Châssis amovible suspendu pour le traitement d'une façade de bâtiment Les moyens connus utilisés pour atteindre une façade de bâtiment en vue de son traitement sont constitués généralement, soit par une échelle, un échafaudage, fixe ou volant, un siège accrochable, ou baquet, soit encore par une corde à naeuds. Ces moyens connus présentent l'inconvénient de ne pas être adaptés convenablement au travail à effectuer, soit qu'ils détériorent ladite façade par leurs moyens de fixation, comme c'est le cas pour les échelles et les échafaudages, soit qu'ils ne présentent pas une sécurité suffisante pour l'utilisateur,
comme c'est le cas des baquets ou des cordes à noeuds.
La présente invention, qui vise à obvier à ces inconvénients, a pour objet un châssis amovible sus pendu pour le traitement d'une façade de bâtiment, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins deux éléments tubulaires horizontaux, en forme de U, dont chacune des branches parallèles est destinée à servir d'appui au pied d'un utilisateur et dont la traverse de 1'U, parallèle à la façade du bâtiment, sert d'appui à son dos, lesdits éléments étant reliés entre eux par des montants tubulaires, l'élément supérieur du châs sis étant pourvu d'un moyen de suspension démon table, destiné à venir en prise avec un élément de la structure du bâtiment,
ledit châssis étant destiné à être suspendu et à permettre à l'utilisateur de traiter la façade le long de laquelle ledit châssis est placé.
Le dessin schématique annexé représente une forme d'exécution et quatre variantes du châssis amovible suspendu, objet de l'invention.
Les fig. 1 à 6 représentent le châssis dans la pre mière forme d'exécution, celle-ci étant destinée à être suspendue au muret de bordure de la toiture en terrasse d'un bâtiment.
La fig. 1 en est une vue latérale.
La fig. 2 est une vue en plan de la fig. 1. La fig. 3 en. est une vue, en élévation, du côté de son ouverture, le bâtiment n'étant pas représenté.
La fig. 4 est une vue partielle en élévation d'une barre à crochet de suspension.
La fig. 5 en est une vue en bout du côté du crochet de la barre représentée à la fig. 4.
La fig. 6, à une plus grande échelle, est une vue en élévation en coupe, suivant la ligne VI-VI de la fig. 1, du dispositif de fixation de la barre à crochet au châssis.
Les fig. 7 et 8 représentent une première va riante du dispositif de suspension du châssis à l'en cadrement d'une fenêtre, dont la fig. 7 - est une vue latérale du châssis. et la fig. 8, une vue en éléva tion du châssis du côté de son ouverture.
Les fig. 9 et 10 représentent une deuxième va riante du dispositif de suspension .du châssis à la toiture inclinée d'un bâtiment, dont la fig. 9 est une vue en, élévation et la fig. 10, une vue en plan de la fig. 9.
Les fig. 11 à 15 représentent une troisième va riante du dispositif de suspension du châssis à l'avant- toit d'une toiture en terrasse d'un bâtiment.
La fig. 11 est une vue latérale du châssis.
La fig. 12 est une vue partielle en plan de la fig. 11.
La fig. 13 est une vue en élévation du châssis du côté de son ouverture, l'avant-toit n'étant pas repré senté.
La fig. 14,à une plus grande échelle, est une vue de côté du dispositif de suspension du châssis représenté à la fig. 11.
La fig. 15 est une vue partielle en plan de la fig. 14.
Les fig. 16 à 24 représentent une quatrième va riante du dispositif de suspension du châssis dans laquelle ledit châssis, pourvu d'une rallonge, est des tiné à être suspendu à un bâtiment muni de fenêtres en saillie sur la façade.
La fig. 16 est une vue latérale du châssis.
La fig. 17 est une vue en élévation du châssis du côté de son ouverture.
La fig. 18,à une plus grande échelle, est une vue partielle latérale en coupe, suivant la ligne XVIII- XVIII de la fig. 19, du dispositif de suspension.
La fig. 19 est une vue en plan de la fig. 18. La fig. 20 est une vue partielle en élévation du dispositif représenté à la fig. 18.
La fig. 21 est une vue en élévation en coupe, suivant la ligne XXI-XXI de la fig. 20, d'un dispo sitif d'appui du châssis à la façade du bâtiment re présenté à la fig. 16.
La fig. 22 est une vue en plan de la fig. 21.
La fig. 23 .est une vue partielle en élévation du châssis avec des rallonges emboîtées l'une dans l'au tre pour le transport.
La fig. 24 est une vue en plan de la fig. 23.
Le châssis amovible, dans la forme d'exécution représentée dans les fig. 1 à 6, comprend des élé ments tubulaires assemblés, par exemple par sou dure, lesdits éléments comprenant cinq tubes 1, 2, 3, 4 et 5, en forme de U, placés horizontalement et séparés les uns des autres par des montants tubulai res verticaux.
Les tubes 1 et 2 sont reliés entre eux par des montants 6, 7, 8 et 9, chacun des montants 6 et 9 étant fixé au voisinage de l'extrémité libre de la bran che correspondante du tube en U et. chacun des mon tants 7 et 8, au voisinage de l'extrémité coudée cor respondante de la barre perpendiculaire aux branches parallèles de<B>PU</B> formant les éléments tubulaires.
Les éléments 3, 4 et 5 sont reliés respectivement l'un à l'autre de la même manière que celle réunis sant l'élément 1 à l'élément 2.
Le châssis ainsi formé est placé de manière que l'ouverture des éléments tubulaires soit orientée en direction de la façade du bâtiment contre lequel il est fixé. Le châssis est, en outre, pourvu d'un dispo sitif de suspension comportant deux paires de barres tubulaires, telles que la barre 10 (fig. 4 et 5) dont l'une des extrémités est coudée pour former un cro chet 11 destiné à être appuyé contre la paroi inté rieure 12 (fi-. 1 et 2) d'un muret 13 de bordure de la toiture en terrasse d'un bâtiment 14.
A cet effet, la longueur des montants tubulaires supérieurs, re liant l'élément 1 à l'élément 2, est plus grande que celle des autres montants inférieurs. Contre les mon tants 6 et 7 sont fixées extérieurement la barre 10 en position horizontale et intérieurement une barre 15 en position inclinée et, contre les montants 8 et 9, sont fixées extérieurement une barre 10' en position horizontale et intérieurement une barre 15' en posi tion inclinée, de manière que les crochets desdites barres appuient contre le muret 13.
Les, barres sont fixées deux par deux contre les montants respectifs au moyen de plaquettes 16, 16' et de boulons 17, comme représenté dans la fig. 6 pour le montant 7 et les barres 10, 10'.
A titre d'exemple, les branches parallèles des tubes en U, sur lesquelles reposent les pieds de l'uti lisateur, ont une longueur de 50 cm et la traverse de 1'U, une longueur de 80 cm, les montants inférieurs ayant une longueur de 50 cm et les montants reliant les tubes 1 et 2 ayant une longueur de 80 cm.
Il est évident que le châssis décrit pourrait être pourvu d'un plus grand nombre de tubes en U et recevoir des rallonges inférieures de même structure, lesdites rallonges étant fixées par des plaquettes et des boulons, au châssis supérieur, ou de plusieurs châssis susceptibles d'être emboîtés les uns dans les autres pour le transport, comme il sera décrit ci- après.
Le dispositif de suspension et d'accrochage dé crit permet de maitenir le châssis en position verti cale à la distance voulue de la façade à traiter et de déplacer, par soulèvement, ledit châssis le long du muret 13.
Dans la première variante, représentée aux fig. 7 et 8, le dispositif de suspension du châssis com prend deux paires de barres tubulaires à crochet de forme identique à celle représentée aux fig. 4 et .5, chacune des barres 18, 18' appuyant sur l'entretoise 19 de la baie d'une fenêtre 20 de la façade 21, et chacune des barres 22, 22' appuyant contre le linteau 23 de ladite baie de fenêtre. Dans cette disposition, les crochets 24, 24' des barres 18, 18' respective ment, sont orientées vers le bas de la façade, les crochets 25, 25' des barres 22, 22' respectivement, étant orientés vers le haut de ladite façade, le long de la paroi intérieure de ladite baie.
Les barres tubu laires sont fixées au châssis de la manière décrite précédemment, par exemple aux branches correspon dantes des tubes 2 et 3, en forme de U, ou sur les montants, tubulaires correspondants reliant lesdits tubes.
Dans la deuxième variante du dispositif de sus pension, représenté aux fig. 9 et 10, le châssis est destiné à être appliqué contre la façade d'un bâti ment muni d'une toiture inclinée recouverte de tui les. Le dispositif comprend deux barres tubulaires à crochet, de forme identique à celle représentée dans les fig. 4 et 5, chacune des barres 26, 26' étant fixée au châssis objet de l'invention de la même manière que celle décrite dans la première variante, à une hauteur en rapport avec la déclivité du toit, de ma nière que le châssis soit maintenu verticalement.
Dans cette deuxième variante, la barre 26 est fixée contre les montants tubulaires verticaux 6 et 7 et la barre 26', contre les montants tubulaires verti caux 8 et 9, lesdits montants reliant les tubes 1 et 2, en forme de U, du châssis. Chacun des crochets 27, 27' des barres 26, 26' respectivement, est engagé dans l'espace vide 28, 28' respectivement, créé par l'enlè vement d'une tuile de la toiture 29.
Il est évident que le, nombre de barres tubulaires du dispositif décrit pourrait être doublé comme c'est le cas, par exemple, dans la première variante, de manière à pallier le manque de solidité d'une toi ture inclinée dépourvue de muret ou de moyen d'ac crochage.
Le châssis., dans la troisième variante représentée dans les fig. 11 à 15, est destiné à être appliqué le long de la façade d'un bâtiment pourvu d'un avant- toit horizontal. A cet effet, les barres à crochet du dispositif de suspension décrit précédemment sont remplacées par un support tubulaire fixé aux tubes de l'élément supérieur 1 du châssis.
Le support tubulaire, en forme générale de G, comprend à sa partie inférieure quatre tubes 30, 30', 31, 31' disposés parallèlement deux par deux et à un écartement correspondant respectivement à celui des tronçons de tubes de l'élément tubulaire 1, en forme de U, du châssis, les tubes 30 et 30' étant fixés au moyen de plaquettes et de boulons aux bran ches parallèles 32, 32' respectivement, de 1'U dudit élément 1, comme représenté dans les fig. 11 à 13.
A l'extrémité antérieure de chacun des tubes 30, 30' est fixé un montant tubulaire 33, 33' respective ment, relié à l'une des extrémités d'une barre tubu laire inclinée 34, 34' respectivement, lesdites barres inclinées étant destinées à venir en contact avec la face inférieure 35 (fig. 11) de l'avant-toit horizon tal 36 d'un bâtiment 37. A l'autre extrémité de cha cune des barres inclinées 34, 34' est fixé un mon tant tubulaire 38, 38' respectivement, dont la lon gueur correspond à l'épaisseur de l'avant-toit 36.
A l'extrémité supérieure de chacun des montants 38, 38' est fixée l'extrémité postérieure d'une barre tubu laire horizontale 39, 39' respectivement, lesdites bar res horizontales, parallèles aux tubes latéraux 30, 30' respectivement, et situées respectivement dans le plan vertical, étant destinées à reposer sur la face supé rieure de l'avant-toit 36.
A l'extrémité antérieure de chacune des, barres tubulaires 39, 39' est fixée l'extrémité inférieure d'un tube incliné 40, 40' respectivement, dont l'extrémité supérieure est fixée à un montant tubulaire posté rieur 41, 41' respectivement, dont le pied est fixé sur l'extrémité postérieure du tube 30, 30' respecti vement.
Le support est, en outre, pourvu d'entre toises antérieures 42 et 43 (fig. 14 et 15) superposées au tube 31, d'entretoises intermédiaires superposées 44 et 45, d'une entretoise postérieure 46 superposée au tube 31 et de contrefiches 47, 47' inférieures et 48, 48' supérieures.
Les divers éléments du support tubulaire décrit sont fixés les uns aux autres, par exemple au moyen de soudures.
Lorsque le châssis est destiné à être déplacé le long d'une façade s'étendant sur une grande lon gueur en vue d'effectuer des traitements périodiques, les bras du dispositif de suspension du châssis sont pourvus de galets dont le chemin de roulement est constitué par des poutrelles fixées sur le muret et sur la toiture en terrasse du bâtiment.
Le châssis, dans la quatrième variante représen tée aux fig. 16 à 24, comporte, entre les tubes hori zontaux 1 et 2, en forme de U (fig. 16 à 20), deux paires de barres tubulaires 49, 49' horizontales et 50, 50' inclinées, lesdites barres étant fixées, aux montants .tubulaires 6, 7, 8 -et 9 respectivement, d'une manière analogue à celle décrite dans la forme d'exé cution du châssis représentée aux fig. 1 à 3.
Chacune des barres tubulaires forme un double coude au voisinage de son extrémité libre, de ma nière à présenter un embout horizontal, tel que l'em bout 51 (fig. 18 à 20) de la barre 49. Dans l'embout 51 est fixé un axe 52 sur lequel est susceptible de tourillonner un galet 53 destiné à rouler sur la se melle inférieure 54 d'une poutrelle 55, de section générale en forme de C.
La poutrelle 55, servant également de chemin de roulement au galet 53' dont est munie la barre 49', est fixée au moyen d'une em base 56 et de tire-fonds 57 sur la face supérieure du muret 58 bordant la toiture 59 en terrasse d'un bâti ment 60. La semelle 54 de la poutrelle 55 présente, en outre, un bord<I>relevé</I> 61 destiné à éviter la sor tie des galets 53, 53' hors de la poutrelle, une en taille 62 (fig. 20) étant ménagée dans le bord relevé 61 pour permettre l'introduction des galets à l'inté rieur de la poutrelle.
Une poutrelle 55' (fig. 16 et 17), destinée à loger les. galets des barres inclinées 50, 50', est fixée sur la .toiture 59 en terrasse de la même manière que celle décrite pour la poutrelle 55.
Pour éviter le contact du châssis avec le pare ment de la façade 63 du bâtiment 60, notamment lorsque ladite façade présente des fenêtres en sail lie telles que la fenêtre 64, un support de roulette est fixé de place en place sur chacun des montants tubulaires antérieurs du châssis. A cet effet, chacun desdits supports. comprend un manchon 65 (fig. 21 et 22), formé de deux coquilles, ledit manchon étant fixé au moyen de boulons 66 sur un montant tubu laire 67 du châssis.
L'une des coquilles du manchon est solidaire d'une chape 68 dont chacun des flasques est traversé par un axe 69 sur lequel tourillonne une roulette 70 placée horizontalement, ladite roulette étant destinée à appuyer contre le parement de la façade 63.
Dans le cas où la hauteur de la façade à traiter nécessiterait l'emploi d'un châssis composé d'un grand nombre d'éléments tubulaires susceptibles. de l'alourdir exagérément, le châssis décrit, formé de cinq éléments tubulaires, est pourvu de rallonges de même structure, mais dont les tubes horizontaux, en forme de U, sont d'une largeur plus petite que celle des tubes correspondants du châssis, de manière à permettre l'emboîtement des rallonges dans le châs sis et, par conséquent,
de présenter un encombre ment réduit pour le transport. A cet effet, le tube 71 (fig. 16 et 17), en forme de U, de l'élément supé rieur l' de la rallonge 72 est muni de quatre mon tants tubulaires, tels que le montant 73. Après avoir installé le châssis le long de la façade 63, comme décrit ci-dessus, on introduit la rallonge 72 dans la partie inférieure du châssis, de manière que le tube 71 soit placé à la hauteur du tube infé rieur 5 du châssis.
On recourbe ensuite l'extrémité supérieure du montant 73, de manière à former un crochet 74 entourant la branche correspondante du tube 75, en forme de U, de l'avant-dernier élément inférieur du châssis, les extrémités des trois autres montants tubulaires de la rallonge étant recourbées et fixées de la même manière. Puis on assemble au moyen de plaquettes et de boulons, les parties situées à la même hauteur des tubes en forme de U de l'élément inférieur du châssis et de l'élément supé rieur de la rallonge.
Lorsque le traitement de la façade est terminé, on redresse les extrémités en forme de crochet 74 des montants tubulaires de la rallonge, on démonte en suite les plaquettes d'assemblage, puis on emboîte les rallonges l'une dans l'autre et l'ensemble des rallon ges dans le châssis. Les fig. 23 et 24 montrent l'em boîtement des rallonges 76 et 77 dans un châssis 78 respectivement.