CH387644A - Procédé de conversion de l'urée en acide cyanurique brut - Google Patents

Procédé de conversion de l'urée en acide cyanurique brut

Info

Publication number
CH387644A
CH387644A CH7419959A CH7419959A CH387644A CH 387644 A CH387644 A CH 387644A CH 7419959 A CH7419959 A CH 7419959A CH 7419959 A CH7419959 A CH 7419959A CH 387644 A CH387644 A CH 387644A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
urea
cyanuric acid
granules
crude
product
Prior art date
Application number
CH7419959A
Other languages
English (en)
Inventor
Howard Westfall Richard
Original Assignee
Fmc Corp
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Fmc Corp filed Critical Fmc Corp
Publication of CH387644A publication Critical patent/CH387644A/fr

Links

Landscapes

  • Organic Low-Molecular-Weight Compounds And Preparation Thereof (AREA)
  • Fertilizers (AREA)

Description


  Procédé de conversion de l'urée en acide     cyanurique    brut    La présente invention se rapporte à un procédé  de conversion de l'urée en acide     cyanurique    brut       convertible    par hydrolyse acide en acide     cyanurique     pur.  



  L'acide     cyanurique    obtenu     suivant    le procédé ob  jet de     l'invention    et qui constitue le     produit    final dé  siré a pour formule brute     C3H@O2N3   <B>et</B> sa formule  développée est généralement représentée soit par  
EMI0001.0010     
    bien que la structure     soit        probablement    un équilibre  entre les formes possibles variées.

   Cet acide est un  des nombreux produits susceptibles d'être obtenus  par pyrolyse de l'urée, l'équation étant  
EMI0001.0013     
    Malheureusement cette réaction n'est pas la seule  à se produire.     Quand    on chauffe de l'urée au-dessus  de son point de     fusion    elle peut aussi se     volatiliser       partiellement,

       s'isomériser    en     cyanate        d'ammonium     et perdre de     l'ammoniac    et/ou de l'eau et/ou de  l'anhydride carbonique et produire toute une série  de     produits    en plus de l'acide     cyanurique.    Ces pro  duits comprennent les     amides    de l'acide     cyanurique          -ammeline,        ammelide    et     mélamine-,    le     biuret,    le       triuret,    la     dicyanodiamide,    le carbonate d'ammo  nium,

   l'acide     cyanique    et ses polymères, et diverses  autres matières.  



  Une des     difficultés    principales dans la pyrolyse  de l'urée est le grand nombre possible de produits et  la difficulté de réglage de la     réaction    de manière à  réduire au minimum la production de composés in  désirables et l'obtention de produits désirés     finals     avec des rendements élevés et sous une forme facile  à purifier. Ceci est surtout     important    quand l'acide       cyanurique    est destiné à être chloré parce qu'il     est     essentiel pour obtenir des acides     cyanuriques    chlorés  satisfaisants d'utiliser à titre de matière première de  l'acide     cyanurique    essentiellement pur.

   Ainsi il est  nécessaire d'obtenir un produit     industriel    essentiel  lement exempt des autres     produits    de dégradation de  l'urée.  



  Une autre     difficulté        principale    est que, au cours  de la pyrolyse, l'urée passe par une série de change  ments physiques, de l'état solide à l'état     liquide,    à  celui d'une masse plastique visqueuse     et    finalement à  l'état de solide dur.

   Cette succession de modifica  tions physiques provoque des     ennuis    de gommage,  de collage et de formation d'écailles quand on tente  la pyrolyse de l'urée à une échelle     commerciale    quel  conque.     Ainsi,    en dépit du     bas        prix    de l'urée et des       avantages    économiques évidents que présente un sim  ple     procédé    de pyrolyse, la     préparation        industrielle     des divers produits possibles de la pyrolyse de l'urée  a été     effectuée    par d'autres     moyens    que la simple  pyrolyse.

   Dans le cas de l'acide     cyanurique,    on a      proposé de nombreux autres procédés, les procédés  courants comportant la réaction de l'urée en pré  sence d'agents additionnels modifiant la suite des  états physiques obtenus dans la pyrolyse simple,  suivie de la séparation de l'acide     cyanurique        des-          dits    agents additionnels.  



  Un procédé de fabrication de l'acide     cyanurique     par pyrolyse de l'urée     consiste    à chauffer de l'urée  à une température de 240 à     3600C,    de     préférence     de 280 à     340o    C, tout en     faisant        basculer    la masse  réactionnelle à des vitesses variant entre 1,25 et  25 mètres par     minute,

      de préférence     dans    un four       rotatif.    Dans ces     conditions    l'urée est en grande par  tie convertie en acide     cyanurique    et dérivés     aminés     de celui-ci     (ammeline,        ammelide)    qui peuvent être       reconvertis    en acide     cyanurique    par hydrolyse au  moyen d'un acide par divers     procédés.    Le     procédé,     après hydrolyse acide du produit brut de     réaction     sortant du four, donne de l'acide     cyanurique    essen  tiellement pur.

   Dans les conditions optimums le pro  duit brut contient 60 à 65 % d'acide     cyanurique    et  un peu moins de 90 % du produit du four est     récu-          pérable    sous forme     d'acide        cyanurique.     



  Une des difficultés du procédé est le problème  de la     récupération    des produits     volatilisés    de l'urée.  La teneur en urée des gaz évacués et le volume réel  du gaz varient largement au cours de la réaction de  sorte que le système de récupération doit être conçu  pour     permettre    le .traitement de charges     maximums     de gaz dégagés de composition variable, ce qui a  pour     effet    de poser de     difficiles    problèmes de ré  glage et de donner une valeur économique faible au  procédé.  



  De plus le procédé présente     certains    inconvé  nients opératoires. Le mélange     réactionnel    a ten  dance à enduire les parois du four sous forme d'écail  les. difficiles à enlever, ou à s'agglomérer en gros  morceaux durs qui de ce fait, réagissent inégalement.

    Quand les     conditions        opératoires    sont réglées dans  certaines limites, il est possible de produire en un  certain temps de l'acide     cyanurique    brut en petits  granules qu'on peut décharger du four avec un mi  nimum de     main-d'oeuvre,    ces morceaux     étant    suffi  samment petits pour que le     chauffage    et la pyrolyse  se fassent de manière     uniforme.        Toutefois    cette opé  ration par charges séparées exige un réglage soigné  et une grande attention pour se     passer    dans les con  ditions préférées.

   Quand les conditions varient     au-          delà    des limites étroites     spécifiées        dans    ladite de=  mande de brevet, il se produit des écailles ou des  agglomérats qui ont pour effet d'augmenter le tra  vail et de faire     obtenir    un produit moins     régulier.     Quand on tente d'appliquer     ce    procédé de manière  continue, il est extrêmement     difficile    d'entretenir les  conditions opératoires convenables et la formation  d'écailles et de grumeaux qui se produit dans l'ins  tallation est supérieure à     celle    qu'on rencontre au  laboratoire.  



  L'invention fournit un procédé de conversion de  l'urée en acide     cyanurique    brut convertible par hy-         drolyse    acide en acide     cyanurique    pur, le nouveau  procédé étant caractérisé en ce qu'on prépare un  mélange sous forme de granules d'acide     cyanurique          brut    et d'urée, qu'on     fait    passer le mélange à travers  une zone chauffée, dans laquelle le mélange est  chauffé à 230, à     375o    C, tout en agitant le mélange  de manière continue pour qu'il reste sous forme de  granules     mobiles    et qu'on retire le produit brut de  la zone chauffée.  



  On a     fait    la découverte surprenante que grâce  à la présente invention, l'urée est convertie très ra  pidement en acide     cyanurique    brut d'une pureté ex  ceptionnellement élevée et avec des rendements ex  ceptionnellement grands.  



  D'une manière générale il existe une relation  entre la température du lit et la durée de séjour     dans     la zone de réaction. A la     limite    supérieure de tem  pérature la durée de séjour doit être voisine du  temps minimum préféré (d'environ six minutes pour  réduire au minimum la volatilisation du produit et  de l'urée). A la     partie        inférieure    de la     gamme    de  températures, on peut utiliser des durées de séjour  sensiblement plus longues mais on doigt de préférence  ne pas dépasser quarante minutes pour réduire au  minimum les pertes par surchauffe.  



  Les produits     bruts    de     réaction    obtenus con  tiennent 75 à 80 % ou plus d'acide     cyanurique,    plus  de 95 % d'acide     cyanurique    plus     l'ammélide    et une  très petite quantité d'impuretés solubles dans l'eau  de sorte que     l'hydrolyse    acide du produit en acide       cyanurique    pur du commerce est une opération très  simple et peu coûteuse. De plus le rendement global  rapporté à l'urée     consommée    dans le procédé est  d'environ 90 % du rendement théorique et la pro  portion d'urée     volatilisée    et à récupérer est faible.  



  Considérant ces résultats on doit noter qu'on  doit prendre des précautions dans le titrage de l'acide       cyanurique    en raison de ce que dans les méthodes       alcalimétriques    ordinaires certains congénères de  l'acide     cyanurique    se     comportent    comme l'acide     cya-          nurique    et donnent ainsi des résultats analytiques  trop élevés. Ainsi la totalité des     résultats    analytiques  cités dans la littérature sans indication des procédés  analytiques mis en     oeuvre    sont douteux.

   On n'obtient  dans le titrage de l'acide     cyanurique    de résultats cor  rects qu'à la condition que les congénères     gênants     soient enlevés avant détermination de l'acide     cyanu-          rique    contenu. Cet enlèvement est toutefois difficile  à effectuer de manière complète et, pour obtenir la  précision la plus grande, les congénères comme     l'am-          mélide,        qui    restent au cours de l'analyse doivent être  pris en considération.

   Au lieu de dissoudre l'acide  brut dans une solution d'hydroxyde de sodium nor  malisée chaude, on le dissout dans l'eau à la tempé  rature ambiante et on sépare par filtration     l'ammé-          lide    très légèrement soluble. Le filtrat aqueux con  tient la totalité de l'acide     cyanurique    et une très fai  ble quantité     d'ammélide.    On détermine alors par     ti-          trimétrie    la     totalité    de ces substances solubles.

       L'am-          mélide    présente dans la solution aqueuse est déter-      minée par     absorption    des ultraviolets et les résul  tats     titrimétriques    sont corrigés de manière à obte  nir une mesure vraie de la teneur en acide     cyanuri-          que    du produit.

   Si on ne prend pas ces précautions  au cours de l'essai un produit brut obtenu par pyro  lyse de l'urée contenant réellement 62 % d'acide       cyanurique    peut être     inexactement    indiqué     comme     contenant jusqu'à 81 % d'acide     cyanurique.    Les ré  sultats fournis dans la présente description sont tous  corrigés.  



  Dans le procédé selon l'invention les gaz conte  nant l'urée     volatilisée    s'écoulent à une vitesse relati  vement uniforme de sorte qu'il est     possible    d'appli  quer un     traitement    économique pour récupérer ces  produits de l'urée. Toutefois la composition du cou  rant gazeux est complexe et comprend, outre l'urée,  de petites quantités d'acide     cyanurique,    de     biuret,     d'ammoniac, d'anhydride carbonique, d'eau, d'acide       cyanique    et parfois d'autres constituants.

   La récupé  ration des produits intéressants de l'urée de ces va  peurs complexes sous une forme pouvant être facile  ment et complètement réutilisée dans le procédé de  fabrication de l'acide     cyanurique    est     difficile.    La ré  cupération dans un condenseur froid     comporte    la  condensation de solides, avec les problèmes d'enlève  ment qui s'ensuivent.

   De plus au cours de la con  densation dans un condenseur froid l'urée se con  dense partiellement sous forme de     cyanate    d'ammo  nium solide qui ne peut être     reconverti    en urée utile  qu'avec de faibles rendements et une grande diffi  culté, ainsi que sous forme de     carbamate    d'ammo  nium ou de carbonate     d'ammonium    qui ne peuvent  être convertis en urée ou acide     cyanurique    et ainsi  représentent une     perte    d'urée et d'acide     cyanurique     du système. D'autre part il a été     découvert    que la  pression de vapeur apparente de l'urée augmentait  rapidement au-dessus de son point de fusion.

   L'urée  possède une pression de vapeur apparente de 22     mm     de mercure à 130  C. Elle fond à     132o    C et l'urée  fondue possède une pression de vapeur apparente  de 100 mm de mercure à 1400 C, de 273 mm à       150     C et de 619 mm à l59  C. Ainsi le fonctionne  ment d'un simple système de     condensation    de l'urée  au-dessus de son point de fusion comporte des per  tes sérieuses d'urée en raison de sa pression de va  peur élevée.

   On a constaté que les composés utiles  de l'urée pouvaient âtre séparés de manière sélective  du mélange gazeux complexe     sortant    du réacteur  avec des rendements très élevés et sous une forme  liquide qui peut     être    renvoyée     directement    dans  l'opération de mélange     sans    autre traitement en fai  sant passer les gaz du     réacteur    dans un condenseur  portant des surfaces de condensation maintenues de  façon appréciable au-dessous du point de fusion de  l'urée, entre 115 et     130o    C.  



  Dans     certains    cas, par exemple lorsque l'on pré  pare la charge du réacteur par mélange avec des so  lutions aqueuses d'urée, il est commode de récupé  rer les dérivés de l'urée des gaz sortant du réacteur  par mise en contact avec une solution aqueuse    chaude d'urée dans une installation ordinaire de la  vage.

   Il a été trouvé que lorsqu'on lave les gaz du  réacteur au moyen d'une solution aqueuse d'urée à  des températures de l'ordre de 70 à 1000 C, il était  possible de     recueillir    les produits d'urée     sans    con  densation d'une portion appréciable de l'eau conte  nue dans les gaz     sortant    du réacteur.     On    a trouvé  en même temps que la conversion de l'urée en     cya-          nate    d'ammonium,     carbamate    d'ammonium et car  bonate d'ammonium, qui se produit     dans    les systè  mes à     condensat    solide au-dessous de 1000 C, était  ainsi évitée.  



  Le mélange réactionnel est maintenu sous forme  de petits granules par mélange d'environ 65 à 85  parties ou plus de petits granules d'acide     cyanurique     obtenus dans le procédé avec environ 35 à 15 par  ties ou moins d'urée neuve, ce mélange     granulaire     est chargé dans l'appareil de réaction et on agite les  granules de     manière    suffisante pour empêcher qu'ils  ne collent quand l'urée passe de l'état de liquide  fluide par l'état plastique visqueux à l'état de pro  duit solide     final    dur de la pyrolyse.

   L'agitation     né-          cessaire    pour éviter l'adhérence des granules dans le  procédé dépend du mode opératoire utilisé pour mé  langer l'urée et les granules du produit de pyrolyse.  



  Les granules utilisés dans le procédé doivent être  de préférence pour     obtenir    les     meilleurs    résultats  d'un diamètre moyen de 1,9 à 12,5 mm bien qu'il  soit possible d'utiliser des granules un peu plus  grands.  



  Le mieux est de mélanger l'urée avec les granu  les d'acide     cyanurique    chaud en     aspergeant    une por  tion du produit chaud de décharge de la     réaction    au  moyen d'une solution aqueuse     commerciale    d'urée à  72 % dont la     concentration    a de préférence été ren  forcée par addition du produit condensé de tête, en       utilisant    environ 35 parties ou moins d'urée sèche  pour 65 parties ou plus, en poids, de granules d'acide       cyanurique    brut.

   La chaleur     contenue        dans    les gra  nules évapore l'eau et on obtient     ainsi    des granules  d'acide     cyanurique    brut     essentiellement        imprégnés     d'urée sur environ un tiers ou plus de leur diamètre.  Pour des raisons économiques il est désirable de ne  pas dépasser 85 parties en poids de     granules        d'acide          cyanurique    brut pour 15 parties en poids d'urée.  



  Un autre procédé de mélange du     produit    de réac  tion avec l'urée     consiste    à pulvériser de l'urée fondue  sur le produit de réaction chaud tout en mélangeant  énergiquement le lot dans un broyeur ou un mélan  geur en S ou à ruban. Un     mélange    très énergique  est essentiel pour éviter le collage et la conversion  des granules en boulettes. La quantité     maximum     d'urée fondue pouvant être pulvérisée sans     difficultés     est d'environ 25 parties pour 75 parties de granules  d'acide     cyanurique    brut.

   Au-dessous de 15 parties  d'urée pour 85 parties d'acide     cyanurique,    le pro  cédé est économiquement moins     intéressant.    Le pro  duit consiste essentiellement en granules d'acide     cya-          nurique        brut    imprégnés et enduits d'urée partielle  ment     pyrolysée.        L'imprégnation    est     modus        profonde         que dans le cas des granules faits au moyen d'urée  aqueuse.  



  Quelle que soit la méthode appliquée à la pré  paration des granules,     dans    la gamme optimum qui  va de 25 parties d'urée pour 75 parties d'acide     cya-          nurique    à 20     parties    d'urée pour 80 parties d'acide       cyanurique    brut, cette composition nouvelle de ma  tière peut être chauffée au-dessus du point de     fusion     de l'urée à une viscosité si légère que, du moment  que les granules sont maintenus en mouvement, ils  n'adhèrent pas entre eux et la conversion de l'urée  en acide     cyanurique    se produit uniformément et dou  cement dans les conditions de l'invention.

   Au moyen  de cette composition la     réaction    peut être effectuée  dans une variété de types de réacteurs, y compris les  réacteurs à lit fluide, les fours     Herreshoff,    les  broyeurs, les mélangeurs à ruban ou à vis, etc. Dans  un four rotatif la vitesse périphérique peut varier en  tre de larges limites qui sont imposées par les autres  exigences du four sans considérer les problèmes de  collage et de formation d'écailles.  



  Quand la composition, préparée par mélange  d'urée aqueuse avec de l'acide     cyanurique    brut chaud  contient 35     parties    d'urée pour 65 parties d'acide       cyanurique    brut, le réglage de l'agitation est essen  tiel pour éviter le collage à un     certain    point de la  pyrolyse. L'agitation par surface de     transfert    de cha  leur mobile (comme dans un four     rotatif)    avec vi  tesse du lit de granules d'environ 3,75 à 12,5 mètres  par minute évite l'apparition du collage et conserve  le caractère granulaire du mélange réactionnel.

    Quand on utilise des     proportions    d'urée plus élevées  que 35 à 65, le réglage des conditions opératoires  du four pour éviter le collage des granules devient  trop difficile pour une opération industrielle ordi  naire et il est préférable de ne pas utiliser de telles  compositions.  



  Quand on     réalise    le procédé dans les conditions  optimums on pulvérise l'urée     aqueuse    sur trois fois  son poids anhydre de granules     chauds    d'acide     cya-          nurique    brut dans un mélangeur agité tel qu'un  broyeur, en conservant juste assez de chaleur dans  cette quantité de produit brut pour évaporer l'eau  contenue dans cette quantité d'urée aqueuse du com  merce sans apport nouveau de chaleur. Le reste de  l'acide     cyanurique    brut qui n'est pas mélangé avec  l'urée aqueuse est ensuite traité de manière à en  récupérer l'acide     cyanurique.     



       Qand    on ajoute de l'urée fondue à trois fois son  poids de granules chauds d'acide     cyanurique    brut,  la chaleur retenue dans le produit     brut    est suffisante  pour     convertir    une     portion    de l'urée en     biuret    et  acide     cyanurique    de     sorte    qu'il se produise une py  rolyse     partielle    de l'urée au cours de l'opération de  mélange.

   On peut convertir plus de 50 % de l'urée  en acide     cyanurique    ou en ses congénères dans ces  conditions et le mélange granulaire chargé dans l'ap  pareil de calcination ne contient pas plus de 10 %  d'urée non convertie et 90 % d'un mélange d'acide       cyanurique    brut et d'urée     partiellement        pyrolysés.       Quand on pulvérise 15 % d'urée fondue sur 85 %  de produit chaud du four, les granules peuvent con  tenir au maximum 5 % d'urée non convertie. Ceci  permet une économie supplémentaire de     chaleur    dans  le procédé global de conversion de l'urée.  



  Le mélange peut être fait par simple mélange  d'urée cristallisée avec le produit     refroidi    de la réac  tion et il peut être chargé     dans        l'appareil    de réac  tion. Dans ce cas le réglage de l'agitation devient  important car     1"urée,    en     passant    par l'état plastique  visqueux, peut provoquer la     formation    de boulettes  de granules par     adhérence    mutuelle.

   En général  l'agitation, produite dans un four tournant dans le  quel les surfaces de     transfert    de chaleur impriment  au lit de granules une vitesse linéaire comprise entre  3,75 et 10 mètres par minute, est suffisante pour  éviter la perte du caractère granulaire du lit.  



  Dans le mélange de l'urée cristallisée avec les  granules le     rapport    maximum de l'urée aux granules  utilisable dans la pratique industrielle est d'environ  30 parties d'urée pour 70     parties    de granules d'acide       cyanurique    brut.     Au-dessus    de ce rapport il se pro  duit un collage et une formation de boulettes dans  la zone de réaction à un point     suffisant    pour gêner  une opération continue même quand les     conditions     opératoires sont soigneusement contrôlées.  



  En général, le procédé provoque le grossissement  des fines     particules.    Quand on utilise dans l'opéra  tion de mélange une charge d'urée aqueuse et d'urée  fondue, les granules chargés dans le     réacteur    con  tiennent généralement peu de fines. C'est également  le cas du produit qui a tendance à conserver sa  gamme préférée de dimensions dans de nombreux  cycles de mélange et de pyrolyse. Quand on utilise  de l'urée cristallisée dans l'opération de mélange la  charge envoyée dans le réacteur contient beaucoup  de     fines    et il se produit une certaine agglomération  et formation d'une petite quantité de produit de plus  grosses dimensions dans le produit du réacteur.

   Ces  produits de plus grosses dimensions ne doivent pas  être chargés directement dans     l'opération    de mé  lange si on désire obtenir les conditions opératoires  optimums. En raison de la plus grande quantité de  fines présentes dans le mélange cristallisé d'urée les  conditions optimums de     fonctionnement    du     réacteur     sont légèrement     différentes    de celles appliquées  quand on utilise les mélanges d'urée aqueuse et  d'urée fondue.  



  Dans le traitement des mélanges d'urée cristal  lisée et de granules dans un four rotatif en opposi  tion aux granules imprégnés il     est    essentiel que les  parois du four ne soient pas trop chaudes à l'extré  mité de charge du four pour éviter la formation  d'écailles sur ces parois. Avec ce type de charges  on chauffe les fours moins     fortement    à l'extrémité  de charge que dans le cas des charges     granulaires     imprégnées de     sorte    que la température maximum  préférée à l'extrémité de charge du lit est d'environ  180  C.

   Dans le cas des charges granulaires impré  gnées et enduites il n'y a pas de limite supérieure      critique pour la température du lit à l'extrémité de  charge du four sauf la     limite    exigée pour réduire au  minimum la     volatilisation    de l'urée et la surcharge du  système de récupération. Il est aussi généralement  inutile de disposer des     gratteurs    ou autres éléments  mécaniques quand on opère avec une charge con  sistant en granules imprégnés et enduits mais     dans     le cas d'une charge comprenant un mélange de pro  duit granulaire brut et d'urée cristallisée, l'usage d'un  dispositif de grattage permet une plus large gamme  de conditions opératoires.  



  La durée de séjour nécessaire dans la mise en       oeuvre    de l'invention dépend dans une proportion  considérable de la température appliquée et de la  pente de température dans l'installation     utilisée.    Par  exemple, dans un four rotatif     chauffé    uniformément,  l'extrémité de charge est continuellement refroidie  par addition de matière de charge et il y a absorption  de chaleur dans la pyrolyse de sorte que la tempéra  ture augmente d'une manière continue vers l'extré  mité de décharge du four.

   Immédiatement après  l'entrée de la charge     granulaire    dans le     réacteur,     celle-ci prend l'état pâteux pendant lequel la forma  tion d'écailles sur les parois ou l'agglomération du  lit granulaire peut se produire. Ce stade se présente  dans la     gamme    de températures     au-dessous    de     200o    C  environ.

   Le temps nécessaire pour     chauffer    le mé  lange réactionnel     jusqu'à    ce que cette zone de col  lage varie légèrement selon le procédé de préparation  de la     charge    granulaire, mais<B>i</B>l n'est pas     critique    à  condition d'observer les conditions décrites de pré  paration de charge et de fonctionnement du réacteur.  



  D'une manière générale il est nécessaire     d7assu-          rer    une durée de séjour totale suffisante dans un  réacteur pour que la pyrolyse de l'urée soit sensi  blement complète. Des durées totales de séjour d'en  viron quarante minutes suffisent si la température  finale atteinte par la matière réagissant est de     230o    C,  pour une température     finale    de     250()    C, une durée  totale de séjour de quinze minutes est généralement  suffisante. La durée totale minimum de séjour néces  saire pour obtenir une conversion sensiblement com  plète de l'urée en acide     cyanurique    brut est d'envi  ron sept minutes à une température finale de 3000 C.

    La température finale préférée est d'environ 250 à       300,1    C bien que le procédé puisse fonctionner jus  qu'à     375o    C avant que les pertes en tête deviennent       indésirablement    élevées. Quand on opère à une tem  pérature finale de 3000 C ou plus, il est préférable  que la durée de séjour soit aussi     courte    que possible       mais    à des températures finales inférieures, des du  rées de séjour supérieures à celles nécessaires à une  conversion complète en acide     cyanurique    brut ne  comportent pas de sérieux problèmes de récupéra  tion de l'urée des gaz évacués.  



  Le dessin annexé montre une installation type  destinée à la mise en     #uvre    de l'invention en effec  tuant une imprégnation d'une portion du produit de  réaction au moyen d'urée aqueuse.    Dans le dessin  La     fig.    1 est une illustration schématique d'une  installation de mise en     aeuvre    suivant l'invention ;  la fi-. 2 est une vue en perspective avec couver  cle enlevé du broyeur dans lequel le produit brut du  four est imprégné d'urée ;

    la     fil-.    3 montre une     installation    en vue de la  récupération de produits intéressants de l'urée des  gaz du réacteur par passage desdits gaz dans un     con-          denseur    les surfaces de condensation étant mainte  nues entre 115 et 1300 C ;  la     fig.    4 est une installation type pour la récupé  ration desdits produits d'urée des gaz de réacteur par  lavage au moyen d'une solution aqueuse d'urée.  



  Le four 10 légèrement incliné a une longueur  d'environ six à huit fois le diamètre ; il est actionné.  par un moteur 12 avec chaîne d'entraînement 14. A  l'extrémité supérieure de charge du four se trouve  un chargeur à vis 16 alimenté     par    une trémie 18. Ce  chargeur est actionné par un moteur 20 au moyen  de la chaîne d'entraînement 22. Le     gratteur    24 est  monté sur l'enveloppe     fixe    25 du chargeur à vis 16  et la rotation du four relativement au     gratteur        fixe     assure un supplément d'agitation à     l'extrémité    de  charge du four.  



  A l'extrémité de charge 26 du four se trouve  une petite dame 28 pour contrôler la durée de séjour  et     l'efficacité    du transfert de chaleur dans le four.  L'extrémité du four 26 est montée dans un tuyau  d'évacuation 29 qui évacue les gaz dans un système  de récupération par le tuyau 30.A la base du tuyau  29 sont montés un tube de décharge du produit 32  et un mélangeur 34 avec des ouvertures proportion  nées à volonté pour envoyer 11 à 20 % du produit  de décharge à titre de produit final et le reste     dans     le mélangeur.

   Un réservoir 36, contenant la solution  d'urée (solution standard du     commerce    de préfé  rence concentrée par addition de produit de tête con  densé), est disposé au-dessus du mélangeur pour  décharger l'urée à volonté dans le     mélangeur    34 par  un tuyau 38 ; une buse de pulvérisation 40 distribue  la solution sur le     produit    chaud sortant du mélan  geur 34 comme le montre la fi-. 2.  



  Le mélangeur 34 est un broyeur standard com  prenant une paire d'axes 42 tournant en sens     opposés     avec pales en quinconce 44 qui en même temps  mélangent la matière et     latransfèrent    de l'extrémité  de charge 46 où tombe le produit du four qui est  aspergé d'urée aqueuse à un orifice de décharge 48  où les granules imprégnés peuvent     être    chargés di  rectement dans la trémie 18.  



  Les gaz de tête ont tendance à se condenser sur  les parois du tuyau d'évacuation 29 et du tuyau 30  sous forme de produit condensé solide consistant  principalement en acide     cyanurique,    si la température  des parois est comprise entre environ 190 et     220o    C.  Quand ces parois sont maintenues à des températu  res au-dessus de 2200 C environ il ne se produit  qu'une condensation faible ou nulle de matière so  lide dans le système d'évacuation de gaz jusqu'à ce      que les gaz atteignent le système de récupération 50.  Dans le système de récupération montré dans la     fig.     3 les surfaces de condensation 52 sont maintenues à  une température de 115 à     130,1C    par une chemise  54 dans laquelle circule de l'huile.

   Il est étonnant  qu'à ces basses températures inférieures au point de       fusion    de l'urée un produit condensé liquide se ras  semble sur la paroi du condenseur 52, produit cons  titué principalement d'urée avec une certaine quan  tité de     biuret    et de très petites quantités d'amides de  l'acide     cyanurique.    Les gaz évacués non condensés  s'échappent par le tuyau 56. Le liquide coulant le  long des parois se rassemble à la base du     conden-          seur    52 et est évacué par la vanne 58. Il est alors en  voyé dans le réservoir d'urée aqueuse où il sert à en  élever la concentration.  



  Si la température du produit condensé est élevée  au-dessus de 1300 C, la récupération des produits       uréiques    est réduite en raison de la rapide augmen  tation de tension de vapeur de l'urée au-dessus de       130,1    C. Si la température est     réduite    au-dessous de       115o        C    le produit condensé se solidifie sur la surface  de condensation ce qui nuit à un bon fonctionnement  et diminue la récupération de l'urée en raison de sa  conversion     partielle    en     cyanate    d'ammonium et     car-          bamate    d'ammonium.  



  Dans un autre système de récupération montré  dans la     fig.    4 les gaz du réacteur passent par un la  veur 62 garni d'anneaux de     Raschig    64. Une solution  aqueuse d'urée circule dans le laveur par l'orifice  d'entrée 70 et l'orifice de sortie 72 et :est maintenue  à une température de l'ordre de 70 à 1000 C par la       chemise    66. On ajoute de manière continue une por  tion de cette solution d'urée dans le réservoir de ma  gasinage 36. La température et la concentration de  la solution de lavage sont réglées à     70-100     C pour  éviter la condensation de vapeur d'eau des gaz du  réacteur.  



  <I>Exemple 1</I>  On a     utilisé    un four de 30 cm de diamètre et de  2,4 mètres de long essentiellement du type     indiqué     dans le dessin avec digue de 10 cm à l'extrémité de  décharge avec le laveur à l'eau de la     fig.    4. On a  fait tomber dans le broyeur le produit chaud     sortant     du four à 2550 C presque entièrement constitué de  granules de 1,9 à 12,5 mm de diamètre et on l'a  aspergé au moyen de solutions d'urée de manière à  saturer les granules d'acide     cyanurique    brut au tiers  environ de la profondeur des     granules.    Les     granules     imprégnés chauds sont rechargés directement dans  le four.  



  Le four fonctionne d'une manière continue Pen  dant une     période    de trois heures à une vitesse de  7 tours/minute avec pente de 20 mm par mètre. Pen  dant ce temps on a chargé 80,585 kg d'urée dans  le système sur environ 304 kg de produit brut sor  tant du four (rapport urée/acide     cyanurique    de 21/79)  et on a évacué environ 44 kg d'acide     cyanurique    brut  en vue du traitement pour le transformer en acide         cyanurique    pur de commerce, par le procédé décrit  dans l'exemple 7.  



  On a employé les gaz du réacteur dans une co  lonne garnie d'anneaux de     Raschig    dans laquelle on  a fait circuler une solution aqueuse d'urée à 72 %  maintenue à     85-90     C. De l'urée chargée dans le  système on a récupéré environ 16,6 % dans ce la  veur, d'après l'augmentation de la teneur en urée  plus de petites quantités de     biuret    et d'acide     cya-          nurique.     



  Le produit du four contenait 79,2 % d'acide       cyanurique    et 19,5 %     d'ammélide.    Par digestion acide       l'ammélide    est convertie en acide     cyanurique    de ma  nière presque quantitative et les impuretés résiduel  les furent éliminées par lavage ; le produit ainsi ob  tenu était de l'acide     cyanurique    d'une pureté de pres  que 100 %. Relativement à l'urée consommée dans  le procédé le rendement en acide     cyanurique    pur  était d'environ 88,5 %.

   Les pertes sont occasionnées       partiellement    par les     pertes    des produits solubles  dans la conversion acide mais principalement par la  dégradation des produits     uréiques    en C02. L'opé  ration terminée les parois du four étaient exemptes  de matière adhérente même à l'extrémité de dé  charge. Ceci est remarquable en raison de la nature  collante de l'urée elle-même aux températures exis  tant à l'extrémité de charge du four.  



  La vitesse de charge de l'acide     cyanurique    brut  imprégné d'urée était d'environ 2,45 kg par minute  et le four contenait environ au total 30 kg de charge  de sorte que la durée de séjour fut de 12 minutes  environ. A l'extrémité de charge la température était  d'environ 180  C ; la charge se déplaçant dans le  four cette température a passé à     235o    C en quatre  minutes puis, quand la charge descend dans le four,  elle a passé à 238  C pour rester à cette température  pendant quatre minutes environ. Pendant les quatre  minutes qui restaient la température a passé à 2550 C  et c'est à cette ,température que le produit     fut    dé  chargé du four.  



  Ainsi que l'a montré l'analyse du produit     ci-          dessus    la conversion de l'urée en acide     cyanurique     était essentiellement complète.  



  <I>Exemple 2</I>  On a opéré dans cet exemple dans le four con  tinu de l'exemple 1 à 7 tours/minute mais la digue  n'a que 5 cm de haut de sorte que la capacité du  four n'était que de 9,9 kg. Le four a fonctionné de  manière continue pendant une période de trois heu  res et demie au cours desquelles on a chargé à un  taux moyen de 1,7 kg par minute un mélange gra  nulaire consistant en 76,6 % d'acide     cyanurique        brut     et 24,5 % d'urée, obtenu en mélangeant le produit  déchargé du four avec de l'urée aqueuse. La tempé  rature de décharge était de     345o    C environ mais la  durée de séjour n'était que de quatre minutes qua  rante-deux secondes.

   L'analyse d'échantillons du  produit a montré que la teneur en urée plus     biuret         était de 0,4 à 10,4 %, ce qui indique une     conversion     incomplète de l'urée en acide     cyanurique    brut au  moins au cours d'une     partie    de l'opération.  



  <I>Exemple 3</I>  On a opéré dans cet exemple dans le four de  l'exemple 1 en utilisant le condenseur de la     fig.    3,  le four ayant une digue de 10 cm et     fonctionnant    à  7 tours/minute pendant quarante-neuf heures. Le  four était chargé au     départ    au moyen d'un produit  granulaire provenant d'une opération précédente. La  charge granulaire préparée par pulvérisation d'urée  aqueuse à 72 % dont la concentration a été aug  mentée au moyen du produit condensé fondu pro  venant du condenseur à     125     C est chargée dans le  four à un taux moyen de 1,95 kg par heure. La  durée de séjour     dans    le four a été de quinze minutes  la charge totale contenue dans ce four étant de  29,05 kg.

   La température moyenne de décharge du  produit était de 3040 C. Le produit granulaire dé  chargé du four possédait une composition moyenne  de 78 % en acide     cyanuriqu    e et 21,4 % en     ammé-          lide,    ce qui indiquait une conversion essentiellement  complète de l'urée en acide     cyanurique.    La tempéra  ture du gaz dans le tuyau d'évacuation était de  3200 C environ, le tuyau l'évacuation étant     chauffé     légèrement au-dessus de la température du four par  chauffage par les gaz de brûleurs.

   Les parois du  condenseur de gaz ont été maintenues à 120-1300 C  par circulation     d'huile    chaude dans une chemise et  le produit condensé fondu fut renvoyé dans la charge  chaude d'urée aqueuse envoyée au mélangeur. Pen  dant toute la durée de l'opération on a déchargé du  four 4,318 kg     d'acide        cyanurique    brut. De cette  quantité totale on a enlevé 487 g 6 à titre de pro  duit net et on a mélangé le reste avec 1,096 kg d'urée  ajoutée sous forme de solution aqueuse chaude ren  forcée au moyen du produit de condensation du sys  tème de récupération. La charge granulaire envoyée  au four comprenait ainsi 80 % d'acide     cyanurique     brut et 20 % d'urée.  



  <I>Exemple 4</I>  On a opéré dans cet exemple dans le four comme  dans l'exemple 3 avec digue de 10 cm et fonction  nant à 7 tours/minute. On a chargé dans     le    four une  charge granulaire consistant en 78 % d'acide     cyanu-          rique    et 22 % d'urée préparée en mélangeant le pro  duit de décharge du four avec une charge d'urée  aqueuse à 72 % dans un broyeur selon un débit de  1,04 kg par minute. Le four qui a fonctionné d'une  manière continue pendant une période de quatre  heures,     possédait    une capacité de 28,6 kg et la durée  de séjour était de quinze minutes et demie. La tem  pérature de décharge était de 3720 C.

   Le produit brut  titrait 79,1 % d'acide     cyanurique    et 20,1 %     d'ammé-          lide.    On a récupéré de la charge d'urée du procédé  14,2 % dans le     condenseur    chaud. La conversion de  l'urée consommée en acide     cyanurique    et des ma  tières     conversibles    en acide     cyanurique    par digestion    acide était de 80,8 %. Ceci était un peu inférieur  aux rendements obtenus en opérant dans la     gamme     de températures inférieure préférée. La charge du  condenseur d'urée était élevée     mais    le     comportement     était bon.

   De la charge d'urée envoyée pour le pro  cédé 70 % ont été convertis en acide     cyanurique,     10,8 % ont été     convertis    en     CO,,    ou n'ont pas été  comptés, 14,2 % ont été     reconvertis    dans le     con-          denseur        dont    les     parois    sont â     environ    1250 Cet 5 %  sont partis dans les gaz évacués .du     condenseur.     



  Dans cet exemple les pertes entête peuvent être  diminuées en réduisant la durée de séjour à     six    mi  nutes, la conversion restant sensiblement la même.  <I>Exemple 5</I>  Granules imprégnés d'urée fondue.  



  Au lieu d'imprégner des granules d'acide     cyanu-          rique    brut au moyen d'urée aqueuse on peut     utiliser     de l'urée fondue à titre de pulvérisation dans la pré  paration du mélange imprégné granulaire nouveau  en vue de la charge au réacteur.  



  On a utilisé un mélangeur à pales en S et on  a pulvérisé 25 parties en poids d'urée fondue à  1500 C sur 75     parties    en poids du produit chaud  du four à     2751,    C. On a agité le mélange pendant  trois     minutes,    la température finale étant de     175o    C.  



  Le produit ainsi obtenu consiste en     granules     d'acide     cyanurique    imprégnés et enduits d'urée par  tiellement     pyrolysée    et contient 88,5 % d'acide     cya-          nurique    plus     ammélide,    9,5 % d'urée et 2 % de     biuret.          Ainsi    une     partie    considérable de la conversion de  l'urée en acide     cyanurique        intervient    yen fait au  cours du mélange à chaud.  



  Cette matière     granulaire,    chargée dans un four       fonctionnant    exactement comme dans l'exemple 1, a  donné des résultats comparables à     ceux    obtenus avec  la matière de charge de l'exemple 1.  



  Si on tente de pulvériser de plus fortes quan  tités que 25 parties d'urée pour 75     parties    d'acide       cyanurique,    le rapport de l'urée excède apparemment  celui qui peut être absorbé par les granules et il se  produit du collage au cours du mélange.  



  <I>Exemple 6</I>  Mélange urée-granules.  



  Cet exemple illustre l'usage d'un mélange de par  ticules séparées d'urée cristalline et de granules.  On a fait fonctionner le four représenté par le  dessin, incliné de 20 cm par mètre, à 7     tours/minute     avec digue de 5 cm et condenseur. On a     fait    un mé  lange de 53 kg d'urée cristallisée avec 158,67 kg de  granules     d'acide        cyanurique        brut        (rapport    25/75)  tamisés pour passer au     tamis    à     mailles    de 6,2     mm.     On a chargé le mélange dans le four pendant une  période de trois heures à la vitesse de 1,1 kg par  minute.

   On a chauffé le four de manière que la tem  pérature du lit à l'extrémité de charge soit de 1700 C  et à la décharge de     275o    C. La durée moyenne de  séjour est d'environ neuf minutes 24 secondes.      Le produit du four contenait 80 % d'acide     cya-          nurique    et 19,5 %     d'ammélide.    On l'a     converti    par  digestion acide en acide     cyanurique    pratiquement à  100 %.     On    a récupéré environ 10 % de l'urée char  gée des gaz évacués. Relativement à l'urée consom  mée la récupération globale de l'acide     cyanurique     après hydrolyse était de 81,5 %.  



  L'hydrolyse peut être effectuée au moyen d'une  variété d'acides minéraux forts comme l'acide chlor  hydrique ou sulfurique au point d'ébullition de l'acide  sous la pression atmosphérique ou sous une pres  sion supérieure et une température correspondante  plus élevée, la durée de digestion étant plus     courte.     Le procédé décrit dans l'exemple suivant est du type  intéressant dans l'hydrolyse du produit brut du réac  teur.  



       L'acide        cyanurique    peut être obtenu pur de la  manière suivante  On a mélangé de l'acide     cyanurique    contenant  82,8 % d'acide     cyanurique    et 17,2 %     d'ammélide     avec un volume d'acide     sulfurique    5 N     suffisant    pour  fournir 4,9 molécules d'acide     sulfurique    par molé  cule     d'ammélide    et on a chauffé un récipient clos  à     140,1    C pendant deux heures.

   On a refroidi le ré  cipient et on a enlevé le produit solide et on a     filtré.     Son poids correspondait à une récupération de  98,5 % de l'acide     cyanurique    et de     l'ammélide    cons  tituant l'acide     cyanurique    brut<B>;</B> il comportait 99,6 %  d'acide     cyanurique    et 0,4     d'ammélide.    Il convenait  à la     chloruration.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de conversion de l'urée en acide cyanu- rique brut convertible par hydrolyse acide en acide cyanurique pur, caractérisé en ce qu'on prépare un mélange sous forme de granules d'acide cyanurique brut et d'urée, qu'on fait passer le mélange à tra vers une zone chauffée, dans laquelle le mélange est chauffé à 230 à 375c, C,
    tout en agitant le mélange de manière continue pour qu'il reste sous forme de granules mobiles et qu'on retire le produit brut de la zone chauffée. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce qu'une portion des granules déchargés est mé langée avec de l'urée et rechargée dans la zone chauffée. 2. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que le mélange comprend au moins 65 parties en poids de granules d'acide cyanurique brut et au plus 35 parties en poids d'urée. 3.
    Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que l'urée est mélangée avec lesdits granules d'acide cyanurique brut par pulvérisation d'urée fon due sur les granules chauds tout en soumettant ces granules à un mélange énergique. 4. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que les granules d'acide cyanurique brut sont imprégnés et enduits d'urée en quantité de 5 à 35 % du poids total des granules. 5. Procédé suivant la revendication et la sous- revendication 4, caractérisé en ce que la dimension des granules est de 1,6 à 12,7 mm. 6.
    Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que les granules passent à travers la zone chauffée dans l'espace de 6 à 40 minutes. 7. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que les gaz sortant de la zone de réaction sont envoyés à travers un condenseur dont les parois sont à une température comprise entre 115 et 130o C de manière à condenser les produits uréiques liquides pour les séparer d'avec les gaz, et les produits uréi- ques liquides sont recyclés. 8.
    Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que les gaz sortant de la zone de réaction sont envoyés à travers un laveur contenant une solution aqueuse d'urée maintenue entre 70 et 1000 C et le liquide de lavage est recyclé.
CH7419959A 1958-06-10 1959-06-09 Procédé de conversion de l'urée en acide cyanurique brut CH387644A (fr)

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
US74108058A 1958-06-10 1958-06-10

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH387644A true CH387644A (fr) 1965-02-15

Family

ID=24979300

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH7419959A CH387644A (fr) 1958-06-10 1959-06-09 Procédé de conversion de l'urée en acide cyanurique brut

Country Status (2)

Country Link
CH (1) CH387644A (fr)
ES (1) ES249780A1 (fr)

Also Published As

Publication number Publication date
ES249780A1 (es) 1959-10-01

Similar Documents

Publication Publication Date Title
US2943088A (en) Production of cyanuric acid from urea
EP0040122B1 (fr) Procédé de fabrication de produits sous forme de particules solides notamment d&#39;engrais granulés NP/NPK contenant du phosphate d&#39;ammonium
EP0052552B1 (fr) Procédé de fabrication de poudres propulsives fines par granulation et poudres ainsi obtenues
CH387644A (fr) Procédé de conversion de l&#39;urée en acide cyanurique brut
FR2521984A1 (fr) Procede de fabrication d&#39;engrais granulaires
FR2684372A1 (fr) Procede pour la fabrication d&#39;engrais phospho-azotes.
EP2323962A1 (fr) Procede d&#39;obtention de cristaux d&#39;adn par cristallisation en milieu visqueux
US4874595A (en) Process for producing calcium-urea nitrate
EP0001368B1 (fr) Procédé de granulation de métasilicate de sodium et produits obtenus
CA1054631A (fr) Granules de sels d&#39;acides poly-.alpha.-hydroxyacryliques et leur procede de fabrication
CA2024800C (fr) Methode pour ameliorer la fluidite du chlorure de cyanuryle solide
KR20010012724A (ko) 결정성 멜라민
CA1042677A (fr) Methode de production d&#39;aliments pour plantes
EP0578240A2 (fr) Procédé pour la préparation de granulés d&#39;oxamide
BE880803A (fr) Procede de production d&#39;un sel de sulfate de potassium
BE1024705B1 (fr) Procédé de préparation de compositions d&#39;acide lactique solide et acide lactique ainsi obtenu
BE631941A (fr)
BE511115A (fr)
FR2479210A1 (fr) Procede et installation pour la fabrication de nitrate de guanidine a partir d&#39;un melange d&#39;uree et de nitrate d&#39;ammonium avec catalyseur en silice
BE575638A (fr)
BE589711A (fr)
BE661302A (fr)
BE537782A (fr)
BE705962A (fr)
BE632392A (fr)