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Procédé de fabrication d'un cadran d'horlogerie muni de signes en relief On connaît divers procédés de fabrication d'un cadran d'horlogerie muni de signes en relief. Il est par exemple connu de rapporter des signes munis de pieds sur une plaque de cadran terminée ou encore de coller ces signes.
On a eu également l'idée de souder des signes électriquement ou par ultrasons sur des cadrans. Enfin on connaît divers procédés consistant à réaliser des cadrans complets avec des signes en relief par dépôt électrolytique de métal dans un moule en matière plastique rendu conducteur par métallisation. Ce dernier procédé présente cependant l'inconvénient de nécessiter, pour la fabrication de cadrans avec appliques or, une quantité d'or bien supérieure à celle utilisée pour les signes uniquement.
On connaît également des procédés galvaniques pour la mise en couleur de signes selon lesquels on recouvre le cadran d'un vernis ou d'une couche galvanique, enlève cette couche aux endroits que doivent occuper les signes puis la remplace par une couche galvanique d'une autre couleur constituant lesdits signes. Les signes ainsi réalisés ne sont cependant pas des signes en relief et ces procédés équivalent donc quant à leur résultat à une simple impression, à un décalque ou à un dorage ou argentage ; ils ne sont d'ailleurs applicables qu'à des cadrans bon marché.
La présente invention a précisément pour objet un procédé de fabrication par galvanoplastie d'un cadran d'horlogerie muni de signes en relief ne présentant pas ces inconvénients.
Ce procédé est caractérisé par le fait que l'on termine la surface de ce cadran, la met en contact avec un moule présentant des empreintes exactes desdits signes en relief, le fond de ces empreintes étant constitué par le cadran, rend au moins une partie de ces empreintes électriquement conductrice, forme les signes en relief par remplissage galvanique des empreintes de manière que ces signes adhèrent au cadran, puis enlève le moule.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, un mode de mise en aeuvre du procédé selon l'invention. Les fig. 1 à 8 sont des vues des diverses phases de ce procédé.
D'après cet exemple, on commence (fig. 1) par établir un moule en matière plastique 1, par exemple par moulage ou par découpage présentant des empreintes 2 ayant la forme des signes à rapporter sur un cadran 3. Ce dernier est disposé dans un logement du moule de manière que sa surface supérieure forme le fond des empreintes (fig. 2). Ce cadran est terminé, ce qui signifie qu'il a en particulier subi les traitements galvaniques usuels pour les cadrans d'horlogerie.
On recouvre alors la surface supérieure du moule ainsi que les empreintes d'une couche conductrice 4, plus précisément d'une couche de cuivre mise en place par métallisation sous vide (fig. 3). Bien entendu on pourrait également utiliser d'autres métaux tels que l'argent ou l'or. On enlève ensuite la couche conductrice sur la surface supérieure du moule (fig. 4) pour ne laisser subsister que la couche recouvrant les empreintes.
Par traitement galvanique on remplit ces empreintes de métal (fig. 5) de manière à former des signes 5. Ce métal pourra par exemple être de l'or ; il ne se dépose bien entendu que dans les empreintes puisqu'elles sont seules conductrices. Elles sont d'ailleurs reliées électriquement entre elles par le cadran lui-même, ce qui facilite le montage électrique.
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On termine alors, par polissage ou par facettage, la face supérieure des signes 5 (fig. 6) de manière à leur donner leur aspect définitif. La présence du moule évite d'endommager le cadran et permet de fixer facilement l'ensemble sur une machine adéquate. En variante on pourrait encore terminer les signes seulement après enlèvement du moule, au risque de blesser éventuellement la surface du cadran.
On enlève enfin le moule, par exemple par fusion ou par dissolution et obtient de cette manière un cadran (fig. 7) dont la surface est terminée et dont les signes 5 le sont également. La tranche de ces signes présente en outre la couche de métallisation 4 leur donnant un aspect pouvant être différent de la surface supérieure des signes. Bien entendu on pourrait également éliminer cette couche de manière à avoir un signe entièrement de même métal (fig. 8).
L'invention n'est pas limitée à ce qui est décrit ou représenté au dessin. C'est ainsi que le moule pourrait être rapporté sur le cadran et ses ouvertures étampées ou fraisées directement sur le cadran. En outre, il serait possible d'usiner (trou, bossage, sablage, etc.) les parties du cadran sur lesquelles les signes doivent être rapportés de manière à améliorer leur ancrage.
La présente invention permet de réaliser des cadrans à appliques or en n'utilisant que le métal nécessaire à ces appliques et en employant une plaque de cadran terminée indépendamment et obtenue non pas par galvanoplastie mais par frappe ou par étampage.
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Method of manufacturing a clock face provided with signs in relief Various methods are known for manufacturing a clock face provided with signs in relief. It is for example known to bring signs provided with feet on a finished dial plate or to glue these signs.
We also had the idea of welding signs electrically or by ultrasound on dials. Finally, various methods are known which consist in producing complete dials with signs in relief by electrolytic deposition of metal in a plastic mold made conductive by metallization. However, this latter process has the drawback of requiring, for the manufacture of dials with gold appliques, a quantity of gold much greater than that used for the signs only.
Galvanic processes are also known for coloring signs according to which the dial is covered with a varnish or a galvanic layer, this layer is removed at the places which the signs must occupy and then replaced by a galvanic layer of a other color constituting said signs. The signs thus produced are not, however, signs in relief and these processes are therefore equivalent in terms of their result to a simple printing, to a transfer or to gilding or silvering; moreover, they are applicable only to inexpensive dials.
The present invention specifically relates to a method of manufacturing by electroplating a clock face provided with signs in relief which does not have these drawbacks.
This process is characterized by the fact that the surface of this dial is finished, brought into contact with a mold having exact imprints of said signs in relief, the background of these imprints being formed by the dial, making at least part of these electrically conductive imprints, forms the raised signs by galvanic filling the imprints so that these signs adhere to the dial, then removes the mold.
The appended drawing represents, by way of example, an embodiment of the method according to the invention. Figs. 1 to 8 are views of the various phases of this process.
According to this example, one begins (fig. 1) by establishing a plastic mold 1, for example by molding or by cutting having imprints 2 having the shape of the signs to be attached to a dial 3. The latter is arranged in a housing of the mold so that its upper surface forms the bottom of the cavities (fig. 2). This dial is finished, which means that it has in particular undergone the usual galvanic treatments for watch dials.
The upper surface of the mold and the imprints are then covered with a conductive layer 4, more precisely with a layer of copper put in place by vacuum metallization (FIG. 3). Of course, other metals such as silver or gold could also be used. The conductive layer on the upper surface of the mold is then removed (fig. 4) to leave only the layer covering the impressions.
By galvanic treatment, these impressions are filled with metal (fig. 5) so as to form signs 5. This metal may for example be gold; it is of course only deposited in the impressions since they are the only conductors. They are also electrically connected to each other by the dial itself, which facilitates electrical assembly.
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The upper face of the signs 5 (FIG. 6) is then finished, by polishing or by faceting, so as to give them their final appearance. The presence of the mold prevents damage to the dial and allows the assembly to be easily fixed on a suitable machine. As a variant, the signs could still be completed only after removal from the mold, at the risk of possibly injuring the surface of the dial.
Finally, the mold is removed, for example by melting or by dissolving, and in this way a dial (FIG. 7) is obtained, the surface of which is finished and the signs 5 of which are also finished. The edge of these signs also has the metallization layer 4 giving them an appearance which may be different from the upper surface of the signs. Of course, this layer could also be eliminated so as to have a sign entirely of the same metal (fig. 8).
The invention is not limited to what is described or shown in the drawing. This is how the mold could be attached to the dial and its openings stamped or milled directly on the dial. In addition, it would be possible to machine (hole, boss, sandblasting, etc.) the parts of the dial on which the signs must be attached so as to improve their anchoring.
The present invention makes it possible to produce dials with gold appliques by using only the metal necessary for these appliques and by using a dial plate finished independently and obtained not by electroplating but by striking or by stamping.