Emballage pour un matériau susceptible de rétrécissement
La présente invention a pour objet un emballage pour un matériau susceptible de rétrécissement, com- prenant un support et une enveloppe pour ledit matériau.
On a constaté que beaucoup p de matériaux ont une tendance à subir un changement physique, tel qu'un rétrécissement ou similaire, après avoir été emballés. Cela crée un problème toutes les fois qu'on utilise des attaches ou des bandes en un matériau rigide, tel qu'un métal, pour attacher la matière d'emballage de façon serrée contre le matériau instable emballé. Par exemple, un tel problème se pose quand il s'agit d'emballer des matières filamenteuses à base d'une composition synthétique, telle que le nylon ou une matière synthétique similaire. Une telle matière filamenteuse, dont t l'emballage peut être effectué, est ce que l'on appelle généralement dans l'industrie textile le fil .
Pour plus de clarté, on utilisera dans la description qui va suivre le terme de fil dans son sens le plus large, comprenant toutes les variétés de brins souples, y compris les fils filamenteux (multifilamenteux ou monofilamenteux) et les fils discontinus et continus, formés en matière naturelle, artificielle ou synthétique.
Un type de fil de nylon, qui est généralement appelé fil pour câblés de pneumatiques , constitue un excellent exemple de fil pour lequel se pose le problème d'emballage précité. Le fil pour câblés de pneumatiques présente aujourd'hui une grande importance industrielle en raison de son emploi comme renforcement de carcasses de pneumatiques pour véhicules.
Ce fil pour câblés de pneumatiques, dont le denier est habituellement relativement important (titrant environ 840 deniers), est préparé par des procédés de fabrication bien connus qui comportent en général une opération de tirage ou d'étirage, donnant au fil certaines caractéristiques physiques hautement désirables, telles que la résistance à la traction. Ce fil traité est ensuite enroulé sur un support convenable, tel qu'une ensouple, de façon à présenter une grande quantité de tronçons sensiblement parallèles.
Les extrémités terminales de ces tronçons sont après enroulement réunies ou bottelées , de façon à former un oertain nombre de bottes ou de faisceaux , dont chacun est attaché de façon appropriée, par exemple au moyen d'une bande de serrage ou similaire, à la surface périphérique du paquet enroulé, de façon à pouvoir être facilement enlevé. Un emballage protecteur, par exemple une feuille de carton ou similaire, est ensuite enroulé autour du paquet de fil et solidement maintenu en position par un dispositif d'attache, par exemple par cerclage métallique ou similaire.
Malheureusement, ce fil de nylon étiré pour câblés de pneumatiques est susceptible de se rétrécir après avoir été enroulé en forme de paquet, pendant qu'il est entreposé en magasin ou dans la cale d'un navire, avec une diminution correspondante du diamètre du paquet. Les bandes métalliques qui sont initialement fortement serrées autour de l'ensouple, se relâchent par suite de cette réduction de diamètre et il se produit un jeu entre la surface périphérique du paquet et l'emballage en carton. De ce fait, l'emballage en carton glisse par rapport à la surface périphérique du contenu en délogeant les extrémités nouées et bottelées des fils de leur position dans laquelle elles sont maintenues par une bande.
Ces extrémités libérées se tordent et s'emmêlent, de sorte que leur démêlage ultérieur occasionne des pertes de temps et d'argent considérables avant qu'on ne soit en mesure de dérouler le fil de l'ensouple aux fins d'utilisations ultérieures.
L'invention a pour but de fournir un emballage pour un matériau dont les dimensions physiques risquent de se modifier avec le temps, dans lequel ce matériau reste fortement serré, même quand son diamètre change.
L'emballage selon l'invention, qui comprend un support et une enveloppe pour ledit matériau, est caractérisé en ce que cette enveloppe est fixée autour du matériau par. au moins une bande constituée par au moins un fil et ayant une résistance à la tension comprise entre 15 et 9 g au denier et un allongement maximum de 10 /o sans dépasser sa limite d'élasticité.
Au dessin annexé est représentée, à titre d'exemple, une forme de réalisation de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective montrant le support et l'enveloppe de ladite forme de réalisation de l'emballage;
la fig. 2 est une vue de face de l'emballage terminé, et
la fig. 3 est une vue d'une bande que comprend ledit emballage.
L'emballage 11 représenté comprend un tambour (non représenté) qui est, de préférence, de forme cylindrique et se termine à chaque bout par une joue 12. Sur ce tambour est destinée à être enroulée une quantité de tronçons ou de spires de matière filamenteuse 13, telle que du fil ou similaire.
On voit que ces fils de matière filamenteuse 13 sont enroulés sur le tambour de manière à former un paquet de fil bobiné, désigné dans son ensemble par 14, et dont les fils, par exemple en nylon, sont maintenus sensiblement parallèles les uns aux autres, de manière à pouvoir les dérouler sous forme d'une feuille continue constituée de fils juxtaposés latéralement. Le tambour de l'emballage 1 1 peut avoir un
diamètre compris approximativement entre 20 et 30 cm et une longueur d'environ 1,50 m.
Les fils de nylon susceptibles de servir de câblés de renforcement pour pneumatiques subissent une opération d'étirage afin de leur donner de la résistance à la traction. Quand on enroule le fil étiré préalablement à son utilisation finale comme câblés, cet enroulement se fait en plusieurs spires sensiblement parallèles. Quand le paquet 14 est entièrement formé, plusieurs extrémités libres de ces spires sont réunies en bottes ou faisceaux 15, qui s'espacent régulièrement sur la longueur du tambour et qui sont solidement attachés à la surface du paquet de fil enroulé 14, à l'aide d'un ruban de serrage 16.
L'emballage représenté en fig. 1 renferme quatre faisceaux 15. Quand on doit enlever le fil de nylon du support 11 pour confectionner les câblés, on peut séparer les fils des divers faisceaux 15 les uns des autres après avoir enlevé le ruban 16, de sorte que les fils individuels peuvent être admis dans une machine associée où ils sont traités.
Il est bien évident que pendant l'emmagasinage et/ou le transport, le paquet de fil 14, ainsi que les extrémités des faisceaux 15, doivent être protégés contre des possibilités d'endommagement et, dans ce but, l'emballage comprend une enveloppe constituée par une feuille 17 en matière robuste et flexible, par exemple en carton ou en une matière similaire. Cette feuille 17 est enroulée circulairement autour de la surface périphérique du paquet de fil 14, de manière qu'elle s'ajuste de façon serrée entre les rebords 12 du support.
Les moyens prévus pour fixer la feuille 17- dans la position de la fig. 2 comprennent au moins un organe d'attache ou bande 18. Les bandes 18 sont serrées autour du paquet 14, de sorte que la feuille 17 soit fermement maintenue contre ce paquet.
Comme il a déjà été dit, le fil de nylon formant le paquet 14, qui a été soumis à l'étirage préalable, subit fréquemment avec le temps un changement physique après qu'il a été enroulé. Ce changement se matérialise tout d'abord par la tendance du fil à se rétrécir et, par conséquent, à s'enrouler de façon plus serrée ou plus compacte sur le tambour. Ce rétrécissement, qui se produit graduellement pendant l'emmagasinage et/ou le transport des paquets de fil, s'accompagne d'une diminution du diamètre du paquet 14.
La bande 18 est formée en une matière filamenteuse élastique, par exemple en nylon, qui, lorsqu'on la serre initialement autour du paquet, est tendue à un degré limité pour exercer une force de serrage suffisante pour maintenir l'enveloppe 17 fermement contre la surface du paquet 14.
On comprend que la matière formant la bande 18 doit non seulement être élastique, mais aussi présenter une résistance à la traction suffisante pour attacher solidement l'enveloppe 17 autour du paquet 14. Par exemple, une force d'attachement des bandes 18 équivalant à une tension comprise entre 68 et 90 kg appliquée à chaque bande est, en général, suffisante pour maintenir la feuille 17 fermement dans la position de la fig. 2. Avec une matière telle que le nylon, on peut facilement appliquer une telle tension sans danger de rupture. La matière filamenteuse servant à former les bandes 18 est choisie dans une catégorie de matières synthétiques présentant une résistance à la traction comprise entre 1,5 et 9 g au denier. De préférence, on choisit cette matière parmi les compositions synthétiques, dont le nylon, ayant une résistance à la traction comprise entre 4 et 8 g au denier.
La bande 18 doit avoir un taux d'allongement ou d'étirage déterminé, qu'elle peut supporter sans dépasser sa limite d'élasticité. On a trouvé que, en utilisant environ trois brins ou fils continus pour former la bande 18, chaque brin étant composé de douze filaments de nylon titrant 840 deniers faisant un total de 10 080 deniers, on peut appliquer à la bande une tension allant jusqu'à 226 kg ou même plus, en produisant un allongement de 5 à 10 /o et sans excéder, pour autant, la limite élastique de la bande en nylon.
Pour exprimer d'une autre façon les qualités remarquables d'une matière telle que le nylon, on peut dire que cette matière filamenteuse présente un module total moyen d'élasticité compris entre 0,3 et 0,6 g par denier, par étirage de 10/o et pour un allongement compris entre 0 et 9 /o. Par exemple, un type de nylon préféré pour former les bandes 18 présente un module de 0, 51 g par denier par 1 0/o d'étirage.
La bande en nylon 18 peut être de toute forme appropriée, par exemple un câble ou une bande de nylon en un seul brin ou fil. Elle peut être formée de plusieurs fils multifilamenteux que l'on a tressés ensemble. Dans l'exemple représenté, on a, ainsi, tressé trois fils.
Des moyens permettent de réunir les extrémités de la bande en nylon 18 de façon à maintenir le paquet bien attaché. Bien que l'on puisse nouer les extrémités de la bande ensemble pour former un paquet comme celui de la fig. 2, ce nouage est facilité en munissant les bandes d'oeillets 19, un tel oeillet étant fixé à chaque extrémité de la bande de nylon 18. Une bande ou une attache métallique de construction classique, et que l'on a désignée dans son ensemble par la référence 21, est fixée par chacune de ses extrémités à un oeillet 19.
On tire la bande 18 pour la placer en position où elle enserre fermement le paquet en effectuant un mouvement relatif entre les deux tronçons métalliques 22 et 23 de cette bande que l'on fixe ensuite en position de serrage voulue à l'aide d'une agrafe ou d'un coulant déformable 24.
Après que le tout a été ainsi assemblé, on peut mettre l'emballage au magasin et/ou le charger dans la cale d'un navire. Pendant la période d'emmagasinage ou de transport, le paquet 14 a, comme il a déjà été dit, tendance à se rétrécir et à diminuer de diamètre. Cependant, grâce aux bandes élastiques 18, tout rétrécissement s'accompagne d'un rétrécissement ou d'une contraction correspondante de la bande 18 sans diminuer de façon sensible la force de compression que cette bande exerce sur le paquet et, ainsi, la feuille 17 reste constamment fortement maintenue contre la surface du paquet 14.
On voit que l'enveloppe en carton 17 n'a aucune possibilité de jouer par rapport au paquet 14, quand le diamètre de celui-ci diminue en raison du rétrécissement du fil, et les faisceaux 15 sont maintenus en position correcte sans risquer de s'emmêler. Les bandes de serrage 16 risquent évidemment de se détacher pendant le rétrécissement du fil en quittant leur position initiale indiquée en 1, mais les faisceaux 15 n'en restent pas moins dans leur position désirée grâce à l'action de compression exercée par l'enveloppe 17. Ainsi, quand on doit utiliser les fils du paquet 14 et que dans ce but on enlève l'enveloppe en carton 17, les fils dans chacun des fais ceaux 15 peuvent être facilement extraits individuellement du paquet.
I1 va de soi que l'on peut utiliser, pour confectionner la bande 18, toute autre matière appropriée ayant des propriétés similaires au nylon, telle que viscose ou similaire.