Photocomposeuse La présente invention est relative à une machine à composer typographique photomécanique ou photo composeuse destinée à produire photographiquement, sur une surface photosensible des lignes de compo sition d'images typographiques, dans laquelle des caractères maîtres portés, par un disque rotatif peu vent être amenés un par un dans l'axe optique de la machine, une exposition étant alors faite pour produire une image de chaque caractère sur la sur face photosensible et un mouvement relatif entre l'axe optique et la surface photosensible étant effec tué entre les expositions pour produire l'espacement requis des caractères.
L'invention a pour objet de réaliser une machine du genre en question, aisément transportable, essen tiellement destinée à produire de courtes compositions telles que des légendes ou inscriptions géographiques, des en-têtes, des sous-titres pour films cinématogra phiques ou transmissions de télévision, des tableaux et de courts passages de textes. La machine suivant l'invention convient plus particulièrement pour la production de composition non justifiée mais elle peut être utilisée pour produire de la composition justifiée si on le désire.
La photocomposeuse selon l'invention est carac térisée en ce aue les caractères maîtres sont disposés en un arrangement circonférentiel sur deux ou plus de deux disques pouvant tourner autour d'un axe commun, des moyens étant prévus pour mettre en position l'un quelconque de ces disques dans un plan de travail, le disque ainsi mis en position pouvant alors être connecté à des moyens pour le faire tourner en vue d'amener l'un quelconque des caractères qu'il porte dans l'axe optique de la machine, le ou les autres disques étant maintenus par des moyens de verrouillage dans des positions telles que des lumiè res qu'ils comportent soient alignées avec l'axe opti que.
Dans une forme d'exécution, la surface photosen sible est montée sur un chariot mobile pas à pas pour espacer les images de caractères produites sur ladite surface, l'amplitude de chaque pas étant déterminée par dès moyens commandant des signaux, associés à chaque caractère et déterminant à leur tour, selon un code prédéterminé, le mouvement d'un mécanisme d'avance du chariot.
De préférence, le mouvement du chariot est assuré par des moyens d'entraînement primaires pro duisant, pour chaque pas, un déplacement élémen taire de base, avec ou sans la coopération d'un ou plusieurs d'un certain nombre d'éléments d'entraîne ment supplémentaires sensibles chacun à un signal approprié déterminé par les moyens commandant les signaux et déterminant chacun une proportionnalité de subdivision différente de façon qu'on puisse obte nir une large gamme d'amplitudes totales des pas de déplacement.
Les moyens commandant les signaux compren nent avantageusement un certain nombre de cellules photoélectriques groupées de telle façon qu'elles reçoivent de la lumière à travers différentes parties d'une zone de contrôle associée à chaque caractère maître, les parties transparentes de la zone associée à chaque caractère étant choisies selon la largeur du caractère intéressé.
Les dessins joints représentent schématiquement et à titre d'exemple non limitatif, une photocompo- seuse, suivant un mode de réalisation de l'invention. Sur ces dessins La fig. 1 est un schéma d'ensemble montrant les organes principaux de la machine ; la fig. 2 est une perspective vue de l'arrière de l'ensemble des disques, montrant en particulier le mécanisme de décalage assurant le déplacement axial de cet ensemble;
la fig. 3 est une vue en perspective montrant la construction des caractères maîtres ; la fig. 4 est une vue en plan des moyens prévus pour maintenir en position et pour verrouiller les caractères maîtres dans l'axe optique de la machine en vue de les photographier; la fig. 5 est une vue en perspective d'un méca nisme d'entraînement destiné à assurer le mouve ment pas à pas du chariot qui porte la matière photo sensible ; la fig. 6 est une vue en perspective d'un méca nisme réglable manuellement qui permet de faire varier le mouvement du chariot en fonction de varia tions des caractères ;
la fig. 7 est une vue en perspective représentant d'autres détails du mécanisme d'entraînement du cha riot et des moyens pour faire varier le mouvement pas à pas de celui-ci automatiquement et sous le contrôle des moyens de signalisation par code ; la fig. 8 est une vue en bout d'un train d'engre nages différentiel associé au mécanisme d'entraîne ment du chariot; la fig. 9 est une vue de profil d'un mécanisme actionné par des signaux et qui détermine l'amplitude du mouvement pas à pas du chariot ;
la fig. 10 est une vue suivant la ligne X-X de la fig. 9 ; la fig. 11 est une vue montrant des détails du mécanisme des fig. 9 et 10 et, la fig. 12 représente un détail d'un dispositif de commutation associé au mécanisme d'entraînement du chariot.
En se référant tout d'abord au schéma général de la fig. 1, on voit que la machine comporte un ensemble de trois disques A, sur chacun desquels les caractères maîtres sont disposés en un arrangement circonférentiel. L'ensemble des disques est monté de façon à être mobile axialement, comme un tout, pour amener l'un quelconque d'entre eux dans un plan prédéterminé désigné ci-après sous le nom de plan de travail ,
dans lequel le disque choisi peut subir un mouvement de rotation propre à amener le carac tère désiré dans l'axe optique de la machine de façon qu'il soit en position convenable pour être photogra phié. Dans cette position, le caractère maître est immobilisé par des moyens de verrouillage désignés par la référence générale B et il est éclairé par la lumière d'une source lumineuse C, le caractère éclairé étant projeté, par un système optique représenté par une lentille D, sur la matière photosensible portée par un porte pellicule E monté sur un chariot F.
Le porte-pellicule E est mobile verticalement sur le chariot F pour assurer l'espacement d'interligne de la composition sous l'action d'un mécanisme désigné par la référence générale G, le chariot lui-même étant mobile pas à pas latéralement pour permettre l'espa- cement des caractères par le mécanisme d'avance dû chariot désigné par la référence générale H, les varia tions éventuelles du mouvement latéral pas à pas étant déterminées par un mécanisme désigné par la référence générale J,
dont le fonctionnement dépend d'un système de signalisation dont la fonction est contrôlée par des combinaisons de code associées à chaque caractère maître. Le fonctionnement des divers mécanismes est commandé suivant un cycle de fonctionnement et une séquence temporelle pré déterminée par des blocs de commande électriques ou électromécaniques convenablement disposés 107, 117, 127 (fig. 1). Des moyens à commande manuelle sont également prévus pour permettre une présélec tion des fonctions désirées qui seront ensuite assurées automatiquement ou pour régler celles-ci.
Si l'on se réfère maintenant à la fois aux fig. 1 et 2, on voit que l'ensemble de disques A est cons titué par trois disques porte-caractères désignés res- pectivement par 1, 2 et 3 et qui sont montés coaxia- lement sur un moyeu 4 de façon à pouvoir tourner séparément, ledit moyeu étant à son tour monté sur un axe de support 5 qui peut être fixé dans une structure de montage appropriée de façon que l'en semble des disques puisse être monté ou démonté comme un tout.
Le moyeu peut coulisser axialement sur l'axe de support 5, ce qui permet d'amener l'un quelconque des disques dans le plan de travail. Le mouvement axial de l'ensemble des disques est assuré par l'intermédiaire d'une tringlerie mécanique com prenant un bras 6 monté de manière à pouvoir cou lisser à l'une de ses extrémités sur un arbre de gui dage cannelé 7, l'autre extrémité dudit bras comportant une chape 8 munie d'ergots 9 qui sont engagés dans la gorge périphérique d'un collier de poussée 10 porté par le moyeu commun 4 des disques.
Le bras 6 peut coulisser le long de l'arbre de guidage 7 sous l'action d'un levier de décalage 11 à commande manuelle qui est mobile longitudinalement dans une grille 12 pour permettre son engagement dans l'une quelconque des trois encoches de ladite grille. Chacune desdites enco ches correspond au maintien en position d'un disque choisi dans le plan de travail et ces encoches. sont en conséquence désignées respectivement par les réfé rences<I>la, 2a</I> et 3a.
Pour amener l'ensemble de dis ques A d'une position axiale à une autre, on abaisse le levier de décalage pour le dégager de l'encoche dans laquelle il se trouvait, après quoi ledit levier peut être déplacé longitudinalement dans la grille, l'arbre de guidage 7 pouvant tourner pour permettre le mouvement de dégagement du levier de décalage.
Chaque disque porte-caractères 1, 2, 3 présente dans sa partie périphérique une partie découpée ou ouverture 13 et, dans une position angulaire prédé terminée par rapport à cette ouverture, sont prévues des dents 14 saillant radialement et qui forment entre elles deux creux 15.
Un disque d'entraînement 16 est monté coaxialement aux disques 1, 2, 3 de l'en semble ; on peut le faire tourner à la main, il est muni d'un bras d'entraînement 17 faisant saillie vers l'arrière et présentant lui-même à son extrémité arrière une saillie 18 qui peut venir s'engager dans l'un des creux 15 entre les dents de l'un quelconque des disques porte-caractères 1, 2, 3 lorsqu'il est situé dans le plan de travail, les deux autres disques, situés hors du plan de travail, étant immobilisés en rotation par une barre de verrouillage 19 qui peut s'engager dans les creux 15 des dents desdits autres disques.
Au cours du mouvement axial de l'ensemble de dis ques A, le disque d'entraînement 16 est immobilisé en rotation par l'engagement d'un doigt de verrouil lage 16a dans une encoche de verrouillage 16b de la périphérie du disque d'entraînement. Le doigt de verrouillage 16a est porté par l'arbre de guidage 7 de façon qu'il puisse pivoter en réponse à un mou vement de rotation dudit arbre.
Chacun des disques porte-caractères 1, 2, 3 porte un arrangement circonférentiel de caractères maîtres 20, lesdits disques présentant des fenêtres 21, et les caractères maîtres 20 étant montés sur des plaques transparentes 22 pouvant être fixées de façon amo vible au disque intéressé dans lesdites fenêtres, par des goujons 23 prévus sur les plaques transparentes et pénétrant dans des trous du disque.
Le disque d'entraînement 16 présente une jante crénelée inté rieurement, chacun des créneaux correspondant à un caractère 24 inscrit sur le disque d'entraînement et ces caractères correspondant aux caractères maî tres 20 des disques porte-caractères 1, 2, 3.
Pour amener un caractère choisi en position en vue de le photographier, après avoir mis en place le disque qui porte ce caractère dans le plan de travail, on assure la rotation voulue dudit disque en introduisant le doigt dans le créneau de la jante du disque d'en traînement qui correspond au caractère choisi, puis en faisant tourner ledit disque d'entraînement jusqu'à une position limite prédéterminée qui indique que le caractère choisi a été placé en position initiale con venable en vue de le photographier.
Sur la fig. 1, le disque porte-caractères médian 2 est en position dans le plan de travail et on l'a fait tourner de manière à amener le caractère choisi M en position pour être photographié, les disques porte-caractères 1 et 3 étant verrouillés par la barre de verrouillage 19 et les ouvertures 13 de ces deux derniers disques étant alignées entre elles et avec le caractère choisi M . Le fait d'amener un disque dans le plan de travail amène les dents de ce disque dans une partie découpée 19a de la barre de verrouillage 19 de sorte qu'il est déverrouillé et libre de tourner.
Lorsqu'il est en position convenable pour être photographié le caractère choisi se trouve dans l'in tervalle 26 entre les branches 27 du corps 28 de l'or gane de verrouillage B et sur le parcours d'un fais ceau lumineux provenant de la source lumineuse C qui est située au-dessus d'une ouverture 29 dans le corps 28, ledit faisceau lumineux étant réfléchi vers le caractère mis en position par des prismes prévus dans ce corps et convenablement agencés. Le carac tère choisi est maintenu en position positivement en vue d'être photographié par l'engagement des extré mités extérieures 30 des goujons de fixation 23, extré mités qui font saillie à travers le disque, dans des éléments de maintien en position 31, 32.
L'élément de maintien en position 31 comporte un trou destiné à recevoir l'un des goujons tandis que l'élément de maintien en position 32 comporte une rainure en V, 34, destinée à recevoir l'extrémité extérieure pointue de l'autre goujon. L'engagement mutuel des goujons et des éléments de maintien en position est assuré par un déplacement desdits éléments, à partir d'une position rétractée, vers le caractère choisi ce qui immobilise celui-ci. Le faisceau lumineux traversant le caractère passe également à travers une fenêtre prévue dans la branche 27 du corps 28, l'image du caractère étant projetée par la lentille D . sur la matière sensible portée par le porte-pellicule.
Lors qu'un caractère est verrouillé en position convenable, le disque d'entraînement 16 est également immobilisé automatiquement en rotation, par suite de l'engage ment du bras 17 avec le disque se trouvant dans le plan de travail.
Le faisceau lumineux est utilisé pour produire un signal qui déclenche le fonctionnement du mécanisme J, pour régler le mécanisme d'avance H du chariot de façon que l'amplitude des déplacements élémen taires ultérieurs du chariot soit conforme à la confi guration de code associée au caractère choisi. A cet effet, les caractères sont transparents sur un fond opaque mais chacun d'eux présente sur l'un de ses côtés un espace ménagé pour une configuration de code 35. L'espace ménagé pour la configuration de code est carré et cette configuration contrôle le pas sage de lumière à partir de la lampe vers quatre cel lules photoélectriques 36, 37, 38 et 39 disposées en carré et portées par le corps 28.
Le passage de la lumière vers les cellules photoélectriques est déter miné par la ou les parties de l'espace de la confi guration de code qui sont transparentes et en fonction de la largeur du caractère ; l'ensemble dudit espace peut être opaque, ou bien un ou plusieurs de quatre segments de cet espace sont transparents. L'utilisa tion de la configuration de code pour ajuster le mou vement du chariot sera décrite ci-après conjointement à la description du mécanisme d'avance H du chariot.
Le chariot d'avance F est déplacé pas à pas, en réponse à la rotation intermittente d'un tambour d'en traînement 40 accouplé au chariot par une courroie d'entraînement 41 qui s'enroule sur le tambour 40 au cours des mouvements d'avance du chariot. Le chariot peut être ramené à une position rétractée ou position de zéro par un moteur à ressort 42 qui est armé par les mouvements d'avance du chariot, un élément de butée 43 porté par le tambour d7en- trainement venant s'engager sur une butée fixe 44 lorsque le chariot est dans ladite position de zéro.
Le tambour d'entra"mement 40 est porté par un man chon 45 tourillonnant sur un arbre d'entraînement 46, ledit manchon et ledit arbre pouvant être accou- plés par un embrayage magnétique 47. Sur l'arbre d'entraînement 46 est également monté un autre manchon 48 qui porte une roue dentée 49 dite roue des unités d'avance et un pignon 50.
Lorsque la roue des unités d'avance est entraînée en rotation comme décrit ci-après, le pignon 50 tourne également et entraîne par l'intermédiaire de l'un des engrenages d'un train, convenablement choisi, ce train étant représenté sur la fig. 5 par les engrenages 51, 52, un pignon mené 53 porté par l'arbre 46 ce qui assure également l'entraînement dudit arbre.
Le train d'en grenages qui est représenté de façon plus détaillée sur la fig. 8 est distribué autour de l'arbre d'entraînement 46 et fournit un rapport de transmission de '/i repré senté par les pignons 51 et 52 et quatre rapports de réduction qui peuvent être choisis par une mise en position correspondante du pignon inverseur débraya blé 52.
La rotation de la roue des unités d'avance 49 est assurée par le mouvement de translation d'une crémaillère d'entraînement 54, dont l'amplitude est contrôlée par le mécanisme J de façon que chaque déplacement pas à pas du tambour d'entraînement suffise pour assurer un déplacement du chariot pro pre à donner l'espacement déterminé par la confi guration de code associée au caractère photographié. La crémaillère d'entraînement 54 est montée de telle manière qu'elle soit mobile pour permettre à ses dents d'être mises en prise avec celles de la roue des unités d'avance ou désengrenées de celles-ci.
Lorsque la roue 49 des unités d'avance (ou d'approche) et la crémaillère sont désengrenées, ladite roue est main tenue immobilisée en rotation par un cliquet de ver rouillage 55 et la crémaillère d'entraînement 54 est sollicitée par un ressort de tension 56 dans une posi tion rétractée où elle est maintenue par engagement d'une saillie 57 de la crémaillère sur un élément de butée fixe 58.
La crémaillère d'entraînement 54 peut être mise en prise avec la roue des unités d'avance 49 par un basculement vers le haut d'un bras radial 59 fixé à l'une des extrémités d'un axe rotatif 60, le cliquet de verrouillage 55 étant porté par un autre bras radial 61 saillant sur l'un de deux disques 62 montés fous sur l'axe 60, ces disques étant reliés entre eux par une barre d'accouplement 63.
Les mou vements de pivotement de l'axe 60 et des disques 62 destinés à assurer respectivement la mise en prise de la crémaillère d'entraînement 54 avec la roue des unités d'avance 49 et le dégagement du cliquet de verrouillage 55 sont obtenus par une rotation impri mée à une came 64 et par des galets de came asso ciés 65 portés chacun par un bras de levier 66, ces bras étant reliés entre eux par un ressort de tension 67 qui tend à maintenir les galets de came appliqués contre le profil de la came.
La came 64 est montée sur un arbre 68 qui est entraîné en rotation en réponse à l'excitation d'un électro-aimant de rota tion 69, le profil de la came étant découpé de telle manière que la mise en prise de la crémaillère 54 avec la roue des unités d'avance 49 ait lieu avant le dégagement du cliquet de verrouillage 55. Le mouvement de translation de la crémaillère d'entraînement 54 destiné à faire tourner la roue des unités d'avance 49 résulte de l'excitation d'un électro aimant de rotation 70 à course constante dont le cir cuit est contrôlé par des contacts de commutation 71 actionnés par une tringlerie de commande de commu tation 72 associée pour son fonctionnement avec l'arbre 68.
Comme représenté sur la fig. 12, les contacts de commutation sont maintenus en position de fermeture par des éléments de verrouillage 73 à enclenchement mutuel dont l'un est porté par un bras 73a pivotant librement sur l'arbre 68 et sollicité par un ressort 73b vers sa position de verrouillage, mais normalement maintenu hors de cette position contre l'action dudit ressort par un bras de retenue 73c calé en rotation avec l'arbre 68.
L'armature de l'électro aimant de rotation 70 (fig. 7) peut subir un déplace ment angulaire de 251, dans le sens inverse à celui des aiguilles d'une montre ; elle porte un bras radial 74 sur lequel fait saillie un pivot 75 engagé dans une boutonnière d'un levier 76. L'extrémité inférieure du levier 76 est accouplée par une liaison à bouton nière 77 avec l'extrémité adjacente de la crémaillère d'entraînement 54, tandis que son extrémité supé rieure est articulée en 78 sur une tige détectrice 79.
Ainsi, lorsque l'électro-aimant de rotation<B>70</B> est excité le bras radial 74 pivote dans le sens des aiguil les d'une montre et au cours de la fraction initiale de ce mouvement, il provoque le déplacement du levier 76 ce qui se traduit par une translation de la tige détectrice 79, ledit levier pivotant autour de la liaison prévue à son extrémité inférieure. Un système de dash-pot indiqué par la référence générale 70a con trôle le mouvement de retour de l'électro-aimant tournant 70.
La tige détectrice 79 est associée au mécanisme J dont le fonctionnement détermine l'amplitude du mouvement de translation de la tige détectrice à chaque exposition d'un caractère, de sorte que, lors que ce mouvement est interrompu, le levier 76 bas cule autour de l'articulation 78, la translation de la crémaillère d'entraînement 54 qui en résulte assurant une rotation de la roue des unités d'avance 49. L'amplitude du mouvement de translation de la cré maillère d'entraînement 54 varie, par conséquent, en fonction de la position de réglage de l'articulation 78, laquelle position est déterminée par le méca nisme J.
L'interruption du mouvement de translation de la tige détectrice 79 est obtenue par l'interposition de l'un d'un certain nombre d'éléments de butée sur la trajectoire de ladite tige, ces éléments de butée étant incorporés au mécanisme J et leur sélection s'effec tuant en fonction de la configuration de code du caractère maître à photographier.
Comme représenté sur les fig. 9 et 10, le méca nisme J comprend un certain nombre de plaques 80, formant chacune un élément de butée. Ces plaques 80 sont munies chacune de deux ouvertures rectan gulaires 81 ; elles sont juxtaposées sur quatre arbres de support 82, 83, 84 et 85 disposés en deux paires, chacune desdites paires traversant l'un des passages rectangulaires formés par les ouvertures 81 alignées.
Les arbres de support 82 à 85 peuvent tourner sépa rément et chacun d'eux est muni sur sa périphérie de parties découpées représentées respectivement en 82a, 83a, 84a et 85a, lesdites parties découpées étant disposées de telle façon qu'en réponse à la rotation d'un angle déterminé de l'un des quatre arbres ou d'une combinaison quelconque de plusieurs d'entre eux, ou encore des quatre arbres à la fois, une plaque 80 déterminée puisse être désalignée par rapport aux autres par un ressort à lame associé 86 de manière à venir former un élément de butée sur le parcours de déplacement de la tige détectrice 79.
La rotation de chacun desdits arbres est assurée par un électro aimant de rotation associé ; ces électro-aimants sont désignés respectivement par les références 82b, 83b, 84b et 85b, leur excitation étant contrôlée par l'irra diation des cellules photoélectriques, elle-même con trôlée par la configuration de code associée aux carac tères maîtres.
Les déplacements élémentaires du chariot sont basés sur le système bien connu, dit d'approche dans lequel l'approche d'un caractère donné est la distance en points et quarts de point (un point étant considéré comme mesurant 0,376 mm), entre des lignes imaginaires limitant l'espace occupé par le caractère normal le plus large. L'unité d'approche est choisie égale à la dix-huitième partie de l'appro che du caractère normal le plus large, le caractère le plus mince ayant une approche de 5 unités.
En se basant sur ce principe, le mécanisme J comporte quinze plaques 80, l'épaisseur de chaque plaque équivalant à une unité d'approche et une plaque fixe 87 à l'une des extrémités de l'ensemble de pla ques, l'épaisseur de ladite plaque fixe équivalant à cinq unités d'approche , et la tige détectrice étant capable d'effectuer une course de translation totale égale à vingt unités d'approche . Ainsi, si chaque caractère maître 20 est muni d'une configuration de code indiquant sa largeur en unités d'approche, on obtiendra un fonctionnement approprié du méca nisme J pour produire le mouvement d'avance pas à pas du chariot F correspondant à l'espacement désiré entre caractères.
Par exemple, en supposant qu'on ait choisi un caractère de largeur minima égale à cinq unités d'approche , pour le photographier, la configuration de code correspondante masquera les quatre cellules photoélectriques de sorte que le méca nisme J ne recevra aucun signal. Les arbres de sup port 82 à 85 des plaques restent fixes, de sorte que la tige détectrice 79 effectue sa course de translation maxima jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par la plaque de butée fixe 87, d'où il résulte que la crémaillère d'entraînement 54 est déplacée d'une distance cor respondant à cinq unités d'approche seulement, le chariot étant alors déplacé dans une mesure cor respondante.
Par contre, si vingt unités d'appro che sont signalées par la configuration de code binaire, les quatre cellules photoélectriques sont irra diées, tous les arbres portant les plaques tournent pour permettre à la première plaque 80 de l'ensem ble d'être mise en position d'arrêt, d'où il -résulte que le déplacement de la tige détectrice est arrêté au commencement de sa course et que la crémaillère d'entraînement 54 se déplace sur une distance cor respondant à vingt unités d'approche.
Les déplacements élémentaires du chariot déter minés par le mécanisme J sont des multiples d'une unité fixe, mais, étant donné que le corps des carac tères de la composition résultante peut être modifié par grossissement ou réduction optique, c'est-à-dire par réglage de la position de la lentille D et de la matière sensible par rapport aux caractères maîtres, des dispositions sont prévues. pour faire varier l'unité de déplacement correspondante du chariot. Un dis positif permettant d'obtenir cette variation est décrit ci-après en se référant à la fig. 6.
Comme on le voit sur ladite figure, la courroie 41 passe sur une première poulie 88, puis sur une seconde poulie 89, la partie de la courroie qui entoure la poulie 88 assurant une inversion du mouvement d'entraînement. La première poulie 88 tourillonne sur un arbre 90 porté par un élément coulissant 91 lié à l'une de ses extrémités par un accouplement 92 avec l'extrémité supérieure d'un levier 93 à pivot mobile, ledit levier pivotant sur un équipage coulis sant 94 mobile longitudinalement par rapport à lui sous le contrôle d'un bouton de commande 95 régla ble manuellement.
Le levier à pivot mobile 93 est lié à son extrémité inférieure par une articulation 96 avec l'une des extrémités d'une crémaillère 97 sol licitée par un ressort 97a vers une position normale de rétraction représentée sur la figure. Les dents de la crémaillère 97 engrènent avec les dents d'un pignon 98 qui engrène à son tour avec un pignon 99 porté par l'arbre d'entraînement 46, de sorte que quand celui-ci tourne, la crémaillère 97 se déplace vers la gauche (en considérant la fig. 6) contre l'action du ressort,
de sorte que le levier à pivot mobile 93 bas cule autour du pivot de sa structure de pivotement 94. Si la structure de pivotement 94 est à sa position supérieure extrême sur le levier 93, ce qui correspond à un rapport '/= de reproduction des caractères, le mouvement de basculement n'a aucun effet sur le coulisseau 91 porte-poulie et l'amplitude du mouve ment du chariot est déterminée uniquement par le déplacement de la crémaillère d'entraînement 54.
Pour réduire le pas du mouvement intermittent du chariot, on agit sur le bouton de commande 95 pour régler la position du coulisseau 94 en l'éloignant de sa position limite supérieure et en vérifiant le réglage sur une graduation associée au bouton de commande manuelle 95.
Ainsi, lorsque la crémaillère 97 est déplacée vers la gauche (en considérant la fig. 6) contre l'action du ressort, le levier à pivot mobile 93 tourne autour de son pivot, de sorte que son extré mité supérieure se déplace vers la droite et tire le coulisseau porte-poulie 90 et la première poulie 88 dans le même sens, ce qui augmente l'amplitude du mouvement pas à pas du chariot, le degré d'augmen tation variant en fonction de la position de réglage du coulisseau de pivotement 94. Pour obtenir des variations plus importantes du pas on modifiera le rapport de transmission des engrenages 51, 52.
En plus d'une graduation de réglage fin associée au bou ton de commande 95, il est prévu une graduation de réglage grossier 100 associée au coulisseau de pivo tement 94.
Si une variation du corps d'un caractère doit être effectuée dans une ligne de composition, le méca nisme d'entraînement du chariot doit être débrayé avant que le bouton de commande manuelle 95 ne soit actionné, des moyens étant cependant prévus pour maintenir le chariot dans sa position antérieure. En conséquence, des moyens de blocage, représentés schématiquement en 141, sont prévus, ces. moyens permettant un blocage de la courroie d'entraînement 41, de sorte que le chariot ne peut revenir à la posi tion 0 pendant l'ajustement du corps des caractères reproduits.
Des dispositions sont également prévues pour per mettre un réglage manuel de la position du chariot F, par exemple en vue du renfoncement ou de la production d'une composition justifiée . A cet effet, la poulie 89 est portée par un coulisseau 101 mo bile longitudinalement sous le contrôle d'un autre bouton de commande manuelle 102, une graduation tabulatrice appropriée étant prévue sur le chariot pour indiquer sa position de réglage.
L'espacement désiré entre les mots d'une ligne de texte ou encore l'espacement supplémentaire éven tuellement nécessaire entre les caractères est obtenu par actionnement d'un cadran d'espacement 103 réglable manuellement et disposé sur un panneau 104 à l'avant de la machine et au-dessous du disque d'entraînement 16 de façon à être d'un accès com mode pour l'opérateur.
La valeur désirée des dépla cements élémentaires est réglée à l'avance par une rotation convenable du cadran et, lorsqu'un espace ment élémentaire est nécessaire, l'opérateur appuie sur une barre d'espacement 105 disposée à sa portée et des organes à contacts électriques, non représentés, contrôlés par la rotation du cadran sont utilisés pour commander les blocs 117 et 127 comportant des cir cuits qui shuntent les signaux de code binaire asso ciés aux caractères, empêchent les organes comman dant l'exposition des caractères de fonctionner et per mettent au fonctionnement du mécanisme J et du mécanisme d'avance du chariot d'assurer le mouve ment désiré de celui-ci.
Le support de la matière sensible n'a pas été représenté de façon détaillée ; il peut être constitué, par exemple, par un chariot auxiliaire E monté sur le chariot F, de façon à être mobile transversalement à la direction de déplacement dudit chariot principal. Le chariot auxiliaire est agencé de manière à pou voir porter un châssis à pellicules dans lequel une pellicule photosensible est montée à plat ou contre une plaque de verre, ce châssis comportant un volet roulant ou dispositif analogue permettant de masquer la pellicule pour la protéger de la lumière pendant sa mise en place sur la machine et pendant son retrait.
Le chariot auxiliaire, lorsqu'il est actionné, dé place la surface sensible dans une direction perpen diculaire aux lignes de composition, l'entraînement dudit chariot s'effectuant soit manuellement, soit automatiquement, et son mouvement lui étant com muniqué par un levier mobile entre des butées régla bles qui déterminent l'amplitude des déplacements élémentaires. Ce levier porte un cliquet qui actionne une crémaillère, laquelle entraîne à son tour par l'intermédiaire de pignons appropriés, un arbre qui porte lui-même un pignon en prise avec une crémail lère solidaire du chariot auxiliaire, de façon qu'un déplacement vers le bas du levier produise un dépla cement vers le haut du chariot dans une mesure déterminée par les butées, la course de retour du levier s'effectuant à vide.
L'espacement des butées qui coopèrent avec le levier est réglable pour per mettre d'adapter l'amplitude des déplacements élé mentaires en fonction du corps de la composition ou de l'interligne prévu pour celle-ci et la crémail lère déplacée par le cliquet porté par le levier est mobile séparément pour permettre des déplacements élémentaires de grande ou de faible amplitude.
Tous les, mécanismes de la machine peuvent être contenus dans un boîtier en deux parties montées de façon télescopique, de manière à pouvoir coulisser l'une par rapport à l'autre. La partie avant du boîtier contient l'ensemble des disques A, le disque d'entraî nement 16 étant monté à l'extérieur sur la paroi frontale extrême du boîtier, tandis que la partie arrière de celui-ci contient le chariot F et le mécanisme asso cié.
Le système optique comprenant la lentille D est monté dans le boîtier de façon à pouvoir être réglé axialement, des boutons de commande manuelle munis de graduations appropriées étant prévus pour contrôler un déplacement relatif entre les éléments du boîtier ainsi que pour permettre un réglage de la position de la lentille lorsqu'on désire assurer un grossissement ou une réduction optique du corps des caractères.
Le fonctionnement de la machine décrite et la composition d'images typographiques au moyen de ladite machine sont décrits ci-après Chaque disque porte-caractères porte de préfé rence une fonte ou police de caractères d'un type donné, l'un des disques portant par exemple des caractères romains, le second des caractères en ita lique et le troisième des caractères gras.
Pour choisir le disque qui porte une fonte de caractères donnés, on tourne tout d'abord le disque d'entraînement 16 jusqu'à une position de décalage des disques indiquée par un repère approprié, cette opération assurant un alignement convenable entre les ouvertures 13 des disques et leur mise en posi tion appropriée pour que, lors de leur déplacement axial, déterminé sous le contrôle du levier de déca lage 1l, les disques puissent franchir librement les branches 27 du corps 28 pour amener le disque choisi dans l'intervalle 26.
Après avoir réglé les commandes de la machine qui contrôlent le corps de caractères à reproduire, l'avance verticale du porte-pellicule et l'avance pas à pas du chariot, l'opérateur tourne le disque d'entraî nement 16 jusqu'à ce que le caractère désiré soit amené dans l'intervalle 26, cette position étant indi quée par le contact du doigt de l'opérateur avec un élément de déclenchement 106 qui, en réponse à ce contact, est amené par pivotement dans une posi tion différente de sa position verticale, soit vers la gauche, soit vers la droite, selon le sens dans lequel on a fait tourner le disque d'entraînement,
ce mou vement de pivotement provoquant un verrouillage mécanique initial du disque d'entraînement sous l'action d'un levier de verrouillage (non représenté) muni de détentes de verrouillage dont l'une ou l'au tre vient s'engager avec des moyens conjugués prévus sur le disque d'entraînement.
Il résulte de ce dépla cement de l'élément de déclenchement que des con tacts électriques de commutation associés audit élé ment sont actionnés pour mettre sous tension le bloc de commande électrique 107 et déclencher le cycle de fonctionnement qui comprend I La mise en position et le verrouillage du carac tère choisi en vue de sa photographie et le ver rouillage simultané du disque d'entraînement 16 ; II l'établissement du circuit d'alimentation de la source lumineuse sous le contrôle d'une com mande déterminant le temps d'exposition.
Après l'exposition de la pellicule, la commande de temps d'exposition coupe le circuit d'alimentation de la source lumineuse, le circuit de l'électro-aimant de rotation 69 étant en même temps établi, de sorte que l'arbre 68 tourne et que la came 64 fonctionne pour soulever la crémaillère d'entraînement 54 et l'engrener avec la roue des unités d'avance 49 tout en dégageant le cliquet de verrouillage 55. Le méca nisme d'avance du chariot est alors prêt à fonction ner, le mécanisme J ayant été réglé au cours de l'exposition du caractère.
En réponse à la rotation de l'arbre 68, les con tacts 71 sont fermés et le circuit de l'électroaimant à course constante 70 est établi de sorte que le cha riot est déplacé. A la fin de la course dudit électro aimant 70, les contacts de commutation 108 associés à celui-ci et qui sont normalement fermés, s'ouvrent sous l'action du bras.
109 et désexcitent un relais de verrouillage de minuterie prévu dans le bloc 107, lequel coupe le circuit d'excitation de l'électro-aimant de rotation 69 qui sous l'action de son ressort incor poré ramène l'arbre 68 à sa position initiale. Ce mou vement de l'arbre 68 dégage le verrou 73, de sorte que les contacts 71 peuvent se séparer et provoquer la désexcitation de l'électro-aimant à course cons tante, le mécanisme étant alors prêt pour le d6clen- chement d'un nouveau cycle de fonctionnement.
Lorsqu'une ligne de composition a été achevée, le film est soulevé par un mouvement ascendant du chariot auxiliaire E, le chariot principal F étant ramené à sa position initiale par le moteur à ressort 42 et, le tambour 40 étant débrayé de l'arbre d'en traînement 46 par la désexcitation de l'embrayage ma gnétique 47, de sorte. que ledit tambour tourne dès lors fou sur l'arbre 46 sous l'action exercée par la courroie d'entraînement 41.
On comprendra que des dispositifs de minuterie actionnés électriquement de type quelconque peuvent être utilisés s'il y a lieu pour contrôler diverses fonc tions du cycle de fonctionnement et, en conséquence, une description détaillée de dispositifs. de ce genre est inutile.
Au cours de l'exposition d'un caractère, les moyens de maintien en position et de verrouillage des caractères fixent le disque porte-caractères mis en position et le disque d'entraînement est immobilisé. Par contre, dès que la source lumineuse est éteinte, un électro-aimant associé aux moyens de verrouillage est désexcité, de sorte que lesdits moyens sont mis hors d'action, ce qui permet d'effectuer la sélection et la mise en position du caractère suivant. Un réglage du temps d'exposition peut ère effectué au moyen d'une commande manuelle 110.