<Desc/Clms Page number 1>
Pendulette La présente invention a pour objet une pendulette destinée à être posée sur un meuble et comprenant un mouvement logé dans un boîtier.
Certaines pendulettes de ce type, déjà connues, comprennent un boîtier en matière relativement élastique et incassable telle qu'une matière plastique par exemple qui ne se détériore pas lors d'un choc. On connaît, d'autre part, des pendulettes présentant une forme originale, par exemple celle d'une boule. Pour augmenter leur stabilité, on place à l'intérieur du boîtier -une masse métallique ayant pour effet d'abaisser le centre de gravité de la pendulette.
D'autre part, on a déjà proposé de protéger le mouvement de certaines montres-bracelets connues contre les chocs par une garniture annulaire en caoutchouc ou en une autre matière plus ou moins élastique telle que le cuir, insérée entre le mouvement et le boîtier. Toutefois, cette solution n'a pas pu être utilisée en pratique car, les garnitures étant incompressibles, seules leurs déformations élastiques assuraient un certain amortissement des chocs. Or, la capacité de déformation de la garniture dépendait de sa forme et de ses dimensions et variait selon la direction des chocs. D'autre part, les garnitures d'amortissement qui ont été proposées ne pouvaient pas être assujetties au boîtier sans inconvénients et notamment sans qu'il en résulte une diminution importante de leur capacité de déformation.
On sait que les mouvements dont sont équipées les pendulettes du type mentionné ci-dessus, peuvent dans certains cas, être des mouvements relativement délicats qui supportent mal les chocs. D'autre part, lorsqu'une pendulette est destinée à être posée sur un meuble, des risques de chute ne peuvent jamais être complètement éliminés. On aurait pu songer à assurer une protection du mouvement des pendulettes contre les chocs en insérant entre le mouvement et le boîtier une garniture annulaire incompressible mais déformable élastique- ment telle par exemple qu'un anneau de caoutchouc.
Toutefois les dimensions qu'il aurait fallu donner à cet anneau pour assurer le maintien en place du mouvement dans le boîtier, auraient conduit à une diminution de ses capacités de déformation. En outre, un tel anneau aurait eu la propriété d'amortir les chocs différemment selon qu'ils se produisent axialement ou radialement.
Etant donné l'importance des chocs que peut subir une pendulette en tombant d'un meuble sur lequel elle est placée, il est clair qu'un dispositif amortisseur de chocs pour âtre efficace doit pouvoir permettre des déplacements importants du mouvement par rapport au boîtier dans toutes les directions et assurer en même temps le retour du mouvement dans une position de repos constante.
Le but de la présente invention est de créer une pendulette du type mentionné dont le mouvement soit effectivement protégé contre les chocs.
Pour cela, le mouvement de ladite pendulette est porté par une garniture annulaire en matière élastique compressible dont la périphérie est insérée entre deux épaulements annulaires que présente le boîtier, et dont la face latérale interne présente un logement annulaire dans lequel une portion périphérique du mouvement est engagée, un espace libre suffisant s'étendant entre les parties du boîtier et le mouvement pour permettre à ce dernier de se déplacer lors d'un;
compression partielle de la garniture sous l'effet du choc.
<Desc/Clms Page number 2>
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de la pendulette selon la présente invention.
La fig. 1 est une coupe axiale de la première, et la fig. 2 une coupe axiale de la seconde desdites formes d'exécution, certaines parties étant représentées en élévation.
La pendulette représentée à la fig. 1 est une pendulette-réveil. Elle comprend un socle 1, en matière plastique, de forme trapézoïdale, dans lequel est inséré un disque de métal 2 destiné à assurer sa stabilité. Un disque de feutre 3, engagé dans une creusure du socle 1 et collé sous la plaque 2, permet de poser la pendulette décrite sur un meuble sans risque de le rayer.
La pendulette décrite comprend en outre un boîtier de forme sphérique, constitué de deux parties 4 et 5, emboîtées l'une dans l'autre. La partie 4 constitue la partie frontale et la partie 5 la partie postérieure du boîtier. Ces deux parties ont chacune la forme d'une demi-sphère et sont fixées l'une à l'autre par des vis 6 ; une fois réunies l'une à l'autre, elles peuvent être fixées au socle 1 par des moyens (non représentés) dans une position telle que les têtes des vis 6 se trouvent à la partie inférieure du boîtier et soient par conséquent invisibles. Les deux parties 4 et 5 présentent chacune une ouverture 7, 8.
Les ouvertures 7 et 8 sont situées approximativement dans le prolongement l'une de l'autre et elles s'étendent perpendiculairement au plan de séparation des parties 4 et 5. L'ouverture 7 de la partie frontale 4 est .fermée par un verre 9 bombé selon une portion de surface sphérique et assujetti dans un cran de glace 10, qui limite le pourtour de l'ouverture 7. Le verre 9 s'étend dans le prolongement de la portion de surface sphérique qui limite la partie frontale 4 du boîtier.
La pendulette décrite contient un mouvement rond 11 de type usuel. Toutefois, ce mouvement est enfermé dans une calotte métallique 12 à parois minces de profil en U, et composée de deux parties destinées à entourer le mouvement chacune sur 180 , ces deux parties étant fixées rigidement au mouvement 11 par des vis 13.
Une garniture 14, en mousse de caoutchouc, de forme annulaire, entoure complètement la calotte 12 et est elle-même engagée, d'une part, dans un logement annulaire 15 pratiqué dans la partie frontale 4 du boîtier, d'autre part, dans un logement correspondant 16 que présente la partie 5 de ce boîtier. Cette garniture 14 est ainsi maintenue en place à l'intérieur du boîtier (4, 5). Comme la mousse de caoutchouc est une matière déformable, le mouvement 11 peut, par exemple lors d'un choc, se déplacer légèrement à l'intérieur du boîtier (4, 5).
Il reprend ensuite sa position normale, lorsque la garniture 14 revient à sa forme initiale.
Un cadran 18, de forme bombée, s'étend selon une portion de surface sphérique concentrique au boîtier (4, 5), en regard du verre 9, dans l'ouverture 7. Ce cadran porte des pieds usuels 19 qui sont engagés chacun dans un logement pratiqué à l'extrémité d'un pilier 17 fixé à la face frontale de la calotte 12.
Entre la périphérie du cadran 18 et la paroi interne de l'ouverture 7 s'étend un espace libre suffisant pour permettre au cadran 18 de se déplacer dans l'ouverture 7 sans toucher sa paroi interne, lors d'une déformation de la garniture 14. Pour masquer cet espace libre, la partie frontale 4 du boîtier présente une saillie annulaire interne 4a qui s'étend entre la périphérie du verre 9 et celle du cadran 18 et qui forme ainsi rehaut. Un tube central 20 s'étend depuis la face supérieure du mouvement 11 jusqu'au cadran 18. Ce tube guide des axes 21 qui sont entraînés par le mouvement 11 et qui portent des organes indicateurs 22.
Ces derniers sont de forme incurvée et s'étendent au-dessus du cadran 18 de façon à pouvoir être vus à travers le verre 9.
L'ouverture 8 pratiquée dans la partie postérieure 5 du boîtier (4, 5) permet d'accéder à des boutons de commande 23, 24, 25 montés sur la face postérieure du mouvement 11. Cette ouverture est normalement fermée par un couvercle 26 dont la forme est également celle d'une portion de surface sphérique et qui peut basculer autour d'une charnière 27. Ce couvercle est maintenu fermé par une lame de ressort 28 fixée à la paroi interne de l'ou- verture 8. Un onglet 29 permet de le dégager de cette lame pour l'ouvrir et découvrir ainsi les boutons 23, 24, 25. Ces derniers permettent d'entraîner des tiges de commande 30, 31., 32 en rotation.
Pour cela, ces tiges sont de section carrée et chacun des boutons 23, 24, 25 présente une portion tubulaire pourvue d'une ouverture de profil correspondant et capable de coulisser le long d'une desdites tiges. Pour remonter la pendulette-réveil décrite, la mettre à l'heure ou régler son mécanisme de réveil, il suffit donc de télescoper le bouton de commande que l'on désire actionner vers l'extérieur. On peut alors le saisir facilement et l'actionner à volonté. II suffit ensuite de le repousser en place et de fermer le couvercle 26.
Enfin, le boîtier (4, 5) présente encore une ouverture radiale 33, qui livre passage à un bouton 34 disposé verticalement vers le haut à partir du mouvement 11, ce bouton étant destiné à bloquer la sonnerie du réveil.
Comme les deux parties 4 et 5 du boîtier, ainsi que le socle 1, sont en matière synthétique incassable et comme le mouvement porté par la garniture 14 est mobile à l'intérieur du boîtier lors d'un choc, la pendulette décrite est ainsi assurée contre les chocs qu'elle peut subir en tombant, par exemple d'un meuble sur lequel elle serait placée. L'élasticité du boîtier (4, 5) et de la garniture 14 est suffisante pour protéger efficacement les parties métalliques du mouvement.
Toutefois, pour diminuer encore les risques de rupture des axes du mouvement, une pièce de métal
<Desc/Clms Page number 3>
35, massive et lourde, est placée à l'intérieur du boîtier. Cette pièce 35 est noyée dans la partie hémisphérique 5 en un endroit choisi judicieusement, de telle façon que le centre de gravité de la pendulette soit décalé obliquement vers le bas, dans une direction inclinée de 45o par rapport à la direction des axes du mouvement, c'est-à-dire par rapport à la direction dans laquelle los ouvertures 7 et 8 s'étendent. Lors d'une chute, la pendulette tend de cette façon à se placer dans une position telle que les axes du mouvement sont inclinés à 45,1 sur la verticale.
Dans cette position, le risque de rupture de ces axes est réduit au minimum.
Par ailleurs, la forme sphérique du boîtier (4, 5) permet des exécutions de fantaisie très variées de la pendulette décrite. C'est ainsi qu'on peut donner au boîtier l'aspect d'un ballon de football, d'une balle de tennis, d'une boule de billard, d'une mappemonde ou de .tout autre objet rond utilisé dans un jeu ou un sport connu.
Il est clair que les contours du verre 9 et du couvercle 26 peuvent, cas échéant, épouser des lignes particulières que présentent les objets que le boîtier représente. Ainsi, le contour du verre pourra, dans le cas d'un ballon de football, suivre les coutures entre certaines pièces de cuir du ballon, dans le cas d'une mappemonde les contours d'un océan ou d'un continent, etc.
La forme du boîtier de la pendulette décrite n'est pas nécessairement sphérique.
Ainsi, la pendulette représentée à la fig. 2 comprend un boîtier 36 de forme annulaire, fait en une pièce de matière plastique et représentant la forme d'un pneu d'automobile. La partie inférieure de ce boîtier présente une face plane 37 qui forme le socle de la pendulette, une pièce de métal lourd 38 étant noyée dans le boîtier 36, au-dessus de cette face 37, pour assurer la stabilité du boîtier.
La partie centrale du boîtier 36 est fermée, d'un côté, par un verre 39 de forme circulaire, bombée, et de l'autre côté, par un anneau métallique massif 40 vissé dans le boîtier 36 et présentant lui-même une ouverture centrale. La pendulette de la fig. 2 comprend un mouvement 41 analogue au mouvement 11, logé dans une calotte à parois minces 42, autour de laquelle est disposée une garniture annulaire 43 en mousse de caoutchouc, analogue à la garniture 14.
Comme dans la pendulette de la fig. 1, la garniture 43 est destinée à assurer la suspension élastique du mouvement 41 à l'intérieur du boîtier 36. L'anneau 40 une fois vissé dans le boîtier 36 assujettit en effet cette garniture dans un logement de forme correspondante, pratiqué dans le boîtier 36. Un cadran 44, de forme circulaire, dont le profil reproduit approximativement celui d'un chapeau de roue de voiture automobile, est fixé par des pieds 45 à l'extrémité de piliers 46 que porte la calotte 43. Ce cadran s'étend sous le verre 39 sans toucher le boîtier 36. Des organes indicateurs 47 sont logés dans l'es- pace compris entre le cadran 44 et le verre 39.
Ils sont portés par des axes qui passent dans un tube central 48 s'étendant de la face .supérieure du mouvement 41 jusqu'au cadran 44. La pendulette-réveil décrite peut enfin être remontée et mise à l'heure au moyens de trois boutons de commande 49 qui s'étendent dans l'ouverture centrale de la pièce annulaire 40. Comme les boutons 23, 24 et 25, ces boutons de commande 49 peuvent être télescopés sur des tiges de commande 52 et sont de ce fait facilement accessibles.
Enfin, un bouton d'arrêt 50, engagé dans une ouverture cylindrique 51 orientée radiale-ment et pratiquée à la partie supérieure du boîtier 36, permet d'arrêter la sonnerie du réveil après que celle-ci s'est déclenchée. Grâce au fait que le mouvement 41, porté par la garniture élastique 43, est mobile à l'intérieur du boîtier 36 et que ce dernier est en matière plastique, l'ensemble de la pendulette est protégée contre les chocs.
En outre, l'anneau métallique 40 provoque :un décalage du centre de gravité de la pendulette dans une direction oblique par rapport à l'axe du mouvement, de sorte que, lors d'une chute, la pendulette tond à se placer dans une position oblique. Le choc provoqué par ladite .chute ne se produit donc ni axialement ni radialement, mais dans une direction oblique, moins défavorable pour les axes du mouvement.
Enfin, .les faces extérieures visibles du boîtier 36 peuvent âtre peintes et gravées de façon à présenter l'apparence d'un pneu de voiture. On peut .aussi donner à la face visible du cadran 39 l'aspect d'un chapeau de roue de telle façon que l'ensemble de la pendulette décrite ait l'apparence d'un modèle de roue de voiture automobile.