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Procédé d'achevage d'échappement et projecteur d'achevage pour la mise en aeuvre du procédé Il est connu que les fonctions de l'échappement doivent être contrôlées et ajustées avec précision. Ces opérations portent le nom:d'.achevage et ont été effectuées autrefois d'une marnière artisanale, par d'habiles ouvriers qui utilisaient, pour entreprendre ce travail, une loupe et de nombreux petits outils.
On a déjà eu l'idée d'utiliser un appareil pour corriger mécaniquement, au moyen d'une broche à commande manuelle, la position de la partie active d'une goupille de renversement plantée dans la platine d'un mouvement d'horlogerie, une vis micrométrique permettant d'ajuster une plate-forme sur .laquelle est placée ladite platine.
Dans un autre appareil plus perfectionné, un dispositif pneumatique permet de ,diriger à volonté un jet de fluide sur les organes mobiles de l'échappement d'une pièce d'horlogerie, pour en modifier la position. L'appareil comprend un microscope permettant d'examiner avec précision l'échappement.
Des procédés industriels dans lesquels I'achevage est opéré sur un projecteur de profil sont également déjà connus. L'ouvrier peut, dans ce cas, suivre avec une plus grande facilité les différentes phases de son travail. Dans l'un de ces projecteurs, le mouvement de la montre est supporté dans le plan horizontal, et l'image de l',ancre est formée sur un écran incliné. De tels projecteurs présentent toutefois l'inconvénient de renverser l'image de l'objet et ne permettent pas à l'opérateur de situer avec précision les corrections qu'il effectue.
On utilise divers posages pour faciliter ces opérations de retouches. La pratique a montré que, par le seul déplacement des goupilles de limitation, pour autant évidemment que l'on utilise des constituants de bonne qualité, l'achevage est possible. Dans ce mode d'opération, l'ancre est entraînée manuellement et les valeurs des repos et chemins perdus sont ainsi observées. Mais par contre, il n'est pas possible, sur de tels posages, de contrôler les fonctions de la fourchette et du plateau.
La présente invention a pour objet un procédé d'achevage d'échappement suivant lequel le mouvement de la montre équipé de son rouage et de son ancre est placé sur un poste de travail pour permettre un contrôle et une retouche des fonctions par projection sur un. plan de référence.
Ce procédé se caractérise par le fait que l'ancre est entraînée par un plateau de travail appartenant .audit poste et que les valeurs angulaires des fonctions de fourchette, plateau, palette et roue sont mesurées par les déplacements des palettes sur un plan de référence.
La présente invention a également pour objet un projecteur d'achevage pour la mise en pauvre dudit procédé. Ce projecteur comprend une table horizontale et un écran ,incliné. Il est caractérisé par le fait qu'il supporte la montre fixée dans le plan horizontal avec une direction générale à 450 sur un poste de travail et qu'il comprend des moyens optiques tels que l'image de la montre apparaisse sur l'écran en position verticale,
tout déplacement de la montre dans le plan horizontal correspondant à un déplacement de même sens et de même direction de l'image sur l'écran.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de 11a présente in-
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vention ainsi qu'un exemple de mise @en oeuvre du procédé.
La fig. 1 est une vue en perspective du projecteur d'achevage.
La fig. 2 en est le schéma électrique.
Les fig. 3 à 8 représentent, par une vue en plan et par des coupes partielles, le cheminement du rayon lumineux.
Les fig. 9 à 12 représentent en vue et en coupe, le poste de travail.
La fig. 1 représente le projecteur en perspective. Son enveloppe pourrait être un parallélépipède de rectangle de 50 sur 50 sur 35 cm. Le socle 1 supporte un caisson 2 abritant les éléments électriques et les organes de commande, des miroirs et l'écran 3. La source lumineuse montée dans le prolongement 4 du caisson fournit un .faisceau lumineux qui est recueilli par l'objectif monté sous la table de travail 5.
On remarque sur la tranche du socle un fusible 6, un interrupteur général 7, un interrupteur 8 d'une pompe à air et des organes 9 commandant la distribution de l'air comprimé sur la montre en travail.
La fig. 2 représente le schéma électrique des divers éléments du projecteur. On remarque en 10 l'ali- mentation par le réseau, en 7 l'interrupteur général, en 6 le fusible, en 11 un autotransformateur fournis- sant pour des tensions d'entrée différentes, 110 volts au moteur 12 de la pompe, 110 volts également au moteur 13 du ventilateur et 8 volts à la source lumineuse 14. L'interrupteur 8 permet d'interrompre le fonctionnement de cette pompe à air.
Les fig. 3 à 8 permettent d'expliquer le cheminement des rayons lumineux à travers le projecteur. La fig. 3 représente schématiquement la source lumineuse 30 montée dans le caisson 4 du projecteur. Un condenseur 31 forme un faisceau lumineux dont le rayon principal est désigné par R sur le miroir Ml incliné de 420 30' dans le sens trigonométrique négatif et parallèle à l'axe I-I de la fig. 4. Celui-ci réfléchit la lumière à travers un second condenseur 32 pour que le faisceau de rayons approximativement parallèles rencontre le mouvement de montre placé sur la table 5.
La fig. 4 qui est une coupe de la base du socle 1 montre -en ïtraitillé la table 5. Un miroir M2 reçoit le faisceau R de l'image après son passage dans l'objectif non représenté. Cet objectif a pour effet de retourner l'image.
C'est le miroir M2 dont la coupe suivant V-V est représentée en fig. 5, incliné à 450 par rapport à la verticale, et de 18o 25' 55" par rapport à l'axe I-I dans le plan horizontal et dans le sens trigonométrique positif qui renvoie l'image à l'horizontale sur un miroir M3. Celui-ci est incliné dans le plan de 430 7' 5" par rapport à l'axe I-I dans le sens trigonométrique négatif.
La fig. 6 représente une coupe suivant VI-VI de la fig. 4 et montre que ce miroir M3 est incliné de 180 00' 45" dans le sens trigonométrique négatif par rapport à la verticale. Le faisceau R est réfléchi par M3 sur un quatrième miroir M4 formant dans le plan un angle de 1050 avec l'axe I-I dans le sens ,trigonométrique négatif. La coupe suivant VII-VII de la fig. 4 formant la fig. 6, montre que le miroir ni est placé dans un plan vertical.
Le miroir M. renvoie l'image sur l'écran E dont la ligne d'intersection avec le plan horizontal est parallèle à celle du miroir M4.
L'inclinaison de l'écran, suivant la fig. 8 est de 18o 52' 32" dans le sens trigonométrique positif.
Le rayon lumineux suit un chemin tel que les angles d'incidence et de réflexion ont les valeurs suivantes : sur le miroir Ml 470 30', sur le miroir M2 450, sur le miroir M3 18o 00'45", sur le miroir M4 180 52' 32", l'angle d'incidence sur l'écran étant nul.
Le rayon lumineux R parcourt les distances suivantes : du point d'observation au miroir M2 45 mm, du miroir M., au miroir M3 185,476 mm, du miroir M3 au miroir ni 251,167 mm et -du miroir M4 à l'écran E 194,832 mm soit au total 676,475 mm.
Les positions des miroirs montés après l'objectif sont telles qu'ils provoquent un second retournement de l'image pour que celle-ci apparaisse sur l'écran dans une position verticale non retournée.
Ce procédé d'achevage consiste à placer le mouvement sur une plaque de travail et à projeter sur un écran de dimensions convenables l'image diascopi- que des palettes et des dents de la roue. Le poste de travail utilisé est pourvu d'un plateau de travail 50 dont les dimensions correspondent à celles des plateaux utilisés dans la série de pièces. Ce plateau permet d'entraîner l'ancre sollicitée d'autre part par le rouage et le ressort moteur pour observer, voire mesurer sur l'écran les valeurs linéaires des diverses fonctions.
La conduite lente de l'ancre par le plateau de travail facilite l'observation des repos et chemins perdus sur la palette d'entrée et sur la palette de sortie. Si ces valeurs ne sont pas correctes, ne sont pas comprises dans les limites données par le plan de référence, l'opérateur a la possibilité dé procéder immédiatement et sans aucun démontage du mouvement au déplacement de l'une ou de l'autre des goupilles.
Le poste de travail comprend à cet effet un doigt et une fourchette déplaçables rotativement pour plier l'une ou l'autre des goupilles en vue d'augmenter ou de diminuer la valeur de l'angle de levée de l'ancre. Cette retouche étant terminée, l'opérateur contrôle ensuite les jeux entre cornes et cheville de plateau.
Il immobilise le plateau d'ans la position représentée par la fig. 10 et palpe la fourchette par un jet d'air comprimé. S'il manque le jeu entre ces pièces la fourchette reste immobile, tandis que s'il existe un jeu même minime, la fourchette acquiert un mouvement d'oscillation. L'observateur peut .alors mesurer ou évaluer la valeur de ce déplacement en observant les déplacements de la palette sur le plan de référence. Il répète la même opération pour les cornes d'entrée et de sortie puis pour le dard.
La valeur de ces jeux n'influence aucunement le fonctionnement de l'échappement pour autant, bien entendu, qu'ils soient compris entre des valeurs limites. En cas de mauvais fonctionnement, l'opérateur fera procéder au remplacement de l'ancre, ou dans certains
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cas, aura la possibilité de retoucher la position des goupilles de limitation pour trouver un compromis entre les valeurs des repos et chemins perdus et les jeux entre la cheville et la fourchette.
Le poste de travail prend place sur la table 5 du projecteur et comprend, suivant les fig. 10 et 11, une base 100 par laquelle il vient se fixer sur un chariot à coulisses rectangulaires 101 et 102 représentées schématiquement en 103. Deux colonnes cylindriques 104 et 105 sont solidaires de cette base et par l'intermédiaire de manchons à billes 106 et 107, elles permettent au bloc supérieur 109 de se déplacer facilement. Un levier 108 pivoté sur la base commande ces déplacements. Le mouvement de montre 110 est immobilisé sur la base par au moins deux goupilles de travail.
La fig. 12 .représente une coupe suivant XII-XII de la fig. 11. On y voit le corps 109 du bloc supérieur pourvu d'un alésage dans lequel un manchon centre trois broches coaxiales 112, 113, 114.
La broche 112 porte à son extrémité inférieure un plateau de travail (voir fig. 9) comprenant un grand plateau 90, un petit plateau 91, une cheville de plateau 92. Le petit plateau est dégagé en 93 pour lui permettre de passer devant les cornes lorsque l'on procède à la descente du bloc supérieur 109.
La broche 112 est solidaire par son extrémité supérieure d'une roue dentée 115 qui engrène avec une roue 116 montée au bout de l'arbre de commande 117. Un bouton de commande 118 permet à l'opérateur d'entraîner le plateau de travail en rotation. Ce bouton porteur d'un index se déplace en regard d'un disque sur lequel apparaît un point de repère correspondant à une position de mise en place du plateau et à quatre positions d'utilisation de ce plateau pour contrôler les fonctions des cornes et dard.
La broche 113 porte à son extrémité inférieure un doigt 94 (fig. 9) de dimensions convenables pour prendre place entre les deux goupilles de limitation 95. Un levier de commande 123 (fig. 12) pourvu d'une oreille 120 débordant de la périphérie du bloc supérieur permet à l'opérateur de communiquer au doigt 94 un mouvement de rotation.
La broche 114 se termine par une bague 119. Suivant la fig. 9, on remarque que cette bague est fendue en 96 à une largeur suffisante pour envelopper les deux goupilles delimitation 95. Un levier de commande 121 pourvu d'une oreille 122 accessible de l'extérieur du bloc supérieur, permet à l'opérateur de communiquer à la bague 119 un mouvement de rotation.
Ainsi par des rotations de l'oreille 120, il est possible d'écarter les goupilles de limitation tandis que par des rotations de l'oreille 122, il est possible de les rapprocher. Pour apprécier ou mesurer les valeurs des diverses fonctions, il est nécessaire de soumettre l'ancre à un certain déplacement. Les forces en jeu étant excessivement faibles, il convient d'éliminer tout outil et de le remplacer par un jet d'air comprimé.
Les jets d'air comprimé issus de la pompe montée dans le caisson sont distribués normalement aux côtés de la fourchette par des buses orientables après avoir traversé, par des canaux appropriés, les divers éléments du poste de travail.
La présente invention n'est pas limitée à la forme d'exécution décrite mais comprend également des postes de travail par lesquels les plateaux, les éléments de retouches et les plaques de travail pourraient être montés de façon interchangeable afin de permettre l'échange de divers calibres sur le même projecteur. Il en est de même du dessin de référence qui pourrait être monté sur une glissière parallèle à l'écran pour en faciliter son changement.
Le projecteur d'achevage représente, sous un faible encombrement, une possibilité nouvelle de mise au point et de retouches des échappements de montres. La position reculée et légèrement inclinée de l'écran, de même que l'accès facile au poste de travail, créent pour l'utilisateur des conditions de travail favorables à une production optimale.
De plus la possibilité offerte de pouvoir contrôler sur le même appareil et sans démontage intermédiaire l'ensemble des fonctions de l'échappement, diminue notablement les temps d'opérations et conduit également à une production optimale .tout en assurant une grande sécurité du fonctionnement des échappements ainsi traités.