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Pièce d'horlogerie à réveil La présente invention concerne une pièce d'horlogerie 12 h à réveil, dans laquelle la durée de sonnerie est limitée à une fraction déterminée de la détente totale du ressort-moteur, cette pièce comprenant un mobile faisant un tour en 12 h déplaçable axialement le long de l'axe des aiguilles d'heures et de minutes, appuyant par une saillie contre la roue de réveil et que le ressort de blocage de la sonnerie tend à appliquer contre celle-ci.
Le but de cette invention est de permettre à ladite pièce de ne faire retentir la sonnerie que toutes les 24 h et non pas toutes les 12 h et de limiter la durée de cette sonnerie, à 6 sec, par exemple.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention.
Les fig. 1 et 2 sont des vues en plan, du côté cadran et du côté opposé.
La fig. 3 est une coupe par III-III de la fig. 1. Les fig. 4 et 5, respectivement 6 et 7, sont des plans et des coupes d'un détail en deux positions différentes de fonctionnement.
Les fig. 8 à 15 illustrent ce fonctionnement.
La forme d'exécution représentée comprend un barillet-moteur 1 marchant pendant huit jours et dont le ressort commande, d'une part, le rouage habituel allant au régulateur et, d'autre part, le rouage de sonnerie. A cet effet, le ressort moteur est fixé, d'une part, au tambour de barillet muni d'une denture 2 et, d'autre part, à l'axe de ce dernier par lequel on produit le remontage et qui est relié au moyen d'un encliquetage à la roue dentée 3. Cette disposition étant bien connue n'a pas été représentée et ne sera pas décrite plus en détail.
La denture 2 du barillet commande le régulateur par l'intermédiaire d'un premier mobile 4, d'un second mobile 5 monté à frottement gras sur l'axe 6, et d'un troisième, quatrième et cinquième mobiles 6, 7 et 8, la roue de ce dernier étant la roue d'échappement qui travaille avec l'ancre 9 ; 10 est le balancier. Quant à la roue 3, elle agit sur le mobile 11 qui commande le mobile 12 dont les dents de la roue travaillent avec l'ancre 13 du marteau de sonnerie 14 ;l'axe de rotation de celui-ci se trouve en 15, 16 est la goupille d'arrêt du marteau; pour arrêter à la main la sonnerie, il suffit d'amener le poussoir 17 dans la trajectoire de cette goupille ; le timbre sur lequel agit le marteau n'a pas été représenté.
L'axe 6 déjà mentionné porte l'aiguille des minutes 18 ; sur lui est fixé le pignon des minutes 19 qui commande la roue d'heures 20 par l'intermédiaire d'un mobile de minuterie 21 (fig. 1) dont la roue est en prise avec ce pignon et dont le pignon engrène avec la roue d'heures. Celle-ci porte l'aiguille des heures 20a et fait un tour en douze heures. Contre le cadran 22 est disposée la roue de réveil 23, que l'on met en position à la main, au moyen de l'axe 24 par le moyen duquel on peut faire tourner le renvoi 25 ; 26 est le pont du barillet et 27 sont les deux platines de la cage.
Venons-en maintenant au mécanisme représenté en détail aux fig. 4 à 15. Il comprend un mobile formé de la roue d'heures 20 et de la roue supplémentaire 28 portant la saillie 28a que le ressort 29 d'arrêt de la sonnerie tend constamment à appliquer contre la roue de réveil 23 (fig. 5). La roue 28 porte une cheville 20b qui pénètre dans le trou 28b de la roue 20 et entraîne cette roue 28. Enfin la roue 28 porte un cône excentrique 28c, pénétrant dans un trou cylindrique 20c de la roue d'heures 20 (fig. 10 et 14).
Le ressort 29 en fig. 5 se trouve sur la trajectoire de la goupille d'arrêt 16 et ainsi maintient le marteau immobile. A côté du rouage 20-28 se
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trouve la came 30 munie de deux dents 30a et 30b et montée sur une roue 31 commandée par le mobile 11 de la sonnerie; cette roue porte une cheville 31a qui pénètre dans une rainure 30e de la came 30 et par laquelle elle entraîne cette dernière.
Le fonctionnement est le suivant. Nous supposons que la roue de réveil a été réglée à 6 h du matin ; avant cette heure, les mobiles ont la position montrée aux fig. 5, 8, 9 et 10 : la saillie 28a repose contre la roue de réveil 23 et la sonnerie est arrêtée par le ressort 29 occupant la position montrée en fig. 5. A 6 h (fig. 7, 11 et 12) la saillie 28a tombe dans une creusure de la roue de réveil ; le ressort d'arrêt 29 se détend et sort de la trajectoire de la goupille d'arrêt 16 (fig. 7) ; le rouage de sonnerie se met en mouvement et actionne le marteau.
Quant à la roue 28, elle est venue s'appliquer contre la roue 23 et se trouve dans le plan de la came 30. Celle-ci s'est mise à tourner et, après un tour presque complet, sa dent 30a vient en prise avec les dents de la roue 28 (fig. 13). Celle-ci tourne avec la roue d'heures mais très lentement ; on petit donc la considérer provisoirement comme immobile.
La came 30 s'arrête donc, ce qui arrête la sonnerie, et, comme elle est sous l'action du ressort-moteur, elle exerce sur le cône 28c de la roue 28 une pression qui se reporte sur la paroi cylindrique du trou 20c et qui fait monter la roue d'heures 20 le long de ce cône (fig. 14) ; cette roue ramène alors le ressort d'arrêt 29 dans sa position de verrouillage de la fig. 5. Les roues 20 et 28 continuant à tourner, la saillie 28a sortira de son logement dans la roue 23 et on se retrouvera à la position de départ ;
pendant cette rotation, la came 30 s'est déplacée légèrement par rapport à la roue 31, maintenue immobile, ce qui est possible grâce à la cheville 31a et à la rainure 30a. Le travail du cône 28c dans le trou 20c aura produit de légers déplacements rotatifs de la roue supplémentaire 28 par rapport à la roue d'heures 20, déplacements absorbés par le jeu de la cheville 20b dans le trou 28b.
A 6 h du soir, on se trouve dans la position montrée en fig. 13 ; les mêmes opérations que précédemment se reproduisent avec cette différence que, la came 30 s'étant mise à tourner, c'est la dent 30b qui vient buter contre la roue 28 après une fraction de tour très courte pendant laquelle la sonnerie n'a pas eu le temps de fonctionner suffisamment pour attirer l'attention.
Autrement dit, le calibre susdécrit, bien qu'étant un calibre douze heures, ne fera fonctionner pratiquement sa sonnerie qu'une fois toutes les 24 heures. Ainsi, l'usager qui veut être réveillé à 6 h du matin n'aura plus besoin, après cette heure, d'arrêter la sonnerie en appuyant sur le poussoir 17 pour qu'elle ne sonne pas à 6 h du soir, ni après ce moment, de retirer le poussoir afin que la sonnerie se fasse entendre 12 h après. Avec un barillet 8 j, l'usager n'aura plus à s'occuper de son réveil qu'une fois par semaine pour le remonter. Le voyant 32 sous le guichet 33 montrera que le mécanisme a bien fonctionné à 6 h du soir.