Procédé pour extraire un noyau de sa cavité dans une demi-drupe et machine pour la mise en aeuvre de ce procédé La présente invention concerne le dénoyautage des drupes, pêches et abricots par exemple, et a pour objet un procédé pour extraire un noyau de sa cavité dans une demi-drupe et une machine pour la mise en aeuvre de ce procédé.
Le procédé objet de l'invention est caractérisé en ce qu'on déplace la demi-drupe garnie du noyau selon une trajectoire déterminée, définissant ainsi une extrémité avant et une extrémité arrière du noyau, et en ce que, simultanément, on pousse le noyau de derrière hors de sa cavité.
La machine pour la mise en oeuvre de ce pro cédé, que comprend également l'invention, est ca ractérisée en ce qu'elle comprend des moyens de coupe agencés pour trancher une drupe pratiquement jusqu'au noyau et pour écarter l'une de l'autre les demi-drupes ainsi obtenues, le noyau étant logé dans l'une des demi-drupes, et des moyens de dénoyau tage comprenant, pour chacune des demi-drupes, un organe de dénoyautage mobile agencé pour pénétrer dans la cavité à noyau de la demi-drupe correspon dante pendant que ces dernières s'écartent l'une de l'autre, de sorte que le noyau logé dans une des demi-drupes et atteint par l'organe de dénoyautage correspondant, soit poussé hors de la cavité.
Une mise en aeuvre du procédé objet de l'inven tion est décrite ci-après à titre d'exemple en regard du dessin annexé, qui représente une forme d'exécu tion de la machine à dénoyauter que comprend éga lement l'invention.
Les fig. 1 et 2 sont des vues en élévation de la machine, respectivement de l'avant et de l'arrière, certains éléments étant omis.
La fig. 3 est une coupe selon la ligne 3-3 de la fig. 1. La fig. 4 est une coupe selon la ligne 4-4 de la fi-. 3.
Les fig. 5 et 6 sont des vues partielles de face analogues à celle de la fig. 1, mais dans d'autres positions de fonctionnement.
La fig. 7 est une vue à plus grande échelle d'un mécanisme visible à la fig. 3.
La fig. 8 est une vue partielle, en plan, de la machine, à plus grande échelle que les fi-. 1 à 3. Les fig. 9, 10 et 11 sont des vues respectivement de face, en plan et de profil d'un mécanisme visible à la fig. 1, à plus grande échelle que cette dernière. Les fig. 12 et 13 représentent des détails de la machine, à plus grande échelle que les fig. 1 à 3. Les fig. 14 à 16 illustrent les phases de l'éjection d'un noyau.
La machine à dénoyauter représentée comprend différents mécanismes supportés par un flasque ver tical 1. Les mécanismes situés en avant de ce flas que sont visibles à la fig. 1, tandis que ceux situés en arrière de ce flasque sont visibles à la fig. 2. Des capots non représentés peuvent être prévus pour dis simuler la majeure partie des mécanismes.
Un bras d'alimentation 2 (fig. 3) est disposé sur l'avant du flasque 1. Ce bras, situé dans un plan vertical, est fixé par son extrémité inférieure sur un axe horizontal 3 monté à rotation dans l'extrémité antérieure d'un support 4 fixé sur la base du flas que 1.
L'extrémité supérieure du bras d'alimentation 2 présente un support de drupe 5, sur lequel une drupe 9 telle qu'une pêche ou un abricot par exemple peut être disposée par un opérateur, en vue d'amener cette drupe portée par ledit support à portée d'un mécanisme de partage et de dénoyautage qui sera décrit par la suite. Le support de drupe 5 comprend deux joues latérales 7 (fig. 7) parallèles l'une à l'autre et qui sont écartées.
Sur leurs bords antérieurs, ces joues 7 comportent des nez 8 et le contour de ces élé ments est conformé de manière à constituer un siège s'adaptant à la surface convexe de la drupe repré sentée en traits pointillés en 9 à la fig. 3. La drupe disposée sur les joues 7 derrière les nez 8 est auto matiquement centrée sur le support 5, par suite de la présence de biseaux divergents formés sur les bords supérieurs des joues 7 et sur les bords posté rieurs des nez 8.
Un axe horizontal 10 (fig. 7) porte un élément de retenue 11 logé entre les deux joues 7. Cet élé ment 11 présente la forme d'une fourchette, et une lame 12, disposée entre les joues 7 et fixée à ces dernières par une vis 6, est logée entre les deux bras de l'élément 11. Cette lame 12 reste stationnaire par rapport aux joues 7 et son bord supérieur est tranchant de manière à pouvoir couper la peau et la chair de la drupe pratiquement jusqu'au noyau de cette dernière, comme expliqué ci-après.
La lame 12 est percée d'un trou dans lequel passe la vis 6, et des manchons d'espacement 14 sont enfilés sur la vis de part et d'autre de la lame 12, en vue de main tenir la lame dans une position angulaire déterminée par suite du serrage de la vis 6 vissée dans le trou taraudé de l'une des joues 7.
Les joues 7 sont fixées à l'extrémité supérieure du bras 2, par le moyen d'un boulon 15. Ce boulon est logé dans une fente qui permet le réglage de la position du support 5 sur le bras 2, et un ressort 15' relie l'extrémité inférieure de l'élément de retenue 11 au bras d'alimentation 2.
L'élément de retenue 11 peut ainsi basculer par rapport à la lame 12 et il est maintenu élastique- ment dans une position voisine de la verticale par le ressort 15'.
II constitue une butée élastique pour le côté arrière de la drupe 9 et peut être repoussé vers l'arrière par cette drupe pour passer sous cette der nière lorsque la drupe a été déplacée vers l'arrière pour être amenée à un dispositif dénoyauteur qui la saisit et que le support 5 revient dans sa position initiale de chargement pour recevoir la drupe sui vante. Pendant le mouvement de retour du support 5, la drupe étant .retenue dans le dispositif dénoyau teur, la lame 12 tranche la peau et la chair de la drupe sur la partie inférieure de cette dernière et selon un plan vertical passant par le centre de la drupe.
L'axe 3 porte un levier 16 dont l'extrémité est articulée sur l'extrémité inférieure d'une tige 17 ap proximativement verticale. L'extrémité supérieure de cette tige 17 est articulée sur un levier 18 (fig. 1) monté de façon réglable sur l'extrémité antérieure d'un arbre 19. La position angulaire du levier 18 sur l'arbre 19 peut être modifiée aisément, et un boulon 20 (fig. 1) permet de bloquer le levier 18 dans la position voulue, pour obtenir un déplacement synchronisé du support 5.
Comme visible à la fig. 1, l'arbre 19 et un arbre parallèle 21 analogue sont pivotés dans le flasque 1, l'arbre 19 se trouvant sur la droite<I>de la</I> machine tandis que l'arbre 21 est sur la. gauche de cette der nière (fig. 1). Les arbres 19 et 21 portent chacun un organe dénoyauteur mobile 22 et la disposition est la même sur les deux côtés de la machine.
Chaque organe dénoyauteur mobile 22, qui a la forme d'une fourchette à deux dents, est monté sur l'extrémité libre d'un bras 23 (fig. 1, 3) monté de façon réglable sur l'arbre correspondant 19 ou 21. Chaque organe dénoyauteur 22 est situé approxi mativement radialement par rapport à l'arbre corres pondant 19 ou 21, et le montage réglable des bras 23 permet de synchroniser le mouvement desdits organes 22 en fonction des conditions de travail par ticulières de la machine.
Lors du fonctionnement de la machine, l'arbre 19 est entraîné dans le sens des aiguilles d'une mon tre, tandis que l'arbre 21 tourne en sens contraire (fig. 1). Il en résulte que l'un des organes 22 se dé place dans le sens des aiguilles d'une montre, tandis que l'autre organe se déplace en sens contraire, et les fourchettes légèrement incurvées sont placées dos à dos lorsqu'elles se trouvent au sommet de leur trajectoire respective.
Une roue dentée 25 est calée sur l'arbre 19 (fig. 2), sur la face postérieure du flasque 1. Cette roue 25 engrène avec une roue 26 de même diamètre, calée sur l'arbre 21. La roue 26 est elle-même entraî- née par un pignon 27 monté sur le même arbre qu'une roue 28 engrenant avec un pignon 29 monté sur le même arbre qu'une poulie 30 entraînée par une courroie 31 reliée à un moteur.
Par suite de la rotation de l'arbre 19, le bras d'alimentation 2 est amené à osciller entre la posi tion de réception de la drupe représentée à la fig. 3 (position avant) et une position de distribution (posi tion arrière) dans laquelle la drupe placée sur le support 5 est amenée entre deux mâchoires opposées 36 (fig. 1). Ces mâchoires 36 visibles en plan à la fig. 8 sont écartées l'une de l'autre et présentent la forme de V très ouverts, de sorte qu'elles assurent un centrage de la drupe qu'elles sont amenées à pin cer entre elles.
Chacune des mâchoires 36 est dis posée à l'extrémité inférieure d'un élément 37 (fig. 1 et 3) articulé entre les bras d'une fourchette 38 calée sur l'extrémité antérieure d'un arbre horizontal 39.
Les deux arbres 39 sont pivotés dans le flasque 1 et ces arbres portent sur leurs extrémités arrière l'un, un balancier 40 (fig. 2), et l'autre, une four chette latérale 41. La position angulaire des four chettes 38 sur les arbres 39 est réglable, en vue de permettre le réglage de la synchronisation des mouvements.
Un galet 42 .pivoté sur une extrémité du balan cier 40 est logé entre les deux doigts de la fourchette 41. L'autre extrémité du balancier 40 est articulée sur l'extrémité supérieure d'une tige 43 approxima tivement verticale (fig. 2). L'extrémité inférieure de la tige 43 est articulée sur l'extrémité d'une tige 44 approximativement ho rizontale, dont l'autre extrémité est articulée sur une paroi latérale du flasque 1. Un ressort 45 disposé entre la tige 44 et le flasque 1 tend à abaisser la tige 44. L'axe de l'articulation formée entre les tiges 43 et 44 porte un galet 46 qui coopère avec une came 47 calée de façon réglable sur l'un des côtés de la roue 26, par le moyen d'un boulon 48 logé dans une fente incurvée 49 de la came.
Cette dispo sition permet de modifier la position angulaire de la came 47 par rapport à l'arbre 21. Le ressort 45 maintient élastiquement le galet 46 contre la surface périphérique de la came 47 agen cée pour faire tourner les arbres 39 alternativement dans un sens et dans l'autre.
Le mouvement des arbres 39 a pour effet d'amener tout d'abord les mâchoires 36 dans une position écartée pour rece voir la drupe 9 amenée par le support 5 puis, l'ex trémité de la partie haute de la came 47 parvenant sous le galet, les deux mâchoires 36 se referment sur la drupe sous l'action du ressort 45 qui maintient les mâchoires serrées sur la drupe, les mâchoires 36 pouvant ainsi saisir des drupes de différentes gros seurs.
La came 47 est toutefois conformée pour limi ter le rapprochement des mâchoires 36, car un pous soir vertical 52 (fig. 1) animé d'un mouvement de va-et-vient descend périodiquement entre ces mâ choires pour repousser vers le bas la drupe précé demment amenée entre elles, jusque dans une posi tion inférieure située entre deux éléments de prise décrits par la suite.
Dans cette phase, le fonctionnement de la ma chine est le suivant : un opérateur place une drupe 9 sur le support mobile 5, la drupe 9 étant de pré férence orientée sur ce support de manière que sa fente soit placée dans un plan vertical correspondant à celui de la lame 12. La drupe 9 prenant appui contre les nez 8 du support 5 est, le cas échéant, maintenue élastiquement contre ces derniers par l'élément de retenue 11 disposé derrière elle. La queue de la drupe, ou l'extrémité correspondante de cette dernière, est tournée vers le haut.
Le support 5 recule, amenant la drupe entre les mâchoires 36 entre lesquelles la drupe est alors pin cée lorsque ces mâchoires se rapprochent l'une de l'autre sous l'action du ressort 45. Une fois la drupe saisie par les mâchoires 36, le support 5 revient dans sa position antérieure de charge. Pendant le mou vement de retour du support 5, l'élément de retenue 11 s'efface automatiquement contre l'action du res sort 15' tandis que la lame 12 fend la partie infé rieure de la drupe, pratiquement jusqu'au noyau.
La drupe est alors prête à être poussée vers le bas au cours d'un nouveau déplacement qui aura pour effet de trancher sur les côtés de la drupe la chair déjà coupée jusqu'au noyau à la partie inférieure de la drupe. Cette nouvelle opération de coupe laisse la chair intacte uniquement sur l'extrémité supérieure de la drupe, sur laquelle est justement située la queue de la drupe.
Le mouvement de la drupe vers le bas est pro voqué par un poussoir 52 qui se déplace verticale ment, ce poussoir repoussant la drupe vers le bas, à partir de la position qu'elle occupe entre les mâ choires 36. L'extrémité inférieure du poussoir 52 porte une tête 53 (fig. 1 et 3) portant deux lames 54 dont les tranchants alignés sont situés dans un plan horizontal, en saillie sur la face inférieure de la tête 53. Les lames 54, lors de leur descente sur la face supérieure de la drupe, tranchent la chair de cette dernière dans le même plan que la coupe déjà faite par la lame 12 sur la partie inférieure de la drupe.
Les lames 54 pénètrent dans la drupe jusqu'à un niveau situé plus bas que l'extrémité supérieure du noyau portant la queue du fruit, de sorte que ladite extrémité du noyau se loge dans l'espace com pris entre les lames 54. Les bords adjacents des deux lames 54 forment un V renversé (fig. 3) qui a pour effet de centrer l'extrémité du noyau entre les lames 54, au cas où la drupe serait légèrement déca lée latéralement par rapport au poussoir 52.
Un étrier 56 (fig. 1) disposé sur la partie supé rieure du flasque 1 présente deux manchons de gui dage 57 dans lesquels le poussoir 52 coulisse verti calement. Un bloc 58 (fig. 1) est fixé sur la partie du poussoir 52 -comprise entre les manchons 57 et deux biellettes verticales 59 sont articulées sur les extrémités d'un axe transversal 60 porté par ledit bloc 58.
Les biellettes 59 sont articulées par leurs extré mités inférieures sur deux bras parallèles 61 (fig. 1 et 8) portés par un bloc 62 susceptible d'osciller sur un arbre horizontal 63 pivoté dans des paliers agen cés dans un étrier 64 fixé sur le flasque 1.
Une tige verticale 66 (fig. 1 et 8) est articulée par son extrémité supérieure sur le bloc 62. L'extré mité inférieure de cette tige est articulée en 67 (fig. 1) sur l'extrémité libre d'un bras 68 calé de façon réglable sur l'extrémité antérieure d'un arbre 69. Cet arbre 69 est pivoté dans le flasque 1 et son extrémité postérieure située en arrière du flasque 1 porte un bras 70 (fig. 2) dont l'extrémité libre porte un galet 71 logé dans une rainure de came 72 creu sée dans la roue 26.
Ce mécanisme communique un mouvement alter natif vertical à la tige 66 et provoque un mouvement alternatif vertical du poussoir 52, synchronisé avec les mouvements des mâchoires 36 et du support 5, et qui a pour effet de pousser vers le bas la drupe située entre les mâchoires 36 tandis que le support 5 re vient vers l'avant pour recevoir la drupe suivante. (Le support 5 est alors vide, la drupe 9 restant pin cée entre les mâchoires 36 avant d'être repoussée vers le bas.) La fig. 9 est une vue de profil d'un mécanisme comprenant deux lames 75 disposées l'une derrière l'autre dans cette vue.
La fig. 10 est une vue en plan du même mécanisme, sur laquelle les deux la- mes 75 sont apparentes. Sur cette fia. 10, on a éga lement représenté en pointillé deux lames 76 appar tenant à un mécanisme opposé non représenté et qui coopèrent avec les lames 75, comme expliqué ci-après.
Les deux lames 75 sont disposées dans un même plan vertical et sont écartées l'une de l'autre, laissant un passage libre entre leurs tranchants 77 (fia. 10) pour le passage du noyau de la drupe. Les deux la mes 76 ont une position relative identique et, sur les fia. 1 et 5, les paires de lames 75 et 76 sont représentées en position contiguë.
Les deux lames 75 sont montées sur les bras 78 d'un étrier (fia. 10) et la drupe est représentée en traits pointillés en 9, le noyau 9' de la drupe étant logé dans le passage 77.
Les deux paires de lames 75, 76, sont en position contiguë, comme représenté aux fia. 1, 5 et 10, lors que le poussoir 52 descend et repousse la drupe vers le bas. La tête 53 repousse la drupe suffisamment bas pour que sa partie supérieure soit amenée légè rement plus bas que le bord supérieur des lames 75, 76, la drupe occupant alors la position représentée en 9 à la fia. 1.
Par suite de l'existence du passage 77 entre les lames 75, 76, rien ne retient l'extrémité inférieure du noyau, quelle que soit la longueur de ce dernier.
Comme déjà expliqué, la lame 12 disposée sur le support 5 a coupé la partie inférieure de la drupe. Les lames 75, 76 coupent alors la drupe dans le même plan que la lame 12, sur les deux côtés de la drupe et après que les lames 54 portées par la tête 53 du poussoir 52 ont coupé la partie supérieure de la drupe. La chair de la drupe est ainsi tranchée complètement, tout autour du noyau, lorsque le poussoir 52 atteint l'extrémité inférieure de sa course et ce résultat a été atteint sans que le fruit ou des lames n'ait tourné.
Les deux lames 75 d'une part, et les deux lames 76 d'autre part, sont portées par des étriers 78 (fia. 10) solidaires de deux supports 79. Ces supports 79 se font face, de sorte que les lames 75 et les lames 76 peuvent occuper la position contiguë représentée à la fia. 1. Les supports 79 sont fixés sur les extré mités antérieures de deux arbres horizontaux 81 et 82 (fia. 1) pouvant tourner dans le flasque 1.
Les extrémités postérieures de ces arbres portent deux secteurs dentés 83, 84 situés derrière le flasque 1 (fia. 2). Ces deux secteurs 83, 84 engrènent l'un avec l'autre et sont calés de façon réglable sur les arbres 81, 82 par le moyen de boulons 85 logés dans des fentes incurvées 86 des secteurs et qui sont vissés dans des bras 87 (fia. 3) calés sur les arbres 81, 82.
Les supports 79 occupent la position représentée à la fi g. 1 (les lames 75 et 76 étant contiguës) lors que les secteurs 83, 84 sont dans les positions angu laires représentées à la fia. 2.
Un bras 89 (fia. 2) est articulé par l'une de ses extrémités en 90, sur le secteur 84, en un point ex- centré par rapport à l'axe de l'arbre 82. L'autre extrémité de ce bras présente une fente longitudi nale 91 dans laquelle est logé un galet 92 disposé sur un tourillon terminal formé sur l'arbre 19 (fia. 3). Un écrou 93, avec rondelle interposée, coiffe l'ex trémité du tourillon et maintient le galet 92 contre un épaulement de l'arbre 19.
Le bras 89 présente un doigt portant un galet 95 logé dans une rainure de came 96 (fia. 2 et 3) creu sée dans la face postérieure d'une came 97. L'extré mité postérieure de l'arbre 19 traverse la came 97 montée folle sur cet arbre et un doigt de blocage 98, excentré par rapport à l'axe de l'arbre 19, passe à travers une fente incurvée 99 découpée dans la came 97. Ce doigt solidaire de la roue 25 établit la liaison entre cette roue et la came 97, tout en per mettant, dans une certaine mesure, le réglage du calage de la came.
Les dispositifs permettant de régler le calage de la came 97, des secteurs 83, 84 et des autres ca mes 47, 72, par exemple, permettent de synchroni ser les mouvements des différents mécanismes de la machine.
Lors de la rotation de la roue 25, la rotation de la came 97 fixée à cette roue provoque, par l'inter médiaire du bras 89 relié au secteur 84, un mouve ment oscillatoire des deux secteurs 83, 84 et, par conséquent, des arbres 81, 82 portant les deux pai res de lames 75, 76, ces lames oscillant entre la posi tion représentée à la fia. 5 dans laquelle elles sont contiguës et celle représentée à la fig. 6 dans la quelle elles sont disposées dans un même plan hori zontal, les deux paires de lames étant alors large ment écartées.
Dans des paliers du flasque 1, sont montés deux arbres parallèles 101, 102 (fia. 2) disposés entre les arbres 81 et 82 d'une part, et les arbres 19 et 21, d'autre part. Ces arbres 101 et 102 portent chacun une roue 103, les deux roues 103 engrenant l'une avec l'autre et une roue 104 fixée sur l'arbre 19 engrenant avec la roue 103 disposée sur l'arbre 102.
A l'extrémité antérieure des arbres 101 et 102, sur la face avant du flasque 1, sont disposés des tou rillons<B>105</B> excentrés par rapport à l'axe de rota tion de l'arbre correspondant (fia. 1, 5 et 6). Ces tourillons 105 sont logés dans une fente 106 ap proximativement verticale formée dans la partie in férieure de leviers 107, 108. Ces leviers 107 et 108 sont pivotés sur le flasque 1, sur des pivots 109 (fia. 3).
Lors de la rotation des arbres 101 et 102, en traînant un déplacement correspondant des tourillons excentrés 105, les leviers 107 et 108 sont amenés à osciller autour de leur pivot, leurs extrémités infé rieures se rapprochant et s'écartant alternativement.
Les deux supports 79 sont agencés de la même manière, l'un étant disposé sur la droite de la ma chine, tandis que l'autre est disposé sur la gauche de cette dernière. La fia. 10 montre en plan le support 79 qui est fixé sur l'arbre 82 ainsi que les éléments portés par ce support 79.
Dans la position représentée en traits pleins à la fia. 10, les lames 75 se trouvent dans la position représentée à la fia. 1, dans laquelle elles sont prêtes à recevoir une drupe 9. Les bras 78 de l'étrier (fia. 1, 9 et 10) sont solidaires d'un bloc 111 (fia. 9) qui est lui-même fixé sur un arbre 112. Cet arbre 112 est monté à rotation dans des paliers 113 (fia. 10) prévus dans le support 79 et qui sont disposés de part et d'autre du bloc 111. L'arbre 112 présente un prolongement 114 (fia. 10) disposé sur le côté ar rière proche du flasque 1 et ce prolongement 114 porte un bras 115 disposé latéralement.
A l'extré mité libre de ce bras 115, est prévu un galet 116 agencé pour coopérer avec le levier 107 correspon dant en prenant appui sur ce dernier juste en dessous de l'extrémité inférieure d'une surface concave<B>117</B> prévue sur ce levier (fia. 6) lorsque le support 79 bascule les lames 75 vers la position représentée à la fia. 5. Les leviers 107, 108 présentent chacun une telle surface concave<B>117</B> faisant face au support 79 adjacent et lesdites surfaces concaves 117 sont de forme circulaire et centrées sur les axes des arbres 81 et 82 correspondants.
Lorsque le galet 116 vient en prise avec le levier-came 107, le bras 115 est amené à basculer, ce qui a pour effet d'entrainer le basculement d'une pince correspondante 118 qui s'écarte alors des lames 75 voisines pour libérer la demi-drupe que ladite pince maintenait précédem ment contre lesdites lames. Cette pince 118 est por tée par le bloc 111 correspondant qui est fixé de manière réglable sur l'arbre 112 correspondant.
La pince 118 présente à l'arrière deux oreilles verticales parallèles 119 (fia. 9 et 10) et le bloc 111 comporte deux oreilles 120 (fia. 9) situées de part et d'autre de ces oreilles 119 et s'étendant plus bas que ces dernières sur la face arrière de la pince 118. Les oreilles 120 sont reliées à ces oreilles 119 par un pivot 121. Le même pivot 121 est articulé à l'ex trémité antérieure d'un bras approximativement hori zontal 122 (fia. 9) logé entre les, oreilles 119.
Au-dessus du pivot 121, légèrement en arrière de ce dernier, les oreilles 119 portent un second pivot 123 qui est articulé sur l'extrémité antérieure d'un bras 124.
Un manchon horizontal 126 situé à l'extrémité arrière du support 79 (fia. 10) comprend un bossage antérieur<B>127</B> logé entre deux oreilles horizontales parallèles 128. Un pivot vertical 129 relie ledit bos sage 127 auxdites oreilles 128 et permet au manchon 126 de pivoter dans un plan horizontal.
Un arbre 130 (fia. 10) est pivoté dans le man chon<B>126.</B> L'extrémité de cet arbre voisine du flas que 1 porte un galet 131 (fia. 10) prenant appui sur la surface périphérique incurvée d'une came 132 fixée de façon réglable sur le flasque 1. La surface périphérique de la came 132 est concentrique à l'axe de l'arbre 82 autour duquel le support 79 peut bas- culer et cette surface de came s'étend sur un arc légèrement supérieur à 90".
La fia. 12 montre différentes positions occupées par le galet 131 sur la came 132. Cette came pré sente deux parties 135 et 136 légèrement plus hau tes, qui sont disposées dans le voisinage des extré mités de la came. Ces parties hautes sont séparées par une partie basse centrale et à l'extrémité de la came, au-delà de la partie haute 135, est prévue une petite partie basse marginale dont le but sera décrit ci-après.
Le bras 122 dont l'extrémité avant est articulée sur le pivot 121 situé à l'extrémité inférieure de la pince 118, est articulé par son extrémité arrière sur un pivot 139 disposé à l'extrémité inférieure d'un bras mobile 138. Un ressort 137 est disposé entre l'extrémité arrière du bras 122 et une bride 134 soli daire du support 79.
Le support 79 comprend également un manchon 140 (fia. 10). Un axe 141 est fixé dans ce manchon 140 et un prolongement de cet axe 141 est articulé dans l'extrémité supérieure du bras 138 (fia. 9 et 11).
Sous l'axe 141, est prévue une vis 142 vissée dans une paroi du support 79 (fia. 11) et qui porte un écrou de blocage 143 permettant de bloquer cette vis dans la position voulue. La vis 142 porte un patin de blocage 144 qui est contigu au bras 124 (fia. 11). Le bras 124 est situé au-dessus du bras 122 précédemment mentionné et présente une fente lon- gitudinale 147 dans laquelle un téton d'extrémité 145 de la vis 142 est logé (fia. 9 et 11).
Le manchon 126 présente une patte latérale de blocage 146 présentant une face terminale d'appui située contre le bras 138. Le bras 124 est monté à coulissement sur le téton 145 de la vis 142 et sa face latérale prend appui contre la face latérale du bras 138 (fia. 11). Le bras<B>138</B> peut d'autre part coulis ser axialement sur ses pivots 139 et 141. De la sorte, lorsque la patte de blocage 146 est amenée à bascu ler contre le bras 138, elle presse l'un contre l'autre les bras 124 et 138 qui sont retenus latéralement par le patin de blocage 144 et assure ainsi un blocage complet desdits bras 124 et 138. Ce blocage des bras 124 et 138 se produit lorsque le galet 131 se trouve sur la partie haute 135 de la came 132.
Comme visible à la fia. 13, la face antérieure de la pince 118 destinée à coopérer avec la drupe pré sente une partie supérieure 148 et une partie infé rieure 149. La pince portée par l'arbre 81 présente la même configuration et les faces actives des deux pinces se font face et sont écartées l'une de l'autre sous le poussoir 52, et respectivement sur la droite et la gauche des faces extérieures des paires de lames 75 et 76.
Les parties supérieures 148 des deux pinces di vergent en direction du haut et présentent une section droite horizontale concave. De la sorte, une drupe poussée vers le bas par le poussoir 52 pénètre entre les parties supérieures 148 des pinces 118 qui sont susceptibles de s'écarter pour permettre à la drupe de parvenir plus bas entre les parties inférieures 149 desdites pinces. Ces parties inférieures, de forme con cave, s'adaptent au contour d'une drupe de forme générale sphérique (fig. 13). En coupe horizontale, les parties inférieures 149 présentent également une coupe en forme de V telle que celle visible à la fig. 10, ce qui assure un centrage de la drupe.
Lors que la drupe est parvenue entre les parties inférieures 149 des pinces, elle est prise dans un logement dans lequel elle est maintenue immobilisée.
On a vu qu'au début de l'opération de dénoyau tage, l'opérateur plaçait une drupe (une pêche par exemple) sur le support 5 (fig. 3) puis, qu'à la suite du mouvement en arrière de ce support, la drupe était amenée en un point situé entre les mâchoires 36 qui se refermaient lors de l'actionnement de la tige 44 (fig. 2) sous l'action du ressort 45, jusqu'à saisir la drupe.
Le support 5 revenant alors immédiate ment en avant dans sa position de charge, et l'élé ment s'effaçant pour passer sous la drupe, la lame 12 portée par le support 5 avait coupé la peau et la chair sur la partie inférieure de la drupe, dans le plan selon lequel la chair de la drupe doit être tran chée.
Le poussoir 52 descend alors rapidement, sous l'action du galet 71 coopérant avec la came 72 et repousse la drupe vers le bas, sur les lames 75, 76 qui se trouvent à ce moment dans la position conti guë représentée à la fig. 5.
Les paires de lames 75, 76 tranchent la chair de la drupe sur les deux côtés opposés de cette der nière et les tranchants 54 situés sur la tête 53 placée à l'extrémité du poussoir 52 coupent la partie supé rieure de la drupe de part et d'autre de la queue, étant entendu que la drupe a été placée initialement sur le support 5 dans une position telle qu'elle est amenée la queue en haut entre les mâchoires 36. La chair de la drupe est ainsi pratiquement complète ment tranchée une fois la drupe parvenue en bas des lames 75, 76.
Les supports 79 sont dans la position représentée à la fig. 5 lorsque la drupe est parvenue à l'extré mité du déplacement qu'elle effectue sous l'action du poussoir 52, ce poussoir ayant poussé la drupe suf fisamment bas pour que l'extrémité supérieure de la drupe se trouve alors plus bas que les bords supé rieurs des lames 75, 76. La drupe et les supports sont alors dans la position représentée à la fig. 5.
Dans cette position angulaire des supports 79, les galets 131 sont dans la position indiquée en 150 (voir fig. 12), dans le voisinage immédiat de la partie haute 135 de la came 132. Dans cette position des galets, la patte de blocage 146 n'est pas serrée et les pinces 118 portent sur la drupe sous la seule action élastique des ressorts 137 (fig. 9).
Lorsque le sup port 79 commence à basculer, le galet 131 monte dans la position indiquée en 151 à la fig. 12, et la patte de blocage 146 et le sabot de blocage 144 pin cent entre eux les leviers 124 et<B>138,</B> bloquant ainsi les pinces 118 appliquées contre les demi-drupes bu- tant elles-mêmes contre la paire de lames 75 ou 76 correspondante. Les demi-drupes sont ainsi solide ment maintenues contre les lames 75, 76 pendant qu'elles sont détachées l'une de l'autre.
Après un court déplacement angulaire correspon dant à la séparation des demi-drupes, les galets<B>131</B> parviennent sur les parties basses des cames 132, libérant ainsi les leviers 124 et<B>138.</B> La seule force exercée par le ressort 137 suffit alors à maintenir la demi-drupe contre les lames correspondantes.
Légèrement avant que les supports 79 atteignent la position représentée à la fig. 6, les galets 131 se trouvant alors dans la position indiquée en 152 (fig. 12) et les demi-drupes ayant l'orientation visi ble à la fig. 14, les pinces 118 sont à nouveau blo quées par suite de la montée du galet 131 sur la partie haute 136 de la came. Tout mouvement rela tif entre les demi-drupes et les lames 75, respecti vement 76, est alors empêché lorsque les organes dénoyauteurs 22 pénètrent dans les demi-drupes par l'extrémité arrière du noyau qui présente la queue, comme illustré par les fig. 14 à 16.
En général, le noyau sera resté dans l'une ou l'autre des demi-drupes, sans qu'il soit possible de déterminer à l'avance dans laquelle de ces dernières. Il peut également se produire que le noyau se par tage et que ses moitiés restent dans les deux demi- drupes. En tous les cas, les deux organes dénoyau teurs 22 sont actionnés et dégagent le noyau.
La fig. 15 montre la position relative de l'organe dénoyauteur 22 et du noyau, alors que les lames 75 continuent leur déplacement après que l'organe 22 est venu en prise avec le noyau. On remarque que l'extrémité avant du noyau opposée à la queue est extraite la première de la cavité, par suite d'un mou vement en avant du noyau par rapport à la demi- drupe qui poursuit également son mouvement.
La fig. 16 montre la position relative prise par les éléments, une fois que le noyau est dégagé de la demi-drupe, cette position correspondant à celle de la machine représentée à la fig. 6.
Pendant le passage de l'organe dénoyauteur 22 dans les différentes positions successives représentées aux fig. 14, 15, 16, la demi-drupe est bloquée posi tivement. La demi-drupe reste bloquée ainsi pendant le début du mouvement de retour du support 79, jusqu'au moment où le galet 131 parvenu à l'extré mité de la partie haute 136 de la rame 132 retombe dans la position indiquée en 153 (fig. 12).
Les pinces 118 ne sont alors maintenues serrées que par l'action :des ressorts 137 at entre#itemps, les leviers-cames 107, 108 ont été amenés par les tou rillons excentrés 105 (fig. 6) dans une position telle que les épaulements 155 (fig. 6) situés à la jonction de la face incurvée 117 et de la face plane infé rieure immédiatement adjacente, parviennent en re gard des galets 116 (fig. 10). L'engagement des ga lets 116 et de ces épaulements 155 a pour effet de faire tourner les arbres 114 supportant les pinces <B>118,</B> de manière à écarter positivement ces pinces des demi-drupes, pour libérer ces dernières.
Une fois la demi-drupe libérée le galet 131 re monte sur la partie haute<B>135</B> de la came 132 et re vient dans sa position de départ indiquée en 150 à la fig. 12. Cette position de départ est également re présentée à la fig. 4.
Les pinces 118 sont alors libres de basculer au tour des pivots 121, de sorte qu'elles peuvent pren dre l'orientation qui convient à la forme particulière de la drupe amenée par le poussoir 52. Cette orien tation reste possible tant que le galet 131 est sur une partie basse de la came 132. Lorsque le galet 131 est parvenu sur une des parties hautes 135 ou 136 de la came, la pince est par contre bloquée de façon positive.