CH360678A - Procédé de fabrication d'un article façonné au carbone et article obtenu par ce procédé - Google Patents

Procédé de fabrication d'un article façonné au carbone et article obtenu par ce procédé

Info

Publication number
CH360678A
CH360678A CH360678DA CH360678A CH 360678 A CH360678 A CH 360678A CH 360678D A CH360678D A CH 360678DA CH 360678 A CH360678 A CH 360678A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
sep
mixture
article
graphite
density
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Inventor
Rodriguez Balaguer Rodolfo
Original Assignee
Hedges James D
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Hedges James D filed Critical Hedges James D
Publication of CH360678A publication Critical patent/CH360678A/fr

Links

Classifications

    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C04CEMENTS; CONCRETE; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES
    • C04BLIME, MAGNESIA; SLAG; CEMENTS; COMPOSITIONS THEREOF, e.g. MORTARS, CONCRETE OR LIKE BUILDING MATERIALS; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES; TREATMENT OF NATURAL STONE
    • C04B35/00Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products
    • C04B35/515Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products based on non-oxide ceramics
    • C04B35/52Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products based on non-oxide ceramics based on carbon, e.g. graphite
    • C04B35/528Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products based on non-oxide ceramics based on carbon, e.g. graphite obtained from carbonaceous particles with or without other non-organic components
    • C04B35/532Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products based on non-oxide ceramics based on carbon, e.g. graphite obtained from carbonaceous particles with or without other non-organic components containing a carbonisable binder

Landscapes

  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Ceramic Engineering (AREA)
  • Manufacturing & Machinery (AREA)
  • Materials Engineering (AREA)
  • Structural Engineering (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Carbon And Carbon Compounds (AREA)

Description


  Procédé de     fabrication    d'un     article    façonné au carbone  et     article    obtenu par ce procédé    La présente invention a pour objet un procédé  de fabrication d'un article façonné au carbone par  chauffage sous pression d'une matière de     départ    car  bonée dans un moule. L'invention comprend égale  ment l'article obtenu par ce procédé.  



  Ce procédé permet de prédéterminer avec une  grande latitude les propriétés physiques que doivent  présenter les objets façonnés, et de réaliser des, com  binaisons désirables et inhabituelles de propriétés  physiques. Il peut servir à fabriquer toutes sortes  d'articles carbonés tels que des anodes électrolytiques,  des électrodes thermiques, des éléments d'échange  de chaleur, des bagues d'étanchéité, des balais et con  tacts électriques, des coussinets, des matières réfrac  taires pour fours industriels, etc.  



  Ce procédé permet en outre d'obtenir des objets  façonnés en peu de temps, en réduisant par consé  quent au minimum les besoins d'énergie et en portant  au maximum l'utilisation des appareils nécessaires,  et de supprimer l'opération usuelle d'ébauchage.  



  Le procédé suivant l'invention est caractérisé en  ce que la matière de départ est un mélange compre  nant, en proportion notable, une première matière  carbonée apte à dégager, sous l'effet d'un traitement  thermique, une quantité appréciable de matière com  bustible volatile et à laisser au moins un peu de  carbone fixe résiduel, et en proportion plus élevée,  une seconde matière carbonée ayant une faible teneur  en matière volatile, le mélange étant, dans le moule,  soumis à une haute pression mécanique pour le com  primer, et chauffé, tandis que la pression est main  tenue, en faisant passer un courant électrique de forte       densité    à travers le mélange comprimé,

   ce chauffage  étant poursuivi au moins jusqu'à dégagement sensi  blement complet de la matière combustible volatile  et étant rapide au moins pendant la période de con-    traction du mélange. On peut utiliser un seul appareil  pour façonner et cuire l'objet, et, si on le désire,  pour     graphitiser    l'objet en une seule opération. La  matière de départ est de préférence constituée par  des substances qui sont des poudres sèches à la tem  pérature ambiante, bien que le procédé puisse être  exécuté avec un mélange comprenant une substance  molle ou liquide, telle que le brai mou ou le fuel-oil.

    Quand on utilise une matière de départ sèche, elle  est de préférence     finement        divisée.    Si la vitesse d'élé  vation de la température est suffisamment     grande     pour produire un     dégagement    rapide de la matière  combustible rotative et si la pression appliquée est       suffisamment    élevée, relativement à la vitesse d'élé  vation de la température, pour que le mélange com  primé     remplisse        continuellement    la cavité du moule  à mesure que la décomposition progresse,

   une pro  portion     maximum    de la teneur en carbone de la  matière     primitive    se convertit en carbone     fixe    et les  particules se lient ensemble en une masse solide  exempte de failles et de fissures, de sorte qu'on  obtient un objet de densité apparente et de solidité  mécanique relativement grandes, et présentant les  caractéristiques     désirées    de dureté, de faibles perméa  bilité aux gaz et de résistivité électrique.

      L'article ainsi obtenu aura alors une perméabilité  notablement plus faible que les objets façonnés, à  partir de matières carbonées similaires; par des pro  cédés de la technique antérieure, c'est-à-dire, pour  une densité du même ordre, une perméabilité aux  gaz égale à     1/5    seulement, et même à     1/4o    seulement,  de celle de l'objet fabriqué par les procédés de la  technique antérieure.  



  On décrira maintenant l'invention plus en détail  en se référant au dessin ci-joint, sur lequel      la     fig.    1 est     une    représentation schématique de  l'emplacement d'éprouvettes prélevées dans de gros  blocs     façonnés    ;  la     fig.    2 est une famille de courbes pour des  produits à     forte    densité, montrant une variation typi  que de la densité apparente en fonction du pourcen  tage de matière combustible volatile dans l'un des  constituants du mélange ;

    la     fig.    3 est une famille de courbes similaire,  montrant les variations de la densité apparente en  fonction de la pression de cuisson, et  la     fig.    4 est une famille de courbes similaire  montrant les variations de la densité apparente en  fonction de la composition centésimale de l'un des  constituants du mélange.  



  Des matières qui conviennent à la réalisation de  l'invention sont la houille bitumineuse et le graphite       de        four        électrique,        en        proportions        de        20    à     30%        de          houille        et        70    à     80'%        de        graphite.        Avec        cette        combi-          naison    de 

  matières, le processus se déroule bien et il  y a une latitude considérable dans le choix des con  ditions de traitement voulues pour obtenir des pro  duits qui sont bien liés et qui ont les caractéristiques  désirées de densité, de dureté, de perméabilité, et  autres caractéristiques physiques, ainsi qu'une con  ductivité élevée. Toutefois, les différents facteurs qui  entrent en jeu sont liés entre eux jusqu'à un certain  point, de sorte que si l'on modifie l'un de ces fac  teurs, il faut modifier de façon correspondante un  ou plusieurs des autres pour obtenir le résultat voulu.  De façon générale, on obtient un accroissement des  caractéristiques de solidité et de la conductivité élec  trique en augmentant les vitesses de cuisson.

   Pour  une vitesse de cuisson donnée et un choix donné de  matières premières, il existe une pression minimum  en dessous de laquelle le processus s'exécute mal, et  le produit n'est pas exempt de pores ni de fissures.  En outre, quand on augmente la pression, cela tend  à augmenter la densité, la conductivité et la solidité,  et à diminuer la perméabilité aux gaz, au moins  jusqu'à une certaine limite. Quand on diminue la  grosseur de particules de l'un ou de l'autre consti  tuant, cela tend à augmenter la solidité et la dureté,  mais l'effet sur la densité et la conductivité électri  que dépend des autres facteurs.  



  De façon générale aussi, toute modification qui  augmente le pouvoir glissant du mélange sans aug  menter la teneur totale en matière combustible vola  tile, tend à améliorer le déroulement du processus  aux faibles pressions., et en     particulier    elle tend à  donner des objets plus denses aux faibles pressions.  Ainsi, quand on remplace le graphite de four élec  trique par un graphite naturel lubrifiant de type flo  conneux, cela donne une densité apparente plus éle  vée, et la pression nécessaire pour obtenir la densité  maximum est plus faible.  



  Les caractéristiques de forme des particules for  mant le mélange, qui dépendent non seulement du  type de matière mais du processus de broyage, in  fluencent aussi le déroulement du processus aussi    bien que les propriétés du produit. Par exemple,  les particules broyées de la façon voulue pour leur  donner des surfaces vives et rugueuses, auront moins  de pouvoir glissant et auront aussi des caractéristiques  de tassement moins bonnes que les particules broyées  de façon à les rendre lisses. La composition optima  d'un mélange est donc fonction, non seulement du  type de matière et de la grosseur de particules, mais  aussi de la forme de particules.    Si l'on remplace le graphite de four électrique  par le coke de pétrole calciné, l'effet est opposé à  celui obtenu quand on a recours à un graphite flo  conneux lubrifiant.

   Avec le coke de pétrole calciné,  le mélange est médiocrement lubrifié. Le coke de  pétrole a un coefficient de dilatation thermique plus  élevé et une résistivité électrique plus élevée que le  graphite. Il est généralement désirable d'utiliser des  pressions plus élevées quand on remplace le graphite  de four électrique par le coke de pétrole calciné.  On peut avoir recours à une quantité accrue de  houille bitumineuse pour mieux lubrifier le mélange  durant la première partie du cycle de cuisson, mais  cela entraîne un plus grand retrait à la cuisson, ce  qui nécessite l'application d'une plus forte pression,  afin que la pression puisse maintenir le mélange à  l'état     entièrement    tassé à tous moments.

   Quand on  utilise le coke de pétrole -calciné,     l'uniformité    du  chauffage de la masse de produit est aussi un point  plus critique que dans le cas du graphite, à cause du  plus fort coefficient de dilatation du coke de pétrole  et du produit fait avec celui-ci. Quand on conduit  le chauffage dans le four     électrique    du type à résis  tance dans lequel la masse de produit comprimée  forme elle-même l'élément chauffant, les caractéris  tiques électriques du four sont aussi plus critiques  dans le cas du coke de pétrole calciné que dans le  cas du graphite.

   La résistance électrique plus élevée  du coke nécessite une plus haute tension, et par suite  on a plus de chance de voir jaillir des arcs à l'inté  rieur des parois du four ou entre des     portions    des  parois, ce qui entraîne un chauffage localisé, et  l'effet de ce     surchauffage    est renforcé par le coeffi  cient relativement élevé de dilatation thermique et  la sensibilité plus grande des cokes de pétrole au  choc thermique. On ne rencontre pourtant pas de dif  ficultés en conduisant le procédé avec des mélanges  qui contiennent du coke de pétrole calciné, si le four  est approprié, et si l'on conduit le processus en ajus  tant convenablement les conditions opératoires.

   Les  objets faits à l'aide de coke de pétrole calciné sont  plus durs et ont une conductivité électrique plus fai  ble, et ils ont généralement une résistance à la com  pression plus élevée que ceux faits à l'aide de gra  phite.  



  Il est possible de chauffer les produits à des  températures de graphitisation lors de l'exécution du  procédé selon l'invention, mais toutefois il peut être  désirable de conduire la graphitisation, lorsqu'elle est  nécessaire, en une opération séparée.      La proportion de houille utilisée dans le mélange  dépend des caractéristiques désirées dans le produit  final, mais il faut aussi la choisir selon le type et la  grosseur de particules. de l'autre constituant du mé  lange, la pression appliquée durant la cuisson, et la  vitesse d'élévation de température durant la cuisson.  Il est évident que la proportion de houille, dans une  certaine mesure, dépend aussi de la composition de  la houille.  



  La houille peut être remplacée par d'autres matiè  res carbonées fusibles qui contiennent ou engendrent  une quantité appréciable de matière combustible  volatile, et qui subissent une décomposition thermi  que en laissant un résidu de charbon fixé. Des exem  ples de ces matières sont notamment le bois, le sucre,  le brai dur, le coke de pétrole brut, et aussi le brai  mou et les résidus liquides de distillation du pétrole  connus d'ans le commerce sous la désignation de     fuel-          oil      Bunker C   (No 6). Les propriétés des produits,  toutefois, dépendent du type de la matière qui dégage  des corps combustibles volatils.

   De façon générale,  les caractéristiques de solidité physique obtenues  quand on utilise des matières telles que le sucre ou  le brai mou ou le fuel-oil, sont inférieures à celles  obtenues avec des matières telles que la houille     bitu-          mineuse    ou le coke de pétrole     brut.    Quand on utilise  la houille, il ne faut pas la calciner. Le coke de  pétrole doit aussi être utilisé brut, et non calciné, et  en fait, les cokes de pétrole contenant une plus grande  quantité de matière combustible volatile que les cokes  de pétrole bruts courants du commerce, sont supé  rieurs. dans la plupart des cas.

   La calcination de la  houille ou du coke de pétrole brut tend à influencer       nuisiblement    toutes les propriétés du produit final, à  l'exception peut-être de la dureté. Plus la tempéra  ture de calcination est élevée, plus l'effet nuisible est  prononcé.  



  Bien que l'on ait seulement mentionné, ci-dessus,  des mélanges à deux constituants, il est évident que  l'on peut réunir trois constituants ou plus. Par exem  ple on peut combiner du graphite de four électrique  et du coke de pétrole calciné, avec du coke de  pétrole     brut,    pour donner un mélange à trois consti  tuants.  



  La réalisation de densités très élevée est le plus  facile avec un mélange à pouvoir glissant élevé. Par  exemple, on obtient des densités supérieures à 2,0  avec des pressions relativement faibles en utilisant un  mélange comprenant du graphite naturel floconneux  lubrifiant, à forte grosseur de particules. On peut  obtenir aussi ces densités en utilisant une pression  suffisamment élevée et d'autres conditions convena  bles quand le pouvoir glissant du mélange est réduit,  par exemple par un état de division plus fine du  flocon lubrifiant ou par utilisation d'un type différent  de graphite.

   On a constaté que le carbure de silicium  décomposé     approchait    des flocons lubrifiants quant  au pouvoir glissant, et il est préférable au graphite  normal de four électrique (graphite d'électrodes) pour  l'obtention d'une forte densité, parce qu'il nécessite    moins de pression. Quand la pureté est     importante,     on peut traiter convenablement le graphite pour éli  miner les impuretés avant de l'incorporer au mélange.  De même, on peut purifier le coke de pétrole de  façon     similaire    ou bien on peut le préparer spécia  lement à partir d'huiles purifiées.  



  Il n'est pas nécessaire que tout le mélange soit  composé de particules finement divisées. Dans le  cas de gros objets, on peut inclure une proportion  considérable de grosses particules. Ces grosses parti  cules doivent de préférence être du type quia une  très faible teneur en matière volatile.  



  Dans la conduite du procédé de l'invention, les  matières carbonées, de préférence graphite et houille  bitumineuse, peuvent être réduites en faibles grosseurs  de particules, et on les mélange ensemble avant de  chauffer. Les grosseurs de particules sont de préfé  rence très faibles quand on fait de petites pièces,  comme on l'expliquera en détail ci-dessous. Toute  fois, pour réaliser des densités très élevées, les plus  fortes grosseurs de particules sont préférables. On  place le mélange dans un four construit pour assurer  des élévations rapides de température avec une tem  pérature de cuisson assez uniforme dans toute la  masse. Le four est de préférence du type électrique  à résistance, et doit être construit de manière à per  mettre le passage d'un courant électrique relativement  fort à travers la masse de mélange.

   Il faut aussi  prendre des mesures pour maintenir le mélange sous  une pression mécanique considérable pendant toute  la durée du chauffage.  



  -On a trouvé désirable de faire passer le courant  électrique à travers le mélange avec une densité de  courant suffisamment élevée pour que la tempéra  ture de mélange s'élève très rapidement à un niveau  relativement élevé. Une élévation de température  trop lente, c'est-à-dire un gradient de température  trop faible, une température finale trop basse ou  une pression trop faible, peuvent nuire sérieuse  ment aux caractéristiques électriques, mécaniques  et de densité, du produit obtenu, et spécialement  dans le cas de petits objets façonnés, il peut  même en résulter que les matières n'arrivent pas  à former un objet solide, ou bien on peut obtenir un  objet tellement mou qu'il est pratiquement inutilisa  ble. L'élévation de température ne doit pas nécessai  rement être uniforme relativement au temps.

   En  fait dans certains cas, on peut admettre que le mé  lange reste à des températures pratiquement constan  tes pendant un temps court. Toutefois, quand on  provoque l'élévation de la température, de façon  échelonnée, il faut que l'élévation soit rapide. Une  élévation de température généralement lente ne donne  pas un produit     intressant,    et souvent, ne donne pas  un produit sous forme d'objet. Dans le cas de petits  objets mesurant 6 X 6 X 38 mm, on a     utilisé    une  élévation de température de 550C pendant la pre  mière minute et     5500C    pendant les deux- minutes  suivantes. On a utilisé des vitesses encore plus gran  des, avec de bons résultats.

   Dans le cas d'objets plus      gros, la vitesse d'élévation de température est limi  tée par des considérations pratiques. Dans certaines  formes de réalisation du procédé, les produits pré  sentent une conductivité électrique égale à celle des  électrodes en graphite du     commerce,    tandis qu'en  même temps ils présentent des résistances supérieu  res à la compression et aux     efforts    transversaux. En  choisissant convenablement les matières et les condi  tions, on peut obtenir des produits de conductivité  plus élevée, bien que, généralement, ce soit au détri  ment des propriétés mécaniques. Si on le désire, on  peut réaliser un produit doué d'une plus faible con  ductivité et d'une résistance mécanique élevée.  



  Comme on l'expliquera plus complètement     ci-          dessous,    une densité de courant relativement élevée  dans le mélange est désirable pour chauffer conve  nablement la matière. Ainsi, un fort débit de courant  est désirable pour donner la grande vitesse initiale  d'élévation de température qui est désirable et qui  dépend de la grandeur du four mais sera supérieure  à     20C    par minute même dans les grands fours et ira  jusqu'à     100011C    par     minute    ou même davantage dans  les petits fours. On peut utiliser un courant     alternatif     ou un courant continu pour donner l'effet de chauf  fage désiré.  



  Dans une opération typique de fabrication d'un  petit objet (dimensions finales 6 X 6 X 38 mm), en       utilisant        80%        de        graphite        artificiel        (de        four        électri-          que)    et 20% de houille bitumineuse, on n'observe  une contraction du mélange que 20 secondes environ  après le début du chauffage.

   La matière se contracte  alors dans une mesure grossièrement égale à environ       30'%        de        la        contraction        finale        totale,        se        maintient    à  ce volume 20 secondes encore, puis se     contracte          rapidement        d'environ        30'%        de        plus,

          et        ensuite        con-          tinue    à se contracter par intermittence jusqu'à ce  que la contraction soit achevée.  



  On peut conduire la cuisson en une seule étape  ou en plusieurs étapes, du moment que les accrois  sements de température sont rapides. De préférence,  on conduit le procédé de façon continue et quand  on utilise plus d'une étape, les variations de densité  du courant doivent se faire immédiatement, afin  qu'il n'y ait pas d'interruption du processus.  



  Dans les exemples suivants, il est entendu que  la cuisson est toujours continue, même si l'on cite  plus d'une étape.    <I>Exemple 1</I>    Dans cet essai, la charge comprend 80% de  graphite de four électrique de grosseur de particules       inférieure    à     0,07        mm,        et        20'%        de        houille        bitumineuse     également inférieure à 0,07 mm.

   La houille     bitumi-          neuse        contient        environ        1,6%        de        cendres        et        26,4%     de matière combustible volatile. La charge pèse 3,5 g.  Après avoir placé la charge dans un four, on la sou  met à une pression mécanique de 230     kg/cm2.    Le  tableau ci-après indique les données expérimentales  pour une cuisson durant 3 2/3 minutes et exécutées    en deux étapes, dont la première a une intensité de  départ de 560 A et la deuxième une intensité de  départ de 1040 A.

   Le tableau indique le temps en  minutes, le voltage (différence de     potentiel    entre les  bornes des électrodes du four) en volts,     l'ampérage     total, et la contraction cumulative en mm.  
EMI0004.0056     
  
    Contraction
<tb>  Temps <SEP> cumulative
<tb>  (minutes) <SEP> Volts <SEP> Ampères <SEP> mm <SEP> Etape
<tb>  0 <SEP> 1,30 <SEP> 560 <SEP> 0 <SEP> lre <SEP> étape
<tb>  1/3 <SEP> 1,20 <SEP> 576 <SEP> 0,46 <SEP> <B>  <SEP>  </B>
<tb>  2/3 <SEP> 1,19 <SEP> 576 <SEP> 0,92 <SEP> <B>D <SEP>  </B>
<tb>  1 <SEP> 1,l9 <SEP> 576 <SEP> 1,22 <SEP> > >
<tb>  11/3 <SEP> 1,20 <SEP> 573 <SEP> 1,94 <SEP> <B>D <SEP>  </B>
<tb>  12/3 <SEP> 1,21 <SEP> 565 <SEP> 1,94 <SEP> <B>  <SEP>  </B>
<tb>  <B>22/3</B> <SEP> 2,40 <SEP> 1040 <SEP>   <SEP> 2nie <SEP> étape
<tb>  2 <SEP> 2,

  00 <SEP> 1138 <SEP> <B>D <SEP>   <SEP> D</B>
<tb>  21/3 <SEP> 1,90 <SEP> l160 <SEP>   <SEP>   <SEP>  
<tb>  <B>22/3</B> <SEP> 1,85 <SEP> 1170 <SEP>   <SEP> > >
<tb>  3 <SEP> 1,80 <SEP> 1178 <SEP> <B>  <SEP>   <SEP>  </B>
<tb>  31/3 <SEP> 1,79 <SEP> 1180 <SEP> <B>D <SEP> D <SEP> D</B>
<tb>  <B>3 <SEP> 2/3</B> <SEP> 1,85 <SEP> 1182 <SEP> <B>D <SEP> D <SEP>  </B>       On observera que la contraction est achevée au  bout de 1 1/3 minute. On mesure la résistance des  blocs et on calcule que la résistivité est de  13,6 X 10-4 ohms-cm. On trouve que la résistance  à la compression et aux efforts transversaux sont  respectivement de 670     kg/cm-'    et de 540     kg/cm3.    Les  méthodes servant à déterminer la résistance à la  compression et la résistance aux efforts transversaux  seront décrites en détail plus loin.

   On trouve que  l'objet a une densité apparente de 1,750.    <I>Exemple 11</I>    Dans cet essai, la charge est identique à celle  utilisée dans l'exemple I, et la pression appliquée à  la charge dans le four est la même que celle de  l'exemple I. Le tableau ci-après indique les données  expérimentales pour une cuisson d'une durée de     so     7 2/3 minutes, exécutée en deux étapes, dont la pre  mière a un courant de départ de 560 A et la  deuxième un courant de départ de 1040 A.

    
EMI0004.0060     
  
    Contraction
<tb>  Temps <SEP> cumulative
<tb>  (minutes) <SEP> Volts <SEP> Ampères <SEP> mm <SEP> Etape
<tb>  0 <SEP> 1,30 <SEP> 560 <SEP> 0 <SEP> lre <SEP> étape
<tb>  1/3 <SEP> 1,20 <SEP> 571 <SEP> 0 <SEP>   <SEP>  
<tb>  2/3 <SEP> 1,19 <SEP> 576 <SEP> 0,61 <SEP> <B>D <SEP> D</B>
<tb>  1 <SEP> 1,20 <SEP> 573 <SEP> 1,53 <SEP> <B>D <SEP> D</B>
<tb>  11/3 <SEP> 1,20 <SEP> 572 <SEP> <B>  <SEP>   <SEP>  </B>
<tb>  12/3 <SEP> 1,25 <SEP> 570 <SEP> <B>  <SEP>   <SEP> D</B>
<tb>  21/3 <SEP> 1,99 <SEP> 1152 <SEP> <B>  <SEP>   <SEP> D</B>
<tb>  1 <SEP> 2/3 <SEP> 2,40 <SEP> 1040 <SEP>   <SEP> 2lne <SEP> étape
<tb>  2 <SEP> 2,00 <SEP> l142 <SEP> 1,92 <SEP>   <SEP>  
<tb>  (Suite <SEP> du <SEP> tableau <SEP> en <SEP> page <SEP> 5)       
EMI0005.0001     
  
    (Suite <SEP> du <SEP> tableau <SEP> de <SEP> la <SEP> page <SEP> 4)

  
<tb>  Contraction
<tb>  Temps <SEP> cumulative
<tb>  <U>(min</U>ut<U>es) <SEP> Vol</U>ts <SEP> Ampè<U>res <SEP> m</U>m <SEP> <U>Et</U>ape
<tb>  <B>22/3</B> <SEP> 1,90 <SEP> 1166 <SEP> 1,92 <SEP> 2n'0 <SEP> étape
<tb>  3 <SEP> 1,85 <SEP> 1166 <SEP>   <SEP> <B>  <SEP>  </B>
<tb>  31/3 <SEP> 1,80 <SEP> 1170 <SEP>   <SEP> <B>  <SEP>  </B>
<tb>  3 <SEP> 2/3 <SEP> 1,80 <SEP> 1170 <SEP> 5  >
<tb>  4 <SEP> 1,80 <SEP> 1172 <SEP> <B>  <SEP> D <SEP>  </B>
<tb>  41/3 <SEP> 1,75 <SEP> 1172 <SEP> <B>  <SEP> D <SEP>  </B>
<tb>  42/3 <SEP> 1,75 <SEP> 1172 <SEP>   <SEP> <B>D <SEP> D</B>
<tb>  5 <SEP> 1,70 <SEP> 1175 <SEP>   <SEP> 5 >
<tb>  51/3 <SEP> 1,70 <SEP> <B>  <SEP> D <SEP>   <SEP> D</B>
<tb>  <B>5 <SEP> 2/3 <SEP> 1,70</B> <SEP>   <SEP>   <SEP> <B>  <SEP>  </B>
<tb>  6 <SEP> 1,65 <SEP> 5   >
<tb>  61/3 <SEP> 1,65 <SEP> <B>  <SEP>   <SEP>   <SEP> D</B>
<tb>  6 <SEP> 2/3 <SEP> 1,

  65 <SEP> >   >
<tb>  7 <SEP> 1,63 <SEP>   <SEP> <B>  <SEP>   <SEP> D</B>
<tb>  71/3 <SEP> 1,62 <SEP> <B>  <SEP> D <SEP> D <SEP> D</B>
<tb>  <B>72/3</B> <SEP> 1,61 <SEP> <B>D <SEP>   <SEP> D <SEP>  </B>       On mesure la résistance des blocs et on calcule  que la résistivité est de 11 X 10-4     ohms-cm.    On  trouve que la résistance à la compression et la résis-    <I>Exemple III</I>    Les matières, c'est-à-dire houille et graphite, sont  les mêmes, et dans les mêmes proportions que dans  l'exemple précédent.

       Cependant,    on utilise 2720 g du  mélange et la pression appliquée est de 190     kg/cm2.     On chauffe la matière jusqu'à une température finale  d'environ     11000C.    Le tableau suivant indique les  données d'une cuisson de 24 minutes.

    
EMI0005.0006     
  
    Temps <SEP> Température
<tb>  minutes <SEP> Volts <SEP> Ampères <SEP> approx., <SEP>  C
<tb>  0 <SEP> 4,50 <SEP> 5680 <SEP> 27
<tb>  1 <SEP> 4,50 <SEP> 5880 <SEP> 150
<tb>  2 <SEP> 4,45 <SEP> 6070 <SEP> 230
<tb>  3 <SEP> 4,42 <SEP> 6270 <SEP> 320
<tb>  4 <SEP> 4,42 <SEP> 6270 <SEP> 390
<tb>  5 <SEP> 4,43 <SEP> 5880 <SEP> 450
<tb>  6 <SEP> 4,45 <SEP> 5680 <SEP> 520
<tb>  7 <SEP> 4,42 <SEP> 6070 <SEP> 580
<tb>  10 <SEP> 4,38 <SEP> 6860 <SEP> 750
<tb>  15 <SEP> 4,39 <SEP> 6860 <SEP> 910
<tb>  20 <SEP>   <SEP> 6760 <SEP> 1030
<tb>  24 <SEP>   <SEP> 6760 <SEP> <B>1100</B>       La résistivité en ohms-cm, la densité, la résis  tance à la compression en     kg/cm2    et la résistance  transversale en     kg/ce    des éprouvettes A, B, C, D,  E, et F,

   et leur origine relativement au bloc repré  senté sur la     fig.    1, sont indiquées dans le tableau  suivant    tance aux efforts transversaux sont respectivement  de 780 et 540     kg/ce.    On trouve que l'objet final  a une densité apparente de 1,767.  



  Pour mesurer la résistance à la compression, on  prend une éprouvette ayant une longueur d'environ  13 mm, et une surface de section d'environ 0,4 ce  et on la soumet à une force de compression suivant  la longueur, et on enregistre la force en kg nécessaire  pour briser     l'éprouvette.    En partant de cette force,  on calcule la résistance à la compression en kg/ce.  Pour mesurer la résistance transversale, on appuie  une éprouvette     similaire    sur des blocs espacés d'envi  ron 25 mm l'un de l'autre, et on applique une pres  sion à l'aide d'un couteau disposé perpendiculaire  ment à l'axe longitudinal de l'éprouvette et situé en  un point à mi-chemin entre les blocs supports.  



  Pour les objets plus gros, on pourrait découper  de nombreuses éprouvettes dans le bloc façonné,  comme on le voit sur la     fig.    1 sur laquelle les éprou  vettes A, B et C viennent d'un coin, l'éprouvette D  du milieu d'une face, et les éprouvettes E et F du  centre du bloc. Les gros blocs     mentionnés    dans les  exemples III et IV ci-après ont des surfaces de sec  tion d'environ 100 ce.

    
EMI0005.0015     
  
    Résistance
<tb>  Densité <SEP> à <SEP> la <SEP> Résistance
<tb>  Eprouvette <SEP> Résistivité <SEP> apparente <SEP> compression <SEP> transversale
<tb>  Bloc
<tb>  A <SEP> : <SEP> 17,6X <SEP> 10-4 <SEP> 1,685 <SEP> 880 <SEP> 460
<tb>  B <SEP> : <SEP> 15,4X10-4 <SEP> 1,726 <SEP> 830 <SEP> 380
<tb>  C <SEP> : <SEP> 36,8 <SEP> X <SEP> 10-4 <SEP> 1,732 <SEP> 680 <SEP> 250
<tb>  D <SEP> : <SEP> 15,2 <SEP> X <SEP> 10-4 <SEP> 1,650 <SEP> 640 <SEP> 440
<tb>  E <SEP> : <SEP> 17,6X <SEP> 10-4 <SEP> 1,686 <SEP> 670 <SEP> 350
<tb>  F <SEP> : <SEP> 39,4X <SEP> 10-4 <SEP> 1,630 <SEP> 660 <SEP> 210       On pourrait utiliser une plus grande vitesse d'élé  vation de température, et on aurait des caractéristi  ques de produit encore meilleures.  



  On a constaté que la résistivité des objets fabri  qués par le procédé selon l'invention diffère dans  les     différentes        directions.    Un exemple est donné par  le tableau de résistivité de l'exemple III dans lequel  la résistivité des éprouvettes A, B,     D    et E est tout  à fait similaire, tandis. que la résistivité des éprou  vettes C et F diffère notablement des autres. L'exa  men de la     fig.    1 montre que les éprouvettes A, B,  D et E sont prises horizontalement, tandis que les  éprouvettes C et F sont verticales.

   La différence de  résistivité dans les différentes directions est en rela  tion avec la direction de l'application de la pression  durant le chauffage, et on trouve une plus grande       résistivité    parallèlement à la direction     d'application    de  la pression.  



  Quand on fait des blocs plus. grands; tels que le  bloc de l'exemple III qui a environ 10 X 10 X 15 cm,  on constate que la température peut être commodé-      ment maintenue constante pendant un laps de temps  considérable, au point où la contraction     commence     ou en dessous de ce point, et au point où la con  traction cesse ou au-dessus de ce point, du moment  que l'on applique une élévation rapide de tempéra  ture dans l'intervalle compris entre ces deux points.  



  Dans le cas d'un mélange comme celui utilisé  dans cet exemple, on a     observé    que 'la contraction  se fait principalement entre les températures de 230  et     450()C.    Dans une cuisson     similaire,    quand on  commence par élever rapidement la température à  200 C et qu'on la maintient aux environs de ce point  pendant une heure, ou quand on commence par éle  ver rapidement la température à 465C et qu'on la  maintient alors au voisinage de ce point pendant une  heure, les produits présentent une faible     perte    de  résistance à la compression.

   Par contre, quand on  laisse la température s'élever lentement, en prenant  une durée de 90 minutes pour passer de la tempéra  ture     ambiante    à     4501)C,    et qu'ensuite on achève la  cuisson avec une élévation rapide de température,  les produits souffrent encore plus. Dans toutes ces  cuissons, les mélanges et les pressions et les tempéra  tures finales sont     les    mêmes.

   Les essais de compres  sion et la résistivité des éprouvettes B montrent ce  qui suit  
EMI0006.0009     
  
    Résistance
<tb>  à <SEP> la <SEP> compression <SEP> Résistivité
<tb>  Cuisson <SEP> kg/,m2 <SEP> ohms/cm
<tb>  Cuisson <SEP> normale <SEP> . <SEP> . <SEP> .... <SEP> 830 <SEP> 15,4 <SEP> X <SEP> 10'4
<tb>  Cuisson <SEP> maintenue <SEP> à <SEP> 200C <SEP> 660 <SEP> 16,3 <SEP> X <SEP> 10'4
<tb>  Cuisson <SEP> maintenue <SEP> à <SEP> 465C <SEP> <B>610</B> <SEP> 14,4 <SEP> X <SEP> 10-4
<tb>  Cuisson <SEP> portée <SEP> lentement
<tb>  à <SEP> 450C <SEP> <B>---------- <SEP> ----------</B> <SEP> . <SEP> .

   <SEP> 440 <SEP> 16,3 <SEP> X <SEP> 10-4       II est donc évident que l'élévation de tempéra  ture la plus rapide est désirable pour réaliser la soli  dité maximum, mais qu'il est possible d'utiliser une  lente élévation initiale de température jusqu'au point  où la contraction commence, si l'on en tire un avan  tage quelconque, par exemple si cela facilite l'élimi  nation de l'air et des gaz non condensables pour réa  liser une plus     forte    densité. Avec des blocs plus petits,  comme ceux des exemples I et II, il est désirable de  maintenir une grande vitesse d'élévation de tempéra  ture pendant toute la cuisson.

   Bien que la vitesse  minimum d'élévation de température nécessaire pour  obtenir un produit désirable varie suivant la com  position du mélange aussi bien que suivant les autres  conditions du procédé, on a trouvé préférable d'appli  quer une vitesse minimum d'élévation de tempéra  ture d'environ     20C    par minute et une pression non  inférieure à 70     kg/cm'    environ.  



  <I>Exemple IV</I>  Le test suivant est     similaire    à celui de l'exemple  III en ce sens que l'on utilise 270 g de mélange et  que la pression appliquée est de 190     kg/cm'.    Tou-         tefois,        le        mélange        contient    8     %        de        brai        dur        de        gros-          seur        inférieure    à     0,

  15        mm        et        92'%        de        graphite        arti-          ficiel    de grosseur inférieure à 0,07 mm. On chauffe  la matière jusqu'à une température finale d'environ  1050C et la contraction commence presque immé  diatement après le début de la cuisson et elle est  pratiquement achevée au bout de 6 minutes.

   Le  tableau suivant indique la variation de température  en fonction du temps de cuisson au cours d'une cuis  son de 52 minutes  
EMI0006.0035     
  
    Temps <SEP> minutes <SEP> Température, <SEP>  C
<tb>  0 <SEP> 21
<tb>  1 <SEP> 65
<tb>  2 <SEP> 127
<tb>  3 <SEP> <B>180</B>
<tb>  4 <SEP> 220
<tb>  5 <SEP> 260
<tb>  10 <SEP> 440
<tb>  20 <SEP> <B>710</B>
<tb>  28 <SEP> 820
<tb>  40 <SEP> 960
<tb>  52 <SEP> 1050       On     observera    que l'on utilise une élévation de  température relativement lente ; une plus grande  vitesse d'élévation de température améliorerait à la  fois les caractéristiques du produit et l'efficacité du  procédé.  



  La résistivité en ohms-centimètres, la densité, la  résistance à la compression en     kg/cm'    et la résistance  transversale en     kg/cm     des éprouvettes A, B, C, D  et E pour cette cuisson sont indiquées dans le tableau  suivant  
EMI0006.0039     
  
    Résistance
<tb>  à <SEP> la <SEP> Résistance
<tb>  Eprouvette <SEP> Résistivité <SEP> Densité <SEP> compression <SEP> transversale
<tb>  Bloc
<tb>  A <SEP> : <SEP> 15,9 <SEP> X <SEP> 10-4 <SEP> 1,73 <SEP> 460 <SEP> 260
<tb>  B <SEP> : <SEP> 14,4X <SEP> 10-4 <SEP> 1,772 <SEP> 380 <SEP> 240
<tb>  C <SEP> : <SEP> 32 <SEP> X <SEP> 10-4 <SEP> 1,735 <SEP> 420 <SEP> 90
<tb>  D <SEP> : <SEP> 16,7 <SEP> X <SEP> 10-4 <SEP> 1,64 <SEP> 400 <SEP> 200
<tb>  E <SEP> :

   <SEP> 15,0X <SEP> 10-4 <SEP> 1,69 <SEP> 390 <SEP> 190       <I>Exemple V</I>    Bien que tous les exemples précédents contien  nent du graphite de l'un ou l'autre type, il est possi  ble d'opérer avec des mélanges de matières qui ne  comprennent pas de graphite.  



  Dans le présent exemple, on utilise un mélange  qui contient seulement du coke de pétrole. Le mé  lange pèse<B>1400g</B> et comprend 25% d'un coke de       pétrole        brut        commercial        contenant        14'%        de        matière     combustible volatile, et 75% de coke de pétrole  calciné comme celui qui se vend commercialement  pour la fabrication des électrodes. On broie les deux  matières jusqu'à une grosseur inférieure à 0,07 mm.

    On soumet le mélange à une pression de 190     kg/cm@         pendant tout le cycle de     cuisson    et les données expé  rimentales sont les suivantes  
EMI0007.0002     
  
    Temps <SEP> Contraction
<tb>  m<U>inutes <SEP> Vo</U>lts <SEP> Ampè<U>re</U>s <SEP> totale <SEP> (mm) <SEP> Etape
<tb>  0 <SEP> 3,50 <SEP> 1770 <SEP> 0 <SEP> l=e <SEP> étape
<tb>  10 <SEP> 3,45 <SEP> 2340 <SEP> 1,11 <SEP>   <SEP>  
<tb>  20 <SEP> 3,40 <SEP> 2980 <SEP> 1,31 <SEP> 5 >
<tb>  25 <SEP> 3,40 <SEP> 3100 <SEP> <B>1</B>,35 <SEP> <B>  <SEP>  </B>
<tb>  25 <SEP> 4,55 <SEP> 4410 <SEP> <B>1</B>,35 <SEP> 2nle <SEP> étape
<tb>  35 <SEP> 4,50 <SEP> 5390 <SEP> 1,35 <SEP> <B>D <SEP> D</B>
<tb>  35 <SEP> 5,55 <SEP> 7280 <SEP> 1,35 <SEP> 31ne <SEP> étape
<tb>  45 <SEP> 5,45 <SEP> 8240 <SEP> 1,

  47       Les dimensions du produit sont 13 X 10 X 6 cm,  et il est exempt de pores et de fissures. Il a une den  sité de 1,55, une résistance à la compression de  340     kg/cm2    et une résistance transversale de  <B>13</B> 0     kg/cm2.     



  On soumet le produit à la graphitisation de façon  courante, en le chauffant à     3000 C    dans un four  de graphitisation. Avant     chauffage    il a une résistivité  de 0,0066     ohm-centimètre    suivant le plus grand axe.  Après chauffage il a une résistivité de 0,0016 ohm-cm  suivant le grand axe. Avant chauffage à 3000 C il  a un coefficient de dilatation thermique par OC de  2,4 X     10-G    suivant le plus, grand axe dans l'inter  valle de 0-250 C. Après chauffage à 3000C, le coef  ficient est de 1,6 X     10-G    suivant le plus grand axe.  



  Un produit présentant de telles     caractéristiques     conviendrait pour la plupart des applications d'élec  trodes. Mais on peut réaliser des propriétés, encore  meilleures en modifiant convenablement les ingré  dients et les conditions de la cuisson initiale.  



  <I>Exemple VI</I>  Le mélange contient trois constituants, tous Pul  vérisés à moins de 0,07 mm. Il pèse 3,5 g et     com-          prend        40'%        de        graphite        de        four        électrique,

          35        %        de          coke        de        pétrole        calciné        et        2.5        %        de        houille        bitumi-          neuse.    On soumet le mélange à une pression de  230     kg/cm2    pendant tout le cycle de cuisson et les  données expérimentales sont les suivantes  
EMI0007.0034     
  
    Contraction
<tb>  Temps <SEP> minutes <SEP> Ampères <SEP> cumulative <SEP> mm <SEP> Etape
<tb>  0 <SEP> 424 <SEP> 0 

  <SEP> lre <SEP> étape
<tb>  2 <SEP> 448 <SEP> 2,50 <SEP>   <SEP>  
<tb>  4 <SEP> 445 <SEP> 3,25 <SEP> <B>  <SEP> D</B>
<tb>  6 <SEP> 448 <SEP> 3,31 <SEP> <B>D <SEP> D</B>
<tb>  6 <SEP> 952 <SEP> 3,31 <SEP> 2- <SEP> étape
<tb>  8 <SEP> 1104 <SEP> 3,31 <SEP> <B>D <SEP>  </B>
<tb>  10 <SEP> 1120 <SEP> 3,31 <SEP>   <SEP>  
<tb>  12 <SEP> 1133 <SEP> 3,31 <SEP> <B>  <SEP>  </B>       Le produit est lisse, dense et dur.

    Les     esssais    montrent ce qui suit  Densité apparente: 1,75  Résistance à la compression : 1100     kg/cm2     Résistance transversale : 570     kg/em2     Résistivité électrique : 19,8 X     10-4    ohms-cm    Les variations de la grosseur de particules tendent  à     influer    sur les     propriétés        électriques    et mécani  ques du produit obtenu, mais il semble que l'effet  soit moins important dans le cas d'objets plus gros,  c'est-à-dire de ceux dont la section transversale est  supérieure à environ 62     cm2.    Par exemple, quand  on fabrique un petit objet (6 X 6 X 38     mm),

      avec       un        mélange    à     80'%        de        graphite        artificiel        et        20%        de     houille bitumineuse, en portant la grosseur des par  ticules de graphite, de 44 microns jusqu'à 150-210       microns,    on obtient une diminution de la résistivité  électrique de 14,7 X 10-4 à 10,

  9 X     10-4        ohms-cm.     Le test qui a donné ces chiffres est exécuté avec une  pression<B>de</B> 230     kg/em2    pendant que l'on fait passer  à travers la matière un courant d'environ 560 A  pendant     12/s    minute, puis un courant de<B>1100A</B>  pendant 2     minutes.    Le même essai amène une dimi  nution de la résistance à la compression, de 680 à  460     kg/cm2,    et une     diminution    de la résistance trans  versale de 4l0 à 320 kg/ce.  



  On a constaté que l'usage de particules plus peti  tes du constituant qui dégage des matières combus  tibles volatiles, diminue la résistivité, bien que     cet     effet ne     soit    pas prononcé. L'usage de petites parti  cules tend à augmenter la densité, la dureté, la résis  tance à la compression et la résistance transversale.

    Ainsi, avec un mélange de     8011/o    de graphite artificiel       (70        microns)        et        20'%        de        houille        bitumineuse        sous     une pression de 230     kg/ce,    une grosseur de parti  cules de 0,42 à 0,59 pour la houille donne une résis  tivité de 16,7 X     10-4    ohms-cm, une densité de 1,71,  une résistance à la compression de 340     kg/cm2    et  une résistance transversale de 270     kg/em2,    tandis  qu'une grosseur de particules de 0,044 mm.

   donne  une résistivité de 13,6 X     10-4        ohms-cm,    une densité  de 1,76, une résistance à la compression de  780     kg/em2    et une résistance transversale de  500     kg/cm2.     



  Comme on l'a indiqué plus haut, on peut utiliser  du sucre au lieu de la houille     bitumineuse    dans le  procédé selon l'invention. Dans un cycle de cuisson  utilisant une pression de 230     kg/cm2    et un courant  de 560 A pendant     12/s    minute et 1100 A pendant  2     minutes,        un        mélange        de        20        %        de        sucre        de        canne     et 80% de graphite de four électrique     inférieur    à  70 microns,

   donne un produit d'une     résistivité    de  11,1 X     10-4    ohms cm, une densité de 1,62, une  résistance à la compression de 220     kg/cm2    et une  résistance transversale de 180     kg/cm2.    D'autres pro  duits de remplacement de la houille     bitumineuse    sont  le brai, le bois pulvérisé, la cellulose (telle que la  pulpe de bois qualité rayonne), et le coke de pétrole  brut. Des matières     différentes    nécessitent des     condi-          tions        de        cuisson     pour donner les meilleurs  résultats.

   Les     caractéristiques    du produit varient sui  vant les matières     utilisées.     



  Le procédé selon l'invention peut aussi être exé  cuté avec addition de matières non carbonées au  mélange, par ailleurs, normal, de matières carbonées.  Par exemple, on a ajouté des particules de mica au      mélange carboné pour obtenir une matière réfractaire  ayant de meilleures caractéristiques d'isolement     ther-          mique    que celles que l'on obtiendrait sans addition  de mica. De même, on a ajouté des particules de  cuivre pour obtenir une     conductivité    accrue, qui serait  par exemple désirable pour certains types. de balais.  



  Bien que le graphite naturel, et particulièrement  le graphite floconneux lubrifiant naturel, convienne       admirablement    à l'obtention d'un objet à forte den  sité, on peut aussi utiliser d'autres formes, de     graphite     à condition qu'elles présentent des caractéristiques  lubrifiantes convenables. Un exemple d'une telle  forme de graphite est un graphite synthétique résul  tant de la décomposition thermique du carbure de  silicium.  



  Le procédé selon l'invention peut aussi être appli  qué à la fabrication, en une seule étape, d'objets tels  que les balais de moteurs électriques, dans laquelle  on moule un élément métallique sur le charbon. En  pareil cas, la liaison de l'élément métallique s'effectue  en même temps que la cuisson du mélange carboné.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de fabrication d'un article façonné au carbone, par chauffage sous pression d'une matière de départ carbonée dans un moule, caractérisé en ce que la matière de départ est un mélange comprenant, en proportion notable, une première matière carbonée apte à dégager, sous l'effet d'un traitement thermique, une quantité appréciable de matière combustible vola tile et à laisser au moins un peu de carbone fixe résiduel, et en proportion plus élevée, une seconde matière carbonée ayant une faible teneur en matière volatile, le mélange étant, dans le moule, soumis à une haute pression mécanique pour le comprimer, et chauffé, tandis que la pression est maintenue,
    en fai sant passer un courant électrique de forte densité à travers le mélange comprimé, ce chauffage étant poursuivi au moins jusqu'à dégagement sensiblement complet de la matière combustible volatile et étant rapide au moins pendant la période de contraction du mélange. II. Article obtenu par le procédé selon la reven dication I et présentant une perméabilité aux gaz faible et sensiblement uniforme. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le chauffage est poursuivi au moins jusqu'à décomposition thermique sensiblement complète de la première matière carbonée.
    2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la seconde matière carbonée est du gra phite, de préférence un graphite à haut pouvoir lubri fiant tel que du graphite naturel lubrifiant en écailles. 3. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que le mélange comprend, comme seconde matière carbonée, de 80 à 95'% de graphite et, comme première matière carbonée, de 5 à 20% d'une matière carbonée à haute teneur en matière volatile,
    de préférence du charbon bitumineux ou du coke de pétrole non calciné. 4. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que les première et seconde matières, carbonées sont, respectivement, du coke de pétrole non calciné et du coke de pétrole calciné. 5. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la densité du courant électrique est suffi sante pour que la montée de température du mélange soit rapide au moins pendant une partie notable du chauffage, de façon que le chauffage soit achevé en moins d'une heure et de préférence en quelques mi nutes. 6.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que la haute pression mécanique et la vitesse de montée de la température sont suffisantes pour que l'article résultant ait une densité apparente supé rieure à 2,0 g/cm3. 7. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce que l'article façonné au carbone est encore chauffé par passage d'un courant électrique à travers l'article, la densité du courant électrique étant de pré férence supérieure à la densité du courant électrique utilisé pour effectuer le premier chauffage. 8. Article selon la revendication II, caractérisé en ce que sa densité apparente est supérieure à 2,0 g/cm3. 9.
    Article selon la revendication II, caractérisé en ce que sa résistivité électrique est inférieure à 5,6 X 10-4ohms cm et de préférence inférieure à 2,5 X 10-4 ohms-cm.
CH360678D 1956-10-15 1956-10-15 Procédé de fabrication d'un article façonné au carbone et article obtenu par ce procédé CH360678A (fr)

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
CH360678T 1956-10-15

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH360678A true CH360678A (fr) 1962-03-15

Family

ID=4512701

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH360678D CH360678A (fr) 1956-10-15 1956-10-15 Procédé de fabrication d'un article façonné au carbone et article obtenu par ce procédé

Country Status (1)

Country Link
CH (1) CH360678A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
FR2711644A1 (fr) Procédé de fabrication d&#39;un graphite isotropique à haute résistance et composant de piston ainsi obtenu.
US10883053B2 (en) Processes and compositions for carbon foams and materials
FR2934854A1 (fr) Ceramique semi-conductrice
FR2511388A1 (fr) Procede de production de briquettes de coke a haute resistance
FR2689881A1 (fr) Procédé de fabrication de briques contenant de la poussière de four à arc électrique, et briques ainsi produites.
EP0675861A1 (fr) Isolant thermique structural en carbone et son procede de fabrication.
CH360678A (fr) Procédé de fabrication d&#39;un article façonné au carbone et article obtenu par ce procédé
US11505464B2 (en) Thermal fracture and microcarbon separation of coal particles
FR2464294A1 (fr) Grains carbones synthetiques a hautes caracteristiques mecaniques, procede de preparation, application a la realisation de blocs carbones, electrodes et pates carbonees
EP0005410A1 (fr) Pâte carbonée pour mise en forme à froid; application et procédé pour la réalisation de garnissages au moyen de ladite pâte
FR2666578A1 (fr) Composites de disiliciure de molybdene-zircone.
BE889974Q (fr) Procede de fabrication de goudrons destines a la fabrication de charbon d&#39;electrode ou d&#39;autres sortes d&#39;agglomeres
JP5163247B2 (ja) コークスの製造方法
US390546A (en) David aikman
EP0612703A1 (fr) Procédé de fabrication rapide de produits carbonés
WO2002068723A1 (fr) Cathode graphite pour l&#39;electrolyse de l&#39;aluminium
BE642093A (fr)
FR1464336A (fr) Réfractaire à liant carboné
BE443494A (fr)
BE332318A (fr)
Sulaiman et al. Pre-treatment of oil palm fronds biomass for gasification
Sembiring The Fabrication and Characterizations of Coal Briquettes Composed by Charcoal –Clay –Rice Husk Ashes and Adhesive
FR2952068A1 (fr) Procede de fabrication d&#39;un combustible par torrefaction de grignon d&#39;olive
BE398980A (fr)
CH717918B1 (fr) Procédé de fabrication d&#39;une pièce à partir d&#39;une substance minérale particulaire.