Totalisateur électronique La présente invention se rapporte aux totalisa teurs électroniques.
Les formes connues de totalisateurs électroniques commandés par des impulsions d'horloge présentent cet inconvénient que la fréquence des impulsions d'horloge doit être suffisamment basse pour que l'élément le plus lent du système réponde convena blement en un intervalle d'horloge unique et cette fréquence est encore réduite par la nécessité de per mettre la plus mauvaise combinaison possible des tolérances sur les pièces constitutives.
Dans un système asynchrone, au contraire, tous les éléments fonctionnent à leur vitesse maximum. La présente invention a pour objet un totalisa teur électronique comprenant un premier compteur composé d'éléments bistables, caractérisé par un se cond compteur composé d'éléments bistables aptes à représenter une donnée numérique à totaliser ; par des organes d'introduction de donnée servant à introduire ladite donnée dans le second compteur ;
par un premier organe excité par l'introduction de ladite donnée dans le second compteur et par le changement du contenu du premier compteur et agencé pour faire décroitre le contenu du second compteur d'une unité ; et un second organe excité par le changemeent du contenu, ce dernier n'est pas zéro, du second compteur et agencé pour faire dé croître le contenu du premier compteur d'une unité, de façon que le contenu du second compteur, étant initialement ladite donnée, décroisse jusqu'à zéro par un certain nombre de pas d'une unité chacun et ensuite par un pas additionnel à un état vide, et que le contenu du premier compteur décroisse par le même nombre de pas d'une unité chacun,
de sorte que le contenu du premier compteur est finalement diminué d'une quantité égale à ladite donnée initia lement introduite dans le second compteur.
Ce totalisateur trouve une application particu lière dans un appareil de vérification de nombres destiné à être utilisé avec une machine comptable actionnée par un clavier. Un tel appareil est décrit dans le brevet suisse No 377134.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple une forme particulière de l'appareil de vérification de nombre semblable à celui décrit dans le brevet précité, équipé d'une forme d'exécution du totalisa teur faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma d'ensemble illustrant les dispositions principales de l'appareil.
La fig. 2 est une représentation partiellement schématique d'un élément ou noyau magnétique bi- stable et de ses circuits associés, constituant l'élément de base de l'appareil.
La fig. 3 est un schéma montrant la manière dont des éléments tels que celui de la fig. 2 peuvent Ctre combinés pour le transfert séquentiel d'une fonction de contrôle ou d'une fonction emmagasinée, ou de l'indication en provenance d'un élément et destinée à un autre élément.
La fig. 4 est un schéma représentant une combi naison d'éléments tels que ceux des fig. 2, 3, disposés en cascade de manière à former un enregistreur de transfert à recirculation.
Les fig. 5a et 5b ensemble représentent en détail l'agencement des circuits de l'appareil de la fig. 1. Pour la compréhension de l'exposé ci-après, il suffit de noter que l'appareil de vérification de nom bres considéré ici fonctionne avec des nombres à dix chiffres et permet de vérifier si les nombres introduits sur un clavier satisfont à la règle
EMI0002.0001
dans laquelle D; est le iii-me chiffre du nombre et W;
un facteur de pondération inférieur à<B>11.</B> Avec l'ap pareil de vérification, cette somme est déterminée tout d'abord en additionnant tous les chiffres du nombre en commençant par le chiffre des unités ; puis en additionnant les chiffres allant du chiffre des dizaines au chiffre d'ordre le plus élevé ; puis en additionnant les chiffres allant du chiffre des centai nes au chiffre d'ordre le plus élevé et ainsi de suite jusqu'à ce que, finalement, on additionne seulement le chiffre d'ordre le plus élevé. Ce processus corres pond au choix d'un facteur de pondération W; égal à i, comme on le verra plus loin. Ces sommes sont additionnées dans un premier compteur module 11.
Chaque chiffre est lui-même tout d'abord introduit dans un second compteur lequel est ensuite remis à zéro pas à pas, chaque réduction d'une unité de son contenu faisant décroître d'autant le contenu du premier compteur et chaque réduction du con tenu du premier compteur faisant à son tour descen dre d'une unité le second compteur. Quand le con tenu du second compteur devient égal à zéro, un signal en est émis, lequel est appliqué à d'autres cir cuits qui sélectionnent le chiffre suivant à ajouter à la somme. Ce chiffre est lui-même introduit dans le second compteur, puis retranché du chiffre déjà con tenu dans le premier compteur, comme on l'a ex pliqué.
On voit à la fig. 1 un schéma d'ensemble des éléments comprenant un clavier 20 et quatre élé ments principaux A, B, E et F de l'appareil dont chacun, pour la commodité, est désigné ci-après sous le nom d'enregistreur. A chaque enregistreur est as socié un organe de contrôle correspondant ou hor loge . Ces horloges sont désignées respectivement par H, J, M et V et l'appareil comporte également un dispositif (D) de contrôle de rangées de la ma chine, ainsi qu'un transistor et un relais associés. En outre, l'appareil comporte, représenté entre l'enregis treur B et le clavier 20, un tableau à fiches 21.
Ce tableau, comme cela apparaîtra clairement dans la suite, peut être omis dans certains cas. Des lignes en trait fin interconnectant les divers blocs de la fig. 1 et les traversant, servent à indiquer les direc tions des fonctions de contrôle particulières exercées par certaines parties des éléments correspondants de l'appareil sur d'autres parties de l'appareil. La direc tion de la fonction de contrôle exercée par un élé ment sur un ou plusieurs des autres éléments de l'appareil est indiquée à la fig. 1 seulement par des flèches appliquées aux lignes de contrôle correspon dantes.
Ceci apparaîtra plus clairement en se référant à la description détaillée des opérations de l'appareil qui est donnée ci-dessous. Le clavier 20 est un clavier d'entrées de machine standard quelconque, comportant dix colonnes de touches disposées suivant des rangées de valeurs comme cela est courant dans les machines compta bles. Les colonnes sont numérotées de 1 à 10 de droite vers la gauche, et les valeurs des touches de 0,9 de bas en haut. Chacun des enregistreurs A, B, E et F et chacun des organes de contrôle H, J, M et V comprend un ou plusieurs ensembles analogues dont chacun est essentiellement composé d'un noyau magnétique bistable et d'un transistor associé, le noyau étant muni dans chaque cas d'un ou plusieurs enroulements ou bobines.
Comme cela apparaîtra tout à fait clairement dans la suite, une série de tels ensembles peut être connectés en cascade de ma nière à former un enregistreur ou peuvent être utilisés séparément ou en groupes comme organes de con trôle. Du fait que ces ensembles noyau-transistor sont originaux en ce qui concerne leur structure et leur fonctionnement, on décrira en détail la structure et le fonctionnement d'un ensemble typique en se réfé rant à la fig. 2.
La fig. 2 représente schématiquement un élément ou noyau magnétique bistable 30 qui, pour la com modité de l'illustration seulement, est représenté sous forme d'un anneau rectangulaire bien qu'il puisse en pratique être toroïdal ou avoir une autre forme. Les conducteurs électriques isolés tels que L1, L2, L3, L4 sont enfilés à travers le noyau. Il est bien entendu qu'au lieu que les conducteurs ne traversent le noyau qu'une fois, ils peuvent être de diverses autres ma nières couplés inductivement au noyau, par exemple en constituant des bobines d'une ou plusieurs spires enroulées sur le noyau. Dans tous les cas, les con ducteurs peuvent être désignés sous le nom de bobi nes.
Au moyen de ce couplage inductif, une impul sion de courant traversant un conducteur ou une bobine peut affecter l'état magnétique du noyau et, en produisant un changement de l'état magnétique du noyau, induire un potentiel ou courant dans une autre bobine couplée au noyau. Les états magnéti ques rémanents opposés du noyau seront, pour la commodité, désignés ci-après sous le nom d'état 0 et d'état 1, ou plus simplement 0 et 1. Au noyau 30 sont associés des circuits comprenant un transistor T qui, dans le présent exemple, est du type p-n-p <I>à</I> basse fréquence.
Il est évident que si une impulsion de courant électrique d'amplitude suffisante est transmise à une bobine inductivement couplée au noyau 30, par exemple par l'intermédiaire du con ducteur L1 dans la direction indiquée par la flèche sur le conducteur, Ll, le noyau peut être excité dans l'un bien déterminé de ses états rémanents opposés suivant le sens d'enroulement de la bobine, et en supposant que le noyau ne se trouve pas déjà dans cet état rémanent particulier. De même, si une im pulsion de courant est transmise par le conducteur L1 dans le sens opposé à celui indiqué par la flèche, le noyau 30 peut être excité dans l'état rémanent opposé s'il ne s'y trouve pas déjà.
Pour la commo- dité et la clarté de la description qui suivra, on sup pose que le passage du courant par un conducteur et un enroulement dans le sens indiqué par une flè che appliquée au conducteur sur le rectangle qui représente le noyau, tend à exciter le noyau en ques tion à l'état magnétique rémanent particulier indiqué par celui des symboles 0 et 1 se trouvant du côté du rectangle opposé à la flèche.
C'est-à-dire que lorsque les symboles 0 et 1 sont appliqués respecti vement aux côtés supérieur et inférieur du rectangle, comme l'indique l'extrémité gauche du noyau 30 à la fig. 2, une impulsion traversant Ll vers le bas indiqué par la flèche qui s'y trouve est considérée comme excitant le noyau 30 de l'état 0 à l'état 1. De même, une impulsion électrique traversant un con ducteur tel que L2 vers le haut tel qu'il est indi qué par la flèche du conducteur, tend à exciter en sens inverse le noyau 30 de l'état 1 à l'état 0. Le transistor T est connecté avec son émetteur à la masse, la base et l'émetteur étant reliés comme l'in dique la figure aux extrémités d'une bobine ou d'un conducteur L5 inductivement couplé au noyau 30.
Ainsi, au passage des impulsions de courant à travers l'un ou l'autre des enroulements ou des bobines qui embrassent le noyau 30, dans un sens tendant à changer l'état magnétique du noyau, le noyau sera excité et une tension sera induite dans la bobine L5. Il est évident que si l'enroulement de la bobine L5 se trouve dans le sens convenable, un potentiel négatif sera appliqué à la base du transistor, le déclenchant à l'état de conduction. On suppose bien entendu que la borne de collecteur du transistor est connectée à une source appropriée de potentiel négatif mise à la masse comme l'indique le dessin. L'impulsion d'excitation qui peut, par exemple, être transmise vers le haut par le conducteur L2 peut commodément être désignée sous le nom d'impul sion d'interrogation .
Si le noyau 30 se trouve dans l'état 1 mentionné ci-dessus, l'excitation du noyau et du transistor par une impulsion d'interrô- gation par l'intermédiaire de L2 provoque le passage d'un courant de collecteur vers le haut à travers le conducteur L4.
Ce courant inverse l'état du noyau, c'est-à-dire l'excite du 1 vers le 0. Dans les divers usages, dans l'appareil, d'ensembles analogues ou similaires à ce lui de la fig. 2, diverses sources d'impulsions ou de courant continu servent au fonctionnement des di vers éléments comme cela apparaîtra clairement dans la suite en se référant aux fig. 5a et 5b. De même, le passage des divers noyaux magnétiques d'un état rémanent à l'autre induit ou facilité par la conduc- tion à travers le transistor correspondant, sert à remplir les fonctions de contrôle, de comptage et de transfert et d'emmagasinement d'éléments d'informa tion.
Ceci est obtenu par passage du courant de transistor ou d'impulsions à travers une charge appropriée, comme l'indique la fig. 2. Ces opérations sont décrites plus en détail en se référant à la fig. 3. Si l'on se réfère maintenant à la fig. 3, on voit une série de trois ensembles U1, U2 et U3 repré sentés chacun par un rectangle qui représente symbo liquement un noyau et un transistor tel que celui de la fig. 2.
Des conducteurs électriques ou des bobines et des conducteurs inductivement couplés à un noyau correspondant sont indiqués par des lignes verticales pénétrant dans les rectangles correspondants et en sortant et les sens de circulation de courant signifi catifs à travers les conducteurs correspondants sont indiqués par des flèches appliquées aux conducteurs en question comme dans la fig. 2.
Les deux états ré manents des noyaux sont représentés par les symbo les 0 et 1 placés aux extrémités gauches des divers rectangles et il est bien entendu que le passage du courant à travers un conducteur vers le haut , entrame le passage du courant dans la bobine asso ciée dans un sens propre à exciter le noyau magnéti que correspondant du 1 au 0 et que, de même, le passage du courant par un conducteur dans un sens indiqué par une flèche dirigée vers le bas , tend à exciter un noyau du 0 vers le 1. Comme on le voit, le courant qui traverse un conducteur sélectionné peut concurremment circuler vers le bas à travers un certain ensemble et vers le haut à travers un second ensemble, de manière à exciter le premier noyau vers le 1 et le second vers le 0.
Le second ensemble peut être compris dans la charge décrite à la fig. 2. En supposant maintenant que les bobines correspon dantes de chacun des trois noyaux des ensembles de la fig. 3 sont connectées en série d'une manière indi quée par le conducteur L6 et qu'une impulsion de courant est appliquée à travers le conducteur dans le sens indiqué, il est évident que le noyau magnétique de l'ensemble U1 sera excité du 0 au 1 s'il ne se trouve pas déjà dans l'état 1, que le noyau magnéti que de l'ensemble U2 sera excité du 1 au 0 s'il ne se trouve pas déjà au 0 et que le noyau magnétique de l'ensemble U3 sera de même excité du 1 au 0 s'il ne se trouve pas déjà au 0.
En outre, il est évi dent que l'impulsion de courant mentionnée ci-dessus, qui peut être désignée ci-après sous le nom d'impul sion d'établissement , peut être transmise à travers des bobines supplémentaires embrassant les noyaux magnétiques correspondants d'ensembles supplémen taires si on le désire, en vue d'exciter lesdits noyaux du 1 au 0 s'ils ne se trouvent pas déjà dans l'état 0, si bien qu'on peut être sûr que le noyau du premier ensemble se trouve dans l'état 1 et que tous les noyaux suivants d'une série se trouvent dans l'état 0 ou vice versa, suivant la disposition des enroule ments.
Si maintenant, les noyaux des ensembles U1, U2 et U3 se trouvant dans leurs états magnétiques res pectifs tels qu'ils sont établis par le courant d'éta blissement qui circule dans le conducteur L6, on transmet un courant par une autre bobine inductive- ment liée au noyau de l'ensemble U1, mais dans un sens tendant à exciter ce noyau vers le 0 (comme l'indique le courant qui circule dans le conducteur L7), il est évident que l'ensemble U 1 sera excité et que le transistor de cet ensemble sera excité ou dé clenché à l'état de conduction par une tension in duite dans sa bobine émetteur-base, et que l'impul sion de courant de collecteur du transistor circulera vers le haut à travers la bobine connectée au conducteur L8.
Il est également évident que l'impul sion du transistor, aidée éventuellement par l'impul sion de déclenchement initiale qui circule dans le conducteur L7, excitera le noyau de l'ensemble U1 de l'état 1 à l'état 0, ramenant ainsi ce noyau à l'état 0. En outre, comme le conducteur L8 est connecté de manière à transmettre le courant du transistor vers le bas à travers une bobine indue- tivement couplée au noyau de l'ensemble U2, il est évident que l'impulsion servira également à exciter concurremment le noyau de l'ensemble U2 de l'état 0 à l'état 1. Ainsi, en effet, l'élément d'information initialement introduit dans le noyau de U1 et repré senté par le fait que ce noyau se trouve dans l'état 1 a été transféré au noyau de U2.
C'est de cette façon que l'appareil exécute ce qu'on appelle dans la tech nique une opération de transfert d'éléments d'infor mation. Outre qu'il sert à effectuer une telle opéra tion dans un enregistreur, les actions préalablement expliquées de certains des ensembles typiques noyau- transistor servent à contrôler certaines actions d'une manière qui apparaîtra clairement dans la suite.
A la fig. 4, on a représenté schématiquement une série d'ensembles Zl, Z2. Z7 chacun analogue aux ensembles préalablement décrits en regard des fig. 2 et 3. Les ensembles en question sont disposés en série de manière à constituer un enregistreur de transfert , dans lequel un élément d'information peut être introduit dans l'ensemble Zl par une impul sion d'établissement transmise par un conduc teur d'établissement L12 et transféré successivement d'un ensemble au suivant par application d'impul sions d'excitation appropriées aux enroulements ou bobines d'interrogation telles que L13, L15, L17, etc.
Les impulsions d'interrogation ou d'excitation peuvent être appliquées à tous les noyaux de la série concurremment, ou seulement au noyau parti culier qui emmagasine l'élément d'information sui vant que les bobines d'excitation sont connectées en série ou autrement. Dans tous les cas, seul le trans istor de l'ensemble se trouvant dans l'état actif ou état 1 est déclenché à l'état de conduction. Ceci est évident quand on note qu'une impulsion d'excita tion appliquée à un ensemble se trouvant dans l'état 0 n'induit pas de potentiel de déclenchement dans la bobine base-émetteur du transistor.
Tandis que dans le montage de la fi-. 3 un élément d'informa tion peut être transféré à travers le dispositif de U1 à U2, de U2 à U3, puis en dehors de U3 et être perdu ou écarté, le montage de la fig. 4 est tel que l'élément recircule à travers l'enregistreur. Ceci est obtenu par connexion du transistor de l'ensemble 27 de manière à connecter son collecteur vers le haut par l'intermédiaire d'une bobine enroulée sur le noyau de Z7, puis vers le bas par l'intermé diaire d'une bobine enroulée sur le noyau de Zl à travers le conducteur L24, d'où il résulte que le noyau Z7 est rappelé au 0 et que celui de l'ensemble Z1 est excité à l'état 1.
Les connexions comprenant le conducteur L24 et servant à effectuer cette opéra tion de recirculation sont conformes à la fig. 4.
Dans l'appareil de vérification de nombres repré senté sous forme de schéma de principe à la fig. 1, l'enregistreur A est utilisé dans une opération fonc tionnelle désignée ci-après sous le nom d' explora tion de clavier , l'enregistreur B sert à contrôler la pondération numérique des diverses colonnes du clavier, l'enregistreur F sert d'enregistreur d'ac cumulation dans lequel les valeurs numériques des nombres introduits sur le clavier sont introduites (effectivement) par des transferts successifs d'un élé ment par l'intermédiaire d'un nombre correspondant d'ensembles d'enregistrement.
L'introduction de va leurs numériques dans l'enregistreur F d'accumula tion, est contrôlée par l'enregistreur E que l'on peut désigner ci-après sous le nom d'enregistreur d'entrée de clavier. D'une manière générale, les éléments ainsi esquissés servent à introduire dans l'accumulateur (enregistreur F), la valeur numérique de la touche abaissée dans une colonne donnée quelconque du clavier une ou plusieurs fois, le nombre de fois cor respondant à l'ordre de la colonne de touches parti culière considérée.
Donc, la première colonne de tou ches a la pondération 1, la seconde colonne 2, la troisième colonne 3 et ainsi de suite, et l'appareil introduit dans l'enregistreur d'accumulation la valeur numérique de la touche abaissée dans la première colonne une seule fois, la valeur de la touche abais sée dans la seconde colonne deux fois, celle de la touche abaissée de la troisième colonne trois fois, et ainsi de suite, si bien qu'on introduit en fait dans l'enregistreur F d'accumulation chacun des pro duits des valeurs numériques des diverses touches abaissées par leurs pondérations de colonnes respec tives. En réalité, les valeurs numériques ne sont pas introduites dans l'accumulateur dans l'ordre simple indiqué ci-dessus, comme on l'expliquera dans la suite, et comme on l'a d'ailleurs laissé entendre au début de cet exposé.
L'enregistreur F d'accumulation est un enregis treur à recirculation dans lequel initialement un chif fre ou élément d'information unique (valeur numéri que égale à 1) est introduit et recirculé si bien que chaque fois qu'une valeur numérique décimale est introduite dans l'enregistreur d'accumulation, ce chif fre ou élément d'information unique est transféré d'un nombre de positions égal à la valeur décimale ainsi introduite dans l'enregistreur.
L'enregistreur d'accumulation est composé d'un nombre d'étages ou d'ensembles égal au module 11 mentionné ci-dessus, et à l'achèvement de l'opération d'application à l'ac cumulateur de tous les produits mentionnés ci-dessus, le chiffre ou élément d'information unique se trou vant dans l'accumulateur sera, pourvu que le nombre d'information ait été correctement introduit sur le clavier, situé dans un seul ensemble enregistreur d'accumulation déterminé à l'avance. Par conséquent, la présence ou l'absence du chiffre dans l'ensemble particulier en question de l'enregistreur d'accumula tion indique respectivement l'introduction correcte ou incorrecte du numéro de compte sur le clavier de la machine et la simple interrogation de cet ensemble fournit l'indication désirée relative à l'exactitude de l'entrée numérique.
La manière dont l'appareil fonc tionne pour exécuter les opérations décrites ci-dessus d'une manière générale sera maintenant expliquée en se référant aux fig. 5a et 5b.
On note sur ces figures que l'enregistreur A com prend dix ensembles respectivement désignés par Al, A2 A9, A10. L'enregistreur B comprend onze en sembles respectivement désignés par B1, B2<B>....</B> B10, B 11. L'enregistreur E comprend onze ensembles respectivement désignés par E10, E9, E8. E2, E1, E0, et l'enregistreur F (accumulateur) comprend onze ensembles désignés de manière similaire par F11, F10, F9. ... F3, F2, F1.
On notera que, dans chacun des ensembles des enregistreurs, le circuit collecteur de son transistor (par exemple le conducteur 41 de l'ensemble Al et le conducteur 51 de l'ensemble B1) est connecté de manière à transmettre le courant de collecteur vers le haut à travers une bobine du noyau de cet ensemble, de telle manière que le cou rant de collecteur excite le noyau de cet ensemble du 1 au 0. Les courants de collecteur des divers transistors se présentant sous la forme d'impulsions brèves, servent également dans chaque cas à exciter un ou plusieurs noyaux d'autres ensembles ou sont utilisés dans d'autres fonctions de contrôle, comme on va le voir.
Un conducteur d'établissement LS (en trait plein) est inductivement couplé au noyau de chacun des ensembles des quatre enregistreurs et au noyau de chacun des dispositifs de contrôle J et G. Une impulsion d'établissement est transmise à tra vers ce conducteur par fermeture et ouverture d'un commutateur LSS (à l'extrémité supérieure gauche de la fig. 5a) par le clavier de la machine, chaque fois qu'un nombre de compte a été introduit sur ce clavier.
Comme l'indiquent les flèches portées par le conducteur LS, l'impulsion d'établissement traverse les divers ensembles dans des directions telles que les noyaux des ensembles Al, J, B1 et F1 soient excités à l'état 1 et que les noyaux des autres en sembles des enregistreurs A, B et F et tous les noyaux des ensembles de l'enregistreur E soient excités à l'état 0.
Un conducteur de polarisation LB (partie supé rieure droite de la fig. 5b) est inductivement couplé aux noyaux des dispositifs H, J, M et V et est excité d'une manière continue dans une direction propre à polariser normalement lesdits noyaux à l'état 0 comme l'indique la figure. Les éléments de circuits sont tels que lorsque l'impulsion d'établissement est transmise vers le bas à travers une bobine du dispositif J par exemple, la polarisation est contre- balancée et le noyau se trouve ainsi temporairement excité ou commuté du 0 au 1. A la cessation de l'impulsion d'établissement, la polarisation réta blit le noyau au 0.
Cette même opération de com mutation temporaire d'un noyau du 0 au 1 et de rappel au 0 par la polarisation se produit dans cer tains cas dans le fonctionnement des dispositifs H, M et V, dont chacun possède une bobine de polari sation, comme cela apparaîtra dans ce qui suit.
Il est clair, d'après la description qui précède, que les ensembles de l'un quelconque des enregis treurs peuvent transférer un élément d'information (la possibilité équivalente d'accomplir une fonction de contrôle) à l'ensemble suivant de l'enregistreur et concurremment déclencher l'action d'un ensemble dans un enregistreur différent ou dans un dispositif de contrôle différent et que cette action se produit dès que le noyau du premier ensemble (qui doit être dans l'état 1) est excité et que par conséquent son transistor conduit.
Les diverses interconnexions et conducteurs nécessaires sont disposés conformément aux fig. 5a et 5b et on s'y référera plus en détail à propos d'une explication d'un cycle complet de fonc tionnement nécessaire pour vérifier ou pour rejeter comme étant incorrecte une entrée d'un numéro de compte de dix chiffres sur le clavier 20.
On voit que le clavier comprend les conducteurs de rangées hori zontales KRO, KRI .... KR8, KR9, et les conducteurs de colonnes verticales KC1, KC2. ..KC9, KC10. Chaque touche possède un commutateur qui, lors qu'elle est abaissée, connecte le conducteur de ran gée correspondant au conducteur de colonne corres pondant. Les touches sont symboliquement représen tées par les intersections des conducteurs de rangées avec les conducteurs de colonnes, et les touches abaissées sont indiquées par un repère X super posé aux intersections appropriées des conducteurs.
Le tableau à fiches 21 est simplement constitué par deux rangées de dix bornes successivement nu mérotées de P 1 à P 10 dans la rangée supérieure et de P11 à P20 dans la rangée inférieure et disposées de telle manière qu'une borne numérique quelconque de la première rangée puisse être connectée à une . borne numérique quelconque de la seconde. rangée pour la connexion croisée dans la pondération des colonnes du clavier. Ceci permet d'exécuter des montages de pondération différents par réalisation de connexions croisées différentes des bornes, ainsi qu'on va l'expliquer.
Dans le présent exemple, la pre mière borne d'entrée du tableau à fiches P1 est con nectée à la dixième borne de sortie P11, la borne d'entrée P2 est connectée à la borne de sortie P12, la borne d'entrée P3 à la borne de sortie P13, etc.
afin d'effectuer la pondération des colonnes du clavier avec les valeurs préalablement indiquées, c'est-à-dire colonne 1 (KC1) pondération 1 ; colonne 2 (KC2), pondération 2, etc. En outre, dans cet exemple, on suppose pour les besoins de l'explica tion, que Je nombre d'information 5254975113 qui satisfait à la condition indiquée au début de cet exposé - est supposé avoir été introduit sur .le cla vier comme numéro de compte à vérifier par l'appa reil, mais qu'en réalité le nombre<B>5254975013</B> tel qu'il est indiqué par le clavier a été introduit par erreur.
Pour la commodité de l'explication du fonction nement de l'appareil, le transistor d'un ensemble particulier de l'un des enregistreurs sera désigné par la lettre T suivie du symbole désignant cet ensemble. Par exemple, le transistor de l'ensemble B6 sera dé signé par TB6, celui du dispositif J par TJ, etc. De même pour la commodité, les ensembles peuvent être dans la suite désignés seulement par leur symbole.
Comme on l'a indiqué précédemment, la polari sation appliquée sur H, J, M et V maintient norma lement ces ensembles à l'état 0. Le passage de l'im pulsion d'établissement à travers le conducteur LS excite ou établit Al, Bl, et FI à l'état 1, emma gasinant ainsi un élément d'information ou un chiffre et une possibilité d'exercer une fonction de contrôle dans chacun de ces ensembles. De même, l'impulsion d'établissement contrebalance la polarisation existant sur J et commute le dispositif à l'état 1 malgré la polarisation. A la fin de l'impulsion d'établissement, J revient à l'état 0 par suite de la polarisation et TJ est commuté à l'état conducteur.
L'impulsion TJ (l'impulsion de sortie ou de courant collecteur du transistor de l'ensemble J) traverse le conducteur 52 qui est couplé inductivement dans le sens indiqué à chacun des noyaux du registre B. L'impulsion TJ n'a aucun effet sur les noyaux des ensembles B2, B3.... B10, B11 du fait que ces noyaux se trouvent dans l'état 0, c'est-à-dire sont 0. Toutefois l'impul sion excite le noyau de -B I et déclenche TB 1 du fait que B 1 se trouve dans l'état 1.
TB 1 conduit donc une impulsion désignée sous le nom d'impul sion TB1 qui passe par l'intermédiaire du conduc teur 51 vers le haut à travers B 1 (rappelant B 1 à 0), et transmise vers le bas à travers B2 (rappelant B2 à 1), à travers P 1 et P 11 du tableau à fiches, jus qu'au premier conducteur de colonne KCl du cla vier, à travers le commutateur de la touche 3 abaissée de cette colonne, sort à travers le conduc teur de rangée KR3, descend à travers l'ensemble E3 sur un conducteur commun 53 (rappelant E3 à l'état 1), traverse M vers le bas, commute temporai rement -le noyau de l'ensemble M à l'état 1 malgré la polarisation.
A la fin de l'impulsion TB1, la pola risation rappelle M à l'état 0 déclenchant ainsi le transistor TM de ce dispositif. TM conduit et l'im pulsion TM dirigée à travers le conducteur 54 est transmise vers le haut à travers le dispositif G (sans exciter le noyau ni affecter TG, du fait que G se trouve déjà dans l'état 0) et poursuivant son chemin est transmise vers le haut à travers tous les ensem bles 190, El<B>......</B> E10 de l'enregîstreur E.
Cette impul sion TM affecte seulement l'ensemble E3 (qui a été préalablement commutée du 0 au 1 par l'impulsion TB1), du fait que tous les ensembles enregistreurs E, à l'exception de E3 se trouvent déjà à l'état 0. L'im- pulsion TM excite ainsi E3 et déclenche TE3 et ce dernier transmet une impulsion TE3 qui, circulant dans le conducteur 55, est transmise vers le haut à travers E3 (rappelant E3 à l'état 0), vers le bas à travers E2 (rappelant E2 de l'état 0 à l'état 1), cir cule à travers un conducteur commun 56, traverse V de haut en bas, rappelant ainsi temporairement V de l'état 0 à l'état 1 malgré l'effet de la polarisation normale fournie à travers le conducteur LB.
A la fin de l'impulsion TE3, la polarisation rappelle V à l'état 0, provoquant la conduction du transistor TV du dispositif V. Le transistor engendre ainsi une im pulsion TV qui, dirigée sur le conducteur 57, est transmise vers le haut à travers tous les ensembles enregistreurs F. Du fait que l'impulsion d'établisse ment a préalablement établi tous les ensembles F (à l'exception de F1) à l'état 0 et a laissé F1 à l'état 1, seul FI est affecté par l'impulsion TV.
Cette impul sion, transmise à travers le conducteur 58 vers le haut à travers F1, ramène ce dernier à l'état 0 et poursuivant son chemin vers le bas à travers Fll, ramène Fll de l'état 0 à l'état 1 (et transfère ainsi le chiffre préalablement emmagasiné dans F1 de cet ensemble à F11). Poursuivant son chemin l'impul sion TF1 par un conducteur commun 59 arrive au dispositif M où, transmise vers le bas par M, elle rappelle temporairement M à l'état 1 malgré l'action de la polarisation normale 0 sur ce dispositif. Quand l'impulsion TF1 s'amortit, la polarisation ramène M à 0 faisant ainsi en sorte que TM transmette une autre impulsion TM.
Cette impulsion, passant par l'intermédiaire du conducteur 54 à travers tous les ensembles E, inter roge de nouveau tous ces ensembles, mais excite seulement E2 (qui avait été préalablement ramené à l'état 1 lorsque E3 était ramené à l'état 0). E2 ayant ainsi été excité, TE2 conduit une impulsion qui poursuit son chemin vers le haut à travers E2 et vers le bas à travers El dans le conducteur commun 56 (rappelant ainsi E2 au 0 et rappelant E1 à l'état 1) et poursuivant son chemin vers le bas, traverse V, comme l'impulsion TE3, ce qui ramène de nouveau temporairement V à l'état 1 malgré l'effet de la polarisation.
Quand l'impulsion TE2 s'amortit, TV produit de nouveau une impulsion et cette impulsion est de nouveau transmise à travers tous les noyaux de l'enregistreur F qu'elle interroge ; comme elle trouve seulement F11 dans l'état actif ou état 1, elle excite TF11 à l'état de conduction. L'impulsion ré sultante TF11 rappelle Fll à l'état 0 et rappelle F10 à l'état 1 (transférant ainsi le chiffre de Fll à F 10), pour continuer son chemin à travers le con ducteur commun 59 et exciter temporairement ou basculer M de l'état 0 à l'état 1 malgré la polari sation. Quand l'impulsion TF11 s'amortit, M re tourne de nouveau à l'état 0.
TM produit de nouveau une impulsion, l'impulsion TM interroge l'enregis treur E, trouve cette fois El actif (c'est-à-dire dans l'état 1) et fait en sorte que TEl produise une impul sion. L'impulsion TE1 rappelle El à l'état 0, rap- pelle EO à l'état actif (1) et poursuivant son chemin le long du conducteur 56 vers le bas à travers V, bascule temporairement V à l'état 1. L'action préa lablement expliquée de TV se reproduit, interrogeant de nouveau les noyaux F et transférant le chiffre, de sorte que ce dernier est cette fois transféré de F10 à F9 et M est de nouveau temporairement rappelé à l'état 1 malgré la polarisation.
M revient alors à l'état 0 et TM produit une impulsion et interroge ainsi l'enregistreur E dans lequel EO seulement est actif. TEO conduit alors (produit des impulsions), mais on notera que l'impulsion TEO (du dernier ensemble ou ensemble le plus bas de l'enregistreur E) n'interroge pas l'enregistreur F. Au contraire, l'im pulsion TEO, transmise vers le haut par E0, libère l'enregistreur E et poursuit son chemin à travers le dispositif J, annonce à J que l'introduction de la première valeur numérique de la colonne (3) s'est effectuée dans l'accumulateur.
Cette introduction a été effectuée en trois étapes, à savoir : (1) transfert de l'élément d'information du chiffre de Fi à F11 ; (2) transfert de l'élément de F11 à F10 et (3) trans fert du chiffre de F10 à F9. Cette introduction de la valeur de la touche abaissée de la première colonne dans l'accumulateur ayant été annoncée quand elle est terminée par la conduction de TEO, l'appareil continue à introduire la valeur numérique de la tou che abaissée dans la seconde colonne. Ceci est ob tenu sous le contrôle du dispositif J dans la séquence suivante, séquence qui est tout-à-fait analogue à celle qu'on vient d'exposer au sujet de l'introduction de la valeur de la première colonne.
L'annonce, par l'impulsion TEO, de l'achèvement de l'introduction de la valeur de première colonne amène temporairement le dispositif J de l'état 0 à l'état 1 malgré la polarisation. Cette action sur le dispositif J est analogue à celle qui se produit au commencement des opérations par l'impulsion ini tiale (d'établissement) qui amenait également tempo rairement J de l'état 0 à l'état 1.
Toutefois à d'autres égards, l'action n'est pas la même du fait que l'im pulsion TEO n'affecte aucun ensemble autre que EO et J (et par conséquent laisse F9 actif dans l'état 1, représentant l'introduction d'un compte de 3) et laisse B2 actif et non B 1 comme c'était le cas à la fin de l'impulsion d'établissement. Etant donné que J est rappelé à l'état 0 par la polarisation à la fin de l'impulsion TEO, TJ produit une impulsion, l'im pulsion poursuit son chemin sur le conducteur 52 et interroge chacun des ensembles enregistreurs B. Comme seul B2 est actif, TB2 est déclenché à l'état de conduction.
L'impulsion résultante TB2 poursui vant son chemin sur le conducteur 61 vers le haut à travers B2 et vers le bas à travers B3, inverse l'état de ces deux ensembles et transfère ainsi la ca pacité d'une fonction de contrôle de B2 vers B3. L'impulsion TB2 est également transmise par les bornes P2. .P12 du tableau à fiches, poursuit son chemin vers le bas vers le conducteur KC2 de la seconde colonne du clavier, à travers le commutateur de la touche abaissée (dans le présent exemple la touche 1) sort à travers la touche de rangée KRl du clavier et vers le bas à travers l'ensemble El, par le conducteur commun 53 et vers le bas à travers l'en semble M.
Ainsi, cette impulsion en rendant l'ensem ble El actif, introduit dans l'enregistreur E la capa cité ou le pouvoir d'introduire dans l'enregistreur F d'accumulation la valeur numérique de la touche abaissée de la seconde colonne. Il est évident que si la touche 6 de la seconde colonne avait été abaissée, l'impulsion TB2 aurait poursuivi son chemin vers le bas sur les conducteurs 61 et KC2, mais serait sortie de la matrice du clavier à travers le conducteur de rangée KR6 et aurait rendu actif l'ensemble E6, don nant ainsi à l'enregistreur E la possibilité ou la capa cité d'introduire six un successifs dans l'accumu lateur.
Toutefois, comme la touche abaissée de la se conde colonne était la touche un , l'ensemble El a été commuté du 0 au 1 et ainsi rendu actif. Comme précédemment, l'impulsion de l'enregistreur B (im pulsion TB2) avait inversé temporairement l'ensem ble M malgré la polarisation et à la cessation de cette impulsion, M a été rappelé au 0 et les impul sions TM ont traversé le conducteur 54 et de nou veau interrogé l'enregistreur E. Cette interrogation trouve que E1 est le seul ensemble E qui soit actif et TE1 conduit rappelant E1 à 0 et faisant passer EO à l'état actif, tandis que l'ensemble fonctionnel V agit malgré la polarisation.
Les dispositifs B et M fonctionnent ainsi d'une manière qui apparaît claire ment, TV dans le présent exemple trouvant F9 à l'état actif et déclenchant le transfert du chiffre em magasiné de F9 à F8. Ce transfert est en fait l'intro duction de la valeur numérique de la seconde co lonne (un) dans l'accumulateur. Comme le chiffre est transféré de F9 à F8 par une impulsion TF9, M est de nouveau activé et de nouveau interroge l'enregis treur E de la manière décrite en détail précédem ment.
Cette interrogation trouve EO actif et provo que de nouveau l'évacuation de l'enregistreur E et, par l'intermédiaire d'une impulsion TEO, ce dernier annonce de nouveau l'achèvement de l'introduction dans l'accumulateur d'une valeur de touche abaissée en activant de nouveau le dispositif J. Alors, en ré ponse à son rappel à 0 par la polarisation, J inter roge à nouveau les ensembles B par l'intermédiaire du conducteur 52, trouve cette fois B3 actif et dé clenche le fonctionnement de B3.
Cette action est suivie par le rappel de B3 à 0, le passage de B4 à 1 et l' exploration de la troisième colonne du cla vier par l'impulsion TB3. L'exploration de la troi sième colonne du clavier trouve le commutateur de touche 0 fermé (par erreur comme on l'a indiqué précédemment), si bien que l'impulsion TB3 passe par le conducteur KRO de la rangée 0 du clavier et active EO et M. Il est évident qu'aucun chiffre n'est introduit dans l'accumulateur à ce moment (du fait que la touche 0 est abaissée) et qu'aucun ne le sera du fait que, lorsque l'enregistreur E est interrogé par l'impulsion TM, seul EO est trouvé actif.
Il en ré- suite que EO en fait annonce au dispositif J qu'un 0 (absence d'un 1) a été introduit dans l'accumula teur et J est de nouveau rendu actif.
Le dispositif J interroge alors à nouveau l'enre gistrement B, trouve B4 actif et, de la manière dé taillée précédemment, déclenche le transfert de la capacité de contrôle de B4 à B5 ainsi que l'explora tion de la quatrième colonne du clavier par une impulsion TB4. Cette dernière impulsion trouvant la touche 5 abaissée, passe par le conducteur de rangée KR5 et active E5 et M. M interroge alors l'enregistreur E six fois dans des opérations cycliques des ensembles M et B suivant une séquence mainte nant évidente, introduisant un un unique dans l'accumulateur pendant chacune des cinq premières opérations et, au cours de la sixième, faisant en sorte que, de nouveau, EO libère l'enregistreur E et ac tive J.
Il est maintenant évident que J interroge de nou veau l'enregistreur B, que B5 est trouvé actif et que B5 transfère sa capacité de fonction de contrôle à B6 pendant l'exploration de la colonne 5 du clavier et que E7 est ainsi rendu actif, tandis que, dans la suite, M et V accomplissent des cycles récurrents pour introduire sept un successifs (représentant le 7 introduit par la touche de cinquième colonne abaissée du clavier) dans l'accumulateur.
Il est éga lement clair que l'introduction de la valeur de la première colonne (3) dans l'accumulateur a laissé F9 à l'état actif, qu'à la suite de l'introduction de la valeur de la seconde colonne (1), F8 a été laissé à l'état actif, qu'à la suite de l'introduction de la va leur de la troisième colonne (0) F8 est resté à l'état actif, et qu'à la suite de l'introduction de la valeur de la quatrième colonne (5), F3 a été laissé à l'état actif.
Par conséquent, à la suite de l'introduction dans l'enregistreur F de deux un uniques des sept un qui représentent la valeur de la cinquième colonne, le total accumulé à cet instant (3 -I- 1 -f- 0 -f- 5 -f- 2 = 11) a été divisé par onze et le troisième un des sept a été introduit dans l'ensemble F11 par l'opération de recirculation décrite ci-dessus de l'enregistreur F.
De même, il est évident qu'à la suite de l'introduction dans l'accumulateur de la va leur sept de la cinquième colonne du clavier par les actions récurrentes des ensembles M et V, l'en semble EO libère de nouveau l'enregistreur E et pro voque de nouveau le fonctionnement de l'ensemble J. Dans la suite, par le processus expliqué, les va leurs de touche abaissée de la sixième et la septième colonne du clavier sont successivement introduites dans l'accumulateur par des entrées successives de 9, 4, 5, 2 et 5, chacun de ces nombres étant introduit par étapes de un unique.
En outre, il est évident que chaque fois qu'un total de onze un s'est accumulé dans l'enregistreur F, le total est divisé par onze quand le chiffre unique est transféré de Fl à F11. Toutefois, on notera qu'à l'instant de l'intro duction dans l'enregistreur F du dernier un de la valeur cinq représentée par la touche abaissée de la dixième colonne du clavier, chacune des valeurs des touches abaissées a été pondérée par un seu lement. C'est-à-dire que chacune des valeurs de tou ches abaissées a été en fait multipliée par un et que les produits ont tous été introduits dans l'accu mulateur et divisés par onze .
Il reste alors à accomplir les opérations consistant à introduire, en une seule fois, chacune des valeurs des touches abais sées, à l'exception de celles de la première colonne et ensuite l'introduction une seule fois des valeurs des touches abaissées à l'exception de celles de la première et de la seconde colonne, et ensuite l'intro duction une seule fois de chacune des valeurs des touches abaissées à l'exception de celles de la pre mière, de la seconde et de la troisième colonne, etc., jusqu'à ce que finalement on ait introduit dans l'ac cumulateur une fois la valeur de la première colonne, deux fois la valeur de la seconde colonne, trois fois la valeur de la troisième colonne, etc., et dix fois la valeur de la dixième colonne ;
il en résulte que les valeurs des diverses colonnes ont été introduites un nombre de fois correspondant à l'ordre de la co lonne en question. Par exemple, la valeur de 9 représentée par la touche abaissée de la sixième co lonne du clavier doit être introduite dans l'enregis treur d'accumulation six fois, d'où il résulte que le 9 est en fait multiplié par 6 qui est sa pon dération de colonne.
La suite des actions automati ques à accomplir par l'appareil pour exécuter les opérations décrites sera maintenant expliquée, étant établi que, dans la séquence des actions de l'appareil décrites jusqu'ici, le clavier entier a été exploré de la droite vers la gauche seulement une fois et B11 a été laissé dans l'état actif ou état 1 (par suite de l'exploration de la colonne 10 par l'impulsion TB10) et TEO en train de signaler l'introduction dans l'accu mulateur du dernier un des cinq introduits par la dixième touche de colonne abaissée.
Quand TEO annonce ou signale l'achèvement de l'introduction de la dixième colonne dans l'enregis treur, J est activé et comme la polarisation rappelle J à 0, TJ interroge de nouveau l'enregistreur B et trouve B seulement actif. TB 11 par suite de l'inter rogation, annonce l'achèvement de la première explo ration du clavier, c'est-à-dire l'achèvement de l'intro duction de toutes les touches de valeurs abaissées chacune pondérée par 1 dans l'accumulateur.
L'an nonce s'effectue par le fait que TB 11 conduit une impulsion qui, poursuivant son chemin vers le haut à travers TB11 par l'intermédiaire du conducteur 71, libère l'enregistreur B et poursuivant son chemin pour passer vers le bas à travers un dispositif de con trôle H, amène temporairement H à l'état 1. A la cessation de l'impulsion TB11, H est rappelé à 0 par la polarisation qui agit par l'intermédiaire du con ducteur LB et par suite TH conduit une impulsion à travers le conducteur 72, et ainsi interroge l'enregis treur A.
Seul Al est trouvé actif (A1 a été établi à l'état 1 par l'impulsion initiale d'établissement et est resté dans cet état jusqu'à cette séquence) et par conséquent A1 est excité par l'impulsion TH et TAl conduit. L'impulsion TA1 poursuivant son che min le long du conducteur 41 vers le haut à travers A1, vers le bas à travers A2, transfère la fonction de contrôle et d'exploration du clavier de A1 à A2 et l'impulsion continuant vers le bas à travers B2 et vers le conducteur commun 72', fait passer B2 à l'état actif et empêche ainsi toute exploration ulté rieure de la première colonne du clavier par action de B1. L'impulsion TAl continue son chemin par le conducteur commun 72 et passe vers le bas à travers le dispositif J.
Ainsi, par cette réactivation de J, une seconde exploration de tout le clavier à l'ex ception de la première colonne est entreprise quand l'impulsion TA1 s'amortit et J est rappelé à 0 par la polarisation. TJ conduit et l'impulsion TJ interroge l'enregistreur B comme au cours des cycles d'explo ration précédents, mais cette seconde exploration du clavier commence par l'ensemble B2 et non par l'en semble B 1 (du fait que B2 est maintenant l'ensemble initialement actif de l'enregistreur B).
L'impulsion TJ excite B2, TB2 conduit l'impulsion TB2 transfère l'état actif de B2 à B3, explore la seconde colonne du clavier, trouve la touche 1 abaissée et active ainsi E1 pour déclencher la seconde introduction du un dans l'accumulateur. Dans la suite, les valeurs numé riques des touches abaissées de la troisième et qua trième colonne, etc., sont successivement introduites dans l'accumulateur pour la seconde fois d'une ma nière qui s'explique maintenant clairement d'après la description qui précède.
A l'achèvement de la seconde exploration du cla vier et la seconde introduction des valeurs numéri ques des touches abaissées de la seconde à la dixième colonne, TB11 annonce le fait en introdui sant la seconde impulsion T1311. Cette dernière ac tive le dispositif de contrôle H pour l'enregistreur A de contrôle d'exploration de la manière décrite ci- dessus, après quoi TH interroge de nouveau l'enre gistreur A, trouve A3 actif et commence une nouvelle séquence d'actions couvrant la troisième introduction de toutes les valeurs de touches abaissées de la troi sième colonne et des colonnes supérieures du clavier. Ainsi, chacune de ces valeurs reçoit un autre un de pondération pour une pondération totale de trois.
A la fin de cette troisième exploration du clavier, le cycle partiel d'opérations se reproduit, l'ensemble de contrôle d'exploration H trouvant cette fois A4 actif et par conséquent déclenchant l'exploration à la quatrième colonne du clavier. Il est ainsi évident que toutes les valeurs des touches abaissées de la quatrième rangée et des rangées supérieures du cla vier sont de nouveau introduites dans l'enregistreur F et amènent leur pondération totale à quatre. Des cy cles partiels d'exploration se reproduisent d'une ma nière évidente, une autre rangée du clavier étant né gligée à chaque exploration jusqu'à ce que pour la dixième exploration, seulement, la colonne la plus élevée (10P colonne) du clavier soit comprise.
D'après ce qui précède, on voit que l'enregistreur d'accumulation aura reçu, à la fin de l'exploration du clavier, par un processus d'introductions successives de uns uniques, un total égal à la somme de tous les produits des valeurs des diverses touches abaissées par les pondérations de colonnes correspondantes. Il est également évident que l'enregistreur d'accumula tion, par recirculation de l'élément initial qui y est introduit, a effectivement divisé le total accumulé par le module 11. On notera également que si le total ou somme accumulée avait été divisible par le module 11, le chiffre ou élément d'information ini tialement introduit dans l'ensemble F1 par l'impul sion d'établissement serait de nouveau mis en place dans cet ensemble.
Par conséquent, l'interrogation de cet ensemble suffirait à déterminer si le nombre réellement introduit sur .le clavier de la machine est numéro de compte valable, c'est-à-dire satisfait à la formule initiale (A). Pour effectuer cette interroga tion, l'impulsion qui signale l'achèvement de la dixième exploration du clavier est utilisée. Il est évi dent que lorsque TEO signale d'introduction du der nier.
un de l'entrée de dixième exploration de la valeur de la touche abaissée de la dixième colonne du clavier, l'impulsion TEO active temporairement l'ensemble J, d'où il résulte que TJ produit des im pulsions et interroge l'enregistreur B et trouvant B 11 actif déclenche TB 11. Ces dernières impulsions acti vent temporairement l'ensemble H d'où il résulte que TH produit des impulsions et interroge les ensembles d'enregistreur A. L'impulsion TH trouve seulement A10 actif, par conséquent TA10 est déclenché et produit une impulsion.
Cette impulsion poursuivant son chemin vers le haut à travers A10 par l'intermé diaire du conducteur 81, libère l'enregistreur A et poursuivant son chemin à travers le conducteur 81, interroge F1 .pour suivre encore son chemin par l'en semble G qui passe de 0 à 1. Si maintenant l'élément binaire d'information ou chiffre n'existe pas dans.
F1 comme on s'y attendait, aucune nouvelle action ne se produit et la machine ne peut poursuivre les opé rations comme on va maintenant l'expliquer. Toute fois si au contraire le chiffre ou l'élément binaire existe dans Fl (ce qui est expliqué par le fait que F1 se trouve dans l'état 1 et indique une introduction sur ile clavier d'un numéro de compte correct),
l'im pulsion d'interrogation TA10 excite Fl et déclenche TF1. A ce moment, ce dernier transistor produit des impulsions et l'impulsion TF1, poursuivant son che min par les conducteurs 58 et 59, active temporaire ment l'ensemble M, d'où il résulte que TM produit des impulsions. L'impulsion TM poursuivant son. chemin sur le- conducteur 54 interroge l'ensemble G, trouve cet ensemble actif par suite de -l'action de l'impulsion TA10 immédiatement précédente et ex cite l'ensemble G.
Le transistor TG de cet ensemble conduit alors et l'impulsion poursuivant son chemin par le conducteur 91 et traversant la résistance de charge GLR, applique une tension de déclenchement à travers la résistance RCR au transistor TRC et fait en sorte que ce dernier conduise un courant à travers le conducteur 92 et la bobine du relais RY. Le cou rant de TRC circulant à travers la bobine de RY et la résistance RYR fournit un potentiel qui continue à maintenir TG conducteur après l'achèvement de l'impulsion TM,
le potentiel de maintien étant appli qué à la base de TG à travers la résistance HPR. Ainsi, si RY est excité, les circuits du transistor sont en fait verrouillés en fonctionnement et la ma chine peut, par l'intermédiaire d'organes classiques, utiliser (enregistrer) le numéro introduit et poursui vre son fonctionnement. Si le relais reste désexcité, une lampe-signal d'avertissement (ou autre dispositif d'alerte) reste actionnée et la machine reste à l'état verrouillé empêchant l'utilisation du nombre intro duit. Dans la suite, la libération du clavier et l'intro duction d'un nombre ou numéro acceptable est né cessaire.
Dans les opérations détaillées précédentes, on a supposé à titre d'exemple que le numéro 5254975013 a été introduit de manière incorrecte sur le clavier, en lieu et place du numéro de compte correct 5254975113. Par suite de l'erreur dans l'introduction de la troisième colonne, les opérations de l'accumu lateur se terminent avec le chiffre dans l'ensemble F4 et, par conséquent, l'interrogation de Fl par l'impulsion TA10 ne produit pas l'activation du dis positif M par l'impulsion TF1. Par suite, le relais RY n'est pas actionné, laissant la machine verrouillée et une lampe de signalisation allumée.
A la libération du clavier et l'introduction correcte du numéro de compte, l'appareil fonctionne exactement comme in diqué précédemment, sauf qu'à chacune des trois premières explorations du clavier l'ensemble E1 est activé par l'exploration de troisième colonne (et non par l'ensemble EO comme précédemment) et par conséquent, trois uns supplémentaires sont intro duits dans l'accumulateur. Par conséquent le numéro de compte correct étant introduit, les opérations de l'enregistreur se terminent avec le chiffre un dans l'ensemble F1 et ceci permet le fonctionnement nor mal des dispositifs M et G, du transistor TRC et du relais RY pour permettre la poursuite du fonctionne ment de la machine.
Dans la description qui précède de l'appareil et de son fonctionnement, on a supposé que les conduc teurs partant des collecteurs des divers transistors étaient connectés (ou pouvaient être connectés dans certains cas) au pôle négatif d'une source de courant électrique dont le pôle positif était à la masse. Ceci est indiqué schématiquement dans le dessin par les symboles négatifs () appliqués à l'extrémité des con ducteurs correspondants. Par suite de la rapidité de la commutation du noyau et de l'action du transistor, l'opération de vérification complète exécutée avec la plus grande combinaison de valeurs maxima permise s'effectue en un intervalle de temps de l'ordre de 15 millisecondes.