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Montre électrique La présente invention a essentiellement pour objet une montre électrique plus spécialement du type montre-bracelet ou analogue.
Depuis fort longtemps on cherche à fabriquer des montres incluant dans leurs boîtiers, une source de courant électrique conférant à l'ensemble une autonomie durable. Jusqu'à ce jour tous les essais n'ont pu être couronnés de succès soit en raison de l'impossibilité dans laquelle on se trouvait d'avoir des piles ou des accumulateurs de très faibles dimensions, soit de pouvoir loger l'ensemble du mécanisme dans un boîtier de dimensions acceptables et utiles, soit encore d'obtenir une précision suffisante de ce mécanisme.
La montre conforme à la présente invention répond à toutes ces exigences.
Elle comprend une source de courant continu alimentant un circuit électromagnétique et un système balancier-spiral situé dans le champ magnétique engendré par ledit circuit et commandant l'ouverture et la fermeture du circuit d'alimentation.
Elle est caractérisée en ce que le circuit magnétique est constitué par deux bobinages au moins montés sur les branches d'une armature fixe en forme de V dont l'axe de symétrie coïncide avec un axe de symétrie du boîtier de la montre, lesdites branches portant, à leurs extrémités libres, des pièces polaires entre lesquelles oscille une armature mobile en métal ferromagnétique, formant balancier, raccordée à un ressort de rappel et coopérant avec un organe de contact ouvrant et fermant le circuit d'alimentation des bobinages,
lesdits bobinages, étant connectés en parallèle et alimentés par au moins une source de courant logée au voisinage des branches de l'armature en forme de V. Dans les dessins donnés à titre d'exemple, la fig. 1 montre le schéma électrique général de la montre conforme à l'invention; La fig. 2 montre le schéma du dispositif d'entretien électromagnétique ; La fig. 2 bis montre le schéma du circuit magnétique polarisé, le contact étant ouvert ; La fig. 2 ter montre le schéma du circuit magnétique polarisé le contact étant fermé ;
La fig. 3 montre, en perspective, à grande échelle et avec arrachement partiel un mode d'exécution de l'ensemble constitué par le balancier avec les mécanismes accessoires ; La fig. 4 est une vue en plan d'un mode d'exécution du mécanisme complet de la montre; La fig. 5 montre les positions relatives de la che- ville de commande et des dents de la roue de commande au début de la menée; La fig. 6 est une vue en perspective d'une partie de la roue de commande et de la goupille aimantée qui positionne une dent de cette roue ;
La fig. 7 montre les positions relatives de la che- ville de commande et des. dents de la roue de commande au début du recul de la roue; La fig. 8 est une vue en perspective du mécanisme die mise à l'heure en position de travail.
La fig. 9 est une vue analogue à celle de la fig. 8 du mécanisme de mise à l'heure en position de repos ; La fig. 10 est une vue en plan d'un mécanisme conforme à l'invention montrant les stators, le balancier et le dispositif de mise à l'heure; La fig. 11 est une vue en plan semblable montrant les rouages ; La fig. 12 est une vue également en plan montrant le mouvement vu par dessous ;
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La fig. 13 est une vue en perspective de l'ensemble du circuit magnétique;
La fig. 14 est une vue en perspective de l'ensemble de la plaque porte contact; La fig. 15 est une vue en perspective d'un bloc de connexion de pile ; La fig. 16 est une vue en perspective de la serge en métal perméable du balancier montée sur bras en maillechor par exemple ; La fig. 17 est une vue en perspective de la came montée sur l'axe du balancier ; La fig 18 montre un mode de réalisation du contour de l'aiguille de secondes;
La fig. 19 montre en perspective la boîte et le mouvement au moment de la mise en place du mouvement; La fig. 20 est une vue perspective de la boîte du côté fond au moment de la mise en place d'une pile; La fig. 21 est une vue perspective de la couronne de mise à l'heure, le demi-ann;eau mobile étant relevé ; La fig. 22 est une vue en coupe partielle, à grande échelle, de la partie de la montre correspondant au dispositif de mise à l'heure ;
La fig. 23 est une vue analogue à celle de la fig. 22 montrant le balancier.
Pour plus de commodité dans l'exposé qui va suivre, on va tout d'abord décrire le principe général du montage et, ensuite, séparément les. mécanismes de détail dont la combinaison constitue l'ensemble. Principe général Suivant l'exemple d'exécution choisi et représenté au dessin,
la montre est basée sur le principe d7em- ploi d'un organe régulateur constitué par un balan- cier-spiral à entretien électromagnétique. Des piles ou des accumulateurs contenues dans le boîtier fournissent directement l'énergie nécessaire à l'entretien des oscillations du balancier qui de ce fait joue à la fois le rôle de moteur et de régulateur.
Dans la fig. 1, on a montré d'une manière très schématique le montage de la montre faisant l'objet de la présente invention. Sur ce schéma, on trouve une pile 1 dont le pôle positif est relié par un con- ducteur 2 à un contact 3 dont l'autre borne 4 est reliée à la masse 5. Le pôle négatif de la pile est relié par un conducteur 6 à un bobinage indiqué schématiquement en 7 dont la borne opposée 8 est reliée également à la masse.
De préférence, on place en dérivation sur le bobinage 7 un dispositif redresseur de courant ou une diode 9 dont le rôle consiste à préserver le contact.
En pratique, et comme représenté sur la fig. 2, l'ensemble moteur comporte deux bobines 7 et 7', comprenant des noyaux 10 et 10', terminés chacun par des pièces polaires 11 et 11'.
Dansi l'exemple de la fig. 2, on a choisi le cas d'emploi de deux piles 1, l' reliées en parallèle et alimentant par des conducteurs 12 et 12', les deux bobines 7 et 7'. Les extrémités 13 et 13' de ces bobines sont reliées à la masse, comme montré en 14, 14'. Les pôles opposés des piles sont reliés par des conducteurs 15, 15' aboutissant au contact 4 (20, 23 dans, la fig. 2).
Les deux pièces polaires 11 et 11' sont de plus reliées entre elles par un aimant permanent 16 dont le rôle se trouve expliqué sur les fig. 2 bis et 2 ter. A leur extrémité opposée les noyaux 10, 10' sont reliés par une pièce en métal magnétique 17.
Une armature 18 formant balancier munie de deux saillies 19 et 19' est placée entre les sabots 11 et 11' du stator.
Au surplus, ce balancier est solidaire d'un ressort spiral (non représenté sur les fig. 2, 2 bis, 2 ter) et il constitue de ce fait l'organe réglant de la montre.
Les oscillations du balancier sont comptées par une roue qui tourne d'une dent à chaque oscilla- tion du balancier et dont le mouvement de rotation est transmis aux aiguilles par l'intermédiaire d'un rouage.
A ce montage général, il y a lieu d'adjoindre un dispositif particulier de mise à l'heure de la montre ainsi qu'un, dispositif limiteur d'amplitude permettant d'éviter des oscillations accidentelles du balancier.
Il y a lieu de remarquer que les deux bobines 7, 7' du stator sont montées électriquement en parallèle. Les bobinages sont réalisés dans un sens tel que les flux magnétiques développés par chacun des enroulements des deux bobines s'ajoutent lorsque le contact 4 est fermé. Ces flux magnétiques sont opposés au flux magnétique induit par l'aimant 16.
Les bobinages et l'aimant sont placés d'une manière telle que le flux magnétique induit par les bobines soit sensiblement le double du flux induit par l'aimant. Les noyaux du stator sont dimensionnés de façon qu'ils soient au voisinage de la limite de saturation, lorsqu'ils sont parcourus par le flux magnétique induit par l'aimant.
En se reportant à la fig. 2 bis, on voit que lorsque le contact 4 est ouvert, le circuit magnétique est parcouru par un flux #D dû à l'aimant 16.
Ce flux est bouclé sur les noyaux du stator et il ne passe alors qu'un très faible flux de fuite dans l'armature mobile dont l'entrefer présente une réluctance assez forte. Dès que le contact 4 est fermé (fig. 2 ter), un courant passe dans les bobines 7 et 7' et les noyaux du stator sont alors: parcourus par un flux q)' égal en valeur à #), mais de sens opposé. A ce moment les flux #) et V se bouclent par l'armature mobile, malgré la réluctance de l'entrefer.
L'armature ou le balancier 18 se trouve alors traversé par un flux égal, aux pertes près, à la somme des flux #) et (D' et reçoit ainsi une impulsion assez forte.
Alors que le circuit magnétique des noyaux 10 et 10' est saturé par un flux 4), on peut quand même faire passer par l'armature mobile un flux plus grand
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que #D. L'aimant de polarisation 16 permet donc d'utiliser un circuit magnétique de plus faible volume, ce qui est intéressant tant du point de vue économique que du point de vue encombrement.
Dispositif de contact En se reportant aux fig. 2, 3 et 4, on va maintenant décrire un contact assurant l'alimentation des bobines en courant électrique.
Les pôles positifs, des piles sont reliés par les conducteurs 15, 15'à une pièce 20 que l'on désignera dans ce qui suit sous le nom d'organe de contact. Cette pièce 20 est solidaire d'un bras 21 et l'ensemble est monté à frottement plus ou moins doux sur un axe 22. C'est l'organe de contact 20 qui joue le rôle de la première borne de contact. Il est mobile autour de son axe 22 et par sa rotation permet d'opérer le réglage de l'amplitude des, oscillations du balancier.
Avec l'organe de contact 20, coopère un organe élastique constitué par un fil 23 dont l'une des extrémités est fixée à un plot 24 orientable. Ce plot est relié à la masse 5. L'organe 23 est flexible et son extrémité libre est agencée de manière à venir en contact avec une pièce isolante 25, appartenant à une plaquette ou unie came 26, montée sur l'axe 27 du balancier 18 dont on voit le spiral en 60.
Le montage des diverses pièces est fait d'une façon telle que le fil de contact 23 soit orienté de manière qu'en position de repos il ne touche par l'organe de contact. En d'autres termes, en position de repos, le contact est ouvert et aucun courant ne traverse les bobinages.
L'ensemble des pièces appartenant au dispositif de contact est monté sur une plaquette facilement démontable.
Le fonctionnement des contacts, est le suivant. Lorsque le balancier tourne dans le sens FI (fig. 2), il arrive un moment où la pièce 25 entraîne l'extrémité libre du fil 23 qui vient alors toucher l'arête de l'organe de contact 20. Cette position a été représentée plus spécialement sur la fig. 3. Le circuit électrique se trouve alors fermé. Le balancier 18 continuant sa rotation, la pièce 25 échappe au fil 23 et celui-ci ouvre le contact.
Le calage de la came portant la pièce 25 par rapport aux saillies 19 et 19' du balancier est tel que le début du contact se produise quand ces saillies sont proches des pôles du stator mais avant qu'elles ne soient en. face de ceux-ci. A ce moment, le stator exerce sur les saillies une attraction électromagnétique dirigée sensiblement tangentiellement au balancier, ce qui fournit une impulsion d'entretien à ce dernier.
Au retour *du balancier (rotation dans le sens opposé à FI, fig. 2) la pièce 25 vient toucher le fil 23 et échappe à ce dernier sans fermer le contact. Il y a donc une seule impulsion à chaque aller et retour du balancier.
L'impulsion ne se produisant qu'une fois par période complète, il est possible de régler l'isochronisme en calant correctement la position de l'impul- sion par rapport au point mort du spiral.
Pour indiquer l'heure, il convient de compter les oscillations exécutées par le balancier. Cette opération est réalisée par une roue dentée à profil spécial 28, que l'on appellera dans ce qui suit roue de commande.
En se rapportant aux fig. 3, 5 et 7, on constate que le balancier 18 porte une cheville 29, servant à entraîner la roue de commande 28. Les dents de la roue de commande 28 ont un profil particulier en ce sens qu'elles ont des extrémités biseautées de manière que l'entraînement se fasse facilement par la cheville dans un certain sens et que les dents échappent à cette cheville, dès que l'opération de menée est terminée.
Dans les fig. 5 et 7, on a montré deux dents Dl et D,,. Les extrémités a et b de ces dents décrivent une trajectoire X tandis que le bord de la cheville 29 du balancier décrit une trajectoire Y. Ces deux trajectoires se coupent en A et B, et l'on constate donc qu'au point B, la cheville quitte l'entraînement de la dent Dl.
Afin de faire en sorte que, la roue de commande occupe toujours une position bien déterminée, on a prévu sur une platine 30 à laquelle est fixé l'axe 31 de la roue de commande 28, une goupille ou autre pièce analogue 32 aimantée (fig. 3 et 6) qui attire la dent qui se trouve la plus proche d'elle.
Ainsi donc, lorsque la dent Dl, a été entraînée par la cheville de commande jusqu'à la position montrée en traits interrompus D'l, sur la fig. 5, la roue va se trouver attirée dans le sens de la flèche F2 par l'aimant 32 et continuera donc le mouvement jusqu'à ce qu'elle vienne occuper la position montrée en traits pleins en D- II ,s'agira donc toujours d'une position bien définie.
Au retour, le balancier tourne dans le sens inverse de ce qu'on nomme la menée (fig. 7), la cheville de commande ayant abandonné la dent D, et se trouvant en contact avec une autre dent Ds, oblige la roue de commande à reculer jusqu'à ce que cette dent D. vienne occuper la position en traits interrompus D'3 à la suite de quoi elle l'abandonne.
Toujours grâce à la force d'attraction exercée par l'aimant 32, la roue de commande est rappelée dans les mêmes circonstances et vient se replacer dans la position de départ qui correspond à D3 représentée par la fig. 7.
Le mouvement de la roue de commande 28 est transmis aux aiguilles par l'intermédiaire d'un rouage terminé par une minuterie. Contrairement à ce qui arrive dans 1e cas. d'une montre à ressort, ce rouage ne transmet qu'un couple très faible.
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Dispositif de mise à l'heure En se reportant aux fig. 4, 8, 9 et 10, on y trouve un dispositif de mise à l'heure.
Celui-ci se compose essentiellement d'une tige 33 montée coulissante .entre deux positions montrées, respectivement sur les fig. 8 et 9 et correspondant à deux encoches 34 et 35, dans lesquelles s'engage un ressort- fil 36.A cette tige est fixée une roue dite de mise à l'heure 37 coopérant avec une roue de minuterie 38.
Au-dessus des deux rainures 34 et 35, pratiquée sur la tige 33, celle-ci comporte une surface inclinée conique 39, coopérant avec le bras 40 d'un levier 41 basculant autour d'un axe 42. L'extrémité 43 de ce levier coopère avec le bras 44 d'un autre levier 45 solidaire d'un axe 46. Ce deuxième levier présente un bras 47 susceptible de coopérer avec une rampe 48 prévue sur un élément élastiquement déformable 49, dont une extrémité forme crochet en 50 et est sus- ceptible de s'appliquer sur la serge de l'armature du balancier.
La lame élastique 49 est fixée en 51 sur le pont du rouage par une vis et deux pièces de positionnement. Sur l'axe 46 est également monté un élément 52 recourbé susceptible de s'engager entre les dents de la roue de commande 28. A la partie supérieure du mécanisme se trouve une lame 53 formant ressort, fixée en un point 54 et ayant une extrémité 55 appuyant contre le bras 44 du levier 45.
Le fonctionnement de ce dispositif est très simple. En position de repos, montré sur la fig. 9, le ressort 36 se trouve engagé dans la rainure 35 et le res- sort 53 repousse les deux bras 43 et 44 des leviers 41 et 45.
Pour effectuer la mise à l'heure, on commence par exercer une traction sur la tige 33 dans le sens de la flèche F3. Au cours de ce mouvement, le bras 40 du levier 41 glisse sur le cône 39 de la tige de commande 33, et pivote dans le sens de la flèche F.. Son extrémité 43 entraine l'extrémité 44 du levier 45 à l'encontre de l'action du ressort 53. Ce mouvement de rotation fait monter l'extrémité 47 du levier 45 sur la rampe 48 et oblige la pièce élastique 50 à basculer dans le sens de la flèche Fs (fig. 8) en immobilisant le balancier.
En même temps, la rotation du levier 45 provoque une rotation correspondante de l'élément 52 qui est calé sur l'axe 46 et qui vient bloquer la roue de commande 28 en pénétrant entre deux dents de celle-ci. Ce mouvement de coulissement de la tige 33 provoque en même temps la mise en prise de la roue de mise à l'heure 37 avec la roue de minuterie 38.
Afin d'éviter une immobilisation du balancier pour une position de contact fermé, on prévoit sur ce dernier des encoches 56 au nombre de deux par exemple. Il en résulte que lorsque la pièce 50 s'engage dans l'une de ces encoches,, le balancier peut encore effectuer un certain, mouvement pour lui permettre d'échapper à la position de contact fermé. Comme on l'a vu, le circuit magnétique comprend les noyaux de deux bobines 7, 7' longues disposées suivant les branches d'un V comme montré sur les fig. 4, 10 et 13, ce qui permet de répartir les rouages sous un faible volume.
Les pièces polaires 11, 1l' sont montées aux extrémités écartées du V formé par les deux bobines et c'est à cet endroit qu'est monté le balancier 18 qui est constitué par une bague en métal très perméable 57, solidaire d'un bras, ou d'une plaquette 58, fixé sur un axe 27. Les détails de montage de ce balancier sont représentés sur la fig. 16. On y voit notamment des trousi d'équilibrage 110.
Les deux saillies 19 et 19' sont prévues en des points diamétralement opposés du balancier et coo- pèrent avec les pièces polaires du stator. Ces: deux pôles sont disposés, sur deux niveaux différents, ceci dans le but d'éviter l'action de freinage qui serait préjudiciable et qui se manifesterait lorsque l'une des saillies du balancier passe devant le pôle opposé du stator. Cette disposition permet aussi d'ajuster indépendamment chacun des deux entrefers, l'écart de concentricité éventuel du rotor pouvant être alors corrigé par un réglage de l'entrefer.
Sur l'axe du balancier est montée la came 26 (fig. 17) qui porte, d'une part, la pièce 25 qui agit normalement sur le fil de contact 23 et en même temps une cheville 29 servant à l'entraînement de la roue de commande 28.
Dans la fig. 13, on a montré le schéma de montage de l'ensemble magnétique et on y retrouve les pièces déjà décrites avec les mêmes chiffres de référence.
Pour éviter la détérioration du contact au moment de la rupture, on place un redresseur 9 composé par exemple d'une diode placée en dérivation sur le bobinage 7. Ce redresseur au moment de la rupture de contact permet à l'énergie amassée par la self des bobines de se libérer sous forme de courant électri- que inverse et évite ainsi la formation d'une étincelle de rupture. II est à remarquer que cette énergie est en partie récupérée., le courant qui passe par la diode parcourant les bobines et produisant une impulsion électromagnétique supplémentaire transmise au balancier.
Les bobines sont en fil de cuivre isolé. Le début du bobinage est relié à la masse du noyau par exemple par soudure, tandis que la sortie du bobinage est réalisée par un vernis conducteur qui est en contact électrique avec les dernières spires: de ce bobinage. La connexion des bobines est réalisée, d'une part, par le contact électrique obtenu par vissage des noyaux sur la masse de la platine de la montre, et, d'autre part, par appui de la connexion supérieure sur le vernis conducteur dont il a été question précédemment.
Les liaisons, électriques entre les différents éléments .sont réalisées par la connexion supérieure 12, 12' et la connexion inférieure 15, 15'. Ces connexions
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sont constituées par exemple par des rubans métalliques que l'on voit sur les fig. 10, 11, 12 et 4.
Les connexions .sont maintenues en place par des vis prenant appui sur des plots isolés et vissés sur les différents éléments dont elle assure la liaison électrique.
Les piles elles-mêmes sont de préférence placées dans des blocs par exemple en matière plastique 61 (fig. 15) comprenant, d'une part, des trous de montage 62, et une connexion fixe 63 ainsi qu'une connexion élastique 64. Une feuille d'isolant 65 se trouve interposée entre lest deux connexions. C'est donc ce petit bloc en matière plastique ou analogue 61 que l'on place à l'intérieur du boîtier et que l'on relie aux conducteurs 12 et 15.
L'aiguille des secondes a été représentée plus spécialement sur la fig. 18, les autres aiguilles étant montrées tant sur la fig. 19 que sur la fig. 12.
Si les aiguilles des heures, et des minutes ne présentent aucune caractéristique spéciale il n'en est pas de même de l'aiguille des secondes. Celle-ci est équilibrée par un contrepoids ayant la forme d'un éclair , comme montré en 66 sur la fig. 18.
Il y a lieu de remarquer que cet équilibrage lest nécessaire, étant donné que contrairement à une montre classi- que, le rouage de la montre décrite est libre et n'est freiné que par le positionnement magnétique de la roue de commande. Si l'aiguille des secondes n'était pas équilibrée, elle risquerait de tourner sous l'effet d'un choc et, entraînant le rouage, de produire une ereur d'inscription de l'heure sur le cadran.
On peut noter que la forme de 1' éclair avec la pointe dirigée vers le centre et la partie large à l'extérieur réalisent les meilleures conditions d'équilibrage.
S'agissant principalement d'une montre-bracelet, c'est-à-dire d'une montre portée au bras de l'individu, certains mouvements peuvent évidemment communiquer au balancier une accélération telle que l'amplitude dépasse 360". Il se produit alors un contact qui donne au balancier une nouvelle impulsion tendant à augmenter encore l'amplitude. Pour éviter ce phénomène, on utilise un verrou que l'on positionne magnétiquement et qui joue le rôle de limiteur d'amplitude.
Ce dispositif limiteur d'amplitude a été représenté en détail sur la fig. 3 et il est également visible sur la fig. 11.
Il est essentiellement constitué par une pièce 67 montée sur un axe 68 fixé dans une platine 69 et dans une autre platine non représentée. Le verrou 67 se termine par un élément en forme de fourche 70 dans lequel s'engage une cheville 71 appartenant au balancier 18. Des deux côtés de la fourche 70 sont placées des goupilles aimantées 72 et 73, fixées par exemple sur un aimant permanent 74.
On constate immédiatement que la fourche se trouve rappelée par attraction magnétique dans l'une des positions extrêmes, c'est-à-dire au contact de l'une ou l'autre des deux goupilles 72, 73. Un mouvement intempestif du balancier 18 se trouve donc limité par le contact de la cheville 71 et des deux bras de la fourche 70. Celle-ci occupe toujours une position bien déterminée au contact de l'une ou de l'autre des deux goupilles. lorsque le balancier exécute un mouvement normal.
Le boîtier peut être conçu de bien des, façons différentes. Son mode de construction dépend dans une grande mesure du nombre des piles utilisées et de leur disposition. On peut employer une ou plusieurs piles fonctionnant simultanément, mais il est également loisible d'avoir un emplacement pour une ou plusieurs piles en réserve que l'utilisateur peut brancher lui-même lorsqu'il constate que la ou les piles en fonctionnement ,sont épuisées.
On peut donc avoir par exemple, deux logements dont un sert à la pile en action et l'autre à celle tenue en réserve.
Suivant l'exemple représenté, le boîtier de la montre a été conçu spécialement pour y permettre de loger plusieurs piles. Ces dernières peuvent évidemment être logées soit ensemble, soit séparément comme par exemple représenté sur la fig. 4 du dessin.
De toute manière, l'emplacement le plus commode est celui qui est réalisé en empruntant une partie de l'espace disponible entre les deux connexions 75, 75' et 76, 76', dé part et d'autre, des deux bobines 7, 7'. Cette mise en place des piles peut se faire notamment en direction et entre les deux branches, d'attache du boîtier sur le bracelet.
Plus spécialement, on peut indiquer que le mécanisme est mis en place de préférence par l'ouverture réservée à l'emplacement du verne. Le verre est ensuite ajusté dans son logement et assure l'étanchéité et la tenue du mouvement.
Un espace suffisant est de préférence laissé entre le bord extérieur du cadran 77 (fig. 19, 22) et le logement du verre de manière à permettre la mise en place et le blocage des vis assurant l'appui nécessaire à la réalisation d'un bon contact électrique entre les connexions du mouvement. Cette disposition donne l'avantage de pouvoir introduire les piles par le fond de la boîte sans être astreint à mettre le mouvement à nu.
Il est donc possible de changer aisément les piles sans courir le risque de détériorer le mouvement ou d7in- troduire des poussières. Au surplus, on a montré sur la fig. 20, la manière d'introduire legs piles, par le fond du boîtier.
On voit ici une pile représentée schématiquement en 78 que l'on introduit dans l'espace 79 prévu à l'intérieur de la boîte 80. Le ressort 67 formant contact vient s'appuyer sur le pôle négatif de la pile, tandis qu'un bouchon 81 muni de lames élastiques 82, formant ressorts., est vissé sur le boîtier pour fermer complètement le logement contenant la pile.
L'épaisseur nécessaire au logement des piles et à leur moyen de branchement est de préférence prévue entre les attaches 83 et 84 comme indiqué ci- dessus. A cet endroit le bracelet cache l'épaisseur tandis que sur les côtés le boîtier est nettement anglé en 85 donnant l'illusion d'une faible épaisseur.
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Comme montré sur la fig. 19, un voile 86 prévu dans la boîte 80 permet de fixer le bloc porte-piles et d'isoler ces dernières en quelque sorte de l'ensemble du mouvement.
Les éléments restant du mécanisme de la montre conforme à l'invention sont situés d'ans le fond du boîtier sur les plaquettes dont il sera question dans ce qui suit.
Bien que les principales caractéristiques de la montre représentée aient été décrites dans ce qui précède d'une manière largement suffisante pour la bonne compréhension de l'invention, on va procéder maintenant à la description de certains détails de montage en se référant aux diverses figures des dessins et plus spécialement aux fig. 3, 10, 11, 12, 22 et 23.
Le boîtier de la montre 80 (fig. 22) possède sur l'avant une ouverture circulaire 86 dans laquelle vient s'ajuster le verre 87. La bague d'armage 88 ajustée dans le verre maintient ce dernier par l'intérieur et assure l'étanchéité boîte-verre. La lunette circulaire 89 parfaitement lapidée permet d'extraire le verre et assure de bonnes qualités esthétiques au- dessus de la boîte.
La platine du mouvement 90 ajustée par son pourtour extérieur dans la boîte prend appui sur cette dernière par son jonc extérieur. La bague d'armage prenant appui sur le verre maintient la platine appuyée contre la boîte par l'intermédiaire du cadran 91 et la rondelle isolante 92. L'ensemble du mouvement ayant été introduit par la lunette, c'est donc l'ajustement serré du verre qui maintient tout l'ensemble solidaire de la boîte.
Le pont du balancier 93 fixé sur la platine par deux vis et positionné par deux goupilles possède un ensemble support de pivot dans lequel vient tourillonner l'axe de balancier 27. Cet axe tourillonne également dans un ensemble support de pivot analogue fixé dans la platine.
Les ensembles de support assurent en même temps qu'un guidage précis de l'axe une protection des pivots contre les chocs (fig. 23).
L'axe de balancier 27 porte, par l'intermédiaire de la virole 94 le spiral habituel 60 à courbe Bréguet qui vient s'encastrer sur le piton 95. Le spiral passe entre les goupilles de raquette 96, 96'. La goupille de raquette 96' est nettement plus longue que la gou- pille 96.
Elle a été pliée à l'équerre à sa partie inférieure, de manière à être parallèle au plan du spiral. La partie pliée de la goupille empêche que sous l'effet d'un choc le spiral ne vienne s'accrocher sur le pont ou toute autre partie. La raquette 97 qui pivote autour de 27 et supporte les goupilles de raquette permet de faire les retouches du réglage de la période de système balancier spiral.
Sur l'axe 27 est également fixé le plateau 98 qui supporte le cercle formant bras de balancier et dans lequel est encastrée la cheville 71.
L'organe de contact 20 (voir fig. 3) est ajusté à friction sur l'axe 22. L'axe de raquette est collé sur la plaque porte contact au moyen d'une colle à base de résine.
L'axe de la roue de commande 28 tourillonne dans deux pierres chassées l'une dans le pont de commande 99, l'autre dans la platine 100. La goupille aimantée 32 fixée dans le pont de commande positionne la roue de commande suivant une direction angulaire bien précise, de telle manière qu'à chaque entraînement la dent suivante vienne occuper la position de la dent précédente.
La force attractive exercée par la goupille aimantée sur la roue est dosée dé manière que la roue soit bien positionnée, tandis que l'énergie demandée au balancier pour entraîner cette roue est très faible.
La roue de commande à mouvement cadencé par le balancier est solidaire du pignon de commande 101 qui engrène avec la roue intermédiaire 102 dont l'axe pivote à sa partie supérieure dans une pierre chassée dans le pont de rouage et à sa partie infé- rieure dans une pierre chassée dans la platine. Le pignon 103 est solidaire de l'axe de la roue intermédiaire 102 ; il engrène avec la roue de secondes 104.
Le rapport d'engrenage entre la roue de commande et la roue de secondes est tel que la roue de commande tourne, 12,5 fois plus vite que la roue de secondes.
L'aiguille trotteuse équilibrée est ajustée à l'extrémité de l'axe de la roue de secondes. L'axe de la roue de secondes pivote à sa partie supérieure dans une pierre chassée dans le pont de rouage et à sa partie inférieure d'ans un palier situé à l'intérieur du canon de la roue de centre; d'autre part, son ébat en hauteur est limité par une pierre chassée dans une plaque maintenue par une vis sur le pont de centre 105.
Le pignon de secondes solidaire de l'axe de secondes engrène avec la roue de moyenne 106 dont l'axe tourillonne à sa partie supérieure dans une pierre chassée dans le pont de rouage et à sa partie inférieure dans une pierre chassée dans la platine.
L'aiguille de minutes 107 est chassée à l'extrémité du pignon de chaussée. Au moment de la mise à l'heure le pignon de chaussée tourne autour de l'axe de centre qui, lui, est immobilisé.
L'aiguille des heures 108 est chassée à l'extrémité de la roue d'heures.
Il est à remarquer que les dents de la roue de minuterie et de la roue de mise à l'heure ont une denture très fine. De plus, les dents sont amincies et anglées du côté où :se fait la pénétration, ceci pour éviter que les dents de la roue de mise à l'heure ne viennent, par leur largeur, chevaucher les dents de la roue de minuterie et empêcher l'engrènement. Les deux roues 37 et 38 étant en prise si l'on fait tourner la mise à l'heure, la roue 38 entraîne le pignon de chaussée en rotation.
Ce dernier grâce à son ajustement à friction peut tourner autour de l'axe de centre, tandis que celui-ci est immobilisé.
La roue 38 entraîne aussi la roue d'heures par son pignon.
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Les bobines à noyau 7 et 7' sont fixées sur la platine à l'une de leurs extrémités (ou talon) par une vis. A cet endroit les deux noyaux de stator présentent une surface relativement grande et se superposent fermant ainsi le circuit magnétique. A l'autre extrémité,
le noyau des bobines est terminé par une masse polaire limitée par une surface rectifiée parfaitement concentrique à l'axe du balancier. Au cours du fonctionnement la saillie correspondante du balancier vient en regard de cette surface délimitant ainsi un entrefer très réduit. Les masses polaires du stator sont bloquées au moyen de vis appropriées sur les piliers taraudés en fer doux, ces piliers étant eux- mêmes chassés dur dans la platine.
Les trous pratiqués dans les. masses polaires du stator pour le passage des vis ont un diamètre plus grand que le corps des vis ; cette particularité permet en desserrant légè- ment les vis de régler la valeur des entrefers en avan- çant ou en reculant les masses polaires. Après cette opération de réglage, les vis sont bloquées et maintiennent les masses polaires d'une manière très rigide. L'aimant est fixé à l'autre extrémité des piliers en fer doux par des vis.
Cet aimant a un pôle Nord à une extrémité et un pôle Sud à l'autre, il polarise ainsi l'une des masses polaires Nord et l'autre Sud et induit un flux magnétique dans le circuit fermé des branches du stator.
La connexion supérieure réalisée en matière élastique et conductrice, s'appuie sur la borne isolante chassée dans la platine. Cette connexion déformée élastiquement par la pression du stator assure un bon contact électrique avec le vernis de ce dernier.
La connexion est fixée en position par des bornes isolées. L'une de ces bornes est appuyée contre le ruban de connexion de la diode redresseuse 9. L'autre pôle de la diode est relié électriquement à la coupelle extérieure. La languette de cette coupelle est fixée sur la platine par une vis qui exerce une pression suffisante pour assurer un bon contact électrique entre la platine et la coupelle.
Les connexions supérieure 75 et inférieure 76 sont respectivement reliées électriquement à chacune de leurs extrémités aux connexions noyées dans les blocs connecteurs de pile en matière plastique 62 par des vis qui sont mises en place lorsque le mouvement est dans. la boîte. La connexion du bloc qui est élastique vient prendre le contact électrique sur le pôle central de la pile. L'autre connexion prend le contact électrique sur l'extérieur de la pile.
Chaque pile introduite par une trappe située sur le fond de la boîte est appuyée contre les connexions par un ressort isolé solidaire du fond vissé. Il exerce sur la pile une force suffisante pour vaincre la force du ressort de la connexion et assurer un bon contact électrique de la pile avec la connexion. Un joint plat assure l'étanchéité du fond avec la boîte. La fig. 21 montre une forme particulière du bouchon à anneaux 109.