Dispositif de commande électromécanique d'une machine à laver La présente invention a pour objet un dispositif de commande électromécanique d'une machine à laver, au moins partiellement automatique, compre nant un organe de commande rotatif qui actionne des cames associées à des contacts pour la fermeture ou l'ouverture des circuits assurant les diverses fonctions de la machine, ledit organe de commande rotatif étant entraîné automatiquement à vitesse constante et sa rotation complète correspondant à un cycle de fonctionnement pour lequel le temps de chauffage est maximum, ledit dispositif étant caracté risé en ce qu'il est associé à un index se déplaçant devant un disque indicateur au cours de la rotation automatique de l'organe de commande, mais dont la position de départ, choisie en fonction de la tempé rature à atteindre,
détermine le temps de chauffage et peut être selectionnée manuellement parmi n posi tions réparties sur un secteur du disque indicateur pour lequel d'une part, le moteur d'entraînement du tambour de la machine est commandé à la cadence lavage , et, d'autre part, le circuit de chauffage est en service, la mise hors service de ce dernier étant commandée automatiquement lorsque l'index entraîné par l'organe de commande rotatif atteint l'extrémité du secteur incriminé, de sorte que le temps de chauffage peut avoir n valeurs différentes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'invention. Dans ce dessin: la fig. 1 représente le cadran d'un timer indiquant le cycle de travail choisi; la fig. 2 une charte schématique du tuner; la fig. 3 un schéma du montage électrique;
les figs. <I>4, 4a, 4b</I> et 4c des schémas respectifs de quatre cycles de lavages appliqués à des cas variés de linge à traiter et la fig. 5 un schéma du fronton de commande. Le timer 1 à index 2 tournant classiquement autour de l'axe 3 présente un cadran circulaire divisé en soixante graduations de 6 chacune, numérotées de cinq en cinq sur les figures 1 et 2.
Il entraîne, par l'intermédiaire du moteur T (cf. fig. 3) des cames qui commandent, selon des dispositions connues et en fonction d'un programme déterminé (cf. fig. 2), la fermeture ou l'ouverture des contacts CI, CII, CIII, CIV, CV, CVI, CVII. La fermeture de ces contacts commande la mise en service du dispositif de vidange PV., du dispositif de chauffage CH., du moteur T lui-même, et commande le fonctionnement de la vanne d'eau VE. sous le contrôle du pressostat niveau haut PH ou niveau bas PB.
Les circuits représentés fig. 3 comportent éga lement un dispositif inverseur de sens de marche I qui, par le jeu de ses contacts associés 11 et 12, com mande la permutation des phases d'alimentation du moteur M, ce qui permet sa rotation dans un sens ou dans l'autre; un contact de thermostat Th est, de plus, associé au dispositif de chauffage et, par mesure de sécurité, place le fonctionnement de ce dernier sous la dépendance du pressostat niveau bas PB.
La fig. 5 montre le bouton 4 de réglage du thermo stat Th; le commutateur 5 de javellisation et l'affichage<B>6</B> de la situation lavage-chauffage, le tout sur le fronton de commande F.
Les soixante graduations du timer sont ainsi réparties (cf. fig. 1, 2 et 3): Secteur a (g1): arrêt complet de la machine; les contacts de cames sont dans la position représentée fig. 3. Les commutateurs à commande unique C1, C2, C3, C4 sont à l'arrêt. Secteur P (g2 à g5): trempage avec barbotage. L'utilisateur a mis les commutateurs Cl, C2, C3, C4 en position lavage (8 fig. 3) et a amené le bouton index du timer sur la graduation 2.
De ces faits, le moteur M est alimenté par l'inter médiaire des commutateurs Cl, C2 et C3 (cf. fig. 3) et les contacts de came CIII, CV et CVI sont fermés (cf. fig. 2).
Le moteur de timer T et le dispositif inverseur I sont alimentés en parallèle par l'intermédiaire de Cl, CV, CIII, C2 et le timer tourne; simultanément la mise en service de la vanne d'eau VE est commandée par Cl, CV, CVI, le contact de pressostat niveau haut PH et C2; ce circuit est interrompu par ouverture en PH lorsque le niveau haut est atteint.
Le moteur T tournant, lorsque l'index du timer parvient sur la graduation g5, le contact de came CI se ferme, ce qui met en service le dispositif de vidange PV. Le moteur T étant toujours alimenté (CIII et CV fermés), l'index parvient sur la graduation 6 pour laquelle le timer s'arrête, aucun contact de came n'étant fermé sur cette position. Cet arrêt (y) est utilisé pour l'introduction des produits lessiviels et le choix de la température de lavage à atteindre en fonction du linge à traiter.
Cette température étant fonction du temps de chauffage, et le secteur 8 (fig. 1) représentant la course du timer qui correspond au temps de chauffage maximal; il est possible à l'utili sateur de choisir la position de départ et, dans l'exem ple représenté, le choix porte sur trois positions de départ, A (graduation 7), B (graduation 20) et C (graduation 30); on reviendra sur ces variantes sché matisées sur les fig. <I>4, 4a, 4b, 4c.</I>
On remarquera (fig. 2 et 3) que le dispositif de chauffage est mis en service par la fermeture du contact de came CII de la graduation 8 à la graduation 39. La température atteinte est donc fonction, d'une part, de la position de départ choisie, d'autre part, de la vitesse de rotation du Limer.
Le moteur T d'en traînement du timer est alimenté par l'intermédiaire des contacts de came CIII et CV comme précédemment, et le fonctionnement du dispositif de chauffage CH, commandé comme on l'a dit par la came CII, est placé sous la dépendance du contact PB du pressostat niveau bas, en position haute (fig. 3) lorsque le niveau d'eau est convenable, et du contact de thermostat Th réglé de façon à couper le circuit lorsque la tempéra ture maximale admissible est atteinte. Le moteur M est entraîné, pendant ce temps, à la cadence lavage au moyen des contacts Il, 12, du dispositif inver seur I alimenté en parallèle avec le moteur de Limer T.
Lorsque le timer parvient sur la graduation 40, le circuit de chauffage est coupé (ouverture en CII-cf. fig. 2), de même que l'alimentation de la vanne d'eau (ouverture en CVII) et le dispositif de vidange est alimenté par fermeture du contact de came CI.
Secteur RI -. premier rinçage; le moteur T est toujours alimenté par fermeture en CIII et CV, (graduation 42). La vanne d'eau est alimentée et la cuve se remplit à niveau bas par fermeture en CVII. Sur les deux graduations suivantes (43, 44) le dispositif de vidange est alimenté (fermeture en CI).
Secteur s (graduation 45). Cette position peut être mise à profit par l'utilisateur pour l'introduction d'eau de javel. Il lui suffit d'ouvrir le contact 5 (fig. 3 et 5) pour couper l'alimentation du moteur de timer T, alors placée sous la dépendance du contact de came CIV (fig. 2 et 3). L'utilisateur peut également comman der à ce moment un premier essorage du linge traité; il place alors les commutateurs Cl, C2, C3, C4 sur la position représentée en E (fig. 3). Le moteur M tourne alors à vitesse convenable et le dispositif de vidange PV est mis en circuit par fermeture en C4.
Secteur R2, R3, R4, R5: rinçages successifs avec barbotage et vidange, le premier à niveau bas (ferme ture en CVII), les suivants à niveau haut (fermeture en CVI) de la 46e à la 60e graduation jusqu'à l'arrêt final sur la graduation 1. Le timer aura effectué sa révolution complète en 75 minutes.
Si l'on revient à l'examen des figures 4, 4a, 4b et 4c, on voit que chacune d'elles correspond au lavage d'un linge différent: La fig. 4 montre le lavage d'un linge blanc ordinaire modérément sali, ou d'un linge de couleur grand teint très sale. Le cycle fait partir le lavage proprement dit avec chauffage de la 7e graduation A. Pour le linge blanc, traité à température de 100 Cm il y aura javellisation facultative à la 45e graduation, pour le moyen du commutateur 5 (carne CIV). Pour le linge de couleur, il n'y aura évidemment pas de traitement au javel, et la température ne sera que de 60 C.
La fig. 4a montre le lavage d'un linge blanc très sale ou de bleus de mécaniciens. Il y aura, dans ce cas, un prélavage 8 à 600C à partir de la 30e graduation; c'est-à-dire de C, puis un arrêt en s pour la fin du prélavage, un lavage S à 100 C à partir de la 7e gradua tion, c'est-à-dire de A, un arrêt facultatif e pour essorage ou javellisation, enfin les rinçages R2 à R5 jusqu'à l'arrêt pour essorage final à la 60e graduation.
La fig. 4b montre l'application du cycle au lavage d'un linge blanc délicat (à 60 C) ou d'un linge de couleur grand teint peu sali (à 60 C) ou d'un linge de couleur non garantie (à 40'Q: dans ces trois cas, le lavage avec chauffage ne commencera qu'en B (20e graduation) et sera suivi des rinçages R2 à R5 sans premier essorage ni javellisation, l'essorage final intervenant en fin de cycle.
Enfin la fig. 4c montre les cas du lavage du nylon ou de la popeline d'une part, des lainages ou de la soie d'autre part; la température, dans tous les cas, ne dépassera pas 40 C. Le lavage ne commence qu'à la 30e graduation, en C, et sera suivi de rinçage R2 à R5 sans javellisation dans le cas des nylons et popeline. Le lavage pourra cesser à l'arrêt facultatif s dans le cas des lainages délicats afin d'en permettre l'extraction de la machine et le rinçage à la main en eau calme. Le dispositif décrit permet de fixer la période des temps de chauffage désirée à température plus faible à partir de différents points de l'arc de cercle.
Cette combinaison manuelle a pour résultat essen tiel l'élimination des défauts de fonctionnement du timer dans la plage des 90 à 100 , défauts se ren contrant fréquemment dans les dispositifs utilisés jusqu'à présent.
Le dispositif présente d'autres avantages: a) II devient possible d'effectuer des rinçages efficaces sans essorage intermédiaire, qui est remplacé par un barbotage prolongé du linge après que le liquide lessiviel a été vidangé: le brassage consécutif du linge élimine l'eau de rinçage avec les crasses restantes, qui sont empêchées de coller aux fibres du linge en traite ment. Cette suppression de tout essorage intermé diaire résout le problème bien connu posé par les inconvénients inhérents aux applications des vitesses d'essorage dans les machines à laver (vibrations et déplacements), inconvénients combattus jusqu'à pré sent par des solutions coûteuses, lourdes et encom brantes, de suspension, de lestage et d'amortisseurs.
b) La commande de l'essorage final est laissée à l'initiative de l'utilisateur, qui la met enjeu manuel lement, car cet essorage, qui n'est pas toujours indis pensable, doit de toute façon être de courte durée - environ cinq minutes. La machine équipée selon l'invention, lave, chauffe, rince, vidange et s'arrête automatiquement ce qui permet de lui conserver sa commande entièrement automatique de faible encom brement et de prix de revient réduit, telle qu'elle est décrite, notamment dans le brevet suisse N 377771.
On remarquera, selon le schéma de réalisation fig.3 et la charte de fonctionnement des cames du timer fig. 2, que la période de chauffage inscrite sur le secteur figuratif est commandée par le temps de fermeture de la came CII sous le contrôle des contacts de ther mostat Th et du pressostat niveau bas PB (les com mutateurs Cl et C2 se trouvant dans la position représentée en haut de la fig. 3).
Le rôle du contact de thermostat Th est purement de contrôle et jamais de commande comme il est classique dans les installa tions de commande automatique de machine à laver; la durée de chauffage maximum étant déterminée uniquement par la vitesse de rotation du tuner et par la longueur du secteur, le contact Th n'est prévu qu'à titre de sécurité pour couper éventuellement le circuit de chauffage si la température trop élevée est atteinte.
On remarquera également qu'au cours du cycle de fonctionnement automatique inscrit entre les positions 1 à 60 de la charte du timer, le moteur d'entraînement M, lorsqu'il est alimenté, l'est tou jours par l'intermédiaire des contacts I1 et 12 du mo teur inverseur 1, même au cours des opérations dé rinçage RI, R2, R3, R4 et R5, ce qui correspond à des rinçages successifs avec barbotage. L'opération d'essorage, ainsi que précédemment mentionné, est laissée à l'initiative de l'utilisateur en fin de cycle automatique (manaeuvre du commutateur 6 qui pro voque la fermeture des contacts Cl à C4 selon les positions représentées en E en haut de la fig. 3.
Enfin, la manoeuvre du contact 5 (javellisation) pro voque, lorsque ledit contact est ouvert, et lorsque le timer parvient sur la position 45, l'arrêt du timer, le circuit de ce dernier étant placé sur cette position sous la dépendance du contact de came CIV.