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Dispositif pour enregistrer et totaliser des quantités La présente invention concerne un dispositif pour enregistrer et totaliser des quantités telles que, par exemple un temps passé, des poids ou des. volumes de matières consommées, une quantité d'objets livrés, etc.
La nécessité du contrôle s'étend à tous les domaines d'activité et il existe déjà des moyens et des appareils permettant par machine comptable, par niveau électrolytique, par graphique inscrit sur un élément mobile entraîné de façon quelconque, de totaliser et d'enregistrer des quantités, mais d'une façon générale, de tels appareils ne peuvent jamais donner un enregistrement direct et automatique si les valeurs de celles-ci sont différentes et variables.
Le but de la présente invention est de créer un dispositif du type mentionné grâce auquel les quantités sont enregistrées automatiquement, affectées d'un coefficient de valorisation qui peut être choisi à volonté, ce coefficient étant, par exemple, un tarif.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé par un générateur capable d'émettre des signaux dont la durée représente les quantités à enregistrer, un récepteur capable d'entraîner au moins un organe d'enregistrement sous l'action desdits signaux, et un transmetteur à plusieurs voies comprenant un sélecteur de voies à mouvement périodique de fréquence constante, capable de faire passer les signaux successivement par toutes lesdites voies au cours de chaque période de son fonctionnement, la durée de chaque signal étant au moins égale à la période du sélecteur de voies et chaque voie étant pourvue d'un dispositif interrupteur susceptible d'être actionné à volonté de sorte que la transmission des signaux puisse être interrompue automatiquement durant une partie déterminée, choisie à volonté,
de chaque période et que les quantités soient ainsi enregistrées, affectées d'un coefficient de valorisation déterminé par l'état de l'ensemble desdits dispositifs interrupteurs.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention. La figure unique de ce dessin est une vue schématique partielle de ce dispositif.
Le dispositif représenté au dessin est un appareil enregistreur et compteur pour garage de stationnement. Il totalise automatiquement les frais de stationnement occasionnés par chaque voiture selon un tarif qui peut être variable au cours de la journée.
Ce dispositif est contenu en partie dans un coffre 1. Il comprend un distributeur tournant capable de transmettre un courant électrique arrivant par des bornes 2 et 3. Ce distributeur comprend un anneau fixe métallique relié à la borne 3, un bras 8 tournant autour d'une de ses extrémités et entraîné par un moteur 5 dont la vitesse est rigoureusement constante, par l'intermédiaire d'un mécanisme 6 et 7 à vis sans fin et pignon, et un anneau extérieur coaxial au bras 8, composé de sept secteurs séparés 10, 11, 12, 13, etc. sur lesquels l'extrémité libre 9 du bras 8 glisse lorsque ce bras est entraîné en rotation.
Les longueurs relatives des secteurs 10, 11, 12, 13, etc., peuvent correspondre par exemple, aux valeurs des poids d'une boite de poids, c'est-à- dire 1/100, 2/100, 2/100, 5/100, 10/100, 10/100, 20/100, 50/100.
Au cours de chaque rotation complète du bras. 8 sur lui-même, le courant provenant de la borne 3 est distribué successivement dans différents circuits, qui sont connectés chacun à un des secteurs 10, 11, 12, 13, etc. Ces circuits relient les bornes 2 et 3 à deux moteurs synchrones 18 et 19, branchés en parallèle, en passant-par le distributeur 8, 9 et par une série de voies parallèles. Comme on le voit au
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dessin, chacune de ces voies part de l'un des secteurs 10, 11, 12, 13, etc., puis se subdivise en deux branches dont l'une relie le secteur correspondant au moteur 19 et l'autre, ce même secteur au moteur 18. Les moteurs 18 et 19 sont, d'autre part, connectés directement à la borne 2.
Dans chaque branche de chaque voie est intercalé un interrupteur qui peut être mis en position ouverte ou fermée à volonté. Ces interrupteurs forment ainsi deux groupes 14 et 15 comprenant huit interrupteurs chacun. Un des contacts de chacun des interrupteurs du groupe 14 est connecté à une borne unique 16 qui est reliée au moteur 18 par une ligne alors que l'un des contacts de chacun des interrupteurs du groupe 15 est relié à une borne 17, reliée elle-même au moteur 19.
Si tous les interrupteurs du groupe 14 sont fermés, le moteur 18 est alimenté en permanence puisqu'il reçoit le courant successivement par chacune des voies à chacun des secteurs 10, 11, 12, 13, etc., au cours de chaque rotation du bras 8. Il est clair qu'en ouvrant certains des interrupteurs du groupe 14, on peut obtenir que le moteur 18 ne tourne que pendant une partie déterminée et choisie à volonté de chaque période de rotation du bras 8.
Autrement dit, la durée de fonctionnement du moteur 18 sera proportionnelle à la durée pendant laquelle les bornes 2 et 3 sont mises sous tension, le facteur de proportionnalité dépendant du choix des interrupteurs ouverts. De même, en ouvrant certains interrupteurs du groupe 15 on obtiendra une durée de fonctionnement du moteur 19, également proportionnelle à la durée pendant laquelle les bornes 2 et 3 sont sous tension, le rapport de proportionnalité pouvant être semblable ou non à celui choisi pour le moteur 18.
Lorsque les huit secteurs 10, 11, 12, 13, etc., sont répartis comme indiqué plus haut, on peut réaliser au moyen du sélecteur de voies décrit, cent rapports de proportionnalité différents variant de 1 à 100%.
Le dispositif décrit comprend encore des récepteurs qui sont montés dans deux tableaux 21 et 22. Chaque tableau est équipé d'un des moteurs synchrones 18 et 19. Chacun de ces moteurs est accouplé à un dispositif d'entraînement qui comprend un arbre 20 sur lequel sont montés plusieurs pignons 26. Chaque pignon entraîne en rotation un arbre secondaire qui entraîne lui-même par des dispositifs à vis sans fin 23 et 24 une série de douilles support 25, d'axes parallèles. Ces douilles support sont destinées à recevoir chacune une cartouche d'enregistrement amovible.
Toutes les douilles 25 tournent à la même vitesse et le nombre de tours qu'elles effectuent est proportionnel à la durée pendant laquelle les bornes 2 et 3 sont sous tension, le facteur de proportionnalité étant déterminé par le nombre et le choix des interrupteurs 14 qui sont ouverts. Des dispositifs d'embrayage permettent de mettre hors service les douilles 25 qui ne sont pas utilisées. Ces dispositifs d'embrayage peuvent être, par exemple, à enclenchement automatique, de sorte que l'embrayage s'effectue au moment où on met une cartouche en place.
Si les secteurs 10, 11, 12, 13, etc., présentent des longueurs correspondant aux proportions indiquées plus haut et si le bras 8 est entraîné à une vitesse de un tour en quatre minutes, les temps de passage du courant par chaque voie des circuits décrits seront au cours de chaque rotation les suivants : 2,4 - 4,8 - 4,8 - 12 - 24 24 - 48 - 120 secondes.
Il est clair que les interrupteurs des groupes 14 et 15 peuvent être commandés automatiquement selon un certain programme de façon à faire varier le coefficient de proportionnalité d'enregistrement au moment voulu et de la façon voulue.
L'utilisation du dispositif résulte directement de la description qui précède.
Les bornes 2 et 3 sont maintenues continuellement sous tension. A son arrivée dans le garage, le conducteur de chaque véhicule introduit la cartouche numérotée qui lui est affectée dans la douille support correspondante du tableau. Cette dernière est alors embrayée et se met à tourner devant un index fixe qui trace une ligne continue sur la cartouche. La vitesse moyenne de rotation de la cartouche est proportionnelle au tarif en vigueur à ce moment-là de la journée. Sur la cartouche s'inscrit un tracé dont la longueur dans le sens circonféren- tiel indique, en fonction de la graduation inscrite sur la cartouche, le prix du stationnement au moment de la sortie de la voiture.
La longueur maximum du tracé qu'il est possible d'inscrire sur une cartouche est donc égale à la circonférence totale de cette cartouche. Cette longueur totale représente ainsi une certaine somme que l'utilisateur pourra, par exemple, payer à l'avance en recevant sa cartouche. Si, après une durée de stationnement déterminée le tracé inscrit sur la cartouche est inférieur au tracé maximum possible, l'utilisateur reste créditeur d'une somme résiduelle, utilisable dans les mêmes conditions.
Dans une autre forme d'exécution, le dispositif décrit plus haut pourrait aussi constituer un compteur individuel monté sur une voiture, et susceptible d'enregistrer la durée du stationnement de cette voiture. Dans ce cas, le couple développé par le moteur du récepteur pourra être extrêmement faible, de l'ordre de quelques g - cm. Dans le dispositif décrit plus haut, le générateur de signaux est constitué par la source de tension à laquelle sont connectées les bornes 2 et 3. Comme la quantité à enregistrer est le temps qui s'écoule à partir du moment où le dispositif est mis en marche, le signal est constant.
Dans une autre forme d'exécution, le signal fourni par le générateur pourrait être subdivisé en impulsions élémentaires de durées égales, par exemple au moyen de cames calées sur l'arbre d'un moteur auxiliaire et actionnant des contacts électriques ou au moyen de roues dentées, remplaçant lesdites
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cames. Ces impulsions élémentaires dont le nombre représenterait alors la durée du signal pourraient alimenter le relais d'un compteur électromagnétique à rochet. Elles pourraient être enregistrées sur place par un dispositif analogue à celui contenu dans le tableau 21, mais elles pourraient également être transmises à distance, par exemple au moyen d'une onde porteuse à haute fréquence, par radio ou par un réseau électrique. Ces impulsions élémentaires pourraient ainsi télécommander le dispositif d'enregistrement.
Dans une autre forme d'exécution encore, l'organe ou les organes récepteurs pourraient être formés de solutions électrolytiques contenues dans une ampoule graduée et décomposables par le courant qui les traverse. Dans ce cas, la durée du passage du courant dans la solution électrolytique, qui serait égale à la durée du signal multipliée par le facteur de valorisation choisi au moyen du sélecteur, correspondrait à une certaine quantité de solution décomposée et, par conséquent, à une baisse du niveau de la solution dans. l'ampoule, de sorte que la lecture de la différence des deux niveaux avant et après l'opération contrôlée, donnerait immédiatement la valeur de cette opération.
Toutefois, dans le cas où les éléments qui forment les supports de l'enregistrement sont des éléments solides, ils peuvent avoir les formes les plus diverses : au lieu d'être constitués par des bobines cylindriques, ils peuvent être formés par des bandes sans fin, par des disques ou par des tambours. Ils peuvent porter une graduation dont l'échelle est déterminée par la destination de l'élément d'enregistrement.
En général, la grandeur enregistrée sera une somme d'argent. Toutefois, cette somme pourra correspondre soit à un certain temps, soit à une matière quia été échangée ou à un nombre d'opérations effectuées, etc.
En effet, les applications du dispositif décrit sont extrêmement nombreuses. Outre l'enregistrement du coût d'un stationnement selon un certain tarif, à un certain endroit et pendant une certaine période au cours de la journée, le dispositif décrit peut aussi être utilisé comme moyen de contrôle du temps et du coût d'usinage d'une pièce ou d'une série de pièces, notamment dans le cas où plusieurs opérations effectuées sur différentes machines et par des ouvriers plus: ou moins qualifiés, donc rénumérés à des prix différents, doivent être effectuées sur chaque pièce.
Dans ce cas, un élément d'enregistrement accompagnera chaque pièce aux différents stades de la fabrication et sera engagé successivement sur les organes récepteurs des différents dispositifs dont sont équipées les machines, de sorte qu'en fin d'usinage, l'enregistrement donnera le temps passé et le coût d'usinage, donc le prix de revient de la ou des pièces usinées.