. Enfin la fig. 5 montre les deux éléments A et B coopérant par leurs dentures de grand rapport.
La fig. 6 représente un diagramme de mouve ment relatif entre un premier élément rotatif B et un deuxième élément rotatif A. Sur ce diagramme sont reportées en abscisses les positions angulaires de l'élément A et en ordonnées les positions angulaires de l'élément B. Les moyens mis en jeu dans la liai son entre ces éléments sont représentés sur les côtés du diagramme, respectivement en abscisses pour ceux de l'élément A, et en ordonnées par ceux de l'élé ment B, et en correspondance avec les positions de l'élément auxquelles ils appartiennent pour lesquelles ils sont capables de coopérer avec les moyens cor respondants de l'autre élément.
Ainsi on voit en abscisses que la denture de petit rapport symbolisée par un trait discontinu, est répartie sur l'élément A de manière à pouvoir coopé rer avec la denture de petit rapport de l'élément B pour les positions de C à 4,5 de l'élément A ; la denture de rapport variable portée par l'élément A, symbolisée par un trait continu, peut coopérer avec l'élément B pour les positions de 4,5 à 5,5 de l'élé ment A ; et que la denture de grand rapport symbo lisée par un trait mixte est disposée sur l'élément A de façon à pouvoir coopérer avec la denture de grand rapport de l'élément B pour les positions de 5,5 à 9,5 de l'élément A.
On voit de même, en ordonnées, que pour l'élé ment B, la denture de petit rapport, symbolisée par un trait discontinu, est en situation de coopérer avec les dentures de petit rapport et/ou de rapport varia ble de l'élément A pour les positions de 5 à 10 de l'élément B et la denture de grand rapport, symbo lisée par un trait mixte, peut coopérer avec les den tures de rapport variable et/ou de grand rapport de l'élément A, pour les positions 7,5 à 15,5 de l'élé ment B.
Les éléments A et B considérés sont les mêmes que ceux des fig. 1 à 5. Chacun d'eux peut être indifféremment commandé ou commandant, le mou vement peut commencer par le petit rapport et finir par le grand ou inversement. Pour l'explication, on suppose que l'élément A est commandant, et que la coopération commence avec le petit rapport pour finir avec le grand.
Sur la fig. 6 ont été représentés quatre cas de fonctionnement correspondant à qua tre situations relatives différentes au début de la liaison entre les deux éléments ; dans le premier cas, la coopération entre les dentures de petit rapport commence pour la position 5 de l'élément B et la position 0 de l'élément A, cette coopération se pour suit jusqu'à ce que les deux éléments aient fait cha cun 4,5 pas, ils sont alors aux positions 9,5 pour B et 4,5 pour A ;
à ce moment commence la coopéra tion de rapport variable au cours de laquelle l'élé ment B est accéléré par l'élément A jusqu'à une vitesse double, choisie dans l'exemple, de celle cor respondant au petit rapport, les éléments arrivant ainsi à 11 pour B et 5,5 pour A ; à ce moment com- mence la coopération entre les dentures de grand rap port pendant laquelle l'élément B est entramé homo- cinétiquement par l'élément A à une vitesse double de celle correspondant à la coopération des dentures de petit rapport.
Pour le sens de rotation des élé ments indiqués par les flèches en fig. 1 à 5, la coopé ration à vitesse variable est le passage avec accélé ration de l'élément B de la petite vitesse à la grande. Pour une rotation de sens inverse cette même coopé ration assure le passage avec décélération de l'élé ment B de la grande vitesse à la petite.
Dans les autres cas de fonctionnement montrés sur le diagramme, le processus est le même, sauf que les positions relatives sont différentes, du fait que la situation initiale est différente. Pour le deuxième cas, l'origine de la liaison a lieu à 5 de B et à 1 deA, pour le troisième cas, cette origine a lieu à 5 de B et à 2 de A, et pour le quatrième cas à 5 de .13 et à 3 de A. Il en résulte que la position de B pour laquelle commence la coopération à rapport variable est 8,5 pour le deuxième cas, 7,5 pour le troisième cas et 6,5 pour le quatrième cas, et la position pour laquelle elle finit est respectivement 10, 9 et 8.
Dans tous les cas, les positions de A sont les mêmes, la coopération débutant à 4,5 et finissant à 5,5. A la fin de la co opération à rapport variable commence la coopéra tion des dentures de grand rapport par laquelle l'élément B est entraîné à grande vitesse jusqu'à la position 16, l'élément A se trouvant alors à 8,5 pour le deuxième cas, à 9 pour le troisième et à 9,5 pour le quatrième.
On remarquera que 1a position pour laquelle s'effectue le changement de rapport est différente pour chaque cas en ce qui concerne l'élément B, tandis qu'elle est unique pour l'élément A.
La fig. 7 est un diagramme de mouvement de l'élément B dont les positions sont portées en ordon nées, considéré par rapport à une échelle de réfé rence E exprimée en pas et reportée en abscisses. Ce diagramme montre deux cas de fonctionnement cor respondant à deux cas de mouvement de l'élément A et mettant en évidence le caractère additif de la liaison.
La fig. 8 est le diagramme de mouvement de l'élément A dont les positions sont portées en ordon nées relativement à une échelle de référence E expri mée en pas et figurée en abscisses. Ce diagramme montre les deux cas de fonctionnement de l'élément A correspondant aux cas de fonctionnement de l'élé ment B représentés sur le diagramme de la fig. 7.
Ces deux cas de mouvement sont repérés par la valeur de l'abscisse pour la position 0 de l'élément A. Le premier cas concerne le mouvement d'abscisse ai, le second celui d'abscisse a2. Comme dans le cas de la fig. 6, l'élément A peut coopérer pour le chan gement de rapport pour ses positions de 4,5 à 5,5.
Le diagramme de la fig. 7 montre un mouve ment initial de l'élément B, repéré par la valeur de l'abscisse b pour la position 5 dudit élément, qui est modifié de deux façons différentes correspondant aux deux cas de l'élément A. Dans le cas où l'élément A est animé du mouvement ai, le mouvement de B accélère de la position 7,5 à la position 9 et continue à vitesse double. Dans le cas où l'élément A possède le mouvement a2, l'élément B accélère de la position 9,5 à la position 11 et continue à vitesse double.
Le premier de ces deux mouvements à vitesse double est repéré par l'abscisse b1 qui est celle dudit mouve ment rapporté à la position 5 de l'élément B ; le deuxième de ces mouvements de B à vitesse double est repéré par l'abscisse b2 qui est celle dudit mou vement rapporté à la position 5 dudit élément B.
Le retard du mouvement repéré a2 de l'élément A par rapport au mouvement repéré a,, mesuré dans l'échelle de référence, est a2 <I>- a,.</I> Le retard du mou vement repéré b2 de l'élément B par rapport au mouvement repéré b1, mesuré dans la même échelle de référence E, est b2 - b1. Il est évident que b., - b1 est une fonction linéaire de a<I>.,</I> -<I>a,
.</I> On peut dire que le mouvement b2 est le mouvement b1 auquel on a ajouté un retard K (a, - al) ; ceci étant vrai pour plusieurs valeurs de b, de al et de<U>a,).</U> Ainsi, on réalise un processus additif applicable par exem ple à des informations numériques. De façon ana logue, on réalise un processus soustractif, quand la deuxième vitesse de l'élément B est non pas le dou ble de la première, mais la moitié.
L'effet additif se démontre en recherchant l'ex pression de b1 en fonction de b et de al. Dans l'exemple montré aux fig. 7 et 8, les pentes des droi tes représentant les mouvements des éléments A et B par rapport à l'échelle de référence E sont égales à l'unité, sauf dans la partie de mouvement à vitesse double de l'élément B pour laquelle la pente est égale à 2. On appelle b3 l'abscisse du point de rencontre des droites représentant les mouvements repérés par les abscisses b et b1. L'abscisse correspondant au même moment pour le mouvement repéré par l'abs cisse al est appelée<I>a3.</I> On peut écrire que :
b3 <I>=</I> a3 étant donné que les origines des abscisses des deux diagrammes ne sont pas décalées entre elles..
Sur le diagramme de la fig. 8, l'ordonnée cor respondant au point d'abscisse a3 pour le mouvement al est 5, ce qui donne pour l'expression de a3 en fonction de al a.; <I>= a,</I> -f- 5 Sur le diagramme de la fig. 7, on remarque que
EMI0004.0034
étant donné que les pentes des droites repérées par les abscisses b et b1 sont respectivement 1 et 2.
On tire de ces relations l'expression de b1 en fonction de al et de b
EMI0004.0037
Si la grandeur<I>b</I> représente une information<I>m</I> selon la convention <I>b = 2m</I> et si la grandeur al représente une information n selon la convention ai = 2n - 5 on obtient pour b1 la relation suivante en fonction de metn; b1 <I>= m</I> -I- <I>n</I> ce qui montre bien le caractère additif de la liaison en question.
L'introduction des informations dans un tel sys tème de liaison peut être faite au moyen de divers éléments dont la disposition géométrique et le schéma des liaisons d'un exemple de réalisation sont mon trés en fig. 9.
Le mode de représentation schématique desdits éléments et de leurs liaisons est identique à celui utilisé dans le brevet précité. Il y est ajouté le sym bole de représentation de la liaison décrite qui con siste en un trait ondulé reliant les cercles représen tant les éléments entre lesquels a lieu ladite liaison.
L'élément B reçoit les informations de l'élément F au moyen d'une liaison non homocinétique, l'élé ment F pouvant être commandé de toute façon con nue ou telle que décrite ci-dessus.
L'élément B est entraîné par l'élément C dans les positions où il n'est pas asservi par les éléments F ou A. L'élément C est homocinétique avec l'élé ment de référence E.
L'élément A reçoit les informations de l'élément D par une liaison non homocinétique, l'élément D pouvant être commandé de toute façon connue ou telle que décrit ci-dessus.
L'élément A est entraîné par l'élément E dans les positions où il n'est pas asservi par l'élément D. On voit sur les figures 11 à 14 que l'élément A est porté par l'arbre 34, l'élément B par l'arbre 33, l'élément C par l'arbre. 37, l'élément D -par l'arbre 35, l'élément E par l'arbre 36, et l'élément F par l'ar bre 38.
C'est l'élément E qui est pris comme élément de référence, sa rotation exprime l'échelle de référence par rapport à laquelle sont appréciés les mouvements des autres éléments.
Les moyens portés par les éléments A et B et montrés en fig. 10 sont les mêmes que ceux des fig. 1 à 5, mais ils sont représentés pour d'autres posi tions des éléments quand B est à 2 et A à 16. Dans cette situation, les moyens ne coopèrent pas. Les élé ments sont à même de recevoir des informations des éléments par lesquels ils sont asservis, soit l'élément F pour B et l'élément D pour A.
La coopération entre les moyens représentés en fig. 11 assure l'arrêt de l'élément A à sa position de réception 16 et son démarrage de ladite position par l'action de l'élément D. L'élément A monté sur l'ar bre 34 est pourvu, sur un troisième plan non repré senté en fig. 10, d'une dent d'arrêt 39 coopérant par son extrémité échanfrinée avec une surface de blo cage 41 réalisée sur l'élément D, pour assurer le blo cage de l'élément A dans le sens de son mouvement. L'élément D, monté sur l'arbre 35, est pourvu en outre d'un moyen d'excitation constitué par une dent 40 pour assurer par coopération avec la dent 39 de l'élément A, le démarrage de ce dernier élément.
La coopération entre les moyens représentés en fig. 12 assure le blocage de l'élément A dans sa position de réception 16 pour le sens inverse de son mouvement et l'entraînement dudit élément A, quand il a quitté sa position de réception 16, par l'élément E. L'élément A monté sur l'arbre 34 est pourvu sur un quatrième plan d'une denture 42 présentant un évidement 44 situé vis-à-vis de l'élément E, quand l'élément A est en position de réception 16. La dent extrême 43 est échanfrinée, et coopère par sa surface échanfrinée avec le cylindre fictif engendré par la rotation de la denture complète 45 dont est pourvu l'élément E monté sur l'arbre 36.
Par cette coopéra tion, le blocage de l'élément A dans le sens inverse de son mouvement est assuré. Quand l'élément A quitte sa position 16, il est entraîné par la denture 45 de l'élément E, jusqu'à ce qu'il revienne à ladite position 16 après avoir accompli une révolution com plète.
La coopération entre les moyens représentés en fig. 13 assure l'entraînement de l'élément B par l'élément C lorsque l'élément B va de la position 12 à la position 2. L'élément C assure également le blo cage de l'élément B à la position 2 pour le sens inverse du mouvement dudit élément.
L'élément C monté sur l'arbre 37 est, à cet effet, pourvu d'une denture complète 48. L'élément A com porte sur un troisième plan une denture incomplète 46, l'absence de denture correspondant aux positions de 2 à 12. La dent extrême 47 coopère par sa sur face échanfrinée avec le cylindre fictif engendré par le sommet des dents 48 de l'élément C, de manière à interdire à l'élément B, quand il est en position 2, tout mouvement en retour.
La coopération entre les moyens représentés en fig. 14 assure le blocage de l'élément B en position de réception 2 et, pour le sens de son mouvement, par l'élément F. Ladite coopération assure également le démarrage de l'élément B par l'élément F et son entraînement de la position 2 jusqu'à la position 5.
L'élément B porté par l'arbre 33 est pourvu sur un autre plan que ceux montrés en fig. 10 d'une dent échanfrinée 49 capable de coopérer avec une surface de blocage 53 réalisée sur l'élément F porté par l'arbre 38 pour assurer le blocage de l'élément B dans le sens de son mouvement. Une dent 51 portée par l'élément F assure le démarrage de l'élément B par coopération avec la dent 49. La dent 51 est suivie d'une dent 52 assurant l'entraînement de l'éié- ment B jusqu'à au moins la position 5 par coopéra tion avec une dent 50 suivant la dent 49 dudit élé ment.
Le diagramme de la fig. 15 montre un cas de mouvement de l'élément B accompli au cours d'une révolution complète. En ordonnées sont reportées les positions de l'élément B et en abscisses celles de l'élément E pris comme référence. En marge des ordonnées sont indiquées la nature et la répartition des moyens portés par l'élément B. Le trait discon tinu repéré par la lettre C représente la denture incomplète 46 montrée à la fig. 13, le triangle pointe en bas de la position 2 indique le blocage dans le sens retour exercé par la dent 47 de ladite denture.
Le point suivi d'un trait s'étendant de la position 2 à la position 6 et repéré par la lettre F représente les moyens de démarrage 49 et d'entraînement 50 mon trés à la fig. 14 et le triangle pointe en haut repré sente le moyen de blocage 49 dans le sens aller mon tré dans cette même figure. Le trait discontinu entre les positions 5 et 10 et repéré par la lettre A montre le moyen d'entraînement 1 - 4 dit de petit rapport montré à la fig. 10. Le trait mixte entre les positions 7,5 et 15,5 repéré par la lettre A, représente le moyen d'entraînement 8 - 15 dit de grand rapport montré à la fig. 10.
La position 2 de l'élément B est celle dans la quelle il est asservi par l'élément F duquel il reçoit les informations initiales. Sur la fig. 15, l'information est telle que l'élément B est démarré de sa position 2 à 0 de l'échelle de référence. Son entraînement est assuré d'abord par l'élément F, jusqu'à environ 6, la reprise de l'entraînement par l'élément A se faisant aux environs de 5 de manière à assurer un bon recou vrement. L'accélération et l'entraînement à vitesse double jusqu'à la position 15 sont assurés par l'élé ment A comme dans le cas des fig. 6 et 7.
A partir de 15, et avec un recouvrement suffisant, l'entraîne ment est assuré jusqu'à la position 2 par l'élément C qui tourne constamment et assure en cette position 2 la tenue en retour de l'élément B. Le blocage dans le sens aller est assuré par l'élément F.
Comme cela a été montré dans la description de la fig. 7, le mouvement de l'élément B après le pas sage à rapport variable a une situation en abscisse qui dépend linéairement de l'information initiale reçue par ledit élément en position 2 et de l'informa- tion reçue par l'élément A en position 0 et transmise à l'élément B quand l'élément A passe de 4,5 à 5,5.
Cette propriété additive ou soustractive peut être uti lisée pour la transmission d'une information : il suffit que l'information initiale de l'élément B soit cons tante et par exemple prise égale à 0 pour le mouve ment dudit élément après le passage à rapport varia ble représente l'information de l'élément A, ou son complément dans le cas où la liaison serait prévue pour que le mouvement qui suit le passage à rapport variable soit celui de la plus petite vitesse et non de la plus grande.
Le diagramme de la fig. 16 montre un cas de mouvement de l'élément A au cours d'une révolution complète. En ordonnées sont reportées les positions de l'élément A et en abscisses celles de l'élément de référence E.
En marge des ordonnées sont mon trés à gauche les moyens portés par l'élément A et par lesquels il est commandé, et à droite les moyens portés par ledit élément et par lesquels il est comman- dant. Le trait discontinu et 1e triangle pointe en bas repérés par la lettre E représentent les moyens d'en traînement 42 et de tenue en retour 43 par l'élément de référence E montré à la fig. 12.
Le point suivi d'un trait et le triangle pointe en haut repérés par la lettre D représentent le moyen de démarrage et de blocage 39 montré à la fig. 11.
Le trait discontinu dans la marge droite repéré par la lettre B repré sente le moyen 1 - 4 d'entraînement de l'élément B, dit de petit rapport, montré aux fig. 1 à 5 et 10, le trait plein représente le moyen 5 - 6 d'entraînement de l'élément B dit de rapport variable montré aux fig. 1 à 5 et 10" le trait mixte représente le moyen 7 d'entraînement de l'élément B dit de grand rapport montré aux fig. 1 à 5 et 10.
Dans le cas de la figure l'élément A est stabi lisé dans les deux sens par les éléments D et E et c'est en position 16 qu'il reçoit les informations de l'élément D, cette information est telle que l'élément A démarre de sa position 16 à 19 de l'échelle de référence.
Le diagramme de la fig. 17 est celui du mouve ment de l'élément entraîneur C montré en fig. 13. En ordonnées sont reportées les positions dudit élément et en abscisses celles de l'élément de référence E. En marge gauche est représenté, par un trait discontinu repéré par la lettre B, le moyen d'entraînement 48 de l'élément B, montré à la fig. 13.
Les moyens qui lient homocinétiquement dans le rapport 2 à 1 l'élément C à l'élément E n'ont pas été représentés et peuvent être quelconques.