Dispositif de mise en marche et d'arrêt d'une broche de torsion à ailettes La présente invention a pour objet un dispositif de mise en marche et d'arrêt d'une broche de torsion à ailettes, dispositif ayant pour but de permettre d'assurer par une commande unique la mise en mar che ou l'arrêt des différents éléments de la broche avec un très léger décalage entre le début et la fin du mouvement de ces divers éléments.
Il est indispensable, en effet, pour assurer un bon rendement de la broche en évitant les casses, que l'alimentation en fil précède la mise en rotation de l'ailette et que celle-ci soit en marche avant que ne commence l'entraînement par elle de la bobine réceptrice.
La présente invention apporte une solution à ce problème. A cet effet, le dispositif qui en fait l'objet est caractérisé par des organes assurant la mise en marche ou l'arrêt instantané d'un dispositif d'appel, l'embrayage ou le débrayage progressif de l'ailette, la libération ou le freinage de la bobine réceptrice, et par un levier unique commandant la mise en action successive de ces organes avec un très léger décalage dans le temps.
Le dessin annexé montre une forme d'exécution du dispositif faisant l'objet de la présente invention, donnée à titre d'exemple.
La fig. 1 est une vue d'ensemble d'une broche à ailettes munie de ladite forme d'exécution du dispo sitif.
La fig. 2 montre en détail un dispositif de démar rage de l'ailette avec une demi-vue en coupe de l'embrayage progressif.
La fig. 3 représente une tringle de commande du frein de bobine.
La fig. 4 montre l'action de la tringle 38 sur le frein.
Un dispositif d'appel 1, qui s'articule autour d'un pivot 2, est relié en 4 à une tringle 3 articulée à un levier de manoeuvre 5. Ce dispositif d'appel porte les cylindres d'entraînement.
Le levier 5 pivote autour d'un axe 6 et la tringle 3 est attachée en 7. Sur la tringle 3 se trouve une douille 8 portant un doigt qui est destiné à actionner un levier 9 commandant un dispositif d'embrayage progressif 10.
En abaissant le levier 5, le point 7 remonte, le doigt porté par la douille 8 libère le levier 9 de la commande d'ailette et celle-ci se met à tourner. Simultanément, le point 4, en remontant, a mis une roue dentée 11 du dispositif d'appel en contact avec une roue dentée 12 d'un arbre longitudinal qui est toujours en mouvement. Comme l'entraînement du dispositif d'appel qui se fait par engrenage est positif et instantané, mais que l'enclenchement de l'ailette est progressif, il n'y a pas de risque de casse de câble entre ces deux éléments, étant donné que l'élé ment débiteur délivre plus vite que le récepteur (ailette).
Le levier 5 comporte en outre un doigt 13 qui agit sur une tringle 14 pivotant dans deux supports 15 et 16 et pliée de telle façon que le déplacement du doigt 13 vers le bas déplace ladite tringle sur le côté. La tringle 14, telle que la représente la fig. 3, agit dans son déplacement sur un petit levier 17 pourvu d'un frein à friction 18 qui agit sur un tam bour porte-bobines 19. Lorsqu'on abaisse le levier 5, le doigt 13 remonte le long de la tringle 14 qui, auparavant, était en contact avec l'extrémité du levier 17, mais qui, par suite du déplacement du doigt 13 dans la partie pliée de la tringle 14, et sollicitée par un ressort 20, libère le levier 17, per mettant à un ressort 21 (fig. 4) de supprimer le con tact du patin 18 sur le disque 19.
Pour la mise à l'arrêt, le doigt 13, par suite de la remontée du levier 5, descend le long de la tringle 14 et la pousse positivement contre l'extré mité du levier 17 jusqu'à ce que le patin 18 revienne en contact avec le disque 19 et mette celui-ci à l'ar rêt, un peu avant que le doigt 8 n'agisse sur le levier 9 du dispositif de commande de l'ailette et que les roues dentées 11 et 12 ne se séparent complètement.
Le mécanisme 10 d'entraînement de l'ailette (voir fig. 2) est un dispositif à embrayage et dé brayage incorporé dans un support en fonte 22. L'ailette 23, qui est montée en bout d'un arbre 24 dudit dispositif, est entraînée par une courroie plate individuelle qui passe sur une poulie 25 placée à l'autre extrémité dudit arbre 24. Le mécanisme per met l'entraînement progressif de l'ailette, chose né cessaire étant donné qu'un démarrage brutal de l'ai lette provoquerait la rupture du câble qui entraîne la bobine réceptrice.
Les différents éléments de commande de l'ai lette 23 sont réunis dans et autour du support en fonte 22. L'axe 24, sur lequel se fixe l'ailette 23, est supporté par deux roulements 26. Sur le prolonge ment de l'axe 24, dans sa partie supérieure, est montée une première pièce en fonte ou en acier 27 qui, à l'aide d'une clavette 28, est rendue solidaire de l'axe 24. Sur la pièce 27, dans un logement situé près de l'axe, est monté un roulement à aiguille et à butée 29. Malgré la butée, ce roulement permet un léger déplacement latéral.
Sur la bague extérieure du roulement 29 est chassée la poulie en fonte ou acier 25 en forme de U renversé, qui est porteuse de part et d'autre de la face supérieure, de deux rondelles de friction 30. Les rondelles 30 sont rivées sur la poulie 25.
Sur le pourtour extérieur de la pièce 27 est pla cée une pièce 31 avec un jeu suffisant pour pouvoir coulisser librement. La pièce 31 prend appui sur un ressort de compression assez puissant 32, ressort qui lui-même s'appuie dans une chambre circulaire de la pièce 27. La pièce 31 est porteuse de deux tétons 33 placés en positions opposées, qui coulissent dans deux encoches de la pièce 27 et rendent les deux pièces 27 et 31 solidaires dans leur rotation. Sur l'extrémité de l'axe 24 est en outre calé un dis que 34 dont le diamètre extérieur correspond sensi blement à celui des rondelles de friction 30.
Un levier 9 en forme d'étrier, ayant son point d'articulation en 35, passe entre la bride de la poulie 25 et la bride de la pièce 31. Il est pourvu de cha que côté d'une excroissance 36 formant patin de frein agissant, lorsqu'une poussée s'exerce à l'extré mité du levier 9, sur le bord supérieur de la bride inférieure de la pièce 31.
En marche normale, le levier 9 est poussé vers le haut par le ressort 37. La pièce 31, n'étant plus retenue par les patins de l'étrier 9, est poussée vers le haut par le ressort 32. La pièce 31 se met en contact avec la rondelle de friction intérieure 30 et pousse à son tour la poulie 25 vers le plateau 34 jusqu'à ce que la rondelle de friction 30 supérieure s'écrase contre le disque 34. Dès que la pièce 31 est mise en contact avec la rondelle 30 inférieure, il y a entraînement progressif de l'axe et de l'ailette. Cet entraînement n'est toutefois total que quelques se condes après que la deuxième rondelle 30 a été mise en contact avec le disque 34.
Le double dispositif d'entraînement garantit le démarrage progressif sans casse de câblé.
Lors de l'arrêt du dispositif, c'est la poussée vers le bas du doigt de la douille 8 (voir fig. 1) qui fait agir les patins 36 sur la pièce 31 en la poussant vers le bas tout en comprimant le ressort 32. Dès que la pièce 31 est descendue d'environ 1 mm (ce qui cor respond aux 5/, du jeu latéral du roulement à butée 29), les deux rondelles de friction 30 et la poulie 25 sont libérées et descendent à leur tour, abandonnant la pièce 27 solidaire de l'ailette 23 qui s'arrête sous l'action des patins de frein 36. Dès ce moment, la poulie 25, n'étant plus en contact avec aucun autre élément du mécanisme, continue à tourner suppor tée par le roulement 29, comme poulie folle.
Pour la clarté du schéma, les jeux entre les pièces circulaires 25, 31 et 27 ont été considérablement accrus alors que réellement ils doivent être suffi sants pour assurer un frottement doux.