<B>Procédé de</B> maintien <B>et de</B> fixation <B>des traverses d'une voie ferrée sous les rails</B> de cette voie et installation pour sa mise en aeuvre Le présent brevet a pour objet un procédé de maintien et de fixation des traverses d'une voie ferrée sous les rails de cette voie préalablement amenée dans la position de service, caractérisé par le fait qu'on place un dispositif de levage entre le sol et la traverse mise en position de service et qu'on plaque celle-ci contre la surface inférieure des rails à l'aide de ce dispositif de levage,
qu'on déplace un second dispositif de levage d'une distance au moins égale au travelage afin de placer ce second dispositif de levage également entre le sol et la traverse maintenue en position de service par le premier dispositif de levage puis qu'on maintient cette traverse à l'aide du second dispositif de levage et qu'on libère le premier dispositif de levage afin de pouvoir disposer celui-ci ultérieurement sous la traverse suivante et par le fait qu'on procède, pendant que la traverse est maintenue en position de service par le premier puis par le second dispositif de levage, à la fixation de cette traverse aux rails de la voie.
Le brevet a également pour objet une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé, caractérisée par le fait qu'elle comporte un premier dispositif de levage, relié mécaniquement à un châssis dépla- çable le long de la voie ferrée, et déplaçable par rapport audit châssis parallèlement à la voie sur une distance au moins égale au travelage ainsi qu'un second dispositif de levage également relié mécani quement au châssis, et par le fait que ces deux dispo sitifs de levage maintiennent successivement la traverse en position de service.
Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple une forme d'exécution de l'installa tion, objet du brevet. La fig. 1 en est une vue en plan lorsque la traverse est située en position de service mais non encore fixée aux rails.
La fig. 2 en est une vue en plan lorsque le support mobile est situé en dehors de la voie pour recevoir une nouvelle traverse.
La fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue de détail, certaines parties étant arrachées et d'autre vues en coupe, l'installa tion étant dans la position illustrée à la fig. 5.
La fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4 certaines parties étant arrachées.
Le procédé, dans un exemple de mise en oeuvre comprend les opérations suivantes: La traverse ayant été placée en position de service au moyen d'un support mobile porté par un engin au chariot déplaçable le long de la voie ferrée par un procédé tel que celui décrit dans le brevet suisse N 367198 par exemple, cette traverse est amenée en position de service et est maintenue puis fixée dans cette position en procédant aux opérations suivantes: 1) On place un premier dispositif de levage sous la traverse maintenue en position de service par le support mobile.
2) On plaque la traverse contre la face inférieure des rails à l'aide de ce premier dispositif de levage. 3) On avance le chariot d'une distance égale au travelage le long de la voie ferrée ce qui provoque le retrait du support mobile qui est libre de placer une nouvelle traverse en position de service et simul tanément la mise en place, sous ladite traverse, d'un second dispositif de levage.
4) On maintient la traverse au moyen du second dispositif de levage puis libère celle-ci de la poussée exercée par le premier dispositif de levage. 5) Pendant les opérations 1 à 4 un opérateur procède à la fixation des traverses aux rails par boulonnage ou tirefonnage.
6) Le second dispositif de levage est libéré et l'installation est prête pour un nouveau cycle d'opé rations pour fixer une nouvelle traverse aux rails de la voie ferrée.
Il est évident que des variantes de ce procédé pourraient être prévues; en particulier, comme il le sera décrit en détail plus loin, chaque dispositif de levage peut maintenir simultanément deux traverses en position de service. Ceci permet d'allouer à l'opé rateur un temps plus long pour la fixation de chaque traverse aux rails sans pour autant ralentir le .pro cessus de pose des traverses.
Le procédé décrit permet de réaliser un gain de temps appréciable par rapport aux procédés actuelle ment utilisés dans lesquels la fixation des traverses aux rails s'effectue toujours lorsque cette traverse est maintenue en place par le support mobile lui- même. En effet avec le procédé décrit il est possible de mettre en place une nouvelle traverse au moyen du support mobile pendant que l'on procède à la fixation de la traverse précédemment mise en position de service.
Dans une variante du procédé on pourrait pen dant l'opération N 3, décrite ci-dessus, avancer le chariot d'une valeur plus grande que la distance correspondant au travelage. Toutefois la distance de laquelle on avance le chariot est toujours égale à un multiple du travelage.
Une installation pour la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus comporte un châssis constitué ,par deux patins 1, 2, présentant en coupe transversale la forme générale d'une équerre, -reposant chacun d'un côté de la voie par l'une de leurs ailes sur la surface supérieure des traverses 3 d'une voie ferrée et par leur- autre aile contre les bouts 4 de ces traverses. Ce châssis comporte encore deux tirants 5 reliant les deux -patins 1, 2 par dessus les rails 6 de la voie ferrée. Ce châssis est relié rigidement par des organes de connexion 7 à un engin 8 déplaçable le long des rails.
Dans la forme d'exécution illustrée cet engin 8 est constitué par un chariot muni d'un support mo.- bile 9 destiné à la mise. en place d'une traverse 10. Ce chariot ainsi que le mécanisme d'actionnement de son support mobile fait l'objet des brevets suisses N 367198 et NO 375388 et ne sera pas décrit plus en détail ici. .
Cette installation comporte encore un premier dispositif de levage 11 relié mécaniquement au châssis par l'intermédiaire d'un vérin hydraulique 12. Ce dis positif de levage 11 comporte une luge 13 reposant sur le sol et portant deux vérins hydrauliques de leva ge 14, 15, d'axes verticaux dans l'exemple illustré et dont la base - est fixée rigidement sur la luge 13. Ces vérins sont disposés l'un derrière l'autre dans le sens de l'axe de la voie ferrée à une distance l'un de l'autre égale au travelage.
Des faces d'appui 16 constituées par la face supérieure du piston de cha- cun de ces vérins sont destinées à prendre contact sur la face inférieure des traverses 10a, 10b, situées en position de service et maintenues dans leur posi tion de service respective l'une au moyen du support mobile 9 et l'autre au moyen d'un second dispositif de levage respectivement. Ces vérins 14, 15 sont ali mentés en fluide sous pression par une conduite 17.
La luge 13 de ce dispositif de levage 11 est solidaire du cylindre 18 du vérin 12 tandis que le piston 19 de ce vérin est relié rigidement par sa tige 20 sur une pièce transversale 21 disposée perpendiculairement à la voie et en dessous de celle-ci. Cette pièce trans versale 21 est reliée au châssis par des bras 22 arti culés d'une part sur ladite pièce 21 et d'autre part sur l'un des patins 1, 2. Ce vérin 12 est alimenté, par son extrémité libre 23, au moyen d'un conduit 24 en fluide sous pression.
Le second dispositif de levage 25 comporte une luge 26 sur laquelle sont fixés deux vérins de levage 27, 28, d'axes verticaux dans l'exemple illustré, iden tiques au vérins 14, 15 et alimentés en fluide sous pression par un conduit 29.
Ce second dispositif de levage comporte égale ment des surfaces d'appui 16 destinées à entrer en contact avec la face inférieure des traverses 10b,<B><I>10e</I></B> placées en position de service, surfaces d'appui cons tituées par les surfaces supérieures des vérins 27, 28. Cette luge 26 est fixée rigidement sur la pièce trans versale 21 au moyen d'un organe de fixation 30.
Chacun des conduits 17, 24, 29 comporte une vanne à double voie permettant de les connecter soit à un réservoir de fluide sous pression (non illustré), soit à un réservoir de décharge (non illustré).
Le fonctionnement de l'installation décrite est le suivant: Lorsque l'installation est dans la position illustrée à la fig. 2, position pour laquelle deux traverses sont maintenues en position de service et où le support mobile 9 est en position de charge, c'est-à-dire situé en -dehors de la voie pour recevoir une traverse 10a les- divers dispositifs de l'installation sont dans les états suivants: a) Le premier dispositif de levage 11 est dans sa position rétractée, position pour laquelle le piston 19 est à proximité de l'extrémité 23 du cylindre 18 du vérin 12. Le cylindre 18 est relié par la conduite 24 et sa vanne à double voie au réservoir de décharge.
b) Les vérins de levage 14, 15 du premier dispo sitif de levage 11 sont également reliés par le conduit 17 et sa vanne à double voie au réservoir de décharge. Ces vérins sont donc en position basse, maintenus dans cette position soit par leur propre poids, soit par des ressorts de rappel (non illustrés).
c) Les vérins de levage 27, 28 du second dispositif de levage 25 sont en position haute, ceux-ci étant reliés par la conduite 29 et sa vanne à double voie au réservoir de fluide sous pression. Ces vérins 27, 28 appliquent chacun une traverse 10b, 10c en position de service sous les surfaces inférieures des rails 6. Ce cette façon les deux dernières traverses placées en position de service sont maintenues en position par ce second dispositif de levage.
A partir de cette position l'opérateur effectue les opérations suivantes: 1) Mise en position de service, au moyen du sup port mobile 9 d'une nouvelle traverse 10a, entre la dernière traverse posée et le chariot 8.
Ceci s'effectue de la manière décrite dans les brevets cités en référence et décrivant l'engin 8 pour la mise en position de service de traverses d'une voie ferrée.
2) Une fois le support mobile 9 en position de pose d'une traverse, position illustrée aux<B>fi-.</B> 1 ou 4, l'opé rateur actionne la vanne du conduit 24 provoquant l'alimentation en fluide sous pression du cylindre 18 du vérin 12. Ceci provoque l'avance de la luge 13, le châssis étant maintenu en position par le chariot 8 qui est freiné sur la voie, jusque dans sa position avancée pour laquelle l'un de ses vérins est situé au- dessous de la traverse 10a portée par le support mobile 9. La course du piston 19 est égale au trave- lage de la voie.
3) L'opérateur actionne la vanne disposée dans le conduit 17 provoquant ainsi l'alimentation en fluide sous pression des vérins de levage 14, 15 qui appliquent alors d'une part la traverse 10a portée par le support mobile 9 et d'autre part la traverse pré cédente 10b en position de service sous les rails 6.
4) Pendant que ce trois opérations s'effectuent un opérateur procède à la fixation par boulonnage ou tirefonnage de la traverse<B>10e</B> aux rails. Cette opéra tion étant terminée l'opérateur provoque, en action nant la vanne disposée dans le conduit 29, la mise à la décharge des vérins de levage 27, 28 du second dispositif de levage 25. Les pistons de ces vérins reviennent en position basse soit par gravité, soit sous l'action de ressorts de rappel (non illustrés).
5) L'opérateur provoque la mise à la décharge du cylindre 18 en actionnant la vanne du conduit 24. 6) L'opérateur provoque alors l'avance de l'en gin 8, et donc du châssis, le long de la voie d'une distance égale au travelage et simultanément le retour en position de charge du support mobile 9. Ce dépla cement provoque d'une part l'avance du second dis positif de levage 25 d'une distance égale au travelage et d'autre part le déplacement d'une même distance du piston 19 dans le cylindre 18 du vérin 12 en direc tion de l'extrémité 23 de celui-ci. L'engin 8 est ensuite freiné dans sa nouvelle position.
7) L'opérateur actionne la vanne située dans la conduite 29 provoquant l'alimentation en fluide sous pression des vérins 27, 28 du second dispositif de levage provoquant le maintien en position de service des traverses 10a et 10b.
8) L'opérateur actionne la vanne située dans la conduite 17 provoquant la mise à la décharge des vérins 14, 15 ce qui provoque le retour en position basse des pistons correspondants. Dès cet instant l'installation se trouve dans l'état initial décrit en début du fonctionnement, et un nou veau cycle d'opérations peut commencer.
Il est possible de prévoir un dispositif de commande automatique pour remplacer l'opérateur. En outre dans une variante non illustrée, le châssis de l'installation pourrait comporter des dispositifs permettant la mise en place des tire-fond placés au droit des traverses pour fixer les traverses 10 aux rails 6.
Dans d'autres variantes, le nombre de vérins verti caux de chaque dispositif de levage pourrait être diffé rent de deux. En effet un seul vérin serait suffisant pour permettre le fonctionnement de l'installation. Toutefois il faut remarquer que plus le nombre de vérins verticaux de chaque dispositif de levage est grand plus le temps à disposition du ou des opéra teurs pour la fixation des traverses aux rails augmente.
Dans une autre variante encore, les surfaces d'ap pui 16 pourraient ne pas être constituées par la surface supérieure des vérins 14, 15 et 27, 28. Ces surfaces d'appui 16 pourraient par exemple être constituées chacune par un poussoir déplaçable suivant une direc tion approximativement verticale et relié mécanique ment au vérin correspondant en vue de l'actionnement de ces surfaces d'appui. Dans ce cas les axes des vérins 14, 15 et 27, 28 pourraient ne pas être disposés suivant une direction verticale mais suivant une direc tion quelconque.
En outre, dans une autre variante encore cha que dispositif de levage pourrait ne comporter qu'un vérin de levage actionnant simultanément plusieurs surfaces d'appui 16.
Dans une autre forme d'exécution (non illustrée) de l'installation le second dispositif de levage 25 pour rait également être relié à la pièce transversale 21 par l'intermédiaire d'un vérin hydraulique similaire au vérin 12. L'avance du châssis lors de l'opération N 6 décrite ci-dessus serait alors provoquée par l'alimen tation en fluide sous pression du vérin reliant le second dispositif de levage, dont les vérins de levage appli quent les traverses contre les surfaces inférieures des rails, à ce châssis. En effet le second dispositif de levage étant coincé entre la voie et le sol celui-ci ne peut pas se déplacer. Dans ce cas l'installation décrite est autonome et ne doit plus être tractée au moyen d'un engin.