Panneau lamellaire rigide
La présente invention a pour objet un panneau lamellaire rigide formé de feuilles flexibles, par exempie un carton ondulé. Le carton ondulé connu comprend, de façon générale, une âme ondulée inter médilaire présentant habituellement un nombre déterminé de cannelures par décimètre linéaire, et des cartons interne et externe de recouvrement fixés par un adhésif à l'âme intermédiaire ondulée, la liaison par l'adhésif étant effectuée à la orête des ondulations. Les cartons ondulés connus peuvent comprendre des cannelures sur une seule face et sur deux faces.
La charge maximum et la force de compression qui peuvent être supportées, ainsi que la résistance à la traction du carton ondulé sont des facteurs connus qui dépendent des caractéristiques fondamentales propres aux feuilles qui le composent, telles que le poids, les dimensions, etc.
On a cherché à obtenir un carton ondulé qui présente, par rapport au carton ondulé connu, des qualités supérieures, notarument une plus grande résistance à une charge verticale, à un écrasement à plat ou à la compression, une plus grande résistance à la compression latérale, une plus grande résistance à la traction et une rigidité sensiblement plus élevée.
Le panneau lamellaire rigide faisant l'objet de la présente invention est caractérisé en ce qu'il comprend une feuille présentant des ondulations en forme de V, les arêtes de ces ondulations étant constituées par des lignes d'affaiblissement formées par des incisions ou des perforations ménagées dans cette feuille sur au moins une partie de la longueur de ces lignes, et une feuille de revêtement s'étendant sur une face au moins de la feuille ondulée et fixée aux arêtes de cette dernière par des moyens adhésifs.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du panneau objet de l'invention et des vues explicatives:
la fig. 1 est une vue en plan d'une feuille constituant un élément de la première forme d'exécutison;
la fig. 2 est une coupe selon 2-2 de la fig. 1 ;
la fig. 3 est une vue en perspective de cette première forme d'exécution
les fig. 4, 5 et 6 sont t, respectivement une vue en plan, une coupe selon 5-5 de la fig. 4 et une vue en perspective, analogues aux fig. 1, 2 et 3, et se rap portant à la seconde forme d'exécution;
la fig. 7 est une vue explicative formée par la juxtaposition de deux coupes E et F, respectivement selon E-E de la fig. 3 et F-F de la fig. 6, et
la fig. 8 est une vue explicative schématique per mettant t de comparer l'une quelconque desdites for- mes d'exécution avec un produit connu.
Le panneau lamellaire, représenté à la fig. 3 est obtenu en plissant en accordéon une feuille plane B', de carton par exemple, représentée aux fig. 1 et 2.
Ce plissage donne naissance à une âme iermé- diaire C'présentant des ondulations en forme de V.
Cette âme C' présente une série de plis dont les arêtes vives 19 sont nettement définies comme on le voit à la fig. 3. Les parois opposées qui forment des cannelures en forme de V sont planes sur toute leur longueur et les arêtes 19 s'étendent également sur toute cette longueur.
Des feuilles de revêtement en carton 26 et 27, qui correspondent sensiblement, en largeur à l'âme C' ondulée en forme de V, sont fixées par un adhésif aux côtés opposés de cette âme. Cet adhésif 18 (coupe E de la fig. 7) adhère et fixe définitivement les arêtes de l'âme ondulée aux parties adjacentes des feuilles de revêtement 26 et 27. Cet adhésif 18, outre qu'il fixe définitivement les arêtes en position les unes par rapport aux autres et par rapport aux feuilles de revêtement 26 et 27, sert à renforcer et à rigidifier les arêtes de l'âme ondulée.
L'adhésif 18 peut s'étendre de façon continue le long des arêtes vives de l'âme ondulée ou, Si on le préfère, dans certains cas, cet adhésif peut être interrompu par places, le long desdites arêtes. Toutefois, dans tous les cas, l'adhésif assure la- --double fonction mentionnée ci-dessus.
Les- arêtes 19 sont définies comme on le voit dans l'ébauche B' de la fig. 1 avec laquelle l'âme ondulée C' a été fabriquée, par des incisions 20 pratiquées dans l'ébauche à des distances égales, sur une de ses faces et également en 21 sur l'autre face, comme on le voit en particulier à la fig. 2. L'inci sion peut être continue ou, si on le désire, elle peut être interrompue de place en place et présenter des parties de liaison entre les incisions.
On voit que la profondeur des incisions 20 et 21 s'arête à une légère distance de la face opposée de la feuille et lorsque cette feuille est plissee dans un sens - et dans l'autre, comme indiqué à la fig. 3, les incisions sont disposées aux arêtes des cannelures et ont tendance à s'ouvrir en formant ainsi des auges peu profondes, continues ou non, sur r toutes les arêtes de l'âme on- dulée C'.
En se reportant à la coupe E de la fig. 7 observée dans le sens des flèches E-E de la fig. 3, on voit que les incisions 20 et 21 contiennent t l'adhésif 18 et que celuii, qu'il soit continu ou interrompu sur toutes les arêtes des plis de l'âme ondulée, sert à -retenir définitivement les feuilles de revêtement t 26 et 27 en liaison correcte avec l'âme ondulée.
En outre, l'utilisation des incisions se prête en particulier à l'utilisation d'âmes d'une épaisseur au moins double de celle des âmes actuellement utili- sées pour le carton ondulé du Qype à profil sinusoidal, cet avantage étant extrêmement - utile - lorsqu'on veut obtenir des boîtes de très grande résistance.
Dans la seconde forme d'exécution représentée aux fig. 4, 5 et 6,l'âme C" ondulée en forme de V comprend - également des arêtes vives sur toute leur longueur et des cannelures en forme de V formées par. les parois planes inclinées en sens opposés, reliées les unes aux autres. L'ébauche B" présente une série de perforations 22 alignées qui la traversent complètement. Ces perforations sont uniformément espacées et constituent les - lignes de pliage- pour le plissage de l'ébauche pour former l'âme C" -ondu- lée én forme de V.
Ces lignes de pliage de l'ébauche constituent les arêtes de l'âme C" et les perfora tio-ns -22 sont disposées dans ces arêtes. En se reportant à la- coupe F de la fig. 7, observée dans le sens des flèches F-F de la fig. 6, on voit que radhé- sif 18' s'étend à travers les perforations et vient au contact des parties adjacentes découvertes 25 des feuilles de revêtement 28 et 29, ainsi que des faces internes des parois 30 et 31, au voisinage de leurs sommets. Une partie de l'adhésif 18" est disposée à l'extérieur des parties supérieures inclinées des parois 30 et 31.
Ainsi l'adhésif relie définitivement les parties adjacentes des parois 30 et 31, et une partie de l'adhésif 18' fixe ces parois aux feuilles de revêtement; la partie 18" de l'adhésif renforce davantage cette liaison avec les feuilles de revêtement, et renforce les parois les unes par rapport aux autres.
L'économie de matière réalisée est significative et elle est représentée graphiquement à la fig. 8 dans laquelle le pointillé représente une âme ondulée à cannelures A classique et le trait continu une âme ondulée V telle que l'âme C' ou C" des fig. 3 et 6.
On remarquera l'économie de matière réalisée pour former les parois planes 30 et 31 des cannelures de l'âme ondulée en forme de V en comparaison avec les parties courbes qui s'étendent à droite et à gauche des faces planes constituant les cannelures A, à courbe sinusoidale, de l'âme ondulée classique connue. Cette économie de matière est représentée à l'extrémité de droite du graphique de la fig. 8, par la partie comprise entre les traits H et I, la me quantité de carton étant nécessaire pour former l'âme ondulée en forme de V entre les traits G et I de la fig. 8 que pour former une ondulation sinusol- dale entre les traits G et H.
Dans les deux formes d'exécution décrites, les arêtes sont agencées de façon à retenir d'une manière spéciale l'adhésif pour immobiliser définitivement les unes par rapport aux autres les parois formant les cannelures en forme de V et à réunir l'âme ondulée aux feuilles de revêtement.
Le panneau lamellaire décrit peut servir à confectionner, entre autres, des boîtes et des récipients de transport de tous types, et être utilisé comme matériau d'amortissement, comme matériau d'emballage, comme matériau de garniture interne ou comme moyen de renforcement.
Le panneau décrit peut présenter un nombre d'arêtes vives par décimètre linéaire et une hauteur correspondant à ceux d'un n carton ondulé connu en adoptant des angles de 840 environ entre les faces des cannelures en forme de V.
La gamme des angles formés par chaque paire de parois adjacentes en forme de V peut t varier de façon assez large, mais en pratique la gamme utilisable est comprise entre 300 et 1200 environ. La fa culté de faire varier les angles permet de choisir les propriétés de résistance -et/ou d'amortissement pour répondre à des conditions d'empaquetage particulierres.
Le panneau lamellaire décrit présente de nombreux avantages, comparativement aux panneaux ondulés connus à âme sinusoldale et aux panneaux pleins en fibres, pour la fabrication des boîtes et des récipients de transport de tous types. Ces avantages sont par exemple les suivants:
On sait que pour former l'âme ondulée de panneaux utilisés actuellement dans la àbrication des récipients, la feuille doit être initialement t passée à la vapeur pour la rendre pliable et, après l'avoir ondulée, on doit la faire passer sur des séchoirs pour éliminer l'humidité.
En outre, la feuille est inévitablement tendue en formant fréquemment des oanne- lures de hauteurs irrégulières, affaiblies et qwelque- fois même craquelées ou endommagées au cours du procédé de formation entre les rouleaux de gaufrage.
Au contraire, la résistance fondamentale de la feuille qui forme l'âme ondulée en forme de V du panneau décrit n'est pas affectée pendant le procédé de formation et elle est entièrement utilisée, puisque cette feuille n'est pas soumise à un effort ou une con train, te quelconque, ni à l'action de la vapeur au cours de sa fabrication, et que les ondulations en forme de V ont une hauteur uniforme. Cet avantage est brès important attendu qu'il assure évidemment des caractéristiques de résistance du panneau qui sont supérieures à celles du carton ondulé classique de la même résistalnce fondamentale, quelle que soit l'application dans laquelle il peut être utilisé.
Les perforations ou les incisions appliquées à la feuille du milieu jouent les rôles importants srmivants 1) Elles définissent la largeur des parois planes
des ondulations en forme de V, et assurent l'écar
tement des crêtes et des creux des ondulations
avec des tolérances très étroites.
2) Elles sont disposées automatiquement aux crêtes
et dans les creux des ondulations lorsque l'âme
est plissée, en permettant ainsi à l'adhésif dfiac-
céder aux fibres mises à découvert auxdites crê
tes et dans lesdits creux.
3) En appliquant une quantité suffisante d'adhésif
aux lignes de perforations ou d'incisions, il est
possible de relier les crêtes et les creux aux feuil les de -revêtement t et d'immobiliser simultanément
les parois de l'âme ondulée en forme de V les
unes par rapport aux autres.
4) La feuille plane, avant d'être modifiée, peut être
enduite, stratifiée ou autrement traitée avec des
matières appropriées pour maintenir une rigidité
relativement grande dans des conditions de forte
humidité relative et même en cas de contact pro
longé avec l'eau, ou pour en diminuer la conduc
tivité à l'égard de la chaleur, du son ou de
l'électricité, ou pour lui conférer d'autres pro
privés spéciales, les sommets incisés ou perforés
des ondulations en forme de V permettant aux
adhésifs habituels, notamment les adhésifs éco
nomiques solubles dans l'eau, de parvenir aux
fibres pour y effootuer une liaison permanente,
quel que soit le traitement de l'âme dans sa forme
plate ou modifiée.
5) Elles permettent d'utiliser, à des fins spéciales,
des âmes ayant une épaisseur sensiblement plus
grande que oelles normalement utilisées dans le
carton ondulé connu.