Installation de magasinage La présente invention a pour objet une instal- lation de magasinage, par exemple pour garer des véhicules ou magasiner d'autres objets.
Dans les garages ou parcs du type actuel on utilise des étages pour garer les véhicules en assu rant l'accès à chaque étage par des rampes, des passages d'accès ou des ouvertures d'amenée de ceux-ci, que la manoeuvre se fasse par le moyen du moteur du véhicule, à la main, ou par des appa reils mécaniques spéciaux. D'autres passages doivent être laissés vides pour la, man#uvre des véhicules à garer ou à sortir du garage et par conséquent à peu près 40 à 50 11/o de la surface de l'étage est per due au point de vue de la réception des véhicules.
Lorsque les véhicules ne sont pas amenés à la position de garage ou retirés de celle-ci par leur propre moteur, mais sont entraînés par des appa reils mécaniques de manutention, une panne de l'installation fait qu'au moins l'étage intéressé devient inefficace soit pour garer les véhicules soit pour les sortir.
La présente invention vise à permettre d'établir un garage qui évite l'inconvénient précité, sans être toutefois limitée à une installation pour garer des véhicules. L'installation selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend sur au moins un étage des passages longitudinaux et transversaux comportant chacun un transporteur élémentaire et des.
moyens pour introduire, dans au moins un passage, un objet à magasiner, de façon que lorsque l'objet a été ainsi introduit dans le passage considéré, les transporteurs longitudinaux et transversaux sont à même de l'amener à toute position désirée dans lesdits passa ges en le déplaçant à volonté transversalement et longitudinalement.
Pour faciliter le déplacement des véhicules ou autres objets, il est avantageux d'introduire ceux-ci dans le système de transporteurs, de l'installation, sur un plateau qui coopère avec les transporteurs de façon à être déplacé transversalement et longitudi nalement par ceux-ci,
pour résoudre ainsi le pro blème de la manutention sur les transporteurs de véhicules ou autres présentant des formes et dimen sions différentes. L'installation est préférablement placée sous le contrôle d'un opérateur situé de manière à apercevoir clairement l'étage sur lequel le véhicule ou autre doit être déplacé, ou qui dis pose d'un plan lumineux actionné électriquement grâce auquel il peut mettre en place tout véhicule à garer.
Dans une forme d'exécution préférée les trans- porteurs longitudinaux et transversaux sont agen cés de manière à se déplacer l'un au-dessous de l'autre, au moins aux points où ils se croisent ou se coupent.
Des éléments de butée peuvent être prévus, sur les chaînes des transporteurs pour venir au contact des plateaux; d'autre part pour empêcher les éléments de butée des chaînes longitudinales d'endommager les chaînes transversales ou réciproquement, on peut prévoir des moyens pour effacer ou laisser basculer ces éléments par exemple sur les chaînes du trans- porteur longitudinal, ces moyens pouvant être dis posés à des emplacements appropriés,
de manière que les éléments ne viennent pas endommager les chaînes transversales qui courent au-dessus et au- dessous d'eux.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple une forme d'exécution de l'installation selon l'in vention. La fig. 1 est une vue en élévation d'un bâtiment pour le garage automatique de véhicules ou pour le magasinage de marchandises ou autres.
La fig. 2 est une vue en élévation à plus grande échelle montrant un détail de l'installation de la fig. 1.
La fi-. 3 est une vue en bout suivant la flèche X de la vre de détail de la fig. 2.
La fig. 4 représente schématiquement une vue en plan d'un étage du bâtiment suivant la fig. 1, cette figure indiquant schématiquement le tracé des transporteurs d'un système propre à assurer le transport de plateaux porte-charges par rapport à l'étage du bâtiment.
La fig. 5 reproduit à plus grande échelle une partie du tracé des transporteurs suivant la fig. 4. La fig. 6 en est une coupe de détail à plus grande échelle suivant VI-VI (fig. 5).
La fig. 7 est également une coupe à plus grande échelle suivant VII-VII (fi-. 5).
La fig. 8 est une coupe partielle d'un appareil propre à commander le fonctionnement d'un élé ment de transporteur destiné à venir au contact d'un plateau porte-charge, l'appareil étant représenté à sa première position de travail.
La fi-. 9 est une coupe partielle de l'appareil suivant la fig. 8, mais montrant les pièces à l'instant où cet appareil se trouve à sa, seconde position de travail.
La fig. 10 est une coupe suivant X-X (fig. 9). La fig. 11 est une vue en plan d'un plateau des tiné à coopérer avec des taquets prévus sur les transporteurs.
La fig. 12 est une coupe partielle suivant XII-XII (fig.l 1).
Les fig. 13 à 16 sont des schémas montrant les diverses phases du déplacement d'un plateau porte charge déterminé entre sa position de magasinage et celle d'amenée.
Le bâtiment schématiquement représenté en fig. 1 à 4 est plus particulièrement destiné au par cage ou garage de véhicules ou autres objets encom brants. Il comprend essentiellement un ensemble à plusieurs étages 1 constitué simplement par une charpente ou armature intérieure, un système trans- porteur étant installé sur chaque étage.
Le bâti ment 1 représenté en fig. 1, comporte un rez-de- chaussée 2 et quatre étages supérieurs 3 situés au- dessus du précédent, ces étages supérieurs étant portés par les montants 4 de la construction (sché matiquement indiquée en traits mixtes) et par les murs extérieurs 5 de celle-ci. Les montants 4 peu vent être en fers profilés ou en béton armé.
L'écar tement entre les montants 4 de la construction est tel que ceux-ci n'interfèrent pas avec la disposition des transporteurs utilisés pour déplacer les véhicules ou autres objets à l'intérieur du bâtiment.
Les étages sur lesquels se déplacent les trans porteurs sont avantageusement constitués par des profilés en acier avec une garniture de plaques, de grillages, ou de dalles préfabriquées en béton, le tout étant agencé de manière à être adapté au montage des supports et mécanismes d'entraînement des transporteurs, à la façon requise par le plan géné ral du bâtiment ou par toutes prescriptions d'arrê tés officiels ou autres.
L'accès aux étages 3 s'effectue par l'intermé diaire d'un monte-charge 6 disposé dans une cage 7. L'on peut, si désiré, utiliser plus d'un monte- charge bien qu'un seul soit représenté au dessin annexé.
Les véhicules à garer à l'intérieur du bâtiment sont amenés dans une travée réceptrice 8 disposée à l'extrémité de celui-ci, près du monte-charge 6.
Un premier transporteur 9 est disposé dans la travée 8. Ce transporteur 9 est réversible ; il com porte deux jeux de chaînes motrices sans fin paral lèles 10, ces deux jeux étant accouplés de manière à être entraînés en synchronisme à partir d'un moteur (non représenté). Les chaînes 10 portent un certain nombre de taquets ou autres éléments de butée propres à venir au contact de chariots ou plateaux 12 destinés à supporter les véhicules ou autres charges, de manière que ces plateaux soient entraînés avec les transporteurs quel que soit le sens de mouvement du transporteur 9 considéré. Ce transporteur 9 est établi de manière telle que les surfaces des plateaux propres à recevoir la charge se trouvent substantiellement au niveau du sol.
On décrira ci-après plus en détail la construc tion des chaînes du transporteur, de leurs taquets et des plateaux eux-mêmes. Comme représenté en fig. 1 à 4 le transporteur élémentaire 9 déplace les plateaux 12 pour les amener au monte-charge 6 ou les en retirer suivant une direction transver sale par rapport à la direction longitudinale déter minée par le sens de chargement des plateaux.
Les plateaux 12 sont stockés dans un magasin 13 propre à enfermer un grand nombre, par exemple soixante. Ce magasin comporte un dispositif d'em pilage de plateaux représenté en fig 2 et 3. Ce dis positif lui-même comprend une enveloppe renfer mant un transporteur vertical, lequel comporte lui- même une première paire 14 et une seconde paire 15 de chaînes transporteuses. Les chaînes transpor teuses 14 et 15 portent des taquets 14A, 15A,
et sont reliées de façon à être entraînées en synchronisme à partir d'un moteur 16 par l'intermédiaire d'une transmission appropriée 17. L'agencement des chaî nes transporteuses 14 et 15 est tel que les plateaux 12 introduits dans le magasin par le transporteur 9 sont déplacés verticalement en direction du haut ou du bas, à la façon requise. Le transporteur 9 est relié au transporteur du magasin à plateaux de ma nière telle que les plateaux puissent être retirés du magasin ou introduits dans celui-ci à la façon désirée. En fi-. 3 on a représenté un plateau 12 partiellement introduit dans le magasin 13.
Le plancher du monte-charge 6 (fig. 4) comporte un autre transporteur réversible 18. Le transpor- teur 18, entraîné par un moteur (non représenté), comprend deux chaînes transporteuses sans fin parallèles 19 qui portent des taquets 20 ou autres éléments de butée propres à venir au contact d'un plateau 12. Le transporteur 18 se déplace dans une direction transversale par rapport au transporteur 9, c'est-à-dire dans le sens longitudinal par rapport au monte-charge 6. Les transporteurs 9 et 18 sont reliés l'un avec l'autre de manière que les taquets 11 du transporteur 9 n'endommagent pas les chaînes 19 du transporteur 18.
Les détails de construction des transporteurs 9 et 18 sont substantiellement iden tiques à ceux des transporteurs prévus sur les éta ges 2 ou 3 du bâtiment, détails qui seront décrits ci-après.
La fig. 4 montre schématiquement l'un des étages supérieurs 3. Cet étage est divisé en un certain nombre d'espaces de garage 21 dont chacun peut aisément recevoir un plateau 12, ceci étant réalisé en divisant la surface de l'étage 3 en plu sieurs passages transversaux, référencés respective ment AB, BC, CD et DE en fig. 4, et en plusieurs passages longitudinaux référencés<I>ab, bc, cd, de,</I> ef et fg dans cette même figure. L'étage 3 représenté en fig. 4 comprend quatre passages transversaux et six passages longitudinaux, c'est-à-dire qu'il possè de vingt-quatre espaces 21. Dans chaque passage transversal est monté un transporteur 22.
Chaque transporteur 22 comprend deux chaînes motrices sans fin parallèles 23 accouplées l'une à l'autre de manière à être entraînées en synchronisme à partir d'un moteur 24, ce dernier agissant par l'intermé diaire d'une transmission appropriée 25. De même il est prévu dans chacun des passages longitudinaux un transporteur 26, chacun de ces transporteurs comprenant deux chaînes parallèles 27 reliées l'une à l'autre pour être entraînées en synchronisme par une transmission commune 28 à partir d'un moteur électrique 29.
Les brins supérieur et inférieur des chaînes 27 des transporteurs longitudinaux sont agencés de manière à passer au-dessous du brin supérieur des chaînes 23 des transporteurs trans versaux et au-dessus du brin inférieur de celle-ci.
Les chaînes transporteuses 23 comportent un certain nombre de taquets 30 ou autres éléments de butée destinés à venir au contact des plateaux 12. De même les chaînes 27 sont pourvues de taquets 31 ou autres également destinés et agencés pour coopé rer avec lesdits plateaux 12.
On se référera maintenant à la fig. 5 qui repré sente à grande échelle l'agencement schématique des emplacements et dispositions relatifs des chaînes transporteuses 23 et 27 sur l'étage 3. Dans cette figure les voies verticales 32 fixent les positions des chaînes 23 et les voies horizontales 33 celles des chaînes 27. Les dimensions relatives d'un pla teau 12 sont indiquées par le rectangle en trait mixte disposé de façon symétrique au-dessus des quatre intersections des voies 32 et 33. La fig. 6 montre la construction d'un transpor teur transversal 22 et des voies 32 qui lui sont associées. Dans cette figure la surface de l'étage à l'état fini a été indiquée en 34.
La fig. 6 représente également en traits interrompus la position relative des chaînes transporteuses longitudinales 27, des taquets 31 et des voies supérieure et inférieure associées au transporteur 26. La coupe de la, fig. 7 montre la construction d'un transporteur longitudi nal 26 et des voies 33 qui lui sont associées ; elle indique en outre en traits interrompus la position relative du transporteur 22.
Chaque chaîne 23 comprend un certain nombre de maillons 35 reliés bout à bout les uns avec les autres par des axes d'articulation 36 pour constituer une chaîne présentant un pas déterminé par la dis tance qui sépare les centres des axes d'articulation. Les axes 36 portent des roues 37 disposées entre les paires voisines de maillons 35. Les roues 37 roulent sur une voie horizontale 38 constituée par une partie surélevée sur le. voile inférieur 38A d'un fer à U 39 en forme de gouttière :porté à poste fixe par des poutrelles 40 montées dans l'épaisseur du plancher 3, la face supérieure des poutrelles 40 étant de niveau par rapport à la surface 34 de l'étage à l'état fini.
Un taquet ou autre élément de butée 30 est articulé à intervalles réguliers sur la longueur de la chaîne 23. Chaque taquet 30 coin porte deux bras 41 qui entourent les maillons de chaîne 35. A l'extrémité arrière de chacun des bras 41 est fixé un goujon 42 qui porte une roue 43, laquelle roule sur le voile inférieur 38A du fer 39. Les extrémités avant des bras 41 sont attelées à la chaîne 23 par l'intermédiaire des axes d'a;rticula- tion 36. La longueur de ces axes est augmentée à cet effet, ainsi d'ailleurs que pour assurer une portée à d'autres roues 43A.
Chaque taquet 30 comporte une surface 46 qui s'étend vers l'arrière et vers le haut à partir de l'extrémité avant du taquet 30 considéré en direc tion de l'extrémité arrière de celui-ci. Cette sur face 46 se raccorde à une surface verticale 47 qui constitue face de butée pour les plateaux. En fig. 6 et 7 on a représenté une partie d'un plateau 12 pour montrer comment se présente la face 47 par rapport à ce plateau.
Une autre surface inclinée 48 est réalisée sur le taquet 30, cette surface définis sant une butée située en arrière par rapport à la face 47.
Les taquets 30 sont montés deux à deux en opposition sur la chaîne 23 de façon que la face 47 de l'un des taquets regarde celle de l'autre taquet de la paire intéressée. Cet agencement réalise en fait deux jeux de taquets et il est prévu de telle manière que lorsque les chaînes se déplacent dans un sens les faces 47 de l'un des jeux de taquets 30 viennent buter contre les plateaux 12, tandis que lorsque lesdites chaînes se déplacent en sens inverse, ce sont les faces 47 des taquets 30 de l'autre jeu qui viennent coopérer avec les plateaux. Le diamètre de chacune des roues 37 est plus petit que celui des roues 43 et 43A.
Cette différence en diamètre est compensée par une différence en hauteur entre la partie centrale 38 du voile 38A et le reste de celui-ci.
La voie de retour ou voie inférieure de la chaîne 23 comporte une enveloppe rectangulaire fermée- 49 pourvue de deux rebords 50 tournés vers l'intérieur et qui forment eux-mêmes rails de rou lement pour les roues 43 et 43A. On notera qu'à cet emplacement la chaîne transporteuse se déplace librement du fait que ses roues 37 ne sont pas au contact d'une partie quelconque de l'enveloppe 49.
Chacune des voies 33 des chaînes 27 des trans porteurs longitudinaux 26 est constituée par deux poutrelles 51 à profil en C dont les voiles sont verticaux et les ailes horizontales. Les poutrelles sont disposées immédiatement au-dessous des ailes horizontales des poutrelles 40. La chaîne 27 est constituée par un certain nombre de maillons 52 reliés bout à bout par des axes d'articulation 53. Sur chaque axe 53 est montée à rotation une roue 54, lesdites roues 54 étant disposées entre les maillons.
Ces roues 54 roulent sur une bande surélevée 55 portée sur le voile inférieur 56 d'un profilé en U 57 disposé longitudinalement par rapport aux poutrel les 51 et fixé à celles-ci. Les bords des ailes 58 du fer 57 sont de niveau par rapport à la surface supérieure 34 de l'étage à l'état fini. Les ailes 58 sont coupées par les fers à U 39 dans les zones de croisement des voies 32 et 33.
Dans chacune de ces zones de croisement des voies 32 et 33 une certaine longueur creusée ou entaillée 59 du voile 56 du profilé 57 est surbaissée par rapport au reste du voile. Chaque zone 59 comprend une partie hori zontale 60 et des parties inclinées 61 et 62 qui rac cordent la partie 60 au reste du voile 56.
Les taquets 31 sont prévus à intervalles réguliers sur la longueur de chaque chaîne 27. Chaque taquet 31 comprend un corps 63 avec une tête 64 propre à buter contre un plateau, et deux bras 65 solidaires de la partie 63. Les bras 65 sont paxallèles l'un à l'autre et sont écartés d'une distance qui leur permet de chevaucher les maillons 52 de la chaîne 27. Ces bras 65 ont substantiellement la forme de plaques à angle droit. A chacun desdits bras 65 est fixé un goujon 66 orienté vers l'extérieur, chacun de ces goujons se trouvant dans l'angle du bras. Une roue 67 est montée à rotation sur chaque goujon 66, cette roue 67 étant destinée à rouler sur le voile inférieur 56 du profilé 57.
Les bras 65 sont articulés aux chaînes 27 par le moyen de certains des axes d'articulation 53 qui relient les maillons 52, les axes en question étant à cet effet prévus de plus grande longueur. Ces axes- 53 sont en outre suffisamment longs pour former pivots de roues 68 propres à rouler sur le voile 56: Les roues 67 et 68 sont de même diamètre, ce diamètre commun étant plus grand que celui des roues 54. Cette différence de diamètre est égale à la différence de niveau entre la bande 55 et le reste du voile 56.
Du fait de la construction triangulaire des bras 65, l'extrémité du taquet qui porte les roues 67 est susceptible de basculer par rapport à la chaî ne 27, de façon à faire ainsi varier la hauteur de la tête 64 par rapport aux axes géométriques des axes d'articulation 53 des chaînes du transporteur. En pratique les roues 67 peuvent retomber au- dessous de la chaîne 27 de façon à faire basculer le taquet 31 par rapport à cette dernière. Cette position basculée du taquet 31 a été représentée en traits interrompus en fig. 6 et 7.
Le basculement ci-dessus se produit lorsque les roues 67 sont des cendues sur la rampe 61 pour arriver à la partie horizontale 60. Les roues 68 restent à leur position originale sous l'effet de la traction à laquelle sont soumis les maillons 52 de la chaîne transporteuse, traction qui tend à maintenir la disposition alignée desdits maillons 52.
A la position du taquet 31 représentée dans la partie haute des fig. 6 et 7, la tête 64 est suffisam ment abaissée pour passer au-dessous du voile infé rieur 38A du fer à U 39. Les taquets 31 sont agencés sur les chaînes en opposition deux par deux, de telle manière qu'un taquet d'une paire soit propre à bas culer dans le sens des aiguilles d'une montre par rapport à la chaîne 27, tandis que l'autre taquet de cette même paire peut basculer en sens inverse par rapport à cette même chaîne.
Cet agencement des taquets sur la chaîne réalise en fait deux jeux de taquets , les taquets de l'un des jeux butant et entraînant les plateaux 12 lorsque la chaîne se déplace dans un certain sens et les taquets de l'autre jeu butant et entraînant lesdits plateaux 12 lorsque la chaîne se' déplace dans l'autre sens. Cet agencement assure en outre que les taquets 31 n'en dommagent pas les chaînes transporteuses 23.
Si un taquet 31 ne bascule pas immédiatment, le choc de la tête 64 contre une partie quelconque de l'autre transporteur provoque positivement le basculement du taquet 31 considéré lorsque celui-ci avance quelle que soit la direction du déplacement du transporteur.
La voie de retour ou voie inférieure destinée au brin inférieur de la chaîne 27 est constituée par une enveloppe creuse 69 disposée longitudinalement dans le plancher 3. Cette enveloppe 69, située immédia tement au-dessous de l'aile inférieure des poutrelles 51, comporte deux rebords intérieurs 70 et qui forment rails-supports, pour les roues 67 et 68. En fait les roues 68 assurent seules le soutien du brin inférieur de la chaîne transporteuse étant donné que les roues 54 ne sont pas en contact avec les rails 70. Les roues 67 de chacun des taquets 31 ne sont maintenues au contact du rail 70 que par le poids des taquets.
L'enveloppe 49 du brin inférieur de la chaîne transporteuse 23 est disposée imédiatement au- dessous de la face inférieure de l'enveloppe 69. Pour pouvoir empêcher sélectivement les taquets 30 et 31 de coopérer avec un ou plusieurs plateaux 12, il est prévu des dispositifs 71 à commande par électro-aimants et grâce auxquels les taquets peuvent être basculés de manière telle que dans le cas des taquets 31, la face de. butée 47 ne vienne pas porter contre le plateau 12, même lorsque la chaîne transporteuse 27 se déplace dans une direction propre à assurer normalement le con tact.
Ces dispositifs sont prévus afin qu'on puisse laisser un ou plusieurs plateaux à une position pré déterminée pendant que les autres sont déplacés par les transporteurs.
Les fig. 8 et 9 représentent un dispositif 71 propre à commander l'effacement d'un taquet 30 sur une chaîne transversale 23. Le dispositif 71 comprend essentiellement une embase mobile qui remplace une petite longueur de la voie 32 destinée à la chaîne transporteuse 23. Cette embase peut affecter deux positions ; à l'une d'entre elles elle complète les surfaces de roulement des roues 43 et 43A tan dis qu'à l'autre ces surfaces sont interrompues de telle manière que le poids du taquet 30 provoque le basculement de celui-ci en direction du bas par rapport à la chaîne 23, ce quia pour conséquence que la face de butée 47 ne vient pas au contact du plateau considéré. A la position basculée du taquet 30 la chaîne est supportée par les roues 37 qui se trouvent au voisinage du taquet basculé.
Le dispositif 71 comprend une pièce 72 en forme de gouttière qui tient lieu d'une petite longueur du fer à U 39 de la voie 32. Cette pièce 72 comporte elle-même une bande centrale d'embase 73 qui se dispose dans l'alignement de la bande centrale 38 du voile inférieur 38A du fer 39. La pièce 72 est portée par des poutrelles 74 qui remplacent des par ties correspondantes des poutrelles 40.
Immédiatement au-dessous de la; pièce 72 est disposé un bâti métallique 75 à profil rectangulaire, susceptible de se déplacer dans un sens et dans l'au tre transversalement par rapport à la pièce 72. Les poutrelles 74 sont entaillées comme représentées en 76 pour permettre le mouvement de va-et-vient du bâti 75.
Le bâti 75 possède des parois d'extrémité 77, les quelles portent des roulements à billes 78 qui rou lent dans des guides fixes 79 portés par des sup ports 80, ces derniers s'étendant transversalement par rapport à la voie 32 et s'engageant dans les entailles 76. Les supports 80 sont rigidement fixés en position, par exemple en étant soudés aux ailes horizontales 81 des poutrelles 82 qui servent à entourer le bâti 75.
Les côtés du bâti sont fermés par des parois latérales 83. A l'intérieur de chaque bâti 75 sont montées deux cuvettes métalliques 84, chacune étant orientée longitudinalement par rapport au bâti 75 considéré et comportant deux parois d'extrémité inclinées 85 avec une paroi plate horizontale 86. Les cuvettes 84 sont disposées et écartées l'une de l'autre à l'intérieur du bâti 75 de manière telle que lorsque ce dernier est à la position représentée en fig. 8, elles viennent s'aligner avec les entailles découpées dans la pièce 72.
Comme le bâti 75 est disposé im médiatement au-dessous de la bande 73, les cuvettes 84 déterminent en fait une chambre, cavité ou creu- sure dans la base de la pièce 72 et par conséquent dans le voile inférieur 38A du fer qui constitue la voie 32. Par conséquent les parois inclinées 85 et la paroi inférieure 86 des cuvettes agissent comme surfaces de support pour les roues 43 de la chaîne 27 toutes les fois qu'elles se trouvent à la position repré sentée en fig. 8.
Dans les parois d'extrémité 77 sont montés à rotation deux galets 87 à axe horizontal, la partie supérieure 88 de leur périphérie coupant juste le plan de la face supérieure du voile inférieur 38A du fer 39. Cela revient à dire que les galets 87 remplacent en fait les parties découpées de la pièce 72 lorsqu'ils se trouvent à la position repré sentée en fig. 9..
Le bâti 75 est monté sur un .support 89, lequel peut se déplacer dans des guides appropriés (non figurés) transversalement par rapport à la voie 32. L e mouvement du support 89 est commandé par deux électro-aimants 90 et 91 comportant des arma tures mobiles, respectivement 92 et 93. Chacune des armatures 92 et 93 porte des galets 94 agencés de manière à coopérer avec le support 89. Les liaisons électriques des électro-aimants 90 et 91, lesquelles n'ont pas été figurées, sont telles que lorsque l'ar mature d'un des électro-aimants est attirée, celle de l'autre est relâchée. En fig. 8 l'armature 92 de l'électro-aimant 90 est à la position relâchée et l'ar mature 93 de l'électro-aimant 91 est à la position attirée.
A cette position le bâti 75 est disposé de telle sorte que les cuvettes 84 se trouvent alignées avec la: pièce 72 et le fer 39, ce quia pour résultat que les roues 43 tombent dans les cuvettes et bais sent ainsi la face 47 de butée des plateaux dans une mesure suffisante pour empêcher le contact entre le taquet et lesdits plateaux. En fig. 9 l'armature 92 est attirée et l'armature 91 est relâchée. Le bâti 75 est pae conséquent amené à la position pour laquelle les galets 87 se trouvent alignés avec la pièce 72 et avec le fer 39, de sorte que les roues 43 et 43A roulent sur les galets 87 dans le sens longitudinal par rapport à ceux-ci.
Le taquet est ainsi maintenu à la position pour laquelle la face de butée 47 vient au contact d'un plateau. L'agencement des galets 87 facilite le déplacement du bâti 75.
Dans le système de transporteur représenté en fig. 4 un dispositif 71 est monté en chacun des points où un taquet 30 doit buter contre un plateau 12 pour déplacer celui-ci d'un passage transversal à un autre. En d'autres termes il excite au moins qua tre dispositifs 71 associés à chacun des emplace ments 21 déterminés par l'intersection des passages transversaux et longitudinaux. Chacun de ces, dis positifs 71 se trouve au-dessous des taquets 30 et 31 lorsque ceux-ci sont aux positions représentées en fig. 4.
La fig. 11 montre la construction d'un plateau 12. Ce plateau présente un profil général rectangulaire ; il comporte un châssis 96 entièrement en acier soudé, équipé de huit jeux de roulettes orien tables 97, largement calculées, disposées suivant un profil en forme de diamant ou profil elliptique. Cha cune des quatre roulettes extérieures est agencée de manière à pouvoir aisément traverser les voies 32 et 33 de l'étage, la charge supportée par le plateau étant alors répartie sur les sept roulettes restantes, ceci ayant pour effet d'empêcher les roulettes de pénétrer dans les voies et de bloquer ainsi le mou vement du plateau sur le plancher de l'étage.
Les roulettes peuvent avantageusement être montées mobiles élastiquement dans le sens verti cal de manière à réaliser une sorte de suspension flottante lorsque le plateau se déplace.
Le châssis 96 comporte deux bandes longitudi nales destinées à jouer le rôle de zones de roule ment pour les roues des véhicules. Des butées d'ar rêt, non représentées, sont prévues pour coopérer avec les roues et retenir le véhicule en place. Si on le désire, toute la surface du plateau peut être entourée d'une fermeture dans le but de porter d'autres genres de charges ou objets qu'on désire charger sur les plateaux, par exemple de l'ameu blement, des machines à laver, des cuisinières, des pièces de rechange pour automobiles, etc...
A la face inférieure de chaque plateau 12 sont articulés des leviers de retenue 98 (fig. 12) comman dés par gravité. Chaque levier 98 présente une forme coudée ; il est articulé en un point intermé diaire de sa longueur à une oreille 99 solidaire du châssis 96 ou rapportée sur lui. Le petit bras 100 du levier 98 est solidaire d'une plaque d'arrêt<B>101</B> qui bute contre le châssis 96 et limite ainsi le mou vement dudit levier 98 en sens inverse des aiguilles d'une montre.
La face inférieure du plus grand bras 102 du levier 98 comporte une rampe incli née 103, tandis que l'extrémité libre dudit bras 102 se termine par une plaque de butée verticale 104. Le bord inférieur 105 de la paroi latérale 106 du plateau 12 joue le rôle de butée d'arrêt pour limiter le déplacement du levier 98 dans le sens des, aiguilles d'une montre, la longueur du bras 102 étant telle que le bord supérieur de la plaque 104 puisse venir au contact du bord inférieur 105 précité.
Lorsque les taquets 30 sont déplacés en direction du plateau de manière que les surfaces inclinées 48 sus-décrites soient tournées vers la rampe 103, les taquets n'entrainent pas le plateau étant donné que l'action des deux plans inclinés 48 et 103 l'un sur l'autre provoque le basculement du levier 98 en permettant ainsi aux surfaces 48, et par conséquent aux taquets, de passer sans accrocher le levier 98. Cet état de choses a été représenté en fig. 12.
Si au contraire la disposition respective des taquets 30 et du plateau est telle que les faces de butée 47 des taquets viennent au contact de la plaque 104, la plaque d'arrêt 101 empêche le levier 98 de tourner et par conséquent le plateau est entraîné et déplacé par le transporteur 22.
Les systèmes de transporteurs sus-décrits prévus au rez-de-chaussée 2 et sur chacun des étages 3, sont placés sous la dépendance de trois commandes différentes, savoir en premier lieu une commande entièrement automatique dans laquelle un pla teau 12 déterminé est automatiquement transféré à partir de sa position de stockage au monte-charge 6 qui le transporte automatiquement vers une travée réceptrice et vice et versa.
Ce système de commande entièrement automa tique englobe des circuits électriques qui n'ont pas été représentés, mais qui sont agencés pour mettre en action les moteurs d'entraînement 24, 29, etc.... dans l'ordre voulu, pour actionner les dispositifs 71 de contrôle des taquets et pour faire fonctionner le monte-charge 6 avec les transporteurs qui lui sont associés. Ces circuits électriques de commande sont tels que tous les systèmes transporteurs de chaque étage puissent être commandé à partir d'un poste central.
Lorsqu'on prévoit un opérateur ce poste de commande peut préférablement comporter un tableau électrique lumineux grâce auquel l'opé rateur peut connaître à chaque instant la position de toute charge ou véhicule à garer. En variante l'opérateur peut être placé à un point tel qu'il puisse apercevoir clairement l'étage sur lequel la charge doit être amenée.
Il est prévu en second lieu une commande semi- automatique qui, dans le cas d'une défaillance d'un organe ou appareil du système transporteur, permet de décharger tous les plateaux de l'étage intéressé conformément à un plan établi à l'avance et pré voyant chaque genre de panne susceptible de se présenter.
Il est enfin prévu en troisième lieu une commande manuelle (non figurée) susceptible d'être utilisée dans le cas d'une avarie majeure, par exem ple de défaillances multiples dans le système de transporteurs ; cette commande permet la manceu- vre de tous les appareils restant en état de fonc tionnement.
On décrira ci-après, en référence aux figs. 4 et 13 à 16, un procédé avantageux pour dégager un véhicule déterminé d'un certain nombre d'autres garés sur un étage 3. Dans ces figures les pla teaux 12 qui supportent le véhicule (lui-même non figuré) ont été représentés par des rectangles hachu rés à la façon déjà signalée. Celui de ces plateaux qui porte le véhicule ou autre charge ou objet intéressé est distingué par des. hachures plus épais ses et par la référence particulière 12A.
Lorsqu'on met en action le système de commande automatique, le monte-charge 6 qu'on supposera renfermer un plateau 12, se déplace tout d'abord, quelle que soit sa position dans la cage 7, pour venir décharger ce plateau 12 dans le magasin à plateaux 13. Cela revient à dire que le monte-charge revient au rez-de-chaussée 2 et que le transpor teur 18 transfère le plateau 12 vers le dispositif d'empilage. Les chaînes transporteuses 14 et 15 de ce dernier soulèvent les plateaux déjà empilés, de sorte que le dispositif est prêt pour recevoir le plateau 12 considéré à partir du monte-charge 6.
Après avoir ainsi déchargé le plateau dans le magasin, le monte-charge est automatiquement amené à l'étage voulu. Les dispositifs de contrôle 71 associés aux taquets 30 qui tendraient à entraîner le plateau 12A et tous les autres plateaux dans le passage longitudinal<I>ab,</I> sont actionnés de maniè- re que lesdits taquets soient mis hors d'action, c'est-à-dire effacés, pour que leurs faces de butée 47 ne viennent pas au contact des plaques 104.
Tous les transporteurs transversaux 22 sont alors mis en mouvement pour amener tous les autres plateaux aux positions représentées en fig. 13. On noterai que le plateau 12A est ainsi laissé isolé du transporteur longitudinal dans le passage longitu dinal<I>bc</I> puisque tous les autres plateaux qui se trouvaient initialement dans ce passage<I>bc</I> ont été amenés dans le passage longitudinal<I>cd.</I>
Le transporteur longitudinal du passage bc est alors mis en mouvement dans le sens de gauche à droite, de sorte que le plateau 12A est amené dans le passage transversal DE.
Cette position est représentée en fig. 14.
Les dispositifs de contrôle 71 associés aux taquets 30 dans les passages transversaux AB, BC, CD sont alors actionnés pour effacer les taquets de manière que ceux-ci ne viennent pas au contact des plateaux et les transporteurs transversaux sont mis en marche de façon à transférer le plateau 12A du passage longitudinal<I>bc</I> dans le passage longi tudinal ef.
Pour ramener tous les autres plateaux à leurs positions initiales l'on efface les taquets 30 du transporteur 22 dans le passage transversal DE et l'on met en marche les transporteurs transversaux en les faisant déplacer en sens inverse. Cette phase est essentielle étant donné que les véhicules ou charges doivent être identifiés par l'opérateur par l'enregistrement de leur position originale sur l'étage.
A la fin de la phase précédente la disposition des plateaux sur l'étage est celle représentée en fig. 15.
La phase finale consiste à actionner les dispo sitifs de contrôle associés au transporteur longitu dinal 26 dans le passage transversal DE de manière à effacer tous les taquets 31 à l'exception de ceux qui coopèrent avec le plateau 12A. On met alors en action le transporteur 26 du passage DE de façon à amener le plateau 12A sur le transpor teur 18 dans le monte-charge 6. Cette position est représentée en fig. 16 ; dès que le plateau est en place sur le monte-charge 6, ce dernier descend au rez-de-chaussée 2. Le véhicule peut alors être sorti directement du monte-charge en laissant le pla teau 12A prêt à recevoir une autre charge.
S'il n'est pas possible de faire ainsi sortir le véhicule du monte-charge, l'on peut actionner sélectivement le transporteur 9 pour amener le plateau 12A à une position convenable dans la travée réceptrice<B>8._</B> Pour garer un véhicule dans un espace 21 détr- miné, l'on procède à la façon inverse en mettant en fonctionnement les divers dispositifs de contrô le 71 et les transporteurs en fonction de l'espace 21 dans lequel on désire amener le véhicule. On suppo sera par exemple qu'un véhicule se déplace sur la chaussée dans le sens de bas en haut en fig. 4.
On l'amène en face du monte-charge 6 en lui faisant traverser la chaussée ; ou bien, si le monte-charge est occupé, on le fait monter sur l'un des pla teaux 12 portés par le transporteur 9. Si le monte- charge n'est pas occupé ses portes sont ouvertes et par conséquent le véhicule peut y être introduit directement, sa position correcte étant assurée par les butées de roues prévues à cet effet.
On arrête le moteur, on serre les freins et le conducteur peut quitter le véhicule dont les portes peuvent être verrouillées. Dans un garage à commande entière ment automatique, le conducteur se procure un ticket à partir d'une machine distributrice à pré- paiement qui, lorsqu'elle ai reçu l'argent, met en marche le système de commande automatique ou avertit l'opérateur qu'un véhicule est à garer. Les divers transporteurs et dispositifs de contrôle entrent alors en action et le véhicule est parqué dans un espace 21 disponible.
Le conducteur reçoit un dispositif d'identification de son véhicule, par exemple un disque numéroté ou autre genre de ticket, qu'il devra rendre lorsqu'il viendra reprendre son véhicule.
Par mesure de sécurité l'on peut disposer des interrupteurs limiteurs partout où la chose est nécessaire, par exemple sur les plateaux 12 de manière que si un véhicule était placé de façon incorrecte sur le plateau et dépasse au-delà des limites permissibles, ces interrupteurs maintiennent le mécanisme de fonctionnement hors circuit. Des interrupteurs semblables peuvent être prévus en des points fixes du garage et aux points de croise ment du système de transporteurs, de sorte que tou te l'installation s'arrête automatiquement si l'opé rateur a mal dirigé un plateau 12 ou si pour une raison quelconque les mécanismes ont fonctionné de façon défectueuse.
Le nombre d'espaces 21 de parcage ou de maga sinage peut présenter toute valeur désirée. Par exemple un étage peut comporter 120 espaces déter minés par douze passages longitudinaux et dix passages transversaux. A un moment quelconque cent de ces passages peuvent être utilisés à plein, ce qui correspond à une utilisation de 83 11/o de la surface de l'étage. La zone hachurée montre la surface occupée par les véhicules garés en laissant un passage transversal et un passage longitudinal.
De façon générale le nombre de véhicules sus ceptibles d'être garés sur la surface d'un étage est égal au produit du nombre d'espaces de parcage décomptés dans le sens longitudinal, moins un, par le nombre d'espaces décomptés dans le sens trans versal, moins un.
Ce qui précède est rendu nécessaire pour ména ger un passage transversal et un passage longitu dinal pour maintenir les possibilités de manoeuvre sur l'étage. Les plateaux 12 peuvent, si on le désire, comporter un abattant sur l'arrière, susceptible d'être abaissé pour constituer une rampe d'accès pour le véhicule, rampe qui est relevée lorsque celui-ci est monté sur le plateau. L'abattant ne sert pas seulement de rampe mais également de dispo sitif arrière susceptible, lorsqu'il est relevé, de fermer automatiquement le circuit du monte-charge pour déterminer un cycle opératoire.
En variante, au lieu de prévoir sur les plateaux les roulettes ou autres types d'organes roulants, on peut les monter sur le plancher de l'étage de sorte que les plateaux puissent être déplacés par les transporteurs avec un minimum d'efforts.
Au lieu d'utiliser des électro-aimants pour com mander les dispositifs 71, l'on peut employer des appareils électromagnétiques tournants propres à fournir la puissance nécessaire. De tels appareils peuvent être du genre destiné à effectuer un mou vement angulaire prédéterminé (par exemple 120 à 1800) chaque fois qu'on les met sous tension.
Au lieu également d'utiliser des taquets à gravité tels que 30, ou 31, on peut prévoir de les charger par le moyen d'un ressort.
Dans le cas d'étages de grande largeur, pour réduire le temps nécessaire au déplacement du plateau entre l'entrée du monte-charge et un point situé à l'opposé de la diagonale correspondant à celui-ci, l'on pourrait prévoir de disposer ce monte- charge à un emplacement approprié dans la partie centrale des étages en s'arrangeant pour que l'espace libre en forme de L présente au contraire la forme d'une croix, les entrées étant prévues sur trois des côtés du monte-charge.
Les leviers à gravité prévus sur les plateaux peuvent être remplacés par des dispositifs actionnés par des servomoteurs ou analogues agissant à l'encontre de taquets de rappel élastique. En varian te on pourrait également utiliser un dispositif d'électro-aimant à course verticale.
On pourrait encore, si on le désirait, diviser les transporteurs transversaux en éléments de faible longueur, égale à la largeur de l'un des espaces de parcage, des embrayages, préférablement du type électromagnétique, étant prévus pour provoquer le fonctionnement d'éléments présélectionnés de ces transporteurs en vue de mettre en place ou d'enle ver sélectivement un plateau déterminé.