Machine à entêter les boulons, vis, rivets et pièces analogues La présente invention est relative à une machine à entêter les boulons, vis, rivets et pièces analogues, qui comporte deux coulisseaux dont un porte plu sieurs poinçons situés à des distances égales de son centre avec des écartements angulaires égaux et dont l'autre porte le même nombre de matrices ayant des emplacements similaires, lesdits coulisseaux étant animés de mouvements alternatifs dans des directions opposées entre une position pour laquelle ils sont écartés l'un de l'autre et une position pour laquelle les matrices et les poinçons sont en contact actif,
lesdites matrices étant logées dans un bloc de matri çage qui tourne d'une manière intermittente par rap port au coulisseau porte-matrices avec une amplitude angulaire correspondant à l'écartement angulaire des matrices, les matrices successives étant propres à recevoir, un à un, des tronçons découpés d'un fil afin que chaque tronçon puisse recevoir un coup de poinçon correspondant pendant des périodes d'arrêt, au cours de la rotation intermittente du bloc de matriçage, quand les poinçons et les matrices sont en contact actif.
Cette machine est caractérisée en ce qu'elle com prend des moyens pour faire avancer ce fil d'une manière intermittente jusque dans une position dans laquelle il est coupé en tronçons, ces moyens com portant un tambour de cabestan, entraîné par un arbre à cames de la machine et destiné à recevoir une spire du fil afin d'exercer une traction sur le fil en vue de le dérouler d'une bobine, une paire de roues d'alimentation en contact par leur périphérie, ces roues présentant des gorges périphériques per mettant au fil provenant du tambour susdit de passer librement entre elles,
lesdites roues étant entraînées dans des sens opposés et à la même vitesse périphé rique qui est identique à celle dudit tambour, les périphéries des roues d'alimentation comportant des parties de serrage où leurs gorges sont moins pro fondes et par lesquelles le fil est agrippé d'une manière intermittente et engagé dans un trou d7ali- mentation du coulisseau porte-matrices. jusqu'à ce que le fil vienne en contact avec une butée d'arrêt.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine objet de l'invention.
La fig. 1 montre, en plan, l'ensemble de la machine.
La fig. 2 montre, en élévation, la machine du côté où se trouvent les cames.
La fig. 3 montre, en élévation (parties en coupe et parties arrachées), un mécanisme de repérage.
La fig. 4 montre, à plus grande échelle et en coupe, un amortisseur à ressort du mécanisme de repérage.
La fig. 5 montre, à plus grande échelle et en coupe, une partie du coulisseau porte-matrice et le palier portant l'éjecteur.
La fig. 6 montre, en élévation, le couteau tron- çonneur et son support, ainsi que son emplacement par rapport au coulisseau porte-matrice.
La fig. 7 montre, à plus grande échelle et en élévation, le couteau et son support, l'organe d'arrêt étant enlevé pour rendre le couteau et la matrice de cisaillement bien visibles.
Les fig. 8 et 9 montrent, à plus, grande échelle et respectivement en coupe verticale et en plan, le poussoir du couteau sans ses moyens de guidage.
La fig. 10 montre, en vue en bout, le mécanisme de repérage.
Les fig. 11 et 12 montrent, respectivement en élévation (parties en coupe) et en vue de côté, les roues d'entraînement. La fig. 13 montre, en coupe, ces mêmes roues avec les organes de serrage écartés l'un de l'autre.
La fig. 14 montre, en perspective, la plaque à cames.
La fig. 15 montre, à plus grande échelle et en coupe, l'extrémité inférieure de la tige du plongeur et son emplacement par rapport au bloc de matri çage.
Les fig. 16, 17 et 18 montrent, respectivement en vue en bout, en plan et en coupe verticale, le porte- poinçons.
La forme d'exécution de la machine représentée comprend un coulisseau 1 portant plusieurs poin çons et un coulisseau 2 portant plusieurs matrices, ces pièces pouvant glisser dans des guides 3 disposés sur un bâti.
Un arbre à manivelle 5 peut tourner dans des paliers 6 supportés par ledit bâti pour déplacer les dits coulisseaux 1 et 2 suivant un mouvement de va-et-vient, dans des sens opposés. Un bloc de matriçage rotatif, porté par le coulisseau 2, est calé sur un arbre central 7 propre à faire tourner ledit bloc, cet arbre 7 étant relié à un mécanisme de repé rage 8 à l'aide duquel il peut tourner d'une manière intermittente. La machine comprend aussi un arbre latéral 9, muni de cames, qui s'étend le long du bâti 4 et est entraîné par un couple conique 10 dis posé à une extrémité de l'arbre à manivelle 5.
Le fil métallique à transformer en ébauches dans l'entêteuse s'engage dans la machine du côté où se trouve le mécanisme de repérage 8.
Pour obtenir le mouvement mécanique du méca nisme de repérage, on utilise un mécanisme de repé rage 8 comportant une couronne dentée, maintenue rigidement et des pignons coniques ou planétaires. On a recours à des engrenages droits qui occupent une position écartée de l'axe de la machine et sont logés dans un carter, une boîte ou analogue 11 (fig. 3).
A l'extrémité externe de la boîte 11 est monté un arbre moteur 12 entraîné par un couple conique 13 et un arbre 14 perpendiculaire à l'arbre 12 et actionné par l'arbre latéral ou à cames 9, l'arbre 14 étant entouré d'une gaine ou enveloppe tubulaire 15 et relié à l'arbre à cames 9 par des engrenages logés dans une boîte (non montrés).
Cet arbre 12 provoque, par l'intermédiaire du mécanisme de repérage, la rotation intermittente avec des périodes d'arrêt de ce qu'on dénommera l'arbre du coulisseau 16 qui est en alignement avec l'arbre moteur 12 et qui est engagé dans l'extrémité interne de la boîte à engrenage 11 dans laquelle cette extré mité porte une roue dentée 17 de grande largeur, calée sur l'arbre 16 par une goupille à cisaillement 18.
L'arbre central 7 de l'entêteuse, qui porte le bloc de matriçage de la coulisse porte-matrices 2, est engagé par son extrémité interne 7a dans, la boîte à engrenages 11 et peut coulisser et tourner dans celle-ci, cette extrémité portant un pignon 19, de faible largeur, qui engrène avec la large roue dentée 17 de l'arbre du coulisseau 16, de sorte que le pignon 19 continue à engrener avec la roue dentée 17 pen dant que l'arbre 7 exécute ses mouvements coulis sants axiaux.
Dans la boîte à engrenages 11 est également logé un ressort de compression 21 formant amortisseur ou organe de retenue élastique, ce ressort étant engagé sur l'arbre central 7 entre le pignon étroit 19 et le palier 20 par lequel cet arbre 7 est soutenu par la boîte 11. Ce ressort 21 exerce une poussée sur le pignon 19 par l'intermédiaire d'un manchon coulissant 22. Il sert à exercer un effet de retenue ou d'amortissement sur le bloc de matriçage par l'intermédiaire de l'arbre central 7 dans des buts spécifiés plus loin.
Le mécanisme établi entre l'arbre moteur 12 et l'arbre du coulisseau 16, pour entraîner ce dernier d'une manière intermittente, comprend une roue dentée centrale 23 calée sur l'arbre moteur 12 et engrenant avec plusieurs roues planétaires 24 répar ties autour de la roue centrale 23, ces planétaires engrenant avec une couronne 25, dentée intérieure ment, qui est fixée rigidement sur la boîte 11. Cha que roue planétaire 24 est calée sur un arbre à mani velle 26 qui peut tourner dans une cage 27 engagée librement sur l'arbre moteur 12, les boutons 26a des arbres 26 étant engagés dans des blocs 28 qui peuvent coulisser dans des gorges ou rainures radia les ménagées dans une plaque 29 qui fait partie de l'arbre 16.
Le fil 30, qui doit être transformé en ébauches, est déroulé d'un rouleau ou d'une bobine à l'extré mité de l'entêteuse où se trouve le mécanisme de repérage. Ce fil passe d'abord sur un mécanisme additionnel analogue au tambour 31 d'un cabestan ou d'un treuil, le fil formant une spire autour de ce tambour 31 avant d'avancer vers le mécanisme d'ali mentation.
Ce tambour de cabestan 31 (fig. 1) est constitué par une roue étroite calée sur un arbre horizontal 31a, supporté par des paliers 32 montés sur le bâti 4, cet arbre 31a étant entraîné par des engrenages à dents hélicoïdales 33, par l'arbre à cames 9. Le pour tour de ce tambour 31 est agencé de manière à pouvoir exercer un effet de retenue par frottement sur la spire du fil 30 qui passe sur ce tambour.
A la sortie du tambour 31, le fil 30 peut passer dans un dispositif de dressage connu (non montré) et pénètre ensuite, par le côté, dans la boîte 11 du mécanisme de repérage vers et entre deux roues d'avancement 34 et 35 placées l'une au-dessus de l'autre, les pourtours de ces roues se rapprochant l'un de l'autre en un point médian entre ces roues (fig. 11, 12 et 13).
Les roues d'avancement supé rieure 34 et inférieure 35 comportent des gorges périphériques qui, considérées ensemble, permettent au fil de coulisser librement dans ces gorges quand les roues sont rapprochées l'une de l'autre.
Pour assurer l'avancement du fil, il suffit que ces roues 35 et 34 exercent une traction sur le fil du côté où se trouve le coulisseau porte-matrices 2 et, à cet effet, en certains endroits des roues, les gorges sont rendues moins profondes ou prononcées, de sorte qu'en ces endroits le fil 30 est serré. Ces parties moins profondes 36a, servant au serrage du fil, peuvent le cas échéant être formées dans des blocs de serrage 37 (fig. 11) logés dans les roues 34 et 35.
Les roues d'avancement 34 et 35 sont entrai- nées, à la même vitesse et dans des sens opposés, par des arbres 38 et 39 tournant dans des paliers 40 fixés sur le bâti 4. Ces arbres sont reliés,, à cet effet, par des roues. dentées 41 (fig. 1). L'arbre 39 de la<I>roue</I> d'avancement inférieure 35 est actionné à l'aide d'engrenages à dents hélicoïdales 42, par l'arbre à cames 9. Les vitesses périphériques des roues 34 et 35 ainsi que du tambour de cabestan 31 sont les mêmes.
Les parties moins profondes 36a des gorges. 36 des roues d'avancement 34 et 35, ces parties servant au serrage du fil 30, occupent des positions telles que, pendant la rotation de ces roues, un bloc de serrage 37 de la roue 34 vient se placer en regard du bloc de serrage 37 de l'autre roue, comme montré sur la fig. 11, mais on peut également obtenir une mise en retard partielle des blocs de serrage, comme montré sur la fig. 13, au lieu d'une concordance complète (fig. 11) par un réglage convenable des roues 34 et 35 sur leurs arbres respectifs,
pour que l'on puisse obtenir un avancement du fil sur une grande ou sur une petite longueur selon la longueur des ébauches que l'on veut obtenir.
Sur la face verticale interne 2s, est monté un mécanisme pour tronçonner le fil, le couteau 43 de ce mécanisme (fig. 6 et 7) étant monté, d'une manière réglable, sur un porte-couteau 44 qui peut coulisser radialement dans des guides 45 et 46 (fig. 7) établis sur un support 47 fixé rigidement au coulisseau 2, de sorte que le couteau 43 et les orga nes adjoints à celui-ci peuvent coulisser, suivant un mouvement de va-et-vient sur ce coulisseau 2.
Le support 47, sur lequel les guides 45 et 46 sont montés, est logé dans le coulisseau 2 (fig. 5) de sorte que la face interne du couteau 43 concorde avec la face verticale interne 2s, du coulisseau 2.
Un doigt 48, articulé à une console 49 fixée au porte-couteau 44 (fig. 7) comporte un contrepoids 48a à son extrémité opposée à celle où se trouve le doigt 48 pour s'opposer aux effets d'inertie quand le doigt 48 se déplace à une vitesse élevée. Ce doigt 48 comporte également un ressort 50 qui tend à déplacer celui-ci vers l'extrémité du couteau 43.
Le doigt 48 comprend une face profilée 48b, à proxi mité du contrepoids 48a pour agir sur une butée réglable 51 fixée sur le guide supérieur 45, de sorte que, lorsque le couteau occupe sa position externe ou reculée (fig. 7), le bec 48e du doigt est écarté de l'extrémité 43a du couteau 43 dans laquelle est ménagée une encoche 43b propre à recevoir le fil.
Le poussoir 52 du couteau, qui vient en contact avec l'extrémité externe du porte-couteau 44 pour déplacer celui-ci, ainsi que le couteau qu'il porte, suivant des mouvements alternatifs radiaux, comporte une languette 52a qui peut coulisser dans une rai nure 44a ménagée dans l'extrémité externe du porte- couteau 44 (fig. 7, 8 et 9) pour qu'une liaison soit maintenue entre ces deux pièces pendant que le porte-couteau 44 exécute son déplacement horizontal le long du coulisseau porte-matrices 2.
Le poussoir 52 du couteau (fig. 8 et 9) est cons titué par deux barres espacées 52b reliées entre elles. Dans l'intervalle séparant ces barres peuvent tourner un rouleau avant 53 et un rouleau arrière 54 montés de part et d'autre d'une came 55 établie sur l'arbre à cames 9 qui traverse avec jeu des trous 52c, de forme ovale, ménagés dans les barres opposées 52b.
La came 55 est en contact avec les deux rouleaux 53 et 54, la came exerçant en tournant une poussée sur l'un ou l'autre de ces rouleaux pour déplacer le porte-couteau 52 suivant un mouvement alternatif dans les guides 56a (fig. 6), fixés rigidement sur une console 56 montée sur la face latérale du bâti 4 de la machine.
Une butée 57 est fixée sur le guide 46 du porte- couteau 44 (fig. 6), cette butée comprenant une vis d'arrêt réglable 58 contre laquelle vient s'appuyer l'extrémité du fil quand il fait saillie sur le coulisseau porte-matrices 2, cette vis 58 participant au mouve ment horizontal du coulisseau 2 mais, ne suivant pas le déplacement radial du porte-couteau 44, de sorte qu'elle reste coaxiale au trou 59 ménagé dans le cou- lisseau 2 et aux organes logés dans celui-ci (fig. 5) dans lesquels le fil 30 passe,
après avoir quitté les roues d'avancement 34 et 35.
Dans le coulisseau 2 est logé un bloc de matri çage 60 (fig. 5) fixé sur l'extrémité interne 7b de l'arbre central 7, à l'aide d'une vis de blocage 61 et d'une rondelle 62, depuis la face avant 60a de ce bloc 60. Dans une douille 63, fixée rigidement dans le coulisseau 2, peut tourner le bloc 60 dont la face avant affleure la face terminale interne 2s, du coulisseau 2.
La rondelle 62 a un diamètre tel qu'elle vienne en contact et maintienne en place les matrices 64 logées dans le bloc 60, les trous<I>64a de</I> ces matrices étant coaxiaux aux trous 65 dans lesquels sont logés les doigts éjecteurs, ces trous 65 traversant la face arrière 60b du bloc 60.
Les doigts éjecteurs 66, à petites et grandes extrémités, peuvent coulisser respectivement dans les trous 64a et 65, des ressorts de compression 67 étant logés dans chacun de ces trous 65 pour maintenir élastiquement les doigts éjecteurs 66 dans leur posi tion interne ou reculée montrée sur la fig. 5.
A chaque doigt éjecteur 66 on peut également adjoindre une bille de retenue 68, avec ressort, qui prend appui sur la grande extrémité arrière de celui-ci.
Dans le coulisseau 2 est fixé rigidement, derrière la face arrière 60b du bloc de matriçage 60, un man chon taraudé 69 dans lequel est vissée, d'une manière réglable, une bague d'appui 70 qui comporte une face interne 70a contre laquelle les grandes extrémités arrière des doigts éjecteurs 66 peuvent être serrés par les ressorts de compression 67. La bague 70 comporte un grand passage 70b avant que l'arbre central 7 et l'éjecteur puissent passer libre ment dans celle-ci.
L'intervention de cette bague d'appui réglable 70 avec laquelle les grandes extrémités des doigts éjec- teurs 66 viennent en contact, permet un réglage aisé des positions de ces doigts quand on veut fabriquer des ébauches ayant des longueurs différentes, car il suffit d'engager davantage, par vissage, la bague 70 dans le manchon taraudé 69 pour des ébauches de petites longueurs et de la déplacer, par vissage, vers l'extérieur, pour des ébauches plus longues,
les petites extrémités des doigts éjecteurs 66, logés dans les trous 64a des matrices se trouvant ainsi à une distance plus petite ou plus grande de la face 60a du bloc de matriçage 60.
Le trou d'alimentation 59 traverse la partie du coulisseau porte-matrice 2, passe ensuite près du bord de la douille 63 et à travers la matrice de cisaillement 71 qui est logée dans le support 47 des guides 45 et 46, de sorte que le fil 30, introduit dans le trou 59, est amené à une position qui se trouve à l'extérieur du bloc de matriçage 60, comme visible sur la fig. 7, et sur sur le passage du couteau 43.
L'éjecteur 72 (fi-. 5) qui peut venir alternative- ment en contact avec les grandes extrémités arrière des doigts éjecteurs 66, doit pouvoir exécuter un mouvement angulaire, et fait partie d'un manchon <I>72a</I> qui peut tourner dans la cavité 73a d'un support 73, tout en étant empêché de se déplacer axialement dans cette cavité.
Ce support est fixé rigidement sur le bâti 4 et la cavité 73a ainsi que l'arbre central 7 sont coaxiaux, cet arbre traversant la cavité 73a avec jeu.
Deux oreilles 73b font saillie sur l'éjecteur 72 à proximité du manchon 72a et à ces oreilles est articulée une extrémité d'une biellette 74 dont l'autre extrémité est articulée à un bras de levier coudé 75 (fig. 1) qui peut pivoter par rapport au bâti 4, l'autre bras libre 75a de ce levier 75 s'étendant jusqu'à ce qu'il se trouve entre deux vis. de butée 76 et 77, réglables et opposées, qui sont montées, sur un sup port 78, en forme de barre, fixé sur le coulisseau 2 et s'étendant vers l'arrière à partir d'une face de celui-ci, ces vis de butée 76 et 77 pouvant agir alter nativement sur le bras libre 75a du levier coudé 75.
Un mode de réalisation simplifié du mécanisme de retenue du bloc de matriçage 60 comprend une plaque profilée 79 dans laquelle est ménagée une gorge 79a, en forme de rampe (fig. 14), cette plaque étant fixée sur la face supérieure du coulisseau porte poinçons 1. Dans la gorge 79a de cette plaque 79 est engagée l'extrémité, en forme de sphère ou de tonneau, d'un bras 80 (fig. 1) qui est calé sur une extrémité d'un arbre horizontal 81 tourillonné dans des paliers 82 et 83 fixés sur la face supérieure du coulisseau porte-matrices 2, à proximité de leurs extrémités opposées.
Cet arbre 81, qui s'étend parallèlement à l'axe longitudinal de la machine au-dessus des coulisseaux 1 et 2, est donc supporté uniquement par le cou- lisseau 2, mais le bras 80, monté sur une de ses extrémités, peut coulisser dans la gorge 79a de la plaque profilée 79 portée par le coulisseau 1.
Sur l'extrémité de- l'arbre 81, où se trouve le bloc de matriçage 60, est fixé un autre bras 84, dont l'extrémité externe s'étend jusqu'à un point central au-dessus dudit bloc 60. Un plongeur ver tical 85 est articulé à l'extrémité libre dudit bras 84 et traverse, vers le bas, la cavité 86a d'un manchon 86 logé dans le coulisseau 2 à la périphérie du bloc de matriçage 60 (fig. 15).
L'extrémité inférieure de ce plongeur 85 est fen due longitudinalement en 85a et cette extrémité comporte une encoche conique 85b dans laquelle est logée une bille métallique 87 qui, en étant soumise à une poussée vers l'intérieur de l'encoche conique 85b, tend à produire l'expansion de l'extrémité infé rieure du plongeur 85.
Cette bille 87 est également propre à venir en contact avec des dentelures ménagées dans le pour tour du bloc de matriçage 60 et servant à empêcher la rotation de la bille. Ces dentelures peuvent être prévues dans des vis amovibles 88 logées dans le bloc 60, les têtes de ces vis comportant une encoche unique 88a dans laquelle la bille 87 peut venir s'engager partiellement.
Pour permettre un réglage aisé des poinçons 89 sur le coulisseau 1, des porte-poinçons 90 sont mon tés sur celui-ci pour maintenir ces poinçons 89. Ces porte-poinçons 90 comportent une base 91, de forme allongée, qui peut être serrée, par une face plane, contre la face d'extrémité la du coulisseau 1 (fig. 16, 17 et 18). Un trou 91a est ménagé dans le bloc 91 dans lequel le poinçon 89 peut coulisser et peut être maintenu en place par une vis de blocage 92 enga gée dans le bloc 91 et prenant appui sur le poin çon 89.
Chaque bloc 91 est maintenu en place sur la face plane la du coulisseau 1 à l'aide. de deux vis de blocage 93 engagées dans ce dernier, après avoir traversé deux plaques de serrage 94 en contact avec les faces opposées 91b du bloc 91, ces faces 91b étant inclinées, en forme de queue d'aronde, et étant en contact avec des faces inclinées complémentaires 94a ménagées aux extrémités internes des plaques de serrage 94.
Les extrémités externes de ces pla ques comportent des rebords 94b, courbés vers le bas, qui peuvent glisser dans des rainures peu pro fondes lb taillées dans la face plane la du coulis- seau 1. L'agencement est tel que ces plaques de ser rage 94 permettent le réglage du bloc 91 par déplacement latéral dans les deux sens et le serrage dudit bloc quand il occupe la position voulue.
Pour permettre les déplacements latéraux des blocs 91, on leur fait comporter des vis de réglage 95, avec épaulement, que l'on engage dans une extrémité de ces blocs. L'extrémité externe <I>95a</I> de chaque visa une forme telle qu'on puisse engager sur celle-ci une clé analogue à l'aide de laquelle on peut faire tourner la vis 95. L'épaulement 95b, établi entre les extrémités opposées de celle-ci, peut tour ner dans une gorge annulaire 1c ménagée dans l'extrémité plane la du coulisseau 1.
Le fonctionnement de la machine décrite est le suivant: la rotation de l'arbre à manivelle 5 oblige le coulisseau porte-poinçons 1 et le coulisseau porte- matrices 2 à se déplacer suivant des mouvements alternatifs dans des directions opposées, ce qui rap proche et écarte les poinçons 89 et les matrices 64 les unes des autres.
Chaque fois que les coulisseaux 1 et 2 s'éloignent l'un de l'autre, le bloc de matri çage 60, logé dans le coulisseau 2, tourne de 120 de sorte que les trois matrices 64 sont entraînées en rotation pour être mises successivement en aligne ment avec chacun des trois poinçons, de manière telle qu'un tronçon de fil soit d'abord introduit dans une matrice 64 par un poinçon 89, qu'il soit entraîné angulairement jusqu'à la position suivante dans laquelle il reçoit un deuxième coup, pour le forgeage de la tête par le troisième poinçon avant d'être éjecté à l'état d'ébauche entêtée.
Quand le tambour de cabestan 31 et les roues d'alimentation 34 et 35 tournent, on obtient, chaque fois que les blocs de serrage 37 de ces roues se trouvent en. regard (en totalité ou en partie), qu'ils agrippent et font avancer une longueur déterminée du fil 30 dans le trou d'alimentation 59 du coulisseau porte-matrices 2, cet avancement, effectué par les roues 34 et 35, étant aidé par le tambour 31 qui fournit l'effort principal pour dérouler le fil 30 de la bobine lourde formée par ce fil, l'effet étant le même que celui obtenu en faisant passer une spire d'un câble sur un cabestan ou .sur le tambour d'un treuil, en ce sens que,
lorsque les roues 34 et 35 exercent une traction sur le fil 30, comme celle pro duite par les parties d'agrippage peu profondes 36a de ces roues, cette traction est transmise à la spire entourant le tambour du cabestan 31, de sorte que cette spire est serrée autour du tambour du cabestan 31, qui débite autant de fil que les roues 34 et 35 le demandent et pas plus, l'effort principal nécessaire pour dérouler la bobine de fil étant supporté seule ment par le tambour 31.
Au début du mouvement de rapprochement du coulisseau 1 et 2, quand la longueur voulue du fil 30 fait saillie sur la matrice de cisaillement 71 à la sortie du trou d'alimentation 59, ménagé dans le coulisseau porte-matrices 2, jusqu'à la butée 57, comme montré sur les fig. 1 et 2, le couteau 43, qui occupe à ce moment sa position reculée comme mon tré sur la fig. 7, commence à se déplacer vers l'inté rieur.
Quand le doigt 48 occupe sa position reculée ou extérieure, sa face profilée 48b (fig. 7) en étant en contact avec la vis de butée réglable 51, maintient le doigt 48 à sa position ouverte dans laquelle le bec 48c de ce doigt est écarté et ne constitue aucune gêne pour le passage du fil 30 jusqu'à la butée 57.
Par contre, quand le couteau commence à se dépla cer, la face 48b s'écarte de la butée 51 et le doigt 48 est déplacé par le ressort de manière à se déplacer du côté du fil opposé à celui où se trouve le couteau 43, de sorte que son bec.
48e refoule le fil dans l'encoche 43b du couteau 43 et que celui-ci, en étant refoulé par son poussoir 52, détache la partie dépas- sante du fil de celle qui se trouve dans le trou d'ali mentation jusqu'à la matrice de cisaillement 71 logée dans ce trou, le doigt 48 et le couteau 43 maintenant le tronçon de fil pendant qu'il est amené à la posi tion dans laquelle il est introduit dans la première matrice 64.
Comme le doigt 48 comporte un contrepoids 48a, l'effet d'inertie produit par les mouvements à vitesse élevée n'a aucune influence sur le doigt 48 pour produire un mouvement indésirable de celui-ci, de sorte que le ressort 50, de pair avec la face profilée 48b et la butée réglable 51 commandent les mouve ments du doigt 48.
Parmi les trois, poinçons établis sur la face ter minale la du coulisseau 1, un se trouve toujours en alignement avec une matrice particulière 54 des trois matrices qui occupe, à ce moment, la position mon trée sur la fig. 7, en étant en alignement radial avec la matrice de cisaillement 71 et le couteau 43,
ce poinçon 89 effectuant toujours la seule fonction qui consiste à introduire le tronçon de fil dans la matrice alors que les deux autres poinçons 89 ont une forme telle qu'ils puissent assurer le forgeage de la tête et de ce fait leur emplacement exact sur le coulisseau 1 est important.
Par conséquent, les porte-poinçon 90 peuvent être prévus, seulement pour les deux poinçons 89 servant au forgeage de la tête et non pas, pour le poinçon d'introduction.
Quand la position d'un des poinçons 89, servant au forgeage de la tête, doit être réglée, ceci a lieu en déplaçant le bloc 91 sur lequel le poinçon 89 est monté, les vis de blocage 93 des plaques de serrage 94 étant desserrées pour permettre le déplacement, dans le sens latéral, du bloc 91 alors que la rotation de la vis de réglage 95 provoque le mouvement, dans le sens longitudinal, du bloc 91. Finalement, par un resserrage des vis de blocage 93, on fixe le bloc 91 et le poinçon 89 dans la position de réglage.
Comme lesi doigts éjecteurs 66 comportent des billes à ressort 68 et des ressorts de compression 67, ils ne peuvent se déplacer par les effets d'inertie quand le bloc de matriçage 60, dans lequel ils sont logés, est animé de mouvements alternatifs à grande vitesse, les doigts éjecteurs 66 étant également empê chés de se déplacer par des. effets d'inertie quand, pour une raison quelconque, des tronçons de fil ne sont pas engagés dans les matrices 64.
Comme les coups de forgeage ont tendance à produire une poussée puissante par les doigts éjec- leurs 66 vers l'intérieur sur la bague d'appui 70, quand les tronçons de fil sont forgés pour former des ébauches entêtées, cet effet peut produire une résistance élevée à la rotation du bloc de matri çage 60.
Cette résistance indésirable ou cet effet de rete nue est évité à l'aide du ressort amortisseur 21, fai sant partie du mécanisme de repérage 8 à l'aide duquel, quand les coulisseaux 1 et 2 portant les poin çons et les matrices s'approchent l'un de l'autre et quand, à la fin de ce mouvement par lequel on oblige l'arbre central à sortir de la boite à engrenages 11, ce qui produit un effet amortisseur ou de rappel par le ressort 21 qui oppose une résistance à sa com pression.
ll en résulte que le bloc de matriçage est retenu, aux moments où les coups de forgeage sont donnés, à un degré réduit, de sorte qu'un certain jeu subsiste entre le bloc de matriçage 60 et le cou- lisseau 2 et, également, entre les doigts éjecteurs 66 et la bague d'appui 70 pendant le mouvement de retour du bloc 60.
Le mécanisme pour immobiliser le bloc de matri çage 60 par rapport au coulisseau 2 entre en action à chaque période d'arrêt, après la rotation du bloc 60 dans le coulisseau 2 produite par l'arbre central 7 et le mécanisme de repérage 8.
Le mécanisme produit la retenue du bloc 60 d'une manière positive, en ce sens que, lorsque le plongeur 85 est déplacé vers le bas, par suite du déplacement de l'extrémité libre, en forme de sphère ou de tonneau, du bras 80 sur la plaque profilée 79 du coulisseau 1 pour produire la rotation partielle de l'arbre 81 et le déplacement angulaire de l'autre bras porté par cet arbre 81 et relié au plongeur 85, la bille 87, logée dans l'encoche conique inférieure et enga gée en partie dans l'encoche non déformable 88a de la vis 88 du bloc de matriçage, est refoulée dans l'encoche conique 85b et,
comme l'extrémité infé- rieure du plongeur 85 comporte des fentes longitu dinales<I>85a,</I> cette extrémité inférieure s'élargit quel que peu et exerce un effet de serrage sur la face 86a de l'extrémité inférieure du manchon 86 et il en résulte que l'effet de retenue est produit directement à l'endroit où il est le plus efficace.
Au moment où le plongeur se déplace vers le haut, la pression exercée sur la bille 87 cesse, de sorte que l'extension latérale de l'extrémité inférieure du plongeur 85 cesse également pour permettre au plongeur de monter librement.
Pendant le déplacement vers l'extérieur du cou- lisseau 2, le doigt éjecteur 66 de la matrice particu lière 64 qui contient une ébauche terminée, prête à être éjectée, rencontre l'éjecteur et, alors que le con tact de l'éjecteur 72 avec le doigt éjecteur 66 est suffisant pour obliger l'éjecteur à effectuer le même déplacement angulaire, en étant sollicité par le doigt éjecteur, que le bloc de matriçage 60,
cette rotation ou ce déplacement angulaire de l'éjecteur 72 ayant lieu positivement à l'aide du manchon 72a qui subit une rotation partielle. Ce mouvement est produit par une des vis de butée 76 et 77 disposées sur la con sole 78 qui s'étend de la face arrière du coulisseau 2, cette vis venant en contact avec l'extrémité libre du bras 75a du levier coudé 75, de sorte que ce dernier est déplacé pour actionner, à son tour, la biellette 74 qui fait tourner le manchon 72a, et l'éjecteur 72 éta bli sur celui-ci, à la même vitesse que celle à laquelle le bloc de matriçage 60 se déplace angulairement.
A la fin du mouvement angulaire de l'éjecteur 72, celui-ci oblige le doigt éjecteur 66 à expulser l'ébau che terminée hors du bloc de matriçage 60 et, comme l'éjecteur 72 doit retourner en arrière pour être prêt à venir en contact avec le doigt éjecteur suivant 66, l'autre vis d'arrêt de la console 78 vient en contact, pendant le déplacement vers l'intérieur du coulisseau 2, avec l'extrémité libre du bras 75a du levier coudé 75, de sorte que l'éjecteur 72 est ramené à sa posi tion initiale par l'intermédiaire de ce levier coudé 75 et de la biellette 74.
Alors que le bloc de matriçage 60, tel que montré et décrit, comporte trois matrices 64 et que le cou- lisseau 1 porte trois poinçons 89, il peut se pré senter des cas où on voudrait produire des ébauches pour lesquelles il serait préférable de disposer de quatre ou de tout autre nombre de matrices sur le bloc de matriçage 60 et d'un nombre correspondant de poinçons 89 sur le coulisseau 1.
Le mécanisme de repérage 8, montré sur les dessins, est agencé de manière à comporter trois matrices. Dans ce cas, il est nécessaire de transmettre un mouvement intermittent à l'arbre central 7 par lequel ce dernier, ainsi que le bloc de matriçage 60, exécutent un tiers de tour et s'arrêtent ensemble ensuite, de sorte que, pendant que le bloc de matri çage 60 fait un tour complet, il se présente trois arrêts pendant chacun desquels un poinçon introduit un tronçon de fil dans une matrice, alors que les deux autres poinçons donnent, en même temps, des coups pour le forgeage de la tête.
L'arbre de coulissement 16 et l'arbre central 7 exécutent donc des mouvement angulaires identiques, la large roue dentée 17, montée sur l'arbre 16 et le pignon étroit 19, calé sur l'arbre central 7, ayant le même diamètre. Il est, toutefois, évident que ces engrenages peuvent avoir des diamètres différents, ce qui donne lieu à une diminution de la vitesse de l'arbre central 7. Par exemple, quand l'arbre de coulissement 16 fait un tiers de tour entre deux périodes d'arrêt, il entraîne l'arbre central suivant un quart de tour seulement, cet arbre s'arrêtant donc quatre fois, de manière à permettre l'usage de quatre matrices et de quatre poinçons.
Si on le désire, le mécanisme de repérage 8 peut être agencé de manière à effectuer des quarts de tour séparés par quatre arrêts en faisant varier les rapports de transmission de la roue centrale 23, des roues planétaires 24 et de la couronne dentée 25.
On a toutefois constaté, en pratique, que, lors que le mécanisme de repérage 8 ne comporte que trois périodes d'arrêt, celles-ci sont plus précises que lorsque ce mécanisme est agencé de manière à avoir quatre ou tout autre nombre de périodes d'artêt. Il est donc préférable d'effectuer les changements, de rota tion de l'arbre central 7 par rapport à l'arbre 16 en faisant varier le rapport de transmission des engre nages 17 et 19.