CH386701A - Procédé pour la production d'objets forgés en aluminium ou alliage d'aluminium exempts de gaz et de cavités - Google Patents

Procédé pour la production d'objets forgés en aluminium ou alliage d'aluminium exempts de gaz et de cavités

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CH386701A
CH386701A CH6404458A CH6404458A CH386701A CH 386701 A CH386701 A CH 386701A CH 6404458 A CH6404458 A CH 6404458A CH 6404458 A CH6404458 A CH 6404458A CH 386701 A CH386701 A CH 386701A
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Aluminum Co Of America
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Description


  Procédé pour la production d'objets forgés en     aluminium     ou alliage     d'aluminium    exempts de gaz et de     cavités       La présente invention concerne un procédé per  mettant d'extraire le gaz et     d'éliminer    les     retassures     et les écailles dans     les        articles    forgés en     aluminium     et en     alliage    à au moins 75 %     d'aluminium.     



       Il    arrive que les articles en     aluminium    finis et       semi-finis    contiennent des gaz occlus,     principalement     de l'hydrogène, qui peuvent donner     naissance    à des  solutions de continuité nuisibles dans la structure du  métal.

   Une grande partie de l'hydrogène est habi  tuellement considérée comme étant en solution dans  le métal solide, c'est-à-dire que cet hydrogène est à  l'état monoatomique, bien que des poches ou des  retassures remplies d'hydrogène moléculaire aient  également été observées.     Lorsqu'on    fabrique des arti  cles forgés à partir d'un lingot, on     fait    généralement  appel à quelques traitements thermiques pour faci  liter le travail du métal ou pour engendrer la résis  tance mécanique désirée, et on considère que ce       chauffage    produit une diffusion de l'hydrogène mono  atomique vers les     retassures    ou solutions de conti  nuité quelconques     existant    dans le métal,

   endroits  auxquels une association sous     forme        moléculaire    a  lieu. Le problème posé par ce qu'on appelle les    écailles   dans la structure du métal soumis à un  traitement     thermique    a été attribué à ces retassures       remplies    d'hydrogène.  



  En raison des pressions de gaz engendrées par le  gaz moléculaire, un travail ultérieur du métal ne    cicatrise   pas la retassure ou la solution de con  tinuité, et le     chauffage    de l'article à des températures  élevées peut augmenter ces pressions au point où le  métal subit une déformation plastique locale.  



  Le problème     posé.-    par le gaz occlus a pris une       importance    de plus en plus grande du fait de la de-    mande croissante d'articles en aluminium ayant une  résistance mécanique élevée. Non seulement toute       retassure    remplie de gaz peut constituer une zone de  faiblesse dans l'article final, mais encore elle peut       donner    naissance à des     écailles,    des soufflures, des  éclats et d'autres défauts qui déterminent la mise au  rebut. Ces problèmes ont conduit à des recherches  pour découvrir un procédé d'élimination du gaz  occlus et des retassures associées.  



  On a jusqu'ici proposé de chasser du métal l'hy  drogène gazeux contenu dans des     articles    en alumi  nium par chauffage sous vide à des températures de  l'ordre de 260 à 5380 C. L'application industrielle de  ce procédé ne s'est pas révélée possible et des essais       d'élimination    du gaz dans une atmosphère d'air non  séchée ont échoué. En outre, on a soupçonné les  articles dégazés d'avoir tendance à absorber de nou  veau un gaz.  



  Des recherches récentes ont montré que l'une des  causes principales de l'échec du dégazage des arti  cles en aluminium     chauffés        dans    un four à atmo  sphère d'air était l'existence de pressions partielles  élevées d'hydrogène monoatomique à la surface de  l'article en aluminium, pressions partielles qui pou  vaient résulter de l'oxydation de l'aluminium par de  petites traces d'humidité dans l'atmosphère du four,  à la température de traitement. La réaction entre  l'aluminium et la vapeur d'eau devient importante à  plus de 3430 C et spécialement au-dessus d'environ       399o    C.  



  La présente invention se rapporte à     un    procédé  de fabrication d'un objet forgé en     aluminium    ou       alliage        d'aluminium    à au moins 75 %     d'aluminium,     sensiblement exempt de gaz et de cavités, ce pro-      cédé étant caractérisé par le fait qu'on expose un  objet en aluminium ou alliage     d'aluminium    contenant  un gaz et comportant des cavités à l'action des va  peurs d'un fluorure, pour former une pellicule sur cet  objet, on chauffe ensuite l'objet à une température  supérieure à 3990 C pendant un temps suffisant pour  extraire dudit objet les gaz occlus,

   et en ce qu'on  travaille ensuite l'objet à chaud pour éliminer les  cavités qu'il     comporte.     



  Pour chasser le gaz de     l'article    en aluminium,  on peut procéder au chauffage dans des conditions       empêchant    la formation de pressions     partielles    éle  vées d'hydrogène monoatomique à la surface de l'arti  cle. On a constaté qu'on peut obtenir ce résultat en       exposant    initialement     l'article    à l'action des vapeurs  d'un fluorure qui réagit avec l'aluminium pour for  mer, sur la surface du métal, une pellicule protec  trice qui réduit     fortement    si elle ne la supprime pas  totalement, la présence d'hydrogène monoatomique  à la surface du métal, et qui tend également à em  pêcher l'oxydation.

   La nature du mécanisme n'est  pas entièrement comprise<B>;</B> toutefois, son action prin  cipale semble être de favoriser la     combinaison    de  l'hydrogène monoatomique avec l'hydrogène molécu  laire. De cette manière, le dégazage ou le     chauffage     prolongé peuvent être effectués     dans    une     atmosphère     non sèche, ce qui supprime l'un des     handicaps    éco  nomiques importants s'opposant à l'utilisation de pro  cédés de     chauffage    longs pour extraire 1e gaz des arti  cles en aluminium.  



  N'importe quel     fluorure    qui réagit avec l'alumi  nium et ses constituants     d'alliage    pour     former    une       pellicule    de fluorure est satisfaisant dans la présente  invention. Parmi ces fluorures, on cite le     trifluorure     de bore, le     tétrafluorure    de     silicium,    le tétrafluorure  de carbone, le     difluorométhane    et     l'hexafluoroéthane.     Les     fluorures    vaporeux peuvent être     utilisés    seuls ou  en combinaison.

   Bien qu'on puisse     utiliser    l'acide       fluorhydrique    à cet effet, il est moins désirable en  raison des problèmes d'hygiène et en raison de la  corrosion souvent importante des articles qu'il peut  déterminer. Dans     certains    cas, la surface de l'alumi  nium devient plus réactive vis-à-vis du     fluorure    à des  températures élevées, de sorte que le traitement est  exécuté de façon commode dans un four de traite  ment     thermique.     



  On peut obtenir des vapeurs de fluorures par l'un  quelconque des procédés suivants : des composés mi  néraux solides qui se décomposent lors du chauffage  en     donnant    lesdites vapeurs à l'état réactif peuvent  être déposés dans un     four    classique à atmosphère  d'air. Dans une     variante,    des vapeurs de fluorure  provenant d'une source appropriée peuvent être injec  tées     dans        l'atmosphère    du four.

   On peut     utiliser    une  atmosphère composée entièrement de vapeurs de       fluorure,    mais on ne procède généralement pas ainsi,  étant donné qu'on obtient des résultats extrêmement       satisfaisants    avec     une    atmosphère de     fluorure    relati  vement diluée, même jusqu'au point où ce     fluorure     ne constitue qu'un pourcentage faible de     l'atmosphère.       Dans un autre procédé encore, on peut     enduire    la  surface de l'article en aluminium avec un composé  qui se décompose par chauffage en donnant des va  peurs de     fluorure    ;

   toutefois, un composé organique  est préféré pour cette application afin de     réduire    au  minimum le changement de teinte et la corrosion qui       pouraient    résulter de     l'utilisation    de sels     métalliques.     



  On peut aussi utiliser des produits qui     contiennent     des vapeurs de fluorure sous forme combinée chimi  quement ou absorbée et qui dégagent les vapeurs de       fluorure    sous une forme réactive quand ils sont  chauffés.  



  La     pellicule    de     fluorure    doit se former sur la sur  face de     l'article    en dessous de la température à la  quelle l'oxydation à température élevée devient pro  noncée, en vue d'obtenir un avantage maximum avec  cette     pellicule.    En général, cette température dépend  de la durée de l'exposition dans une atmosphère d'air  non traitée, de l'humidité de l'atmosphère du four et  de la composition du métal. Habituellement,     l'effet     d'une oxydation à température élevée devient pro  noncé à plus de 399 à 4270 C.

   Pour des     alliages    à  base     d'aluminium    contenant du magnésium, il est  souvent désirable de former la     pellicule    à des tempé  ratures encore plus basses pour assurer un avantage       maximum    et pour     empêcher    le changement de teinte.  



  Bien qu'on     puisse        utiliser    dans le procédé selon  l'invention, presque n'importe quel fluorure qui réagit  avec l'aluminium et ses éléments     d'alliage,    on préfère  le     trifluorure    de bore en raison de son action modérée  sur l'aluminium, action qui ne crée qu'une     pellicule     relativement mince de fluorure, et parce qu'il ne  soulève aucun danger au point de vue industriel et  hygiène et que son     prix    de revient est raisonnable.  Toutefois, on peut utiliser d'autres fluorures réactifs,  mais peut-être en soulevant davantage de problèmes,  en ce qui concerne l'évacuation des vapeurs et l'atta  que.

   Quand on     utilise    du     trifluorure    de bore, il est  généralement désirable que la surface de l'article soit  à une température dépassant 2040 C pour créer la       pellicule    de fluorure.  



  Parmi les composés qui se décomposent ou don  nent du     trifluorure    de bore, on cite le     fluoroborate     d'ammonium, le     fluoroborate    de calcium et les divers       fluoroborates        d'ammonium    organiques comme le       tétrafluoroborate    de     di-n-amyl    ammonium. En outre,  on peut également     utiliser    divers composés organiques  dans lesquels le     trifluorure    de bore est simplement  absorbé.  



       Parmi    les nombreux autres composés qu'on peut  également utiliser, on cite le     fluosilicate    de sodium, le       fluosilicate    d'ammonium, le     fluosilicate    de potassium,  le fluorure     d'ammonium    et le fluorure de zinc.  



  La quantité de     fluorure    requise dans l'atmosphère  n'est pas     importante.    Par exemple, une     quantité    de       trifluorare    de bore aussi faible que 2,60     g/m3    de  l'atmosphère du four a été     efficace,    bien qu'une quan  tité dépassant 9,50     g/m3    soit préférée et générale  ment     utilisée.    Quand on enduit l'article lui-même, on  a constaté qu'une solution alcoolique contenant au      moins 0,2 %, et de préférence environ 0,8 %, de       trifluorure    de bore, donne     suffisamment    de vapeur de  fluorure pour former la pellicule désirée.

    



  En général, une exposition d'une     minute    à heure  à l'action du     fluorure        suffit    pour former la pellicule  désirée, le temps étant fonction de la concentration  du fluorure vaporeux, de sa réactivité et/ou de la  réactivité de la surface de     l'aluminium    à la tempé  rature de traitement. Quand on applique un com  posé contenant un     fluorure    sur la surface de l'article,  on doit laisser un temps suffisant pour que la décom  position se produise et forme l'atmosphère désirée et  pour     permettre    la décomposition et la vaporisation  sensiblement complètes du composé.  



  Après l'exposition au fluorure le dégazage de  l'article peut être fait dans un four classique à atmo  sphère d'air. Il n'est pas nécessaire de sécher l'air,  car l'humidité peut alors être tolérée dans l'opération  d'extraction du gaz, ce qui permet     d'utiliser    des atmo  sphères industrielles classiques non séchées qui con  tiennent généralement de 3,4 à 68,60 g d'eau par  m3. On peut     utiliser,    à la place de l'air, des gaz qui  sont inertes ou qui n'exercent pas d'action sur l'alu  minium, comme l'azote, l'argon, l'hélium et un gaz  combustible ou encore toute combinaison d'air et de  gaz inertes.  



  La durée du chauffage dépend de l'épaisseur de  l'article     soumis    au traitement (le trajet de     diffusion     le plus court), de la teneur finale désirée en gaz dans  le métal et de la température utilisée. Le taux de       diffusion    augmente de façon presque exponentielle  avec l'augmentation de la température.     Etant    donné  que le dégazage industriel de grandes quantités d'ar  ticles en     aluminium    nécessite un appareillage de  chauffage très encombrant, il est désirable que la  phase de     chauffage    soit aussi courte que possible.  Par conséquent, une température supérieure à     399o    C  doit être utilisée.

   Dans la pratique, il est, toutefois,  avantageux     d'utiliser    une température supérieure à  4820 C, la température étant de préférence infé  rieure à la température de fusion initiale, mais des  températures supérieures au point de fusion d'une ou  plusieurs des phases ont été     utilisées    avec succès  quand la fusion de l'eutectique ne constitue pas un  facteur entrant en ligne de compte. Toutefois, l'article  ne doit pas être chauffé à des températures qui modi  fient fâcheusement les propriétés du métal.

   Quand  on chauffe le métal contenant un gaz de cette ma  nière, la fraction principale du gaz est chassée en un  temps raisonnablement     court,    un temps proportion  nellement plus long étant nécessaire pour éliminer le  faible pourcentage restant de gaz. En ce qui concerne  la présente description, on considère qu'un article est  sensiblement dégazé ou exempt de gaz si le gaz a été  sensiblement chassé des solutions de continuité inter  nes pour permettre la cicatrisation, bien qu'il puisse  en rester une certaine quantité en solution dans le  métal.

   En général, ceci demande l'élimination d'au       moins    75 % ou plus du gaz occlus, bien qu'il puisse    souvent être désirable d'extraire jusqu'à 90 % de  gaz, ou plus,  Théoriquement, le temps nécessaire pour le déga  zage augmente comme le carré de la moitié de l'épais  seur de la pièce de métal. Par conséquent, dans cer  tains cas, il peut être désirable de chercher seulement  à obtenir l'extraction du gaz des sections relative  ment minces des     articles    lorsque les caractéristiques  de résistance mécanique sont d'un intérêt primordial,  et non le dégazage de l'article entier qui pourrait de  mander beaucoup plus de temps.  



  A titre d'indication des variables réglant la phase  de diffusion, les tableaux 1 et 2 constituent un guide  des temps théoriquement nécessaires à diverses tem  pératures pour     éliminer    divers pourcentages de gaz,  sur la base de la loi de     Fick    et de la constante de       diffusion    de l'hydrogène dans l'aluminium. Ces ta  bleaux donnent un facteur temps par demi-épaisseur  (ou rayon) en     centimètre,    facteur qu'on peut     trans-          former    en longueur de temps idéale nécessaire pour  dégazer une épaisseur donnée de     métal    en multipliant  le facteur par le carré de la demi-épaisseur de la pièce  de métal, donnée en centimètres.

    
EMI0003.0030     
    équation dans laquelle  T = temps nécessaire pour dégazer l'article  (en heures)  t = facteur de temps par épaisseur unitaire  (d'après le tableau)  d = épaisseur (ou diamètre de l'article)  (en centimètres).  
EMI0003.0031     
  
    <I>Tableau <SEP> 1</I>
<tb>  Facteur <SEP> temps <SEP> pour <SEP> une <SEP> tôle, <SEP> une <SEP> plaque <SEP> de <SEP> sec  tion <SEP> transversale <SEP> rectangulaire, <SEP> heures/demi-épaisseur
<tb>  en <SEP> centimètres
<tb>  Elimination <SEP> Température, <SEP> <B>OC</B>
<tb>  <B>11</B><U>/</U>0 <SEP> 450 <SEP> 500 <SEP> 550 <SEP> 600
<tb>  25 <SEP> 3,5 <SEP> 0,82 <SEP> 0,25 <SEP> 0,007
<tb>  75 <SEP> 18 <SEP> 4 <SEP> 1 <SEP> 0,34
<tb>  90 <SEP> 30 <SEP> 6,8 <SEP> 1,7 <SEP> 0,52
<tb>  95 <SEP> 38 <SEP> 8,6 <SEP> 2.,4 <SEP> 0,7
<tb>  99 <SEP> 60 <SEP> 13 <SEP> 3,8 <SEP> 1,

  1     
EMI0003.0032     
  
    <I>Tableau <SEP> 11</I>
<tb>  Facteur <SEP> temps <SEP> pour <SEP> une <SEP> tige <SEP> ou <SEP> une <SEP> barre
<tb>  Heures/rayon <SEP> en <SEP> centimètres
<tb>  Elimination <SEP> Température, <SEP> <B>OC</B>
<tb>  0/0 <SEP> 450 <SEP> 500 <SEP> 550 <SEP> 600
<tb>  25 <SEP> 1,6 <SEP> 0,34 <SEP> 0,095 <SEP> 0,03
<tb>  75 <SEP> 7,5 <SEP> 1,7 <SEP> 0,47 <SEP> 0,14
<tb>  90 <SEP> 13 <SEP> 2,5 <SEP> 0,75 <SEP> 0,24
<tb>  95 <SEP> 16 <SEP> 3,7 <SEP> 0,95 <SEP> 0,34
<tb>  99 <SEP> 26 <SEP> 5,6 <SEP> 1,5 <SEP> 0,47       Pour la plupart des     articles,    une gamme de tem  pératures commodément     utilisée    est comprise entré  450 et 5400 C.

   Quand on met la présente invention      en     aeuvre    à une température de 5050 C, étant donné  que les conditions industrielles ne sont pas idéales,  une méthode empirique consistait à     maintenir    la  température des pièces forgées en     aluminium    pendant  au moins 16 heures et de préférence pendant 24 heu  res ou plus par 25     mm        d'épaisseur    pour une     élimi-          nation    adéquate du gaz.

   Toutefois, il     arrive    que des       articles    dont l'épaisseur dépasse plusieurs dizaines de       millimètres    demandent plus de 24 heures par 25 mm  d'épaisseur. Pour     traiter    des articles laminés à la  même température, il faut au moins 4 heures et de  préférence 6 heures pour une épaisseur de 12,5 mm.  En raison de la     difficulté        d'élimination    du gaz de  certains articles, il est concevable que la vitesse puisse  varier avec' le mode de fabrication ou l'orientation  des grains ou avec la condition de la surface.

   Pour  cette raison, et pour     obtenir    une détermination plus  précise du temps     nécessaire    pour dégazer un article  particulier, il est désirable de soumettre des échan  tillons à un essai pour établir les conditions de l'opé  ration de     chauffage.    De façon     similaire,    le temps  nécessaire pour dégazer des produits obtenus par la  métallurgie des poudres varie avec les conditions dans  lesquelles on a préparé le produit comprimé.  



  Après le chauffage, on doit travailler l'article pour  déformer plastiquement le métal en vue de cicatriser  les retassures laissées par l'hydrogène -diffusé. Les  divers procédés de travail peuvent être appliqués iso  lément et en combinaison pour combler les retassures.       Ils    comprennent aussi bien le forgeage au mar  teau que le forgeage à la presse.     L'importance    du  travail ou pourcentage de réduction     nécessaire    dépen  dent de la nature de l'article et de la teneur initiale  en retassures.

   Dans     certains    cas, spécialement dans  le cas     d'articles    de grandes dimensions, comme les  pièces forgées par matriçage, une réduction relative  ment faible peut être     suffisante    pour cicatriser ou  combler les solutions de continuité de la structure.  En général, dans des pièces forgées par matriçage,  une réduction de 0,5 à 50 % par une opération  d'obturation ou de finissage s'est révélée satisfaisante,  bien que des réductions encore plus importantes puis  sent être     occasionnellement    nécessaires ; les pièces  forgées à la main peuvent nécessiter des réductions  de 2 à 50 %.

   Bien que des opérations     d'extrudage     cicatrisent généralement les solutions de continuité  dues au traitement     thermique,    il est souvent désirable  de forger d'abord les billettes de métal pour réduire  leur épaisseur de 2 à 50 %. De     façon    similaire, un  forgeage     préliminaire    est quelquefois désirable avant  le laminage.  



  Les articles dégazés et cicatrisés peuvent être  ensuite soumis à d'autres traitements thermiques. Du  fait que les retassures ou solutions de continuité dans  la structure du métal sont     supprimées,    le problème  du dégazage (ou celui qui est posé par une nouvelle  occlusion de gaz) est réduit au     minimum    à moins  que de nouvelles solutions de continuité soient ulté  rieurement créées dans la structure de métal.    Le problème des occlusions gazeuses est     parti-          culièrement    critique dans le cas des     alliages    à base  d'aluminium qui contiennent du magnésium et/ou du  zinc.

   Toutefois, d'autres     alliages    à base d'aluminium  ainsi que     l'aluminium    lui-même peuvent souvent exi  ger un dégazage qui dépend des     conditions    auxquelles  l'article en     aluminium    ou son lingot initial ont été  exposés, ou de la teneur en gaz dans le lingot brut  de coulée.  



  Pour illustrer la présente invention, on donne les  exemples ci-après.    <I>Exemple 1</I>  On     divise    en deux groupes une série de pièces  forgées en     alliage    comprenant de l'aluminium, 4,3 %  de zinc, 3,3 % de magnésium, 0,6 % de cuivre,  0,2 % de manganèse, 0,18 % de chrome et 0,06 %  de titane.

   Les pièces forgées pèsent chacune appro  ximativement 272 kg et leur épaisseur varie entre       environ    12,7 et 88,9     mm.    On traite au préalable le  premier groupe comprenant 37 pièces forgées par  exposition pendant 15 minutes à une température  d'environ 2600 C dans une atmosphère     d'air    non  séchée contenant du     trifluorure    de bore formé par  décomposition de     fluoroborate        d'ammonium    déposé  dans le four (46,2 g de     trifluorure    de     bore/m3    de  volume du four). Après traitement préalable, on  chauffe les pièces forgées à 5040 C pendant 72 heu  res dans une atmosphère d'air non séchée.

   On ne       traite    pas au préalable les 38 pièces forgées du second  groupe et on ne les dégaze pas.  



  On soumet les deux groupes à une seconde opé  ration d'obturation et à un forgeage de finition, puis  on les     chauffe    pour la mise en solution à 4430 C, on  les refroidit dans l'eau et on les durcit par précipita  tion à 1160 C. Après le     traitement        thermique,    les  pièces forgées sont soumises à une vérification par  les ultrasons, les normes de rebut étant une indica  tion, égale ou supérieure à celle qu'on obtient avec  un bloc de référence normalisé ultrasonique de la  marque       Alcoa    Série B  , No 5, de la distance appro  priée du métal.

   Les résultats     donnés    par les ultra  sons avec le premier groupe ou groupe traité sont  les suivants  32 pièces - saines (exemptes d'indications ultra  soniques)  1 pièce - 1 (# 3) ; 3     (#        3-E-)    ;  2 pièces - 1 (# 3) ; 4 (#     3-I-)    ; 2 (multiple # 3)  1 pièce - 1 (# 5) ;  1 pièce - 1 (# 5) ; 2 (#     5-I--)     soit un total de 16 indications ultrasoniques et un  rebut de deux pièces forgées seulement.

   Toutes les  pièces forgées du second groupe     donnent    des indi  cations     ultrasoniques    et le groupe comporte au total  403 indications comprises entre # 3 et multiple  # 8     -I-    ; dans ce groupe, on met au rebut 22 pièces  forgées, soit 58 % de la production.  



  La     différence    entre les deux groupes montée par  l'évaluation ultrasonique est extrêmement signifi-           cative.        Le    fait que 32 pièces sont dépourvues d'indi  cations montre clairement     l'efficacité    de la présente  invention pour     faciliter    le dégazage des articles en       alliages        aluminium-magnésium.     



  <I>Exemple 2</I>  On divise en deux groupes de 87 pièces chacun  une série de     pièces    forgées en un     alliage    composé       d'aluminium,    de     4,4'%    de cuivre, de 0,8 % de sili  cium, de 0,8 % de     manganèse    et de 0,4 % de ma  gnésium.

   Chaque pièce forgée pèse environ 52 kg et  l'épaisseur des pièces forgées varie entre environ  19     mm    et 76     mm.    On traite au préalable les pièces  du premier groupe en les exposant pendant 15     minu-          tes    à une température     d'environ    2600 C dans une  atmosphère d'air non séchée contenant du trichlorure  de bore dégagé par la décomposition de     fluoroborate     d'ammonium (49,8 g de     trifluorure    de bore par m3  de volume du four), et on chauffe ensuite les pièces  à 5050 C pendant environ 72 heures dans une atmo  sphère d'air non séchée.

   On soumet les pièces déga  zées et les pièces non traitées à une opération d'obtu  ration et à une opération de forgeage de finition,  après quoi on les     chauffe    pour la mise en     solution    à  505e C, on les trempe dans l'eau et on les durcit par  précipitation à     1711)    C. Un examen     par    les ultrasons  montre que le premier groupe est sensiblement dé  pourvu d'indications et toutes les pièces répondent  aux normes de vérification ; on constate que le second  groupe contient de nombreuses indications et 65 piè  ces sont rejetées, ce qui donne un taux de produc  tion de 25 % seulement.  



  <I>Exemple 3</I>  On divise en deux groupes une série de pièces  forgées     faites    de     l'alliage    décrit dans l'exemple 2, qui  pèsent environ 61 kg et dont l'épaisseur varie entre  environ 12,5 et 19 mm. On     traite    au préalable les       pièces    du premier groupe en les chauffant pendant  environ 15     minutes    à environ     2601)    C dans une atmo  sphère d'air non séchée contenant du     trifluorure    de  bore dégagé par     décomposition    de     fluoroborate          d'ammonium    (49,

  8 g de     trifluorure    de     bore/ms    de  volume du four). On     chauffe    ensuite les échantillons       traités    au préalable à 5050 C pendant     environ    72    heures dans une atmosphère d'air non séchée. On  soumet les pièces forgées dégazées ainsi que les piè  ces non traitées à une seconde phase d'obturation et  à une opération de forgeage de finition, après quoi  on les chauffe pour la mise en solution à 5050 C, on  les trempe dans l'eau et on les durcit par précipitation  à 1710 C.

   Lors de la vérification, on constate que le  premier groupe ne     donne    sensiblement     pas    d'indi  cations     ultrasoniques    et que toutes les pièces     r6pon-          dent    aux normes de     vérification    tandis que les pièces  non traitées du second groupe donnent de     nombreuses     indications et que 50 % seulement des     pièces    for  gées satisfont aux normes d'acceptation.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de fabrication d'un objet forgé en alu minium ou alliage d'aluminium à au moins 75 % d'aluminium, sensiblement exempt de gaz et de cavi tés, caractérisé en ce qu'on expose un objet en alu minium ou alliage d'aluminium contenant un gaz et comportant des cavités à l'action des vapeurs d'un fluorure pour former une pellicule sur cet objet, on chauffe ensuite l'objet à une température supérieure à 3990 C pendant un temps suffisant pour extraire dudit objet les gaz occlus, et en ce qu'on travaille ensuite l'objet à chaud pour éliminer les cavités qu'il comporte. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que le fluorure est le trifluorure de bore. 2. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que l'objet est chauffé à une température supé rieure à 454o C pendant une durée au moins égale à 16 heures par 25 mm d'épaisseur dudit objet pour diffuser le gaz occlus dans l'atmosphère environnant l'objet. 3. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que ledit objet est chauffé à l'air. 4. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que l'objet est chauffé dans une atmosphère non séchée. 5.
    Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que l'objet est constitué par un alliage d'alu minium contenant de 0,1 à 15 % de magnésium.
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