Machine à affûter les fraises La présente invention a pour objet une machine à affûter les fraises, destinée à l'affûtage cylindrique ou conique, avec un angle de dépouille donné, des dents d'une fraise à taille droite ou hélicoïdale.
Dans l'affûtage des fraises, la difficulté majeure est d'obtenir un angle de dépouille donné à l'avance. Cette difficulté réside dans. l'impossibilité pratique d'assurer une mise en position précise et invariable des différents éléments en jeu, notamment de la dent de la fraise et de la surface d'attaque de la meule. Or, toute faible variation de position relative entre la meule et la fraise se traduit par une modifica tion importante de l'angle de dépouille. En effet, ha bituellement, l'angle de dépouille est déterminé par un guide de dent placé de manière à obtenir la posi tion voulue de l'arête de la dent de la fraise par rap port à la surface d'attaque de la meule et à l'axe de la fraise.
La précision de l'angle de dépouille dépend de la position à moins d'un dixième de milli mètre près donnée à ce guide de dent et les positions relatives ci-dessus doivent être maintenues pendant l'usure de la meule.
On utilise en général, pour l'affûtage des fraises, des meules dites boisseaux , c'est-à-dire formées par une paroi tronconique ayant une épaisseur don née, ladite meule travaillant par le bord de cette paroi, laquelle est légèrement inclinée par rapport à l'axe de déplacement de la table porte-fraise. L'angle de dépouille est déterminé en mettant d'abord la dent en appui contre une butée de hauteur fixe égale à celle de l'axe des pointes du porte fraise, ce qui permet ensuite de fixer la hauteur de référence du doigt de guidage de la dent ;
à ce moment, l'angle de dépouille de la dent de la fraise est nul, si toute fois la génératrice horizontale de la surface d'attaque de la meule est dans le plan horizontal de l'axe de la meule. Ensuite, on descend verticalement la table de la machine portant la fraise d'une valeur calcu lée, celle-ci étant déterminée en fonction du diamètre de la fraise à affûter et de l'angle de dépouille recherché.
Si, théoriquement, cette méthode peut donner des résultats convenables. en pratique il est très difficile, sinon impossible, d'exécuter les réglages indiqués avec précision. En effet, il est très incommode de maintenir une dent de la fraise dans le même plan horizontal. que celui des. pointes de la machine et de l'axe de la meule et, dans. le même temps, d'amener et enfin de bloquer le guide de dent dans ledit plan horizontal.
A noter encore que l'arête utile du guide de dent étant généralement inclinée selon l'hélice de la fraise et présentant une certaine largeur, il faut prendre la précaution d'aligner le milieu de la largeur de l'arête du guide avec la hauteur de référence des pointes et il est nécessaire, en outre, que ce point milieu se trouve aligné avec la génératrice horizon tale d'attaque de la meule.
La dernière opération qui consiste à descendre l'axe de la fraise d'une valeur donnée ne présente pas de difficulté particulière. Il est évident que l'usure de la meule ainsi que le dé montage de la fraise modifient les réglages qui doi- dent être recommencés après chaque diamantage de meule et pour chaque nouvel affûtage.
La présente invention a pour objet une machine à affûter les fraises; caractérisée en ce qu'elle com prend une meule du type boisseau portée par un chariot support de meule pouvant se déplacer per pendiculairement à la direction de déplacement d'un chariot support de fraise, l'axe de la meule étant horizontal et incliné par rapport à la direction de déplacement de son chariot support, la tête de la machine comportant un doigt de guidage de dent fixe, ledit doigt définissant une ligne d'affûtage de position fixe sur la surface d'attaque frontale de la meule, la génératrice frontale de la meule,
consti tuant ladite ligne d'affûtage, étant une droite hori zontale sensiblement parallèle à la direction du déplacement de la table porte-fraise, la génératrice de la surface latérale de la meule dans le même plan horizontal étant une droite perpendiculaire à la direc tion du déplacement de la table porte-fraise, l'axe du guide de dent passant en un point compris dans les limites droite et gauche de la largeur horizontale constante de la ligne d'attaque de la meule sur la dent à affûter, ladite machine comportant, en outre,
un dispositif de diamantage de la face latérale de la meule et un dispositif de diamantage de la face ter minale et du bord de la face interne de ladite meule. On décrira plus en détail ci-après, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de la machine à affûter les fraises, objet de l'invention, avec référence au dessin annexé dans lequel La fig. 1 est une vue en plan en coupe axiale d'une meule pour le travail dans le plan horizontal axial de la meule.
La fig. 2 est une vue en élévation, dans un plan vertical parallèle à l'axe de déplacement de la table porte-fraise, de la meule et du doigt de guidage de dent.
La fig. 3 est une vue en élévation latérale, per pendiculairement à la direction de déplacement de la table porte-fraise, de la meule, du doigt de dent et de la fraise.
La fig. 4 est une vue en plan en coupe axiale d'une meule hyperboloïde pour le travail en dessous du plan horizontal axial de la meule.
La fig. 5 est une vue en élévation correspondant à la fig. 2, dans le cas de la meule représentée à la fig. 4.
La fig. 6 est une vue en élévation latérale de la machine à affûter les fraises.
La fig. 7 est, à une plus grande échelle, une vue en plan du chariot porte-meule avec le dispositif de diamantage de la face latérale en position.
La fig. 8 est une vue en élévation en coupe, sui vant la ligne VIII-VIII de la fig. 7, dudit dispositif de diamantage.
La fig. 9 est une vue en élévation en coupe, sui vant la ligne IX-IX de la fig. 7, du même dispositif. La fig. 10 est une vue en plan de la fig. 9.
La fig. 11 est une vue en élévation latérale, par tiellement en coupe, de la tête de la machine.
La fig. 12 est une vue en élévation, semblable à la fig. 11, montrant le diamantage des faces fron tale et interne de la meule.
La fig. 13 est une coupe schématique en plan du dispositif de diamantage des faces frontale et interne de la meule.
La fig. 14 est, à une plus grande échelle, une vue schématique en coupe verticale du dispositif représenté à la fig. 13.
La fig. 15 est une vue en plan, partiellement en coupe, de la fig. 14. La fi-. 16 est une vue schématique du dispositif de commande hydraulique de la machine.
La fig. 17 est un diagramme représentant le cycle des asservissements du dispositif montré à la fig. 16. La machine comprend une meule 1 (fig. 1 à 3) du type dit boisseau, en forme de jupe tronconique, ayant, dans l'exemple illustré au dessin, un angle au sommet de 30,1. Cette meule est destinée à travailler dans le plan horizontal axial. Une génératrice X-X' fait donc avec l'axe A-A de la meule un angle de 15 . La surface de la meule est définie par trois sur faces.
La surface périphérique 2 est parfaitement tronconique avec un angle au sommet de 30,,, l'axe de la meule étant horizontal et orienté à 15,, par rap port à la direction de déplacement du chariot porte- meule et l'axe dudit déplacement étant lui-même per pendiculaire à la direction de déplacement de la table porte-fraise. La génératrice de cette surface, dans le plan horizontal axial, est parallèle à l'axe de dépla cement de la meule et elle conserve cette position pendant les déplacements de la meule nécessités par le diamètre de la fraise ou l'usure de la meule.
La surface en bout 3, ou surface frontale de travail de la meule, a toutes ses lignes radiales perpendiculaires à la surface périphérique 2 ; elle forme donc une sur face tronconique dont le sommet S est situé sur l'axe A-A, l'angle au sommet S étant le supplémen taire de l'angle au sommet de la surface périphé rique 2. La surface interne 4 est une surface tronco nique rectifiée qui a essentiellement pour rôle d'as surer une valeur fixe à la largeur de la surface 3.
La fig. 3 rend immédiatement visible l'intérêt d'une meule de cette forme, mise en oeuvre de la manière suivante : la génératrice horizontale S-O (fia. 1) de la surface 3 est parallèle à l'axe de dépla cement de la table porte-fraise au droit de cette hori zontale, de sorte que les tangentes aux directrices de la surface tronconique 3 le long de ladite généra trice S-O sont toutes verticales et confondues. La meule agit donc pratiquement comme un disque plan, le rayon moyen étant grand par rapport à la largeur de la surface tronconique 3. L'usure se répartit théo riquement de façon uniforme sur toute la surface 3.
En pratique, la rectification de la surface 3 est effec tuée après chaque affûtage.
Pour assurer la position correcte de la dent et définir l'horizontale S-O, on utilise un doigt de dent 5 qui est monté sur la tête 6 de la machine au moyen d'un téton de centrage 7 et d'une fixation amo vible, telle qu'une vis 8, de manière que ce doigt de dent 5, tout en étant amovible, ait, pour un point 9 de son bord défini par son axe médian vertical, une position spatiale située dans le plan horizontal axial de la meule et sur la perpendiculaire à la direction de déplacement de la table porte-fraise passant envi ron au milieu de la génératrice S-O de la surface 3.
Le bord inférieur 10 du doigt 5 de guidage est, soit horizontal, soit incliné suivant la pente de l'hélice de la fraise à affûter. Le doigt de guidage de dent est fixe en position sur la machine par rapport à la meule, mais inter changeable, de manière à permettre d'adapter un doigt dont l'arête a une pente égale à la pente de l'hélice de la fraise à affûter et aussi afin de l'échan ger en cas d'usure, la position définie par tous les doigts de dent restant invariable.
Le doigt de -dent pourrait être incliné par rap port au plan vertical d'un angle variant de zéro à vingt degrés, sans modifier sa longueur, par l'échange de son support. Cette disposition permet de faciliter le montage de certains types de fraises.
Dans le cas où l'affûtage des fraises hélicoïdales serait effectué au moyen d'une commande positive de la rotation de la fraise, ladite rotation étant en rela tion avec le mouvement de la table, le guide de dent pourrait être remplacé par une simple butée pointue de même longueur qui assurerait la mise en position de la fraise par rapport à la meule pour être retirée ensuite, en cas de nécessité, afin de faciliter l'af fûtage.
Comme il a été décrit ci-dessus, le guide de dent est situé de telle manière que l'axe médian et vertical de ce guide et, par conséquent, le centre de la por tion de l'arête de la dent en contact avec la meule passent par le milieu de la largeur horizontale de la surface réduite d'attaque de la meule au niveau du plan horizontal d'affûtage choisi. Les deux cas sui vants peuvent se présenter P) Si le plan d'affûtage choisi est le plan hori zontal de l'axe de la meule, la surface d'attaque de la meule ainsi que la surface externe de la meule sont des surfaces tronconiques ayant pour sommet un point sur l'axe de la meule.
2 ) Si le plan d'affûtage choisi est un plan hori zontal situé au-dessous de l'axe de la meule, la sur face d'attaque de la meule est alors, de même que la surface latérale, une section d'hyperboloïde et leurs génératrices dans le plan d'affûtage sont des droites, comme dans le cas précédent. Dans ce dernier cas, le plan tangentiel à la surface de travail de la meule n'est plus vertical et on doit en tenir compte pour le calcul de l'angle de dépouille.
On a constaté que, pour permettre pratiquement tous les affûtages, il est plus. particulièrement intéres sant de travailler dans un plan décalé en hauteur par rapport au plan horizontal axial de la meule, plan appelé ci-après plan d'affûtage. En pratique, si l'on utilise, par exemple, une meule boisseau de <B>100</B> mm de diamètre et si l'on adopte un décalage de hauteur de 25 mm avec un arbre de meule formant un angle de 10 avec la perpendiculaire à la direc tion de déplacement de la table porte-meule, les variations de l'angle de dépouille peuvent être main tenues dans des limites négligeables permettant, par exemple, d'obtenir un angle de dépouille défini avec une variation en plus ou en moins de 18' quel que soit le degré d'usure de la meule.
En outre, suivant les fraises, il peut être néces saire de travailler avec l'axe de la meule incliné de 10 vers la droite ou vers la gauche, en dessous ou au-dessus du plan diamétral horizontal de celle-ci. En raison des symétries d'un hyperboloïde de révo lution, ces quatre positions sont possibles, simple ment en inversant, s'il est nécessaire, le sens de l'in clinaison de l'axe de la meule par rapport à la direc tion de déplacement de la table porte fraise.
La tête porte-meule est, en conséquence, montée à rotation au moyen d'un axe vertical sur son chariot avec un dispositif de verrouillage permettant de .l'immobiliser au moins dans. les deux positions ci-dessus définies.
Pour certaines fraises, on ne peut travailler selon le plan diamétral de la meule et on doit utiliser le point T (fig. 3). On voit qu'en cet endroit, la perpen diculaire au bord de travail de la meule n'est pas l'horizontale T-H, mais la droite T-P, et que l'usure de la meule a pour conséquence une variation de rayon du cercle enveloppe des arêtes qui peut être sensible. En outre, la position du point T varie avec l'usure de la meule et, si la hauteur de ce point au-dessous du plan axial de la meule est constante, le doigt de dent 5 ayant une hauteur fixe, ledit point T se déplace latéralement.
Pour éviter les inconvénients mentionnés ci-des sus, on donne au moyen d'une rectification, à une meule de forme usuelle, une forme spéciale (fig. 4 et 5) dont la surface externe 11 est un hyperboloïde de révolution, c'est-à-dire une surface dont la géné ratrice aboutissant au doigt de dent est horizontale et perpendiculaire à la direction de déplacement de la table porte-fraise. La surface 12 est également un hyperboloïde de révolution, engendré par une horizontale perpendiculaire à la droite définie ci-des sus, tournant autour de l'axe de la meule dont la génératrice, dans le plan horizontal, est représentée en 12'.
La surface intérieure 13 est également cons tituée par une zone d'un hyperboloïde de révolution. A la fig. 4, on a représenté par les trois droites en lignes tiretées 14, 15 et<B>16'</B> les intersections des sur faces 11 et 13 respectivement par un plan horizontal.
La meule décrite travaille théoriquement sur l'arête de la dent suivant une parallèle à l'axe de la fraise, plus précisément suivant une parallèle à la direction de déplacement de la table porte-fraise, mais l'on constate, d'une part, que la tangente 16 (fig. 5) au cercle extérieur de la surface 12 de la meule est moins inclinée sur la verticale que la tan gente 17 au cercle intérieur et, d'autre part, que cette tangente, qui devient 18' lorsque le point 15 est venu en 18, tend à s'incliner de plus en plus sur l'horizontale lorsque la meule s'use en diminuant de diamètre.
La variation de l'angle que font les tangentes 16, 17 et 18 avec la verticale peut être calculée de la manière suivante: soit, par exemple, une meule ayant à l'origine 5 cm de rayon (distance de l'intersection des droites 14 et 15 à l'axe de la meule), le cercle intérieur (distance de l'intersection des droites 15 et 16 au même axe) ayant un rayon de 4,9 cm et le doigt de dent se trouvant à 25 mm au-dessous du plan axial de la meule dont l'axe fait un angle de 10,, avec le plan vertical passant par la droite 14, on a, cp étant l'angle de la droite 16 avec la verticale
EMI0004.0003
(pi étant l'angle de la droite 17 avec la verticale,
on a
EMI0004.0005
Si cette meule est usée de 2 cm de manière que le rayon de sa surface extérieure devienne égal à 4,65 cm, ce qui correspond à la position représentée en 18 (fig. 4), cp devient cp2 égal à
EMI0004.0010
On voit donc que, dans ce cas, on a avantage à réduire au maximum la largeur de la surface d'atta que de la meule pour réduire la différence entre les angles cpl et cp. Cette réduction peut être obtenue facilement en dressant la face interne 13 de la meule,
les variations de son diamètre externe pouvant être négligées, étant donné que l'angle vrai de dépouille ne varie, dans les limites d'usure extrême, que de 38' entre la meule neuve et son état à la limite d'usure. On peut, toutefois, tenir compte de ces variations.
La machine représentée aux fi-. 6 à 15 comporte un bâti 21 formant socle. Sur ce socle est monté de façon connue, au moyen de glissières, de section en queue d'aronde ou d'autres organes similaires, un support de table 22 pouvant recevoir, au moyen d'un volant de commande 23, un déplacement perpendi culaire à la direction de déplacement de la table porte-pointes 24. La table porte-pointes 24 est mon tée au moyen d'une .coulisse 25, par exemple de sec tion en queue d'aronde, sur le support de table 22, le déplacement de ladite table étant commandé, de manière connue, par un volant de commande 26.
Une fraise 27 est montée entre les pointes 28, la rotation de la fraise pouvant être commandée ma nuellement ou la fraise être entrainé.e en rotation de façon connue, en fonction du déplacement de la table, par une barre à sinus ou une tête de cheval, notamment dans le cas des fraises à hélice rapide.
Dans le bâti 21 (fig. 6 et 7) est d'autre part montée de façon connue, de manière à pouvoir cou lisser verticalement sous l'action d'un volant de com mande 29 avec repérage micrométrique de la posi tion par un compteur 30, une colonne 31 qui porte la tête de meulage 32 de la machine. Cette tête 32 est pourvue d'un socle 33 comportant deux glissières 34 dans lesquelles peut coulisser, sous l'action d'une commande telle qu'une commande à écrou 36 (fig. 12) et vis sans fin 37 commandée par un volant 38, un chariot porte-meule 35.
Sur le chariot porte- meule 35 est monté à rotation, autour d'un axe ver tical, un plateau 39 support de meule qui porte un carter 40 d'arbre porte-meule sur lequel est fixé un moteur électrique d'entraînement 41. Le plateau 39 comporte sur son bord postérieur 42, concentrique par rapport à son axe de rotation, trois encoches 43 susceptibles de coopérer avec un doigt de verrouil lage 44 porté par le chariot 35.
Les trois encoches 43 sont disposées de telle manière que le doigt de ver rouillage 44 assure à l'arbre porte-meule 45, c'est- à-dire à l'axe de la meule 57, une position parallèle à la direction de déplacement du chariot 35 et deux positions correspondant à des inclinaisons de l'axe de la meule par rapport à la direction de déplacement du chariot 35, lesdites positions étant symétriques, c'est-à-dire inclinées par exemple à 10- de part et d'autre de ladite direction.
Le socle 33 de la tête de meulage 32 porte, en outre, une butée 47 (fig. 11 et 12) susceptible de coulisser suivant la direction de déplacement du cha riot 35 sous l'action d'une commande micrométrique 48, ladite butée étant destinée à venir en contact avec le bord antérieur 49 dudit chariot. Le corps de cette butée 47 porte, en outre, une seconde butée éclipsable 50, distante de la première d'une longueur qui sera définie ci-après et qui est égale à la dis tance horizontale séparant la ligne d'affûtage de la ligne de diamantage.
La ligne d'affûtage est définie par l'arête d'un doigt de dent 51 formé d'une plaquette, ledit doigt étant interchangeable pour être adapté au genre de fraise à affûter et l'axe médian et vertical du doigt passant par le milieu de la largeur horizontale de la ligne d'attaque de la meule. L'arête du doigt 51 est placée à une distance qui a été choisie dans cet exem ple à 25 mm au-dessous du plan horizontal passant par l'axe de la meule. Le doigt de dent 51 est porté par une tête 52 solidaire du carter 46 de la tête de meulage.
Le carter 46 est pourvu, en outre, d'une tête de diamantage 53 mobile verticalement dans le carter sous l'action d'une commande, par exemple une commande manuelle 54 à tige filetée et un volant de commande 55, ladite tête 53 portant les diamants de diamantage des faces frontale et interne qui seront décrits plus en détail ci-après.
La ligne de diamantage, définissant avec le repère du doigt de dent 51 la distance entre les butées fixe 47 et éclipsable 50, est la droite orientée perpendiculaire ment à la direction de déplacement du chariot porte- meule 35 décrite et passant par l'axe d'un diamant 77 (fig. 13) de diamantage de la face frontale de la meule.
La meule doit être diamantée pour que, dans le plan horizontal d'affûtage correspondant à un point donné de l'arête du doigt de dent, ledit plan étant choisi, dans la forme d'exécution représentée, à 25 mm au-dessous de l'axe de la meule 57, la coupe de la meule par ledit plan donne une face latérale rectiligne perpendiculaire à la direction de déplace ment de la table porte-pointes 24, c'est-à-dire paral lèle à la direction de déplacement du chariot porte- meule 35, une face frontale rectiligne et perpendicu laire à la première et, enfin,
une largeur de face frontale réduite.<B>11</B> en résulte que les faces latérale et frontale de la meule sont des hyperboloïdes de révolution.
Pour le diamantage de la face latérale de la meule préalablement à sa mise en service, on utilise un dispositif représenté en détail aux fig. 8 à 10. Comme représenté à la fig. 7, ce dispositif est monté sur la table porte-pointes 24. Il comporte une embase 58 présentant deux encoches 59 pour sa fixation par des boulons à tête carrée sur la table 24. Cette embase porte, au moyen de flasques 60, un corps 61 comportant deux faces latérales 62 verticales et une portée cylindrique 63 pour le passage d'un arbre 64.
Cet arbre a une hauteur axiale au-dessus de la sur face de la table telle qu'il se trouve à une hauteur en dessous de l'axe des pointes égale au décalage vertical du plan d'affûtage par rapport à l'axe de la meule, par exemple 25 mm, de manière que, la tête de la meule étant en butée au point bas avec l'axe de la meule au niveau de l'axe des pointes, l'axe dudit arbre 64 soit situé dans le plan d'affûtage de la meule.
Sur cet arbre 64 est monté à rotation, au moyen de deux oreilles 65, un corps de glissière 66 qui présente une face 67 susceptible de venir s'ap pliquer, par rotation autour de l'arbre 64, sur l'une ou l'autre des faces 62 et d'y être maintenue par un boulon, non représenté au dessin, se vissant dans le corps 61 et étant engagé dans l'une ou l'autre des encoches 68. Le corps de glissière 61 renferme une crémaillère 69 entraînée par un volant de commande 70, ladite crémaillère portant un corps 71 de gui dage du porte-diamant.
Le corps 71 passe à travers une ouverture 72 du corps de glissière et son extré mité est en saillie sur la face tournée vers l'axe 64, l'axe du corps 71 du porte-diamant 73 étant situé dans le plan horizontal dudit axe 64. Le porte-dia- mant 73 est mobile axialement dans le corps 71 par vissage ou dévissage au moyen d'un boulon 74 de réglage micrométrique, sa position extrême en direc tion de l'axe de l'arbre 64 étant limitée par une butée de manière que le diamant 75 soit aligné avec la génératrice recherchée pour la surface latérale de la meule dans le plan d'affûtage choisi.
Sur le socle 33 de la tête de meulage 32 est fixée une butée 76 destinée à coopérer avec le corps de glissière 66 pour déterminer la position de diaman- tage correcte dans les deux positions possibles dudit corps pour le diamantage de meules inclinées à gau che ou à droite, la deuxième position de diamantage étant représentée en traits mixtes à la fig. 8.
Le dispositif de diamantage de la face latérale de la meule pourrait également être muni d'une em base en forme de console, ladite embase étant fixée en un point déterminé sur le socle 33 de la tête de meulage.
Pour procéder au diamantage d'une meule brute en boisseau tronconique, préalablement fixée sur l'ar bre porte-meule, le dispositif de diamantage est monté soit sur le socle 33 (fig. 6) et, dans ce cas, le dispositif est préréglé, soit sur la table 24 et, dans ce cas, on amène verticalement la tête de meule en butée en son point bas et le corps de glissière 66 en appui sur la butée 76. La meule étant entraînée en rotation, on approche progressivement le diamant 75 au moyen du boulon 74 en le faisant circuler le long de la face latérale de la meule à l'aide du volant 70.
Lorsque le porte-diamant vient en butée, le diamantage latéral de la meule est terminé.
Le diamantage de la face frontale et du bord de la face interne est réalisé au moyen d'un dispositif éclipsab,le et effectué périodiquement avec la tête de diamantage 53 (fig. 13).
Cette tête 53 porte, à sa partie inférieure, un diamant 77 dirigé vers la meule, ledit diamant étant porté par une crémaillère 78 qui reçoit, par une commande agissant sur des ergots 79, un mouvement alternatif, transversal à la direc tion de déplacement du chariot porte-meule 35, des tiné au diamantage de la face terminale de la meule. Pour obtenir une largeur constante de la ligne d'af fûtage, le diamantage du bord interne de la meule est effectué par l'un ou l'autre des diamants 80 sui vant l'inclinaison de la meule vers la gauche ou vers la droite.
Chaque diamant 80 est entraîné suivant une trajectoire en arc de cercle par un pignon 81 engrenant avec la crémaillère 78, leur trajectoire recoupant celle du diamant 77 à une distance de la face latérale diamantée telle que la face d'attaque de la meule dans le plan d'affûtage ait une largeur hori zontale donnée, par exemple 1 mm environ.
En pratique et pour assurer aux diamants le dégagement voulu, le montage du dispositif est celui représenté dans les fig. 14 et 15. Le diamantage de la face frontale est effectué en utilisant les symétries à une hauteur au-dessus du plan de l'axe de la meule égale au décalage vertical h du plan d'affûtage dont la valeur est, dans cet exemple, de 25 mm. Dans ce montage, les diamants 80 agissent dans un plan encore plus décalé vers le haut, ce qui permet de leur donner un plus grand écartement, la surface frontale de la meule étant décalée dans ce plan latéralement et vers l'arrière.
Le porte-diamant 82 du diamant 77 est fixé dans le corps 83 d'une coulisse pourvue de la crémaillère 78, ladite crémaillère engrenant avec les deux pignons 81. L'axe 84 de chacun de ces pignons est muni, à sa partie supérieure, d'un perçage dans lequel est engagé le porte-diamant 85 du diamant 80 correspondant, ledit porte-diamant étant immobilisé par la pointe d'un goujon fileté 86 vissé dans le taraudage axial de l'axe 84. Un levier de commande oscillant 87, destiné à coopérer avec les ergots 79, assure l'entrainement de l'ensemble.
Pour le diamantage des faces frontale et interne, on procède aux opérations suivantes : on retire le chariot porte-meule 35 (fig. 11 à 15) vers l'arrière, on descend la tête de diamantage 53 en position de travail. La butée éclipsable 50 étant mise en place, le chariot 35 est avancé au contact du diamant 77 et la tête de diamantage est mise en action par le levier 87 en même temps que -l'on règle l'importance du diamantage par la commande micrométrique 48.
Le diamantage terminé, on recule le chariot porte-meule 35, puis on relève la tête de diamantage 53, on éclipse la butée 50 et l'on ramène le chariot 35 en contact avec la butée 47 pour obtenir une ligne d'affûtage toujours exactement semblable et placée dans la même position, quel que soit le degré d'usure de la meule 57.
On a décrit ci-dessus une machine à affûter dans laquelle les commandes sont manuelles, mais elle peut également être réalisée au moyen de commandes hydrauliques dont le dispositif est représenté schéma tiquement à la fig. 16. On substitue aux commandes du chariot porte-meule 35 et de la tête de diamantage 53, par vis et écrou, des vérins hydrauliques 87, 88 respectivement, à double effet, lesdits vérins étant contrôlés par des vannes à tiroir 89, 90 respective ment, à commande électromagnétique.
La butée éclipsable 50 est commandée par un vérin 91 à simple effet sous le contrôle d'une vanne de distribution 92 à commande électromagnétique. L'ensemble est alimenté par une motopompe 93 pui sant dans un bac à huile 94 et comportant des cana lisations d'alimentation munies de clapets antiretour 95 et des canalisations de retour.
Les commandes électromagnétiques des vannes sont asservies de manière connue, par exemple par des manocontacts ou des contacts de fin de course, pour réaliser le cycle représenté à la fig. 17 dans lequel A correspond au chariot porte-meule, B à la tête de diamantage et C à la butée éclipsable. Le chariot 35 étant en contact avec la butée fixe 47, la tête de diamantage 53 est placée en position rele vée et la butée 50 est éclipsée.
On appuie sur le bouton d pour effectuer le diamantage, le circuit étant établi pour amener la vanne 89 dans la posi tion de recul du chariot 35 par le vérin 87. En fin de course, la pression ferme le manocontact mAi. Ce manocontact permute, au moyen d'un relais Rdl, l'alimentation sur la commande de la vanne 90 qui envoie le fluide sous pression dans la chambre supé- rieure du vérin 88, lequel fait descendre la tête 53.
En fin de course, le manocontact mBl permute au moyen du relais Rd_, l'alimentation sur la vanne 92 qui envoie le liquide sous pression au vérin 91 pour mettre la butée éclipsable 50 en position. En fin de course, le manocontact mC, envoie le fluide d'ali mentation sur la vanne 89 pour ramener, par le vérin 87, le chariot 35 en appui sur la butée 50. Le dispositif est alors placé dans la position corres pondant au diamantage.
Le diamantage étant terminé, on appuie sur le bouton ca correspondant à l'affûtage. Le courant inverse la position de la vanne 89 au moyen du relais Rn, non excité, ce qui a pour effet de faire reculer, par le vérin 87 à double effet, le chariot porte-meule 35. Ce chariot étant arrivé en butée, le manocontact inAl se ferme et envoie l'alimentation, au moyen du relais Ra., en position de repos, sur la commande de la vanne 90 qui assure l'envoi du fluide sous pression dans la chambre inférieure du vérin 88 et relève la tête de diamantage 53.
En fin de course, le manocontact inB, se ferme et alimente le relais Ra.,, ledit relais mettant la vanne 92 en position d'échappement. La butée 50 s'éclipse et éta blit, en fin de course, le contact cCl qui, par le relais Ra.,, permute l'alimentation de la vanne 89 et ra mène, au moyen du vérin 87, le chariot 35 vers l'avant jusqu'à son contact avec la butée 47.
On pourrait également, au moyen du manocon- tact niA., placé dans la chambre postérieure du vérin 87, asservir la manoeuvre des boutons cd et<I>a</I> à une mise en appui du chariot 35 contre l'une des butées, de façon à éviter les fausses manoeuvres.