Charnière Il existe de nombreux dispositifs de pivotement ou d'articulation permettant un déplacement angu laire d'une pièce plane par rapport à une autre, dis posées bord à bord. Toutefois ces dispositifs de pivo tement peuvent être divisés en deux catégories prin cipales, les uns permettant un rabattement ou déve loppement total de 1800 de l'élément pivoté mais qui sont apparents et font souvent saillies à l'intérieur de la baie et les autres qui sont dissimulés ou rendus invisibles, mais qui ne permettent qu'un développe ment de 901, environ.
Dans de nombreuses utilisations il est avantageux et même nécessaire que l'élément pivoté présente un développement de 1800 et comporte néanmoins un dispositif de pivotement ne formant pas une saillie à l'intérieur de la baie, ou en tout cas rendu invi sible ; toutefois ceci n'est actuellement pas réalisable.
La présente invention tend à remédier aux incon vénients précités et a pour objet une charnière com portant deux parties fixes et une pièce mobile pré sentant en coupe transversale la forme générale d'un U dont chacune des ailes est articulée sur l'une des parties fixes suivant des axes parallèles.
Le dessin annexé illustre, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de la char nière selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective de deux éléments articulés au moyen de la charnière, dans une position extrême.
La fig. 2 est une vue de dessus de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en bout partiellement en coupe de la charnière dans la position correspondant à la fig. 1.
La fig. 4 est une vue en bout partiellement en coupe de la charnière dans une position intermé diaire. La fig. 5 est une vue en bout partiellement en coupe de la charnière dans son autre position extrême.
La fig. 6 est une vue de côté de la fig. 2.
La charnière illustrée comporte deux parties fixes ou gonds destinées à être fixées chacune sur l'une des pièces devant être articulées l'une par rap port à l'autre et une partie mobile articulée, suivant des axes parallèles, sur l'une et l'autre de ces deux parties fixes.
Dans l'exemple illustré les éléments '1, 2 devant être articulés l'un par rapport à l'autre sont disposés l'un à côté de l'autre de manière qu'un côté de l'un de ceux-ci soit situé parallèlement à un côté de l'autre. Dans la forme d'exécution illustrée et pour les besoins esthétiques, le bord 3 de l'élément 1 pré sente une gorge 4 tandis que le bord 5 de l'élément 2 présente un rebord 6.
Ceci est réalisé de manière que quelle que soit la position de l'un de ces éléments par rapport à l'autre lors de leur pivotement relatif, le dispositif de pivotement soit toujours entièrement dissimulé, caché ou rendu invisible et que le joint séparant les deux éléments 1, 2 présente toujours approxima tivement le même aspect.
L'une des parties fixes ou gonds 7 fixée rigide ment à l'élément 1 est disposée à l'intérieur de la gorge 4 de manière que l'axe de ce gond soit paral lèle au bord 3 de cet élément. L'autre gond 8 est fixé rigidement sur l'élément 2 à proximité du rebord 6 de manière que l'axe de ce second gond soit paral lèle au bord 5 de cet élément 2 et donc à l'axe de la pièce fixe 7.
La partie mobile 9 présente en coupe transver- sale la forme générale d'un U et comporte, disposée parallèlement à son axe longitudinal et sur les arrêts de chacune des ailes du U, une penture 10, 11 des tinée à coopérer avec les gonds 7, 8.
Cette disposition permet d'obtenir deux dépla cements angulaires de 900 approximativement cha cun, de sorte que le développement ou déplacement angulaire total des éléments 1, 2 l'un par rapport à l'autre est de 1800 au moins, bien que l'articulation soit entièrement cachée à la vue et rendue absolu ment invisible.
Cette charnière permet donc de remédier entière ment aux inconvénients des dispositifs existants. Une forme d'exécution de la charnière a été décrite à titre d'exemple mais il va sans dire que de nombreuses variantes pourraient être réalisées sans sortir du cadre de la présente invention.
En effet chaque élément 1, 2 pourrait comporter deux parties fixes .ou gonds 7, 8 coopérant chacun avec une penture de la partie mobile 9.
De plus les articulations des parties fixes et de la partie mobile pourraient être conformées comme une charnière continue dont la longueur dépend de l'application particulière prévue.
En outre, il est évident que les gonds pourraient être portés par la partie mobile, tandis que les pen tures correspondantes seraient alors portées par les parties fixes de la charnière.
La partie mobile pourrait être formée de deux pièces qui pourraient être alors constituées par des cornières par exemple dont l'une des ailes de cha cune serait fixée l'une sur l'autre. De cette façon il serait possible de prévoir un réglage de la distance séparant les deux autres ailes, parallèles entre elles, et donc de ces cornières et en définitive de l'am- pleur du joint ou jeu existant entre les pièces 1, 2. De plus la forme des bords parallèles des pièces 1 et 2 peut être différente de celle illustrée ; en parti culier ils pourraient ne comporter ni gorge, ni rebord.