Instrument chirurgical pour suturer les vaisseaux sanguins et les nerfs à l'aide d'agrafes métalliques La présente invention a pour objet un instru ment chirurgical pour suturer les vaisseaux san guins et les nerfs à l'aide d'agrafes métalliques.
Dans la médecine moderne, les opérations con sistant à suturer des vaisseaux sanguins et des nerfs endommagés sont de pratique courante, mais l'exé cution manuelle de telles sutures met le chirurgien devant de grandes difficultés. Aussi les inventeurs ont orienté leurs recherches vers des instruments permettant de faire des sutures des vaisseaux san guins et des nerfs. de manière mécanique.
Jusqu'à présent on a utilisé trois instruments distincts pour faire mécaniquement une suture au moyen d'agrafes métalliques: deux de ceux-ci pour suturer les vaisseaux sanguins et un pour suturer les nerfs. Le premier desdits instruments ne permet de faire qu'une suture termino-terminale (fig. 1), le second une suture termino-latérale (fig. 2), tandis que le troisième sert à suturer les extrémités des nerfs, les agrafes perçant et unissant la couche épinévrale externe seulement (fig. 3).
L'instrument objet de l'invention a pour but de remédier aux inconvénients précités et d'assumer les fonctions de ces trois instruments distincts en permettant de faire une suture termino-terminale ou termino-latérale des vaisseaux sanguins et une suture termino-terminale des nerfs. De ce fait, l'instrument objet de l'invention est économique, simplifie la tâche du chirurgien, réduit le temps d'opération et affecte favorablement les résultats de l'opération.
L'instrument chirurgical objet de l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un corps allongé en deux parties et des moyens pour fixer les deux dites parties ensemble, une des extrémités desdites parties présentant des ouvertures destinées à rece- voir des manchons échangeables en deux parties destinés à entourer les vaisseaux sanguins ou les nerfs devant être suturés, des moyens pour pousser les agrafes, fixés sur une desdites parties du corps allongé, des moyens présentant des évidements pour recourber les agrafes, fixés sur l'autre partie et des moyens de serrage pour tenir les vaisseaux san guins ou les nerfs pendant la suture.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'instrument chirurgical objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique d'une suture termino-terminale des vaisseaux sanguins.
La fig. 2 est une vue semblable d'une suture termino-latérale des vaisseaux sanguins.
La fig. 3 est une vue semblable d'une suture des nerfs.
La fig. 4 est une vue de côté de la partie fonda mentale - gauche de l'instrument.
La fig. 5 est une vue en plan de la même partie. La fig. 6 est une coupe selon la ligne VI-VI de la fig. 4 montrant le principe du levier d'actionne- ment.
La fig. 7 est une coupe selon la ligne VII-VII de la fig. 5 montrant le verrou à coin servant à fixer la partie supérieure amovible.
La fig. 8 est une vue de côté de la partie fon damentale droite de l'instrument.
La fig. 9 est une vue en plan de la même partie. La fig. 10 est une coupe selon la ligne X-X de la fig. 9 montrant le verrou à coin servant à retenir la partie supérieure amovible.
La fig. 11 est une coupe longitudinale selon la ligne XI-XI de la fig. 12 d'un manchon en deux parties contenant des agrafes. La fig. 12 est une vue d'ensemble dudit manchon dans le sens de la flèche N.
Les fig. 13 et 13a sont des vues en plan et en élévation d'une des agrafes.
La fig. 14 est une vue du pousse-agrafes.
La fig. 15 est une vue de côté du pousse-agrafes représenté à la fig. 14.
La fig. 16 est une vue en plan des parties gauche et droite de l'instrument montrant leur assemblage pour suturer les vaisseaux sanguins par une suture termino-terminale, les moitiés supérieures n'étant pas représentées. La fig. 17 est une coupe selon la ligne XVII- XVII de la fig. 16 montrant le mécanisme pour ajuster l'espace entre les manchons.
La fig. 18 est une vue en plan des parties gau che et droite de l'instrument montrant leur assem blage pour suturer les vaisseaux sanguins par une suture termino-latérale, les moitiés supérieures n'étant pas représentées.
La fig. 19 est une vue schématique d'un vais seau sanguin dans l'instrument lors d'une suture termino-terminale.
La fig. 20 est une vue latérale de l'instrument avec ses parties échangeables assemblées pour faire une suture termino-terminale.
La fig. 21 est une vue en plan de ce même ins trument.
La fig. 22 est une vue schématique des extré mités d'un nerf disposé dans l'instrument lors, d'une suture.
La fig. 23 est une vue latérale de l'instrument avec ses parties échangeables assemblées pour faire une suture d'un nerf.
La fig. 24 est une vue en plan de ce même ins trument.
La fig. 25 est une vue schématique d'une veine disposée dans l'instrument lors d'une suture termino- latérale.
La fig. 26 est une vue de côté de l'instrument avec ses parties échangeables assemblées pour faire une suture termino-latérale des veines.
La fig. 27 est une vue en plan de ce même ins trument.
L'instrument chirurgical représenté comprend un corps allongé en deux parties fondamentales une partie droite et une partie gauche sur les quelles un certain nombre de pièces échangeables peuvent être montées.
La fig. 4 montre la partie fondamentale gauche, tandis que la fig. 5 en est une vue en plan. Les fig. 8 et 9 sont des vues de côté et en plan de la partie fondamentale droite.
Chacune de ces parties se subdivise à son tour en deux moitiés : une moitié supérieure et une moitié inférieure.
La partie gauche (fig. 4 et 5) -comprend : une moitié inférieure 1, une moitié supérieure amovible 2, un levier supérieur 3, un levier inférieur 4, un verrou de la moitié supérieure composé d'une che- ville 5 et d'un loquet 6 portant une poignée 7. Les moitiés inférieure et supérieure présentent des ouver tures semi-circulaires a destinées à recevoir des man chons échangeables (non représentés dans cette fig.).
La partie droite est de forme semblable-(fig: 8 et 9). Elle comprend une moitié inférieure 8, une moitié supérieure amovible 9, un verrou de la moitié supérieure composé d'une cheville 12 et d'un loquet 11 à poignée 11'. Les têtes des moitiés inférieure et supérieure présentent aussi des ouver tures semi-circulaires e semblables à celles de la partie gauche et destinées à recevoir des, manchons.
Le manchon est la partie active de l'instrument. Lorsqu'on suture les vaisseaux sanguins ou les nerfs, on utilise deux manchons qui sont enfilés dans l'instrument: un dans les ouvertures a de la partie gauche, l'autre dans les ouvertures e de la partie droite. Le manchon de la partie gauche présente des rainures destinées à recevoir des agrafes et com prend un mécanisme pour pousser les agrafes, tan dis que le manchon de la partie droite présente des évidements dans sa face terminale contre lesquels les agrafes sont pliées en forme de B lors de la suture.
Lesdits manchons seront décrits plus en détail ci-après et seront appelés par la suite manchon à agrafes et manchon-enclume .
Le manchon à agrafes est composé de deux moitiés, une des moitiés étant destinée à être insérée dans la moitié inférieure 1, l'autre dans la moitié supérieure 2 de la partie gauche.
La fig. 11 représente en coupe longitudinale un des demi-manchons à agrafes avec les agrafes et la fig. 12 est une vue d'ensemble de cette moitié vue dans le sens de la flèche N de la fig. 11. Les, lignes en traits-points montrent la seconde moitié de ce manchon à agrafes. Ces deux moitiés assemblées constituent un cylindre creux qui présente des rai nures b usinées dans ses parois. Lesdites rainures b correspondent à la grandeur de l'agrafe métallique n (fig. 13 et 13a) qui est courbée selon un rayon R.
Le nombre des agrafes est déterminé par la grandeur du manchon. Le mécanisme pour pousser les agrafes consiste en un poussoir m (fig. 14 et 15) en plu sieurs pièces reliées entre elles, pliées selon le rayon R et introduites derrière les agrafes dans les rainu res<I>b.</I> Le poussoir<I>m</I> porte une saillie c percée d'un trou<I>d</I> destiné à recevoir l'extrémité d'un levier<I>k.</I> Lorsqu'on amène ce dernier dans la position A; le poussoir m se déplace aussi simultanément en chas sant les agrafes<I>n</I> hors des rainures<I>b.</I>
Le manchon-enclume est constitué par deux moi tiés enfilées dans les, moitiés inférieure 8 et supé rieure 9 de la partie droite. Il diffère de celui à agrafes du fait qu'il ne présente pas de rainures et de poussoir mais des évidements 0 (fig. 19, 22 et 25) dans sa face terminale disposés sur le cercle de rayon R et en regard des rainures du manchon à agrafes pour plier les agrafes en forme de B.
Etant donné que les veines et les nerfs présentent des diamètres différents, il est nécessaire de prévoir des manchons interchangeables de grandeur appro priée. C'est pour cette raison qu'on a prévu trois jeux de manchons interchangeables avec chaque instrument : de 2,5 à 8 mm pour suturer les veines par une suture termino-terminale, de 3,5 à 8 mm pour une suture termino-latérale, et de 2,5 à 5 mm de diamètre pour une suture des nerfs.
Le fonctionnement de tous ces manchons inter changeables est le même : étant donné que la gran deur du manchon change, seul le rayon R de la circonférence sur laquelle les agrafes et les rainures sont situées change, et de ce fait le diamètre interne du manchon, les. dimensions D et D' (fig. 12 et 4) restant inchangées pour tous les manchons, ce qui rend possible l'utilisation d'un seul et même instru ment dont les manchons sont échangeables pour suturer des organes de diamètres différents. Les manchons pour suturer les nerfs sont quelque peu différents de ceux décrits ci-dessus, mais ils sont en principe semblables à ceux utilisés pour suturer les vaisseaux sanguins.
Ils se distinguent de ces der niers du fait qu'ils comprennent, le manchon à agrafes aussi bien que le manchon-enclume, une partie mobile qui sert à tirer le revêtement du nerf épinévral (externe) pour former un tore sur toute la circonférence du nerf (fig. 3). Après avoir amené les deux extrémités en contact, les tores sont percés avec les agrafes et la suture est terminée. Les agra fes sont poussées hors des rainures du manchon à agrafes de la même manière que lorsqu'on suture les veines, c'est-à-dire au moyen de poussoirs et des leviers 3 et 4 (fig. 4).
La fig. 16 représente les deux parties fondamen tales : la moitié inférieure gauche 1 et la moitié infé rieure droite 8 assemblées pour suturer les vaisseaux sanguins, par une suture termino-terminale et les nerfs, les moitiés supérieures 2 et 9 (fig. 4, 8 et 9) n'étant pas représentées. Ces deux parties sont as semblées par deux plaques de guidage 13 et 13' et par une partie mobile 14 qui est maintenue en place par une tige à tête carrée 10 qui retient en même temps la moitié supérieure.
Les manchons en deux parties, sont introduits dans la tête de l'instrument, c'est-à-dire une des moi tiés du manchon à agrafes 15 et une des moitiés du manchon-enclume 16. Pour suturer les nerfs, d'autres manchons tels que ceux décrits ci-dessus, sont enfi lés dans la tête de l'instrument. Une tige cylindrique 17 et une plaque rectangulaire 18 assurent l'aligne ment correct des demi-manchons 15 et 16, ce qui est nécessaire pour que les agrafes disposées dans les rainures puissent être chassées lors de la suture. L'espace f entre les faces extrêmes des manchons est ajusté grâce à la partie mobile 14. Lorsqu'on déplace cette dernière vers la tête, l'espace f devient plus petit.
La moitié inférieure 1 porte une échelle S en regard de laquelle peut se déplacer un index Z permettant de contrôler et de régler l'espace f. Lors que l'index Z est mis en face de la marque p, la partie mobile 14 peut être retirée des plaques de guidage 13 et 13' (fig. 16 et 17) et les moitiés 1 et 8 peuvent être séparées lorsqu'il y a nécessité. Lorsque la partie mobile 14 est avancée, les moitiés 1 et 8, pivotées sur un axe 19, peuvent être tour nées d'un certain angle.
La fig. 18 représente les deux moitiés 1 et 8 assemblées pour suturer les vaisseaux sanguins par une suture termino-latérale. Dans ce cas, les moitiés 1 et 8 sont interverties et une partie mobile 14' est montée à la place de la partie 14 et sert au même usage. La tête de l'instrument reçoit deux des demi- manchons: la moitié 1 reçoit un des demi-manchons à agrafes 15, tandis que la moitié 8 reçoit un demi manchon-enclume 16' spécial destiné à la suture termino-latérale des vaisseaux sanguins uniquement. Une goupille 20 joue le rôle de support et sert en même temps à centrer les demi-manchons 15 et 16' pour les aligner correctement. Une cheville 19' sert de pivot.
L'ajustement de l'espace f se fait au moyen des parties échangeables 14'.
Outre les parties échangeables décrites ci-dessus, l'instrument comprend encore d'autres parties échan- geables destinées à être fixées sur les moitiés 1 et 8 des parties gauche et droite du corps.
La fig. 19 représente schématiquement comment se fait une suture termino-terminale. Les extrémités g et g' du vaisseau sanguin, pincées par des pinces hémostatiques gauche 21 et droite 22, sont intro duites dans le manchon et repliées, tandis qu'elles sont fixées sur les manchons au moyen de pinces élastiques de serrage 23 et 24. Chaque extrémité du vaisseau sanguin est fixée au moyen de deux des- dites, pinces qui sont taillées en forme de V et en tourent le vaisseau sanguin sur deux de ses côtés.
Les pinces élastiques sont fixées amoviblement sur les moitiés 1- et 8 et ne sont utilisées que lorsqu'il s'agit de faire une suture termino-terminale ; lors qu'il s'agit de faire une suture termino-latérale, des pinces d'une autre forme sont utilisées, tandis que pour faire une suture des, nerfs, elles sont suppri mées.
Après avoir retroussé les extrémités du vaisseau et les avoir fixées, les moitiés 1 et 8 des parties gauche et droite du corps sont réunies et l'espace f est réglé au moyen de la partie 14 ; la suture peut alors: être effectuée. Pour cela, les leviers 3 et 4 sont pressés et l'extrémité du levier K agit sur le poussoir<I>m</I> qui chasse simultanément les agrafes<I>n</I> hors des rainures. Les agrafes percent les parois à suturer et sont repliées en forme de B lorsqu'elles pénètrent dans les évidements 0.
Lorsque la suture est terminée, les pinces élastiques 23 et 24 sont éloignées des extrémités de la veine, les moitiés 2 et 9 (fig. 4 et 8) sont écartées et les poignées 7 et 1l' (fig. 4 et 8) sont déplacées dans le sens opposé à la flèche M après avoir ouvert le loquet 6 du verrou (fig. 7). La partie mobile 14 (fig. 16) est alors rame née vers l'arrière de l'instrument jusqu'à ce que l'index Z vienne en regard de la marque p.
Les moi- Liés 1 et 8 peuvent être sorties de la veine et le vais seau sanguin suturé ne porte plus que les deux pinces hémostatiques 21 et 22 (fig. 19) qui sont enlevées en dernier lieu. Le vaisseau sanguin suturé se présente alors comme représenté à la fig. 1.
Les fig. 20 et 21 montrent l'instrument assemblé pour faire une suture termino-latérale des vaisseaux sanguins avec toutes les parties échangeables, à l'exception des manchons. On y remarque: la pince hémostatique gauche 21, la pince hémostatique droite 22, les pinces élastiques 23, 23', 24, 24' avec les poignées 23" et 24" et la partie mobile 14 pour régler l'espace entre les manchons.
La fig. 22 est une vue schématique de la suture d'un nerf. Les extrémités du nerf sont fixées par des fixe-nerfs spéciaux, un gauche 25 et un droit 26, qui sont reliés, respectivement, aux moitiés 1 et 8 des parties gauche et droite du corps. Lorsqu'on amène ces moitiés, 1 et 8 l'une vers l'autre, les moi tiés du manchon à agrafes 27 et 27' et celles du manchon-enclume 28 et 28' se déplacent les unes par rapport aux autres en amenant la couche épi- névrale du nerf vers la face d'extrémité du manchon pour former des tores avec les extrémités du nerf.
L'espace f est réglé au moyen de la partie mobile 14 et la suture est effectuée au moyen des agrafes de la même manière que lors de la suture des vais seaux sanguins, c'est-à-dire que les leviers 3 et 4 sont pressés pour actionner le poussoir m qui, à son tour, fait avancer les agrafes hors des rainures du manchon à agrafes. Les agrafes n, après avoir percé les tores épinévraux, atteignent les évidements 0 et sont repliées en forme de B.
La suture terminée, l'instrument est enlevé dans l'ordre suivant : les moitiés supérieures 2 et 9 sont retirées comme décrit ci-dessus, les, fixe-nerfs 25 et 26 sont ouverts et les moitiés 1 et 8 sont sorties sans difficulté du nerf suturé qui se présente comme représenté à la fig. 3.
Les fig. 23 et 24 montrent l'instrument assemblé pour suturer les nerfs. En plus des parties échan- geables montées sur les moitiés 1 et 8, on voit des fixe-nerfs gauche 29 et droit 30, le manchon à agrafes 27, le manchon-enclume 28 et la partie mobile 14 pour régler l'espace entre les manchons. La partie 14 est la même, que ce soit pour suturer les nerfs ou faire une suture termino-terminale sur les vaisseaux sanguins. Ainsi, pour suturer les nerfs, on ne doit remplacer que les pinces hémostatiques 21 et 22 (fig. 21) par des fixe-nerfs 29 et 30 et changer les manchons.
La fig. 25 montre schématiquement une suture termino-latérale des vaisseaux sanguins. L'extrémité du vaisseau sanguin est coincée dans une pince hémostatique 31 qui diffère légèrement de la pince hémostatique 21 (fig. 21), ladite extrémité étant repliée sur le manchon-enclume 16'. Ce vaisseau ainsi retroussé est fixé sur le manchon au moyen de deux pièces 32 et 32' qui pénètrent dans les rainures du manchon. Le manchon-enclume présente des évidements 0 pour plier les agrafes, en forme de B. Le second vaisseau sanguin dans la paroi duquel le premier doit être suturé est aussi fixé par une pince hémostatique 33.
Une incision est pratiquée dans la paroi du second vaisseau sanguin et le manchon-enclume 16' est enfilé dans, celle-ci avec l'extrémité repliée du premier vaisseau sanguin. Le manchon à agrafes 15 avec les agrafes n et le pous soir m est posé sur le manchon-enclume 16'. La suture est effectuée de la même manière que lors qu'on procède à une suture termino-terminale des vaisseaux sanguins ou une suture des nerfs en pres sant les leviers.
La fig. 18 montre l'assemblage des moitiés 1 et 8 pour faire une suture termino-latérale des vais seaux sanguins avec les moitiés supérieures 2 et 9.
La partie échangeable 14' diffère légèrement de la partie 14 utilisée pour faire une suture termino- terminale des veines, cette différence étant visible dans la figure.
La tige 19' sert de pivot. Le demi-manchon 15 chargé d'agrafes est introduit dans la tête de la moi tié inférieure gauche 1 et le demi-manchon-enclume 16' dans la tête de la moitié supérieure droite 9. La moitié 1 est enfilée sur la goupille 20 et entoure le manchon-enclume. La partie coulissante 14' est poussée vers la tête pour régler l'espace f et les moitiés inférieures 1 et 8 sont alors bloquées l'une sur l'autre. Les fig. 26 et 27 montrent l'instrument de côté et en plan. Comme on le remarque, la pince hémo statique 31 qui serre l'extrémité de la veine est pla cée sur l'extrémité de 8.
Les pièces 32 et 32' qui fixent le vaisseau sanguin retroussé sur le manchon sont montées sur la moitié inférieure droite 8. Ces pièces ont des, extrémités pointues en forme d'aiguil les qui pénètrent dans les évidements du manchon- enclume et compriment la paroi de la veine. Les pièces 32 et 32' se terminent par des poignées 34 et 35. La seconde pince hémostatique 33 est destinée à comprimer le second vaisseau sanguin, dans lequel le premier doit être suturé et présente des. mâchoires en forme de fourches effilées et cannelées sur ses faces de serrage. Lorsque l'écrou moleté l desdites mâchoires de serrage est tourné, elles se meuvent l'une vers l'autre ou s'éloignent selon le sens de rota tion.
La pince 33 est fixée sur la moitié inférieure droite 8, la partie amovible et coulissante 14' per mettant d'ajuster l'espace entre les manchons et les moitiés inférieures 1 et 8.
Ainsi, pour faire une suture termino-latérale des vaisseaux sanguins, les. parties suivantes devront être montées sur la moitié inférieure droite 8 : un manchon-enclume, un manchon à agrafe, les deux pinces hémostatiques 31 et 36, les pièces à mâchoi res en forme d'aiguilles effilées 32 et 32' et la partie coulissante 14' pour régler l'espace f.