Les matières textiles filiformes (rubans, mèches, fils continus ou filés de fibres), que l'on désignera par fil dans la suite de la description, sont proposées généralement sous forme d'enroulements tels que cops, tubes, pelotes, gâteaux ou manchons, écheveaux, bobines croisées sur tube (rolls, bobines soleil, fromages), bobines à joues, bobines à pans coniques ou droits, etc.
Le type d'enroulement dépend du traitement ultérieur auquel il est soumis (vaporisage, teinture, etc.).
Ces enroulements se présentent la plupart du temps comme une superposition de couches de fils disposées parallèlement les unes aux autres, généralement autour d'un support central rigide, principalement de révolution. Dans ce dernier, afin d'avoir une bonne présentation desdits enroulements sur support, on renvide les couches successives de spires de fil sous une tension qui ne dépasse pas sensiblement celle des couches internes. Ce type d'enroulement donne toutefois des bobines assez peu compressibles.
On connaît aussi des enroulements relativement mous destinés à la teinture, la solution colorante passant à travers la matière par circulation du bain, la matière étant, après teinture, à nouveau enroulée sur support sous une tension plus élevée pour permettre une manipulation plus aisee ultérieure.
Un enroulement doit, par ailleurs, être facilement dévidable afin de ne pas entraîner de perturbation dans l'opération de transformation dans laquelle le fil est utilisé (ourdissage, tissage, tricotage, canetage, touffetage, etc.).
Du fait de leur disposition, les spires de fils ont tendance à glisser les unes sur les autres, de sorte qu'au moindre choc l'enroulement subit des détériorations qui le rendent la plupart du temps inutilisable, le glissement des couches entrainant une quasiimpossibilité de dévidage.
Afin de pouvoir conserver aux enroulements classiques leur présentation dans les différentes manutentions auxquelles ils sont soumis, on est amené à les emballer, soit au moyen de papier, tricots, films de matière plastique, etc., et de les ranger dans des unités de conditionnement avec beaucoup de précautions, en particulier lors de leur transport, expédition à la clientèle, etc.
Ainsi, les enroulements classiques nécessitent des investissements en supports, matériels de bobinage, etc., et des locaux pour les contenir ; par ailleurs, les supports sont souvent détériorés lors des opérations de transformation, donc inutilisables à nouveau.
En ce qui concerne les vitesses d'enroulement des fils sur supports, on peut généralement aller jusqu'à 5000 m/mn s'il s'agit de fils continus synthétiques renvidés en continu avec leur fabrication ; néanmoins, I'avenir étant aux très grandes vitesses, supe
rieures aux chiffres susmentionnés, les matériels mis en oeuvre pour la réalisation des supports deviennent très compliqués et, du fait de leur automaticité souvent indispensable, d'un prix plus élevé.
L'utilisation des enroulements traditionnels est donc source d'inconvénients au niveau du stockage, des investissements en matériels, supports de renvidage ; de plus, elle nécessite l'emploi d'une main-d'aeuvre dans des quantités non négligeables.
Afin de conserver aux enroulements classiques leur présentation entre deux manipulations successives, particulièrement en vue de leur expédition, on a proposé, dans le brevet français N 1471169, d'empaqueter sous vide lesdits enroulements. Néanmoins, indépen- damment des inconvénients susmentionnés, on est amené à s'équiper en matériel d'emballage sous vide.
On a aussi proposé, dans le brevet français N 2110562, d'utiliser l'entassement de fil obtenu par un procédé de texturation par entassement et compression d'au moins un fil dans un espace restreint, au moyen d'un fluide comprimé, 1'entassement étant emballé de façon appropriée et envoyé ensuite au transformateur ; néanmoins, I'encombrement et la fragilité relative de la présentation de l'entassement rendent son emploi délicat ; la densité apparente de l'entassement n'atteint pas 0, 6 kg/dm'et la dureté est trop faible pour être mesurable par la méthode Shore D.
D'autre part, suivant le brevet US N 2947241, on produit une balle de câble textile en déposant ce dernier dans un réceptacle puis en le comprimant. Cependant, la densité apparente obtenue n'est que de l'ordre de 0,5 kg/dm3. De plus, la matière n'est pas soumise à un traitement thermique et son frisage initial n'est pas modifié par le procédé.
La présente invention, qui vise à éliminer les inconvénients précités, a pour objet un procédé pour mettre une matière textile filiforme sous forme d'un paquet solide, rigide et stable tout en lui conférant des déformations aléatoires sur sa longueur et dans sa section transversale. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que la matière textile filiforme, en provenance d'un moyen d'alimentation, est déposée dans un réceptacle, puis comprimée et enfin soumise à un traitement thermique, la pression dans le stade de compression étant suffisante pour que le paquet ait une dureté comprise entre 50 et 85 unités Shore D, une densité apparente comprise entre 0,6 et 1,
3 kg/dm3 et un rapport entre la densité apparente et la densité de la matière première constituant la matière filiforme comprise entre 0,6 et 1.
Les matières textiles pouvant être traitées par le présent procédé peuvent être de nature artificielle ou synthétique ; les matières textiles synthétiques sont issues de 1'extrusion ou du filage de polymères synthétiques tels que les polyamides, les polyesters, polyoléfines, polyvinyliques, polyacryliques, sous forme d'un seul constituant ou de plusieurs constituants obtenus par greffage, copotymérisation, mélange, extrusion ou n) age simultané de deux produits disposés concentriquement ou côte à côte, etc.
Les matières textiles artificielles peuvent être choisies parmi celles telles qu'acétate de cellulose, rayonne, viscose, polynosiques, triacétate de cellulose ; les matières d'origine minérale ou organique peuvent aussi être utilisées, de même que l'on peut également envisager d'utiliser des matières textiles naturelles (coton, laine, etc.).
Comme précisé précédemment, elles peuvent se présenter sous forme de fil continu, filé de fibres, mèche, ruban, assemblé, retors, de tout titre et de toute section (rondes, multilobée, creuse ou non, fantaisie, etc.) le fil étant frisé, texture ou non, non étiré ou étiré en totalité ou en partie, humide ou non, coloré ou non.
Le paquet comprimé obtenu présente une densité apparente élevée comprise entre 0,6 et 1,3 kg/dm3, mais généralement voisine de t'unité. Elle dépend bien entendu de la nature de la matière constituant le fil et de la pression exercée lors de la mise en oeuvre du procédé ; le rapport entre la densité apparente du volume comprimé et la densité de la matière première constituant le fil sera compris entre 0,6 et 1, étant entendu que, selon la matière, ce rapport aura une valeur critique en dessous de laquelle le volume comprimé présentera une dureté insuffisante se traduisant par une instabilité lors des manipulations et au-dessus de laquelle il présentera l'aspect revendiqué.
La dureté est comprise entre 50 et 85 unités Shore échelle D, mesurée au moyen d'un appareil Shore D fabriqué par la Société
Zwick ; cette dureté est mesurée par pénétration d'un poinçon après 15 s de charge (5 kg) suivant des valeurs de pénétration de 0,70 à 1, 30 mm. On pourrait aussi exprimer la dureté en unités Rockwell, échelle R, celle-ci serait comprise entre 40 et 95, mesurée par la pénétration résiduelle d'une bille de diamètre 12, 7 mm, après 15 s de suppression de charge (60 kg) suivant des valeurs de pénétration de 0, 07 à 0,20 mm. Le volume comprimé obtenu présente une dureté de l'ordre de grandeur de celle du plomb et proche de celle des matières plastiques.
Contrairement à ce que l'on aurait pu attendre, compte tenu de cette présentation dure, rigide, du volume, la matière textile comprimée se libère facilement dès que l'on exerce une traction sur l'une ou l'autre de ses extrémités. La matière textile, après libération, présente genéralement des déformations le long du fil et des déformations de sa section transversale ; ces déformations sont la plupart du temps réparties de façon aléatoire.
Le procédé selon l'invention est mis en oeuvre en déposant de façon aléatoire ou non, dans un réceptacle, un fil en provenance d'un moyen d'alimentation, 1'entassement de la matière étant ensuite soumis à une pression élevée de préférence de l'ordre de 20 à 200 kg/cm2, fonction de la nature, de la présentation et de ltat du fil. Le volume comprimé obtenu est ensuite soumis à un traitement thermique, à une température inférieure à la température de fusion de la matière première constituant le fil, puis sorti du réceptacle. Le procédé de fabrication peut être mis en oeuvre de façon continue ou discontinue, intégrée ou non avec la fabrication du fil.
Ainsi, le moyen d'alimentation peut être un dispositif d'extrusion, de filage, d'étirage, de texturation, un récipient contenant du fil, etc.
Le réceptacle recevant le fil de façon aléatoire ou non peut être de tout volume et de toute forme, perforée ou non, permettant la réalisation de toute présentation de volume désirée : par exemple, le volume réalisé sera cylindrique, du type des échantillons de terrain ou de roches retirés du sol par un outil appelé carottier.
Le poids de la nouvelle présentation de fil dépend de l'utilisation ultérieure ; il est limité uniquement par des problèmes d'encombrement. Les utilisateurs et producteurs de fil demandent des enroulements de plus en plus gros pour éviter les problèmes de relance de fil, rattaches ; néanmoins, les contraintes de poids et de vitesse de rotation des dispositifs actuels limitent pratiquement les dimensions desdits enroulements. A la différence des présentations classiques de fil qui sont handicapées sous ce rapport, notre présentation permet des volumes de dimensions importantes sans les contraintes de rotation à vitesse élevée. Le volume comprimé peut être plein ou comporter un conduit le perçant de part en part pour permettre par exemple sa mise sur broche fixe pour son dévidage lors de l'utilisation du fil.
II est prévu deux extrémités libres de fil pour permettre leur prise ou leur rattache avec d'autres volumes, ainsi que le dévidage par les deux extrémités, ce qui n'est pas simple avec la présentation actuelle.
Le dispositif de pression peut être de tout type connu : vérins, bandes sans fin, calandres, presses mécaniques, chambre gonflable, etc. ; la charge est généralement de plusieurs tonnes ; une charge, par exemple de 5 t, suffit pour un volume qui offre à l'application de la charge une surface de 30 cm2.
Le traitement thermique est effectué à une température en fonction de la matière, étant entendu qu'il ne faut pas dégrader cette dernière par fusion, plastification, afin de lui conserver son aspect et ses qualités textiles. La durée du traitement est de même fonction de la matière et aussi de la température à laquelle celle-ci est soumise. Ce traitement thermique peut être effectué dans tout milieu, gazeux ou liquide, approprié.
La vitesse de dépose du fil dans le réceptacle est fonction du moyen d'alimentation utilisé ; elle peut aller de quelques dizaines de mètres par mn à plusieurs milliers de mètres par mn.
Le réceptacle peut être tournant ou non, dans un seul sens ou dans les deux, à vitesse de rotation constante ou non.
Le dispositif généralement utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de fabrication du volume comprimé comporte au moins un moyen d'alimentation du fil, un réceptacle, un moyen de pressage du fil dans le réceptacle et un moyen de traitement thermique.
La mise en oeuvre du procédé pour la fabrication de la présentation de fil revendiquée, sera mieux comprise à l'aide des figures ci-jointes.
-Les fig. I à 3 représentent un exemple des différentes étapes de mise en oeuvre du procédé.
-La fig. 4 représente schématiquement un exemple de présentation de matière textile filiforme réalisée selon la demande.
-Les fig. 5 et 6 représentent en coupes transversales les fils respectivement avant et après traitement.
En se référant aux fig. 1 à 3, le fil 1, en provenance d'un moyen d'alimentation 2, est déposé dans un réceptacle cylindrique 3 (fig. I) ; après remplissage, ce dernier est mis sous
le plateau d'une presse 4 (fig. 2) qui transforme le volume de fil entassé en un volume comprimé, le réceptacle et le volume maintenu comprime étant ensuite soumis à un traitement thermique dans une étuve 5 (fig. 3). Après traitement et refroidissement, le volume de fil entassé est retiré du réceptacle. Le volume obtenu a l'aspect représenté fig. 4 : il est sous forme de cylindre, régulier, aux parois lisses ; il est dur, de densité élevée et de grande solidité permettant une manipulation facile ; il est par ailleurs surprenant que le fil ainsi comprimé se dévide facilement.
La matière textile présente le long du fil et dans sa section transversale des parties déformées aplaties comme représenté fig. 6.
La présentation de fil comprimé peut être utilisée au lieu et à la place des enroulements classiques ; elle peut aussi être utilisée pour stocker provisoirement le fil. Elle est facilement conditionnable pour expédition, permet des gains de place et supprime ainsi les problèmes posés par la présence dans les enroulements antérieurs de supports rigides centraux. Par rapport aux formes antérieures de présentation de fil, la nouvelle présentation apporte de nouveaux avantages : en particulier, sa forme peut être choisie pour remplir au maximum les cartons d'expédition, par exemple en forme de parallélépipède rectangle, etc.
Bien que dans ce volume, il soit à l'état fortement comprimé, le fil s'en libère facilement par simple traction ; contrairement à ce que l'on aurait pu penser, il ne se produit aucun emmêlement préjudiciable. S'il s'agit d'un fil continu, celui-ci peut être coupé et transforme en fibres après son extraction du volume.
La présentation est utilisée en tissage, moulinage, assemblage, retordage, tricotage (main ou machine), broderie, et pour la réalisation d'articles non tissés.
Les exemples suivants illustrent la présente demande sans la limiter.
Exemples 7 :
Les exemples 1 à 7 concernent la fabrication de paquets par le procédé selon la présente invention à partir de fils continus synthétiques et artificiels de différentes natures.
Ces fils alimentent un dispositif de texturation tel que décrit dans le brevet français ? 1289491 : l'entassement de matière obtenu est ensuite déposé à la continue dans un récipient cylindrique métallique de diamètre 72 mm et de 40 cm de haut. Dès que le récipient est rempli, on coupe la matière qui est déposée dans un autre récipient vide et ainsi de suite. Le récipient plein est ensuite mis sous le plateau d'une presse qui est abaissée jusqu'à exercer sur la matière une pression dont le montant est donné ci-après ; après pression, le récipient contenant la matière entassée maintenue comme telle, est traité thermiquement dans les conditions détaillées ci-après. Après refroidissement, le paquet dur obtenu est retiré du récipient.
Les tableaux suivants donnent respectivement les conditions de texturation (tableau 1), d'obtention du volume comprimé (tableau 2), les caractéristiques dudit volume (tableau 3), les proprietés des fils avant et après traitement (tableau 4).
Les méthodes utilisées pour la mesure de la voluminosité, de la fréquence de frisure et de l'élasticité des fils textures sont les suivantes :
a) Mesure de la rssoluminosité (méthode de Koningh)
Préparation des échantillons :
-Faire un flottillon de 300 m.
-Plonger le flottillon dans 1'eau à 40 C, monter la tempe-
rature à 100 C et maintenir l'ébullition durant 5 mn.
-Essorer le flottillon avec précaution entre 2 feuilles de
papier-filtre.
-Laisser conditionner durant 24 h à l'état libre en atmosphère
standard.
-Mettre le fil sur cône, sous faible tension.
Réglage de l'appareil de Koningh :
-Pour les titres < ¯ 300 dtex, utiliser une bobine à joues de
10 cm'.
-Pour les titres > 300 dtex, utiliser une bobine à joues de
100 cm3.
-Placer le cône sur le support de I'appareil.
-Faire passer le fil dans le régulateur de tension et l'attacher
sur la bobine à joues.
-Mettre I'appareil en marche et regeler la tension du fil à
40 mg/dtex.
-Arrêter l'appareil et éliminer le fil ayant servi au réglage.
Mesure :
-Tarer la bobine.
-Attacher le fil sur la bobine et mettre l'appareil en marche.
-Guider le fil pour obtenir un remplissage régulier.
Arrêter 1'appareil lorsque la bobine est pleine (le fil ne doit
pas déborder des joues).
-Peser la bobine pleine et en déduire le poids Pg de fil.
Expression du résultat :
V Voluminosite cm3/g= p
V = volume en cm3 de la bobine à joues.
b) Mesure de laSréquence defrisure :
Principe :
-Comptage sur une image agrandie de 2 ondulations de
filaments textures maintenus entre 2 plaques de verre.
Développementde la frisure:
Plonger l'chantillon sous forme de petit flottillon dans 1'eau
à 40 C, monter la temperature à 100 C et maintenir
l'ébullition pendant 5 mn.
-Essorer le flottillon avec précaution entre 2 feuilles de
papier-filtre.
-Laisser conditionner durant 24 h à l'état libre en atmosphère
standard.
Présentation de l'echantillon :
-relever 12 brins du fi ! développé.
-Les placer sur deux lames porte-objet (25 x 75 mm),
6 brins sur chaque lame, en fixant une extrémité de chaque
brin en bout de lame par une pointe de colle.
-Tendre chaque brin pour le défriser et repérer le point
situé à 84 mm de l'extrémité collée ; ramener le point repéré
à l'extrémité libre de la plaque et l'y coller.
On obtient de cette façon une longueur de fil de 84 mm qui est maintenue entre 2 points distants de 75 mm, ce qui provoque un embuvage de 10%. Les 12 brins représentent I m de fil défrisé.
-Recouvrir la lame d'une autre lame identique.
Examen des plaques :
-Projeter l'image des fils sous agrandisseur (agrandissement
5 fois). Cette image peut être fixée sur un papier photo
graphique ou reproduite à la main sur papier.
-Compter le nombre de 1/2 ondulations sur les 12 brins
(chaque ondulation correspond à un changement du sens
de la concavité). Soit N ce nombre.
Expression du résultat :
La fréquence de la frisure est exprimée par le nombre de
'h ondulations par cm de fil défrisé, soit :
N
n=
100
e) Mesure de l'élasticité des fils textures :
Principe :
Détermination de la variation de longueur d'un échantillon de fil mesurée d'une part sous une prétension de 50 mg/dtex (longueur défrisée) et d'autre part sous une prétension de 1 mg/dtex (longueur frise).
Préparation des éprouvettes :
-Fil de titre > 500 dtex : préparer un flottillon d'environ
10 m.
-Fil de titre < 500 dtex : préparer un flottillon de 50 m sur
une flotteuse de I m de périmètre.
DétSeloppement de laSrisure :
-Plonger les llottillons dans 1'eau à 40 C, monter la tempé
rature à 00 C et maintenir l'ebullition durant 5 mn.
-Essorer les bottillons avec précaution entre 2 feuilles de
papier-filtre.
-Laisser conditionner durant 24 h à Fêtât) libre en atmosphère
standard.
Mesure:
Fil de titre 500 dtex.
Prélever des éprouvettes de fit sur le flottillon développé.
Repérer sur une éprouvette de fil maintenue sous tension
de 50 mg/dtex une longueur L I d'environ 50 cm.
-Immédiatement après lecture de L 1, remplacer le poids de
prétension par une charge de 1 mg/dtex.
-Mesurer à nouveau la longueur repérée LO après) h de
relaxation.
Fil de titre < 500 dtex.
-Suspendre le flottillon sous une tension de 50 mg/dtex
(soit, pour le flottillon examin : 50 x titre en dtex x 100).
-Repérer la longueur du flottillon L 1.
-Immédiatement après lecture de L 1 remplacer le poids de
prétention par une charge de 1 mg/dtex.
-Mesurer à nouveau la longueur repérée LO après 1 h de
relaxation.
Expression du résultat : LI-LU
E) asticité % =---x 100.
Tableaux I à IV >
Comme on peut le constater à l'examen des résultats, le fil présente, après qu'il s'est retiré du volume, des qualités dynamométriques textiles normales, bien qu'il ait été traité dans des conditions très dures. D'autre part, il est à remarquer que malgré l'alimentation à vitesse élevez le ralentissement dû au procédé de texturation permet que l'on depose le fil dans le récipient à une vitesse inférieure.
Dans les 7 exemples, le volume entassé se présente comme un volume cylindrique dur, le fil en est facilement dévidable ; la dureté Shore D a été mesurée sur la face en contact avec le plateau de pression.
Etant donné que ces entassements se dévident par le dessous (ou le dessus) et non par les côtés comme dans le dévidage du fi) classique, ils occupent moins de place lors de l'utilisation (pas de problème de ballon par exemple).
Exemples 8 à I I :
Les exemples 8 à 11 concernent la fabrication de volumes selon la présente demande, à partir de différentes présentations et constitutions de Db polyester.
Dans 1'exemple 3 susmentionné, le polyester qui est un poly téréphtatate d'éthylèneglycol, se présente sous la forme étirée (étirage de 4, le fil étant filé à 800 m/mn) ; les différentes présenta- tions et constitutions étudiées dans les présents exemples, sont les suivantes :
Tableau ul Tableau I
Conditions de texturation ds fils: Exemple:
1 2 3 4 5 6 7
Nature d fil Poly- Poyl- Poly- Poly- Poly- Acétate Rayonneamid 66 amide 6 ester acrylonitrile chlorurevinyle viscose
Vitesses d'alimentation au dispositif en m/mn 1000 2000 3200 500 500 500 500
Diamétre intérieur de la tuyère d'entassement, en mm 3 4 6 3 3 3 3
Température d'alimentation, en C 148 145 148 141 135 148 141 Tableau II
Conditions d'obtention du paquet:
EMI4.1
Exemple:
<SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> 3 <SEP> 4 <SEP> 5 <SEP> 6 <SEP> 7
<tb> Vitesse <SEP> de <SEP> dépôt <SEP> de <SEP> la <SEP> matière
<tb> dans <SEP> le <SEP> récipient, <SEP> en <SEP> m/mn <SEP> 60 <SEP> 50 <SEP> 80 <SEP> 25 <SEP> 25 <SEP> 25 <SEP> 25
<tb> Pression <SEP> exercée <SEP> par <SEP> le <SEP> plateau
<tb> de <SEP> la <SEP> pression, <SEP> en <SEP> tonnes <SEP> 4,5 <SEP> 4,5 <SEP> 5 <SEP> 4,5 <SEP> 4,5 <SEP> 4,5 <SEP> 4,5
<tb> Nature <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> air <SEP> sec <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> vapeur <SEP> d'ean
<tb> du <SEP> fluide
<tb> Traitement <SEP> Tempérautre,
<tb> # <SEP> 145 <SEP> 145 <SEP> 200 <SEP> 145 <SEP> 110 <SEP> 145 <SEP> 145
<tb> thermique <SEP> en <SEP> C
<tb> durée,
<tb> 30 <SEP> 20 <SEP> 69 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 20
<tb> en <SEP> mn
<tb>
Tableau ici
Caractéristiques du paquet : Exemple : 1 2 3 4 5 6 7
Densité apparente < 1, 07 1,14 Densite de la matière premiere 1, 14 1, 14 1, 38 1, 12 1, 40 1, 32 1, 52
Rapport :
Rapport :
Densité apparente 0 9l 0, 83 0,72 0,76 0,83 0, 81 0, 75
Densité matière première Dureté Shore D 55 68 64 62 62 71 76 Tableau IV
Propriétés comparées des fils synthétiques, avant et par8s traitement:
EMI5.1
xemple:
<SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> 3 <SEP> 4 <SEP> 5
<tb> Avent <SEP> traitement <SEP> 1100/60 <SEP> 1100/67 <SEP> 550/60 <SEP> 220/88 <SEP> 110/28
<tb> Titre <SEP> du <SEP> fil/nombre <SEP> de <SEP> brins, <SEP> en <SEP> dtex
<tb> Après <SEP> trastiement <SEP> 1302/60 <SEP> 1297/67 <SEP> 583/60 <SEP> 235/88 <SEP> 148/28
<tb> Avant <SEP> traitment <SEP> 40,8 <SEP> 43,3 <SEP> 26,2 <SEP> 32,9 <SEP> 20,8
<tb> Résistance, <SEP> en <SEP> Rkm
<tb> Arpès <SEP> traitement <SEP> 35,1 <SEP> 39,4 <SEP> 22,0 <SEP> 12,8 <SEP> 11,2
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> 29,5 <SEP> 20,9 <SEP> 20,4 <SEP> 8,9 <SEP> 22
<tb> Allongement <SEP> à <SEP> la <SEP> rupture, <SEP> en <SEP> %
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 39,5 <SEP> 43,3 <SEP> 23,9 <SEP> 11,7 <SEP> 44,3
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> 9,4 <SEP> 12 <SEP> 7 <SEP> 12,9 <SEP> 27,
6
<tb> Eau <SEP> en <SEP> ébullition
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 0,23 <SEP> 14,5 <SEP> 0,3 <SEP> 6,9 <SEP> 8,3
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> 11,1 <SEP> 16,9 <SEP> 12 <SEP> 18,4 <SEP> 64,4
<tb> Retrait, <SEP> en <SEP> % <SEP> # <SEP> Vapeur, <SEP> 130 C
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 0,46 <SEP> 6 <SEP> 0,8 <SEP> 12,4 <SEP> 56,7
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> 5,9 <SEP> 6,3 <SEP> 8 <SEP> 10,6 <SEP> 70,4
<tb> Air, <SEP> 150 C
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 0,2 <SEP> 1,08 <SEP> 0,2 <SEP> 4,9 <SEP> 64,4
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> 0,9 <SEP> 0,16 <SEP> 0,08 <SEP> 0,14 <SEP> 0,1
<tb> Elasticité <SEP> en <SEP> %
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 34,5 <SEP> 23,3 <SEP> 27 <SEP> 9,9 <SEP> 28,4
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> 1,27 <SEP> 1,9 <SEP> 1,4 <SEP> 3,3 <SEP> 1,70
<tb> Voluminosité, <SEP> en <SEP> cm3/g
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 3,34 <SEP> 3,
9 <SEP> 3,9 <SEP> 4,3 <SEP> 4,25
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP>
Frisure. <SEP> ¸ <SEP> ondulations, <SEP> au <SEP> cm
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 8,12 <SEP> 9,87 <SEP> 7 <SEP> 6 <SEP> 9
<tb>
Les fils non étirés, préorientés et étirés. pré) levés sur bobines, sont textures selon le même procédé et avec le même dispositif que dans les exemples I à 7 ; il en est de même pour la fabrication des volumes.
Les tableaux donnent respectivement les conditions de texturation (tableau VI). d'obtention des volumes comprimés (tableau Vll), les caractristiques desdits volumes (tableau VIII).
! es propriétés des fils avant et après traitement (tableau IX).
Tableau V
Exemples: 8 9 10 11
Constitution Polytéréphatalte d'éthylèneglycol Polytéréphtalate de butanediol-1,4
Présentation Fil plat préorienté filé Fil préorienté filé Fil non étrié teuxturé Fil filé à 3300 m/mn à 3300 m/mn, et texturé à 1000 m/mn, étire à 36, x, et textré
Tableau VI
Conditions de texturation des fils:
Exemple ...................................................... 9 10 11
Vitesse d'alimentation ou dispositif, en m/mn ................ 190 250 300
Diamètre intérieur de la tuyère d'entassement, en m/mn ....... 4 4 3
Nature du fluidé .............................................. air chaud vapeur d'eau vapeur d'eau
Température de fluide, en C................................... 130 145 147
Tableau VII
Concitions d'obtntion des paquets:
EMI6.1
Exemple <SEP> ...................................................... <SEP> 8 <SEP> 9 <SEP> 10 <SEP> 11
<tb> Vitesse <SEP> de <SEP> dépôt <SEP> de <SEP> la <SEP> matiière <SEP> dans <SEP> le <SEP> récipient, <SEP> enb <SEP> m/mn <SEP> .. <SEP> 190 <SEP> 15 <SEP> 20 <SEP> 31
<tb> Pression <SEP> exercée <SEP> sur <SEP> le <SEP> plateau, <SEP> en <SEP> kg/cm2 <SEP> 130 <SEP> 130 <SEP> 130 <SEP> 130
<tb> nature <SEP> du <SEP> fluide <SEP> .. <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> vapeur <SEP> d'eau <SEP> vapeur <SEP> d'eau
<tb> Traitement <SEP> thermique <SEP> ... <SEP> # <SEP> Température, <SEP> en <SEP> C <SEP> 130 <SEP> 130 <SEP> 130 <SEP> 145
<tb> Durée, <SEP> en <SEP> mn <SEP> ..... <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 20
<tb> Tableau VIII
Caractéristique des paquets:
Exemple .................................... 8 9 10 11
Densité aparente ........................... 1,06 1,07 0,92 0,94
Densité matière première ................... 13,8 1,38 1,38 1,30
Denstié apparente
Rapport: 0,76 0,77 0,66 0,72
Densité matiére premitère
Dureté Shore D ............................ 60 67 56 55 Tableau IX
Propriétés comparées des fils synthétiques, avant et après traitement:
EMI7.1
Exemple <SEP> ..................... <SEP> 8 <SEP> 9 <SEP> 10 <SEP> 11
<tb> Avant <SEP> traitenment <SEP> 275/30 <SEP> 275/30 <SEP> 400/44 <SEP> 156/14
<tb> Titre <SEP> du <SEP> fil/nombre <SEP> de <SEP> brins, <SEP> en <SEP> dtex
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 330/30 <SEP> 330/30 <SEP> 420/44 <SEP> 181/14
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> - <SEP> 18,9 <SEP> 12,3 <SEP> 30,4
<tb> Résistance, <SEP> en <SEP> Rkm
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 19,6 <SEP> 14,7 <SEP> 10,5 <SEP> 24,05
<tb> Avant <SEP> traitment <SEP> - <SEP> 91,5 <SEP> 191 <SEP> 23
<tb> Aloongencnt <SEP> à <SEP> la <SEP> rupture, <SEP> en <SEP> %
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 110,8 <SEP> 122,6 <SEP> 122 <SEP> 30,5
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> - <SEP> 53,8 <SEP> 5,2 <SEP> 7,2
<tb> Eau <SEP> en <SEP> étubllition
<tb> Après <SEP> traitement <SEP> 0,15 <SEP> 1,91 <SEP> 4,3 <SEP> 0,
3
<tb> Retrait, <SEP> en <SEP> % <SEP> #
<tb> Avant <SEP> traitement <SEP> - <SEP> 48,3 <SEP> 2,23 <SEP> 10,8
<tb> Vapeur, <SEP> 130 C
<tb> Après <SEP> traitment <SEP> 0,19 <SEP> 4,8 <SEP> 0,14 <SEP> 0,7
<tb> Easticité <SEP> en <SEP> % <SEP> Après <SEP> traitement <SEP> - <SEP> 30,2 <SEP> 28 <SEP> 19
<tb> Voluminosité, <SEP> en <SEP> cm3/g <SEP> Après <SEP> traitement <SEP> 3,8 <SEP> 1,43 <SEP> 1,67
<tb> Fristure, <SEP> ¸ <SEP> ondulations, <SEP> au <SEP> cm <SEP> Après <SEP> traitement <SEP> - <SEP> 9,5 <SEP> 15,6 <SEP> 10,7
<tb> les conditions de mesure des fifférents paramètres étant les mêmes que celles utilsées dans les exemples 1 à 7.