Procédé de triage chromatique et appareil à trier pour sa mise en aeuvre Cette invention concerne le tri chromatique d'ob jets. L'invention est d'un intérêt particulier, mais n'est toutefois pas limitée à cette application, lors qu'on désire trier par qualité plutôt que par nuances de couleurs, c'est-à-dire lorsqu'on désire trier en fonction des réflexions relatives dans deux ou plu sieurs parties d'un spectre plutôt qu'en fonction de la quantité de lumière réfléchie par l'objet à l'inté rieur d'une portion seulement du spectre.
Lorsque les objets, par exemple constitués par des pois et plus particulièrement par des grains de café torréfié, sont délivrés à une machine à trier chromatique, des difficultés peuvent se présenter du fait que la plus grande partie de la lumière réflé chie par de tels objets résulte d'une réflexion spé- culai@re. Dans le cas de tels objets,
une mesure exacte de la couleur de l'objet est très difficile puisqu'un léger déplacement angulaire de la sur face de l'objet peut faire varier de façon apprécia ble la quantité de lumière captée par les lentilles de l'appareil utilisé qui projette une image de l'ob jet sur une fente de balayage devant la cellule photo électrique.
La présente invention a pour objet un procédé de triage chromatique caractérisé par le fait qu'on illumine des objets avec' de la lumière polarisée, qu'on fait passer la lumière réfléchie par les objets illuminés au travers d'un polariseur, puis qu'elle est dirigée sur des moyens d'observation photo-électri ques, le polariseur formant par rapport à la pola risation de cette lumière polarisée, un angle tel que lorsqu'un objet à trier correspond à un parfait miroir aucune lumière n'atteigne lesdits moyens d'observation,
puis qu'à l'aide desdits moyens d'obser vation photoélectriques on commande le tri entre les objets désirés et les objets indésirables. La présente invention a également pour objet un appareil de triage pour la mise en oeuvre du procédé, caractérisé par le fait qu'il comporte des moyens d'éclairement pour illuminer avec de la lumière polarisée les objets devant être triés, des moyens d'observation photoélectriques positionnés de manière à recevoir la lumière des objets illu- minés,
des moyens commandés par les moyens d'observation photo-électrique pour séparer les ob jets désirés des objets indésirables etunpolariseurdis- posé dans la trajectoire de la lumière entre les objets et les moyens d'observation photo-électriques.
Ce polariseur étant disposé par rapport à la pola risation de la lumière polarisée produite par les moyens d'éclairement dans un angle tel que lors qu'un objet à trier correspond à un parfait miroir aucune lumière n'atteigne lesdits moyens d'obser vation.
De préférence, l'arrangement est tel que la lumiè re reçue par les moyens d'observation photoélec triques est due, en grande partie au moins, à une réflexion diffuse de l'objet.
Lesdits moyens d'éclairement comportent de pré férence une source de lumière dont la lumière est dirigée au travers d'un matériau pour effectuer une polarisation plane de la lumière.
De préférence, il y a une pluralité de moyens d'éclairement de polariseurs et de moyens d'obser vation photoélectriques de sorte que les objets sont observés à partir d'une pluralité de directions diffé- rentes.
De préférence, l'appareil comporte un support destiné à porter un fond adapté à être irradié par ces moyens d'éclairement, les moyens d'observation photoélectriques étant positionnés de manière à recevoir la lumière, d'une part dudit objet, et d'autre part du fond. En outre des moyens sont prévus pour varier l'intensité de la réflexion du fond porté par le support.
La possibilité de varier l'intensité de la réflexion du fond réduit considérablement la difficulté du choix du fond correct lors de tris utilisant de mul tiples couleurs.
La variation de la quantité de lumière tombant sur le fond peut être réalisée en interposant un coin optique (c'est-à-dire un organe dont les diffé- rentes parties absorbent différentes quantités de lumière ou différentes longueurs d'ondes de lumière) entre le fond et les moyens d'éclairement. En varian- te, un masque ajustable peut être disposé en regard des moyens d'éclairement,
de manière à être dépla- çable en vue de modifier la quantité de lumière tombant sur le fond.
Les moyens pour séparer les objets désirés des objets indésirables peuvent comporter des moyens d'éjection pour enlever les objets indésirables, ainsi que des amortisseurs pour amortir les mouvements des parties mobiles des moyens d'éjection lorsque lesdites parties mobiles reviennent dans leur posi tion inactive.
Les moyens d'éjection comportent de préférence des moyens commandés par des vannes pour pro duire un jet d'air en vue de retirer un objet indési rable, les amortisseurs servant à amortir le mouve ment de l'organe d'obturation de la vanne desdits moyens commandés par vanne.
Les amortisseurs comportent, de préférence, un récipient comportant de la laine de verre ou un matériau analogue disposé à l'intérieur de celui-ci, le récipient étant partiellement rempli d'un liquide.
L'invention est représentée, à titre d'exemple, aux dessins annexés, dans lesquels La fig. 1 est un schéma représentant le fonc tionnement général de l'appareil.
La fig. 2 est une vue en plan d'un cadre consti tuant une partie de l'appareil de la fig. 1.
Les fig. 3 et 4 représentent schématiquement des variantes du cadre représenté à la fig. 2.
La fig. 5 représente schématiquement des moyens prévus sur le cadre pour empêcher les effets de réflexion spéculaires par les objets triés.
La fig. 6 est une coupe d'une autre partie de l'appareil de la fig. 1.
Les fig. 7 et 8 représentent schématiquement d'autres parties encore de la fig. 1.
Sur la fig. 1 qui est une représentation sché matique de l'appareil de la, présente invention, un appareil à trier chromatique comprend une cour roie sans fin 1 avec un creux en forme de V ser vant à loger des objets 2 à trier (comme, par exem ple, des fèves ou des grains). Il va de soi qu'on peut utiliser, si on le désire, d'autres dispositifs d'alimen tation que la courroie sans fin représentée à la fig. 1.
Des objets 2, amenés par la courroie 1, tom bent librement de celle-ci, au travers d'un cadre en forme de cube 3 avec des parois intérieures réflé- chissantes. Quand les objets traversent le cadre 3, la lumière provenant de lampes situées à l'intérieur du cadre 3 frappe les objets et la lumière réflé chie par celles-ci est captée par une ou plusieurs paires de cellules photoélectriques ou photomulti- plicateurs 4,5.
Quoiqu'une seule paire de cellules photoélectri ques ou photo-multiplicateurs 4, 5 soit représentée, il est préférable d'utiliser quatre de ces paires, une le long de chaque côté du cadre 3.
Les cellules photoélectriques ou photomulti- plicateurs sont pourvues chacune de filtres de cou leur différente 6, 7, de façon qu'une des cellules photoélectriques ou photomultiplicateurs de cha que paire soit sensible à la lumière d'une couleur déterminée réfléchie par les objets 2, tandis que l'autre cellule photoélectrique ou photo-multipli- cateur de la paire est sensible à de la lumière d'une couleur différente réfléchie par les objets 2.
La lumière captée par les cellules photoélec triques ou photomultiplicateurs 4, 5 et provenant des objets 2 est transmise, par une lentille tubulaire 8 contenant un objectif 9 pour focaliser une image d'un objet 2 sur une fente de balayage 10, un sys tème de lentille portant la référence générale 11 et une pièce transparente, conductrice de la lumiè re 12 ayant des membres qui divergent à partir d'un point de séparation 13.
Les sorties des cellules photo-électriques ou photomultiplicateurs 4, 5 sont connectées à un amplificateur différentiel 14 dont la sortie comman- de, à son tour, un comparateur électronique 15 des tiné à faire la distinction entre des objets voulus et des objets indésirables.
Quand un objet indésirable 2, traversant le cadre 3, est détecté par un comparateur 15, un signal est transmis par celui-ci à un dispositif d'éjection 16 à commande électrique. De l'air comprimé est amené au dispositif 16 par une conduite 17 et, suite à l'application du signal, une vanne s'ouvre et de l'air s'échappe, sous la forme d'un jet, d'un ajutage 18 faisant partie du dispositif 16. De cette manière, l'objet indésirable 2 est éjecté.
L'appareil représenté schématiquement à la fig. 1 est décrit ci-après, plus en détail, avec référence aux autres figures.
A l'intérieur du cadre 3, dont les parois inter nes 19 (voir fig. 2) sont rendues réflectrices de lumière (par exemple par application d'une couche d'émail vitreux), se trouvent quatre sources Iumi- neuses ou lampes 20 voisines des coins du cadre 3 et destinées à illuminer un objet 2 passant au centre du cadre 3.
La lumière visible des sources lumi neuses 20 frappe l'objet 2 de façon indirecte, un filtre de transmission infrarouge 21 étant placé (pour un motif décrit ci-après) sur la trajectoire directe de la lumière allant de chaque source lumineuse à l'objet. La lumière des sources lumineuses 20 frappe aussi les fonds 22 disposés chacun sur un support de fond 23 consistant en un profilé en U dans lequel le fond peut être glissé.
Comme précité, les fonds sont choisis de façon à réfléchir la même intensité moyenne de lumière visible (en ce qui concerne la cellule photoélectrique de vision de l'objet) que l'objet lui-même, les fonds étant utilisés comme un moyen facile pour supprimer l'influence de la gran deur de l'objet 2 sur la quantité de lumière captée par la cellule photoélectrique correspondante.
Des coins 24 empêchent que la lumière des sour ces lumineuses 20 ne frappe directement les fonds 22 adjacents.
Quatre disques rotatifs 25-28 sont montés sur le cadre 3, avec leurs centres dans les coins d'un carré. Chaque disque est relié à chacun des disques voisins par une tringle 29 solidaire du support de fond 23 correspondant. Les disques de chaque paire de dis ques adjacents sont aussi reliés entre eux par une tringle 30. Il est à noter que les tringles 30 sont parallèles aux tringles 29 mais qu'elles sont fixées, par pivot, sur leur disque correspondant, en des points angulairement décalés par rapport aux points de pivotement des tringles 29, le décalage étant d'environ 90o.
Un bras de commande 31, dirigé vers l'extérieur, est fixé sur le disque 25. Le bras de commande 31 peut être amené de sa position en traits pleins à sa position en traits interrompus et, ce faisant, les quatre disques (et, par conséquent, les quatre fonds) tournent d'un angle correspondant. L'utilisation des deux jeux de tringles de connexion 29, 30 assure que le déplacement des disques 25-28 n'est jamais entravé par le fait qu'un jeu de tringles se trouve au point mort.
Le bras de commande 31 peut être fixé en toutes positions voulues à l'aide d'une tige filetée 31' avec une tête de commande manuelle de plus grand dia mètre.
Comme le montrent les lignes en traits inter rompus, le mouvement des fonds 22 suite à un dépla cement du bras de commande 31 n'est pas linéaire. Cependant, les fonds sont choisis de façon à être grands par rapport à l'objet 2, de sorte que ce man que de linéarité est sans importance.
En déplaçant le bras de commande 31, tous les fonds avancent simultanément vers l'intérieur ou vers l'extérieur. Comme l'intensité d'éclairement des fonds varie suivant le carré de la distance entre les fonds et la source d'éclairement, on peut facile ment, dans la forme d'exécution représentée à la fig. 2, en déplaçant le bras de commande 31,
faire varier l'éclairement des fonds d'environ 30 %. Cette possibilité de faire varier facilement l'intensité de la réflexion des fonds permet de choisir beaucoup plus facilement un fond correct, c'est-à-dire d'adapter les fonds aux objets à trier.
La forme d'exécution représentée à la fig. 2 peut être modifiée comme représenté à la fig. 3, en rem- plaçant les fonds 22 et leurs supports 23 par des cylindres 32. Chaque cylindre 32 se compose d'un mandrin en matière plastique ou en métal sur lequel est enroulée une feuille de papier ou une autre matière impressionnée photographiquement ou impri mée et enfermée à l'intérieur d'un cylindre en une matière transparente comme le verre ou le méthacrylate de méthyle.
Cette feuille peut, en dif férents endroits, être colorée à l'aide de quantités de couleurs relativement différentes, ces couleurs étant choisies dans les couleurs de tri.
Ou bien, la dite feuille peut consister en un coin optique (c'est- à-dire un élément dont des parties différentes absorbent des quantités différentes de lumière ou des longueurs d'ondes différentes de lumière), fait en celluloïde dont différentes parties sont agencées de façon à absorber la lumière à des degrés diffé- rents.
Les cylindres 12 sont montés sur des arbres 33 entraînés par des pignons coniques 34, un volant à main 35 étant prévu pour la rotation des cylindres.
Les parties observées des cylindres 32 consti tuent des fonds et l'intensité de la réflexion de ces cylindres est modifiée non pas en variant la dis tance entre les cylindres et les sources lumineuses, mais en faisant tourner les cylindres et en sélec tionnant ainsi, en fait, différents fonds.
Une autre façon de faire varier l'intensité de réflexion des fonds est représentée schématiquement à la fig. 4. Dans cette forme d'exécution, les fonds 22 et les sources lumineuses 20 sont immobiles de sorte qu'il est impossible de faire varier la quantité de lumière frappant les fonds en modifiant l'écarte- ment entre les sources lumineuses et les fonds.
Cependant, un collimateur 20' est placé devant cha que source lumineuse 20 et, au-dessus des sources lumineuses 20 et des lentilles 20', se trouve une croix rotative 36 pourvue, à l'extrémité de chaque branche, d'une partie 37 de prolongement dirigée vers le bas qui, dans certaines positions angulaires de la croix 36, joue le rôle de masque dans le voisinage des lentilles 20' de manière à réduire la quantité de lumière frappant les fonds 22. La croix 36 peut être mise en rotation en déplaçant, à la main, une de ces branches.
La pièce 36 peut aussi être mise en rota tion par d'autres moyens (non représentés).
Comme précité, le tri de certains objets, par exemple des grains de café torréfié, est rendu diffi- cile, du fait que la majeure partie de la lumière réfléchie par des objets de ce genre résulte d'une réflexion spéculaire. Ce problème peut cependant être résolu comme indiqué schématiquement à la fig. 5.
Comme la fig. 5 le montre, la lumière frappant un objet 2 et provenant de chacune des quatre sour ces lumineuses 20 subit une collimation dans le collimateur 38 et traverse une feuille 39 de Pola roïd (marque enregistrée), de sorte que l'objet 2 et le fond reçoivent de la lumière à polarisation plane. La lumière provenant de l'objet 2 et du fond est réfléchie, par la lentille tubulaire 8, sur une ou les deux cellules photo-électriques 4, 5 (ces derniè res étant représentées à la fig. 5).
Une cellule photo électrique étant utilisée pour chaque couleur dans laquelle un tri doit êtrs effectué. Entre la lentille tubulaire 8 et l'objet 2 se trouve une feuille 40 de Polaroïd arrangée de façon à former un angle avec le plan de polarisation de la lumière polarisée réfléchie par l'objet 2. C'est-à-dire que chacune des feuilles 39 forme un angle avec la feuille 40. La disposition angulaire des feuilles 39 et 40 est telle que, si l'objet 2 est un parfait miroir, aucune lumière n'atteigne virtuellement les cellules photoélectri ques 4, 5.
La réflexion diffuse de l'objet 2 modifie, au contraire, la polarisation de la lumière et per met le passage d'une partie de celle-ci au travers de la feuille 40, vers les cellules photoélectriques 4, 5.
La réflexion des fonds est naturellement cons tante une fois que ceux-ci ont été choisis de sorte qu'ils n'ont pas d'effet sur les modifications de la lumière polarisée, causées par l'objet.
L'utilisation des quatre lampes 20 et de leurs feuilles de Polaroïd 39 permet d'éviter la forma tion, sur l'objet, d'ombres pouvant provenir d'irré gularités de surface de l'objet. Ceci permet, si on le désire, d'observer l'objet<B>de</B> deux côtés plus ou moins diamétralement opposés, chaque côté ayant ses sour ces d'éclairement propres convenablement croisées.
Comme la fig. 1 le montre, les objets 2 tombent librement au travers du cadre 3 au cours de leur inspection par les cellules photoélectriques ou photo- multiplicateurs 4, 5 qui sont respectivement prévues pour les deux couleurs de tri considérées.
La cons truction des organes 4 à 13, indiquée schématique ment à la<B>hg.</B> 1 et représentée en détail et dans une réalisation pratique à la fig. 6, est réalisée de façon que la quantité de lumière transmise vers chacune de ces cellules photoélectriques ou photomultipli cateurs ne soit pas affectée par la position de l'objet 2, au moment de son inspection, le long de sa ligne de chute ou dans le cas d'un décalage longitudinal de l'objet 2 par rapport à une ligne de chute désirée.
Comme la fig. 6 le montre, la lumière réfléchie par l'objet 2 frappe la lentille tubulaire 8 pourvue d'un couvercle en verre 41 contre la poussière, d'un objectif 9 comprenant les lentilles 42 et 43, d'une fiente de balayage 10 et d'un système de lentillle 11 comprenant les lentilles 44, 45. L'agencement ,est tel que l'objectif 9 focalise l'image de l'objet 2 à trier sur la fente de balayage 10.
Partant du voisinage immédiat du système de lentille 11, une tige 12' en une matière transparente conductrice de la lumière, par exemple du méthyl méthacrylate, fait partie de la pièce conductrice de la lumière 12 représentée à la fig. 1. La tige 12' est collée à une plaque 46 en une matière transpa rente conductrice de la lumière et une autre tige 12" en une telle matière est collée à la plaque 46. La plaque 46 est appliquée sur la surface polie 47 d'un miroir 48.
La tige 12" se divise en deux branches 49, 50 se présentant comme deux branches d'un V. Ces branches 49, 50 atteignent respectivement les cellu les photoélectriques ou photomultiplicateurs 4 et 5, la branche 49 ayant un diamètre ou une section plus petite que la branche 50.
L'extrémité extérieure 51 de chacune des bran ches 49, 50 est polie et un filtre de couleur 52 est intercalé entre les extrémités 51 et les cellules photo électriques ou photomultiplicateurs 4, 5. La lumiè re sortant de l'extrémité de la branche 49 atteint la cellule photoélectrique ou photomultiplicateur 4 via un miroir 53.
Le point de bifurcation 13 des branches 49, 50 (c'est-à-dire la pointe du V) reçoit la lumière réflé chie par l'objet devant être trié. On peut donc remar quer que la quantité de lumière transmise aux cel lules photoélectriques ou photomultiplicateurs 4, 5 n'est pas influencée par l'endroit précis d'où l'objet 2 est observé. De ce fait, la position de l'objet le long de sa ligne de chute ou un écart longitudinal limité de l'objet par rapport à une ligne de chute désirée n'a pas d'influence notable sur les quantités de lumière relatives captées par les cellules photo électriques ou photomultiplicateurs 4, 5.
La fig. 7 illustre les moyens de détection photo électriques (non illustrés à la fig. 1) qui utilisent de la lumière infrarouge pour détecter la présence ou l'absence d'un objet devant les moyens d'obser vations. La fig. 7 illustre également la réalisation du comparateur électronique 5 qui est illustré sché matiquement à la fig. 1.
La lumière tombant sur et réfléchie par l'objet 2 comprend à la fois de la lumière visible et de la lumière infrarouge, tandis qu'un ou plusieurs des fonds 22 réfléchissent moins de lumière infrarouge que les objets 2.
La lumière provenant d'un objet 2 et de chaque fond 22 est transmise par l'intermédiaire d'un dis positif optique (non illustré) et via l'ouverture de vision relativement grande pratiquée dans une pièce métallique 55 et via l'ouverture de vision relative ment étroite pratiquée dans un filtre à infrarouge 56. Ce dernier est adapté pour transmettre seulement la lumière infrarouge à l'exception de cette ouver ture relativement étroite où il est adapté à trans mettre de la lumière visible seulement. La lumière passant par ce filtre 56 tombe sur le miroir 53 par tiellement argenté.
Ce dernier divise la lumière en deux parties, une qui illumine la cellule photoélec trique ou photomultiplicateur 4' sensible à la lumiè re visible seulement et une autre qui illumine, via un filtre à infrarouge 57, une cellule photoélec trique 58 qui est adaptée à produire un signal seu lement lors, de l'observation d'un objet 2 reflétant plus de lumière infrarouge que le fond 22.
II est à remarquer que la cellule photoélectrique 4' indiquée et décrite en relation. à la fig. 7 est destinée à repré- senter les cellules photoélectriques 4 et 5 (et l'appa reillage associé, illustré à la fig. 6) utilisées pour effectuer le tri par couleur. Naturellement seule une de ces cellules photoélectriques peut être uti lisée (comme indiqué par 4') lorsque le tri doit être effectué au moyen d'une seule couleur.
La cellule photoélectrique 4' est reliée, par l'in termédiaire d'un amplificateur 59 et d'un condensa teur 60, au circuit de grille d'une triode 61 dont les signaux commandent le fonctionnement de l'éjec- teur 16. La cellule photoélectrique 58 est reliée, par un amplificateur 62,à un inverseur de phase 63 destiné à produire deux signaux de phases opposés. Aux bornes de l'inverseur de phase 63 se trouvent deux faibles résistances 64, 65 connectées dans un circuit 66 relié au circuit de grille, le circuit 66 comprenant une paire de diodes au silicium ou tube diodes 67, 68. La triode 61 est polarisée au point de blocage par une source d'énergie 69.
En conséquence, quand l'inverseur de phase 63 ne produit aucun signal (c'est-à-dire qu'aucun objet 2 n'est observé), le circuit grille-cathode de la triode 61 est, en fait, court-circuité par les faibles résis tances 64, 65 et par les diodes 67, 68. Le fait qu'un court-circuit se produit en l'absence d'un objet 2 a pour résultat que la référence en fonction de laquel le la triode 61 fait la distinction entre des objets voulus et des objets indésirables, ne varie pas au cours d'une opération de tri. En outre, même si la cadence de chute des objets 2 en face de la fente de vision est irrégulière, le court-circuit se produit malgré tout au bon moment.
Lorsqu'un objet est observé par les moyens de détection, le circuit grille-cathode est rétabli ; un signal reçu par la cellule photoélectrique (ou les cellules photoélectriques) 4' est transmis par l'am plificateur (ou l'amplificateur différentiel) 59 ; si l'objet doit être rejeté le signal augmente le poten tiel de la grille de la triode rendant ainsi cette triode conductrice, ce qui envoie un signal au dispositif d'éjection 16 (fig. 1).
Puisque en fonctionnement l'objet tombe en chute libre, de la lumière infra rouge venant de l'objet 2 passera au travers de la portion non ouverte du filtre 56 avant et après que la lumière visible venant de l'objet 2 passe au tra vers de l'ouverture pratiquée dans le filtre 56.
En conséquence la cellule photoélectrique 58 sensible aux infrarouges reçoit son signal légère ment avant et continue à le recevoir légèrement après le signal reçu par la cellule photoélectrique 4' sensible à la lumière visible. Cet arrangement compense les effets de retard dans le circuit.
L'éjecteur 16 de la fig. 1 est représenté en détail à la fig. 8. Comme cette figure le montre, l'air com primé de la conduite 17 peut être dirigé de l'aju- tage 18 sur un objet indésirable 2, de façon à écar ter celui-ci. L'ajutage 18 est pourvu d'un obturateur de vanne 70 établissant et supprimant le passage du jet d'air. L'obturateur de vanne 70 est pourvu, à une extrémité, d'une tige de soupape 71 rappelée, par des ressorts 72, 73 dans la position de fermeture ou de repos dans laquelle l'ajutage ne laisse pas passer d'air.
L'extrémité de la tige 71 la plus éloignée de l'ajutage 18 porte la bobine 74 d'un dispositif élec- tro-magnétique 75, la bobine étant excitée en réponse à un signal de la triode 61 indiquant la pré sence d'un objet 2 indésirable. A la réception d'un signal de ce genre, la tige de soupape 71 est attirée, contre l'action des ressorts 72, 73 de façon à libérer le jet d'air et à écarter l'objet indésirable.
Lors de la désexcitation du dispositif électro magnétique, l'obturateur de vanne 70 est rabattu brusquement, par les ressorts 72, 73 sur son siège, de sorte qu'il y aurait normalement un rebond. Afin d'éviter tout rebond notable, la tige de soupape 71 est pourvue d'un rebord ou saillie 76 qui, lorsque la tige d'obturateur de vanne se trouve sur son siège, frappe contre une butée 77.
Cette butée 77, portée par des ressorts 78, 79 de façon à pouvoir suivre, par effet de résilience, le mouvement de la tige de soupape, consiste en un cylindre ou autre récipient rempli de laine de verre ou d'une matière sembla ble et rempli partiellement d'un liquide qui est de préférence de forte densité et de faible viscosité.
De cette manière, quand la butée 77 est frappée par le rebord ou saillie 76, le mouvement de la tige de soupape 71 est freiné, le mouvement de la butée 77 étant freiné par transfert d'énergie à la suite du forçage de liquide au travers des obstructions par tielles constituées par la laine de verre à l'intérieur du récipient.