Chapeau de carde à coton La présente invention se rapporte à un chapeau de carde à coton dont la garniture est constituée par une base en tissu dans laquelle sont implantées des dents droites et pointues qui sont constituées par des fils plats repliés en U et biseautés et qui sont dis posés de façon que la longueur de la base de 1'U soit parallèle à l'axe de la garniture, cette base étant formée par des couches de tissu très ferme.
L'utilisation d'un tissu très ferme dans une gar niture de ce type constitue une caractéristique im portante étant donné que grâce à ce tissu, l'extrémité de la dent ne se rapproche pratiquement pas de la garniture du tambour et que de ce fait les dangers pouvant résulter d'un tel rapprochement ne sont plus à craindre et l'écartement entre les garnitures pouvant être diminué, un meilleur démêlage et un bon travail de cardage peut être obtenu.
Le chapeau de carde faisant l'objet de l'inven tion est caractérisé en ce que cette base est formée de toiles superposées imprégnées d'une manière per manente à l'aide d'une matière plastique.
On pourra recourir, pour le tissu formant la base, à une agglomération de toiles de coton et de lin ou de chanvre et de caoutchouc synthétique ou de tout autre produit synthétique ou plastique.
Une telle agglomération pourra consister en une superposition de toiles revêtues de caoutchouc com me on les rencontre par exemple dans les pneus d'automobiles et obtenues: grâce à ce que la toile est encollée de manière permanente à l'aide du caout chouc synthétique.
Comme colle on aura recours avantageusement à la colle à la gélatine habituellement utilisée en garniture de cardes sous le nom de cément .
De tels tissus ont la propriété de résister aux rayons du soleil ou à la chaleur et à la lumière des pays équatoriaux. Ils peuvent aussi être employés sans risque de s'abîmer avec des matières dans lesquelles on utilise un ensimage à base d'oléine ou d'un produit chimi que susceptible d'attaquer le caoutchouc naturel.
On utilisera de préférence des fils plats en acier dont la section transversale présente au moins un arrondi. Ces fils peuvent présenter les sections sui vantes a) une section limitée par deux côtés droits paral lèles réunis par deux arrondis (fig. 1) ; b) une section ovale ou double-convexe (fig. 2) ; c) une section ovoïde (fig. 3) ; d) une section en forme de torpille (fig. 4) ; e) une section triangulaire à sommets arrondis (fig. 5) ; f) une section rectangulaire (fig. 10).
Une forme d'exécution du chapeau présentant des dents formées au moyen du fil de la fig. 5 est particulièrement avantageuse en raison du fait que le biseau de la dent se termine en pointe, ainsi qu'on le décrira plus loin.
Les fig. 9 à 10 du dessin annexé illustrent, à titre d'exemple, une forme d'exécution du chapeau de carde faisant l'objet de l'invention.
La fig. 6 montre le côté postérieur de la garni ture de cette forme d'exécution et la fig. 7 est une vue en perspective à échelle agrandie d'une partie de cette garniture.
Les fig. 8 et 9 sont des vues de détail et la fig. 10 est une vue se rapportant à une variante.
Sur les fig. 6 et 7 on a représenté en 1 la base de la garniture formée de couches d'un tissu très ferme imprégnées d'une manière permanente à l'aide d'une matière plastique et les dents 2 constituées par des fils plats en acier, repliés en U et encastrés, dans ce tissu, ces fils ayant la section transversale trian gulaire à sommets arrondis représentée en fig. 5. Comme le montre la fig. 6, ces fils sont disposés de façon telle que la base de 1'U soit parallèle à l'axe de la garniture.
L'avantage du fil ayant la section transversale de la fig. 5 est que le biseau 3 (fig. 8 et 9) se termine par une pointe 4 alors que dans une variante dont les fils sont à section rectangulaire (fig. 10), cette extrémité présente une arête et deux angles droits 5.
Grâce à la pointe 4 terminant le biseau, les fi bres sont mieux séparées et mieux démêlées et l'on arrive à une intensité de cardage accrue. La pointe 4 est de préférence arrondie. Dans une forme particulière d'exécution, les couches de tissu très ferme pourraient être munies vers l'extérieur d'une ou de plusieurs couches de caoutchouc.
L'expérience a montré que cette couche de caoutchouc n'était pas indispensable.