Véhicule à bandage sans fin Cette invention est relative à un véhicule auto propulsé à bandage sans fin, particulièrement adapté pour se déplacer sur la neige ou sur la glace.
Un certain nombre de véhicules du type géné ral auquel on se réfère ici ont été proposés par le passé. Ainsi, un type de véhicule est le snow- mobile , équipé de skis et de bandages à chenilles entraînés par moteur. Ces types de véhicules n'ont pas donné entière satisfaction. Un de leurs désavan tages est que la construction des bandages est telle que les bandages sans fin tendent, dans certaines conditions, à s'enfouir dans la neige, ce qui pro voque l'arrêt du véhicule.
En outre, les véhicules de ce type demandent un degré de manoeuvrabilité de type élevé, en par ticulier une traction accrue, une commande aisée de la direction et la faculté d'être aisément déplacés à la main lorsqu'on le désire. L'un des désavantages que présentent fréquemment de tels véhicules à ban dage sans fin est qu'une transmission est fréquem ment nécessaire pour entraîner les bandages séparés, afin d'entraîner l'un plus vite que l'autre en prenant un virage. De telles transmissions sont onéreuses, et les véhicules sont lourds et d'une exploitation coûteuse.
D'autres désavantages des véhicules proposés jusqu'à présent résident dans le fait qu'étant rela tivement lourds, ils sont difficiles à manoeuvrer et incapables de tourner dans un petit rayon.
Un désavantage additionnel des véhicules pro posés jusqu'à présent est que lorsqu'ils se déplacent sur un terrain formé d'amas de neige ils se com portent de façon qui n'est pas satisfaisante. Ainsi, si l'inclinaison de l'amas de neige est trop grande, le véhicule ou bien s'enfouit dans l'amas de neige ou bien, à cause de la position de son centre de gra vité, verse. Par conséquent, le but de la présente invention est de fournir un véhicule léger qui est facile à ma- naeuvrer.
Le véhicule selon la présente invention com prend: un châssis antérieur comprenant au moins un bandage sans fin, ledit bandage courant sur une roue antérieure montée sur un essieu antérieur et sur une roue postérieure montée sur un essieu pos térieur, l'une au moins desdites roues étant une roue d'entraînement, et un guidon dirigé vers l'arrière ; un châssis porteur postérieur, comprenant une sur face d'engagement du terrain ; et des moyens reliant à pivot ledit châssis antérieur audit châssis posté rieur, les dits moyens de liaison étant capables aussi bien de pivotement latéral que de pivotement ver tical et étant disposés en avant dudit essieu pos térieur et en arrière dudit essieu antérieur.
Dans les dessins, qui représentent des formes d'exécution données à titre d'exemple de la présente invention La fig. 1 est une vue en élévation latérale d'un véhicule selon l'invention ; la fig. 2 est une vue en plan par-dessus des châs sis de la forme d'exécution de la fig. 1 ; la fig. 3 est une vue en plan par-dessous de la forme d'exécution de la fig. 1 ; la fig. 4 est une vue de près en perspective montrant le montage du moteur de la forme d'exé cution de la fig. 1 ;
la fig. 5 est une vue en élévation latérale d'une autre forme d'exécution d'un véhicule selon l'in vention ; la fig. 6 est une vue en plan par-dessus des châssis de la forme d'exécution de la fig. 5 ; et la fig. 7 est une vue en plan par-dessous, de la forme d'exécution de la fig. 5. Se référant aux fig. 1 et 2 on voit que le véhi cule comprend un châssis antérieur indiqué de façon générale en 10, un châssis porteur postérieur in diqué de façon générale en 11 et un moyen de liaison indiqué de façon générale en 12.
Le châssis antérieur comprend deux éléments longitudinaux tu bulaires principaux 13 espacés l'un de l'autre, aux quels sont soudés deux éléments tubulaires princi paux transversaux 14. Un montant antérieur 15 est soudé centralement à l'élément transversal antérieur 14 et un montant postérieur 16 est soudé centrale- ment à l'élément transversal postérieur 14. S'éten dant vers le bas de chacun des éléments longitudi naux principaux 13 se trouvent une jambe antérieure 17 et une jambe postérieure 18. Reliée à chaque paire de jambes 17 et 18 se trouve une longue cou lisse longitudinale plate 19 dont le fonctionnement sera décrit ci-après.
Au sommet du montant an térieur 15 est soudé un tronçon d'élément longitu dinal 20, dont l'extrémité avant est conformée pour recevoir un palier 21. Le palier 21 reçoit un arbre transversal 22 sur lequel sont montées une poulie d'entraînement pour courroie en V 23 et une roue dentée à chaîne 24. La poulie d'entraînement 23 est retenue sur l'arbre 22 par un écrou hexagonal 25, tandis que la roue à chaîne entraînée 24 est retenue sur l'arbre 22 par un écrou hexagonal 26.
Soudée au sommet du montant postérieur 16 se trouve une plaque 27 en une pièce avec une console en forme de U 28 sur laquelle la sphère (non repré sentée) d'un joint d'attelage à rotule 29 est montée au moyen d'une tige 30. Comme on l'a indiquée ci- dessus le joint d'attelage à rotule permet le pivote ment latéral et vertical substantiellement simultané qui a été défini ci-dessus. Soudé au sommet du montant 16 et au point milieu du montant 15 se trouve un élément de support central longitudinal tubulaire incurvé 31.
Un guidon, formé de deux longerons horizon taux 32 et d'une partie transversale postérieure 34 formant poignée, est monté sur le châssis 10. Les longerons 32 ont des jambes antérieures courbées vers le bas 33 soudées au tronçon d'élément 33' tandis que la partie formant poignée 34 a des pro longements dirigés vers le bas 35 fixés au montant postérieur 16 par l'intermédiaire de l'entretoise transversale inférieure 36.
Le mécanisme d'entraînement du véhicule com prend une paire de roues d'entraînement antérieures 37 pourvues chacune de dents espacées 38, montées de façon fixe sur un essieu tubulaire 39 dans lequel sont disposés des paliers (non représentés) et un arbre d'essieu transversal 40. Une roue dentée à chaîne d'entraînement 41 est montée coaxialement sur l'essieu tubulaire 39 et est entraînée par la roue dentée à chaîne 24 par l'intermédiaire de la chaîne 42. Chaque extrémité de l'arbre 40 passe à travers une paire de trous alignés dans les tronçons d'arbre tubulaires 43 qui s'emboîtent dans leurs éléments de cadre respectifs 13 et sont retenus en position par les colliers de serrage associés 44.
Les roues postérieures ou folles de véhicule comprennent une paire de roues postérieures 45 pourvues de dents espacées 46 et montées rotative- ment sur un essieu postérieur 47. Les extrémités de l'essieu postérieur 47 sont ajustées dans les tron çons d'arbre postérieurs 48, dont chacun s'emboîte dans son élément de cadre tubulaire respectif 13 et est retenu en position par son collier de serrage postérieur associé 49.
Montés sur les roues d'entraînement 37 et les roues folles 45 se trouvent les bandages d'une paire de bandages d'entraînement 50, montrés de façon plus claire à la fig. 3 et qui vont être décrits de façon plus complète ci-après. Espacées le long de chaque bandage 50 se trouvent des lattes d'engage ment avec le terrain 51 fixées au bandage par des boulons 61. L'espacement des lattes 51 est tel qu'elles s'engagent entre les dents 38 et 46 de cha cune des roues d'entraînement 37 et roues folles 35 respectivement. La tension des bandages 50 est ajus tée par déplacement des tronçons d'arbre 43 et 48 par rapport à leurs éléments de cadre tubulaires associés 13.
On voit à la fi-. 3 que chaque bandage 50 comprend une partie de bandage extérieure 50a et une partie de bandage intérieure .506. Les parties de bandage 50a et 50b sont espacées, par les lattes 51, d'une distance substantiellement égale à l'épais seur des roues d'entraînement 37 et des roues folles 45. De cette façon l'entraînement est transmis di rectement des dents 38 des roues d'entraînement 37 aux lattes 51. La coulisse 19 coopère avec les lattes 51 des bandages 50, car elle est adaptée pour venir en contact avec la surface supérieure exposée des lattes entre les parties de bandage 50a et 50b le long du brin inférieur du bandage.
Le châssis porteur postérieur comprend une par tie supérieure principale tubulaire formée par un cadre unitaire de forme substantiellement rectan gulaire composé d'un élément transversal postérieur d'extrémité 53 et d'éléments latéraux 52 substan tiellement parallèles dont les parties antérieures convergent pour former une fourche 54. La fourche porte une sphère (non représentée) du joint d'atte lage à rotule 29. Le cadre est pourvu d'un étai transversal 55. S'étendant vers le bas de chacun des éléments latéraux longitudinaux espacés 52 se trouve une jambe 56, pourvue d'un pied transversal 57. Chaque jambe 56 est maintenue rigidement par une entretoise 58 allant de chaque pied 57 au point milieu de l'étai transversal 55. Un siège 59 est monté sur le cadre, et s'étendant au-dessous du cadre se trouve une auge de transport 62.
Une paire de skis 60 sont chacun pivoté verticalement entre ses ex trémités aux pieds transversaux 57.
La fig. 4 montre la façon simple de monter le moteur amoviblement sur le véhicule. Le moteur, indiqué de façon générale en 63, peut être un mo teur de scie à chaîne conventionnel. L'élément de scie à chaîne est démonté et une poulie 64 pour courroie en V est montée sur le mécanisme d'em brayage 65. Une plaque métallique 66 présentant une fente 67 s'ouvrant vers l'arrière est soudée au tronçon d'arbre 20. Le moteur est alors glissé le long de l'élément longitudinal central 31 jusqu'à ce qu'un goujon fileté 68 et un goujon fileté rigide 69 du cadre du moteur soient logés dans la fente 67. Ensuite un écrou (non représenté) est vissé sur le goujon fileté 68 pour maintenir le moteur solidement en place.
Le moteur est commandé par le conduc teur au moyen de dispositifs à câbles convenables.
Lors du montage des bandages sur le véhicule, on les place autour des roues et les extrémités sont reliées l'une à l'autre de manière conventionnelle, par exemple par une goupille passant à travers des boucles coopérantes des extrémités du bandage. Le bandage est ensuite convenablement tendu par dé placement de l'essieu arrière, c'est-à-dire en faisant coulisser les tronçons d'arbre postérieurs 43 par rapport aux éléments tubulaires longitudinaux asso ciés 13.
Lors de l'emploi du véhicule, le conducteur s'assied à cheval sur le siège 59 avec les pieds re posant sur la partie avant des skis 60 et saisit la partie formant poignée 34 du manche. Le véhicule est manoeuvré en déplaçant la partie formant poignée 34 du manche latéralement. Le conducteur peut faire varier l'effort de traction du véhicule en se déplaçant sur le siège 59 soit vers l'avant soit vers l'arrière. Ainsi une partie plus ou moins grande du poids du conducteur sera transmise par le joint à rotule au châssis antérieur en avant de l'essieu postérieur. C'est pour cela, ainsi que le montrent les dessins, que le montant 16 sur lequel est monté le joint à rotule, est situé en avant de l'essieu posté rieur et en arrière de l'essieu antérieur.
Dans une autre forme d'exécution de l'invention montrée aux fia. 5, 6 et 7, le bandage est un ban dage unique de grande largeur et l'entraînement est obtenu au moyen d'une roue à chaîne montée sur l'extrémité de l'essieu de la roue d'entraînement. Du moment que dans cette forme d'exécution, le châssis postérieur est le même que dans la précé dente, seul le châssis antérieur sera décrit.
Le châssis antérieur comprend une paire d'élé ments longitudinaux inférieurs 133, une paire de montants antérieurs 114 soudés à ces éléments, et une paire de montants postérieurs 115 également soudés à ces éléments.
Une traverse antérieure 116 est soudée aux montants antérieurs 114 en un point situé près du milieu de ceux-ci, et une traverse 117 est soudée aux montants<B>115</B> également en un point situé près du milieu de ceux-ci. Un élément tubulaire longi tudinal central 121 est soudé au point milieu de la traverse postérieure 117 et au point milieu de la traverse antérieure 116. Un tronçon d'élément tu bulaire 122 s'étend vers l'avant du point milieu de la traverse antérieure 116 et est maintenu rigide- ment en position par un étai<B>123.</B> Le tronçon d'élé ment 122 est soudé à un élément tubulaire partiel transversal 124 qui est agencé pour recevoir des pa liers (non représentés) et un arbre 125. Une poulie d'entraînement pour courroie en V 127 est montée sur l'extrémité intérieure de l'arbre 125 au moyen d'un écrou hexagonal 126.
La poulie d'entraînement <B>127</B> et l'arbre 125 sont ainsi connectés opérative- ment à une roue dentée à Chaîne<B>128</B> d'entraîne ment qui est également montée sur l'arbre 125 au moyen d'un écrou hexagonal 129.
Le mécanisme d'entraînement de cette forme d'exécution est semblable au mécanisme d'entraîne ment de la forme d'exécution précédente. Ainsi, il comprend une paire de roues d'entraînement an térieures 130 pourvue chacun de dents 131, et fixées chacune sur un essieu tubulaire 132, dans lequel sont disposés des paliers (non représentés) et un arbre d'essieu transversal 133. Une roue dentée à chaîne 134 est montée coaxialement sur l'extré mité extérieure de l'arbre 133 et est entraînée au moyen de la chaîne 135 par une roue dentée à chaîne 128.
Chaque extrémité de l'arbre 133 passe à travers une paire de trous alignés de tronçons d'arbre tubulaires 136 qui s'emboîtent dans les par ties antérieures de leurs éléments tubulaires longi tudinaux respectifs<B>113</B> et sont retenus en position par leurs colliers de serrage associés<B>137.</B> Sur le montant antérieur 114 est monté un bras 138, au quel est attachée une roue à chaîne folle 139, au moyen de laquelle la tension de la chaîne 136 peut être réglée.
Les roues postérieures ou roues folles du véhi cule comprennent une paire de roues postérieures 140 pourvues chacune de dents espacées 141 et montées rotativement sur un essieu postérieur 142. Les extrémités de l'essieu arrière 142 sont ajustées dans des tronçons d'arbre postérieurs 143 qui s'em boîtent dans la partie postérieure de leurs éléments tubulaires longitudinaux respectifs 113 et sont re tenus en position par des colliers de serrage asso ciés 144.
Le guidon du châssis antérieur de cette forme d'exécution est identique au guidon du châssis an térieur de la forme d'exécution précédente et ne sera pas décrit en détail.
Un bandage unique 145 est monté sur les roues d'entraînement 130 et les roues folles 140 et est pourvu de lattes espacées 146, ainsi qu'il est plus clairement visible à la fig. 7.
Le bandage est attaché au véhicule dans cette forme d'exécution de la même manière que dans la forme d'exécution précédente.