CH394610A - Procédé pour la préparation de polymères à blocs - Google Patents

Procédé pour la préparation de polymères à blocs

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CH394610A
CH394610A CH4791457A CH4791457A CH394610A CH 394610 A CH394610 A CH 394610A CH 4791457 A CH4791457 A CH 4791457A CH 4791457 A CH4791457 A CH 4791457A CH 394610 A CH394610 A CH 394610A
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polymer
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monomers
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CH4791457A
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Edward Goode William
Kenneth Graham Roger
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Rohm & Haas
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    • C08ORGANIC MACROMOLECULAR COMPOUNDS; THEIR PREPARATION OR CHEMICAL WORKING-UP; COMPOSITIONS BASED THEREON
    • C08FMACROMOLECULAR COMPOUNDS OBTAINED BY REACTIONS ONLY INVOLVING CARBON-TO-CARBON UNSATURATED BONDS
    • C08F297/00Macromolecular compounds obtained by successively polymerising different monomer systems using a catalyst of the ionic or coordination type without deactivating the intermediate polymer
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    • C08F20/62Monocarboxylic acids having ten or more carbon atoms; Derivatives thereof

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Description


   <Desc/Clms Page number 1> 
 Procédé pour la préparation de polymères à blocs La présente invention se rapporte à la préparation de copolymères à blocs. La titulaire a découvert un procédé permettant de préparer des    copoly-      mères   à blocs bien    déterminés   avec    :contrôle   de leurs segments et avec le    minimum   de formation    d'homo-      polymères   et de    copolymères   usuels dans le mélange réactionnel. 



  Il existe de    nombreux   rapports dans la littérature chimique relatant    les   essais en vue de la formation de polymères dans    lesquels,   au lieu de la disposition alternée des divers motifs entrant dans le    copo-      lymère,   figureraient des segments    distincts   de chaînes polymères constitués chacun d'une seule sorte de motifs. Ces    essais   ont presque toujours conduit, dans la polymérisation par addition, à des mélanges de plusieurs    homopolymères,   copolymères ordinaires possédant plus ou moins de motifs    alternés   provenant des divers    como@nomères   et éventuellement quelques    copolymères   greffés.

   Ces mélanges ne présentent pas les avantages des copolymères à blocs. 



  On a proposé de soumettre un type    spécial   de monomère à    non-saturation      monoéthylénique      dans   lequel un groupe    vinylidène   est attaché à des    substi-      tuants   autres que l'hydrogène à des conditions favorisant la polymérisation des radicaux    libres,   par exemple à une température élevée pendant un    temps   court, puis de laisser la    polymérisation   des radicaux libres se poursuivre au-dessous de    50    C et d'ajouter un second monomère    polymérisable.      Ce   procédé exige l'usage   d'un solvant relativement médiocre du polymère   d'abord formé,

   de sorte que les conditions sont telles que la polymérisation se poursuit de manière lente et incertaine. 



  Il y a en outre des    difficultés   supplémentaires propres aux    polymérisations   des radicaux libres, à savoir que les radicaux libres réagissent mutuellement avec    terminaison   de la chaîne et ce n'est que    dans   des    circonstances      exceptionnelles   que les radicaux libres ont une demi-vie suffisante pour en permettre l'usage de cette    manière.   Plus récemment    certains   procédés    spéciaux      ont      permis   de préparer et d'isoler    certains   polymères greffés pratiquement purs.

   Ces polymères ont    mani-      festé   des propriétés    nouvelles      intéressantes   qui en font un nouvel état de matière. Ces    propriétés   font entrevoir de nouveaux usages et de nouvelles applications comme produits .moulés    résistant   aux chocs, enduits et fibres. Il est donc devenu très    désirable   de    découvrir   d'autres procédés    permettant   de préparer d'une manière reproductible et    définitive   des    copolymères   segmentés dont    les   structures puissent satisfaire pleinement aux diverses applications.

   Une manière    exceptionnellement   désirable de    construire      ces   molécules de polymère satisfaisant à ce but est    fournie   par la présente invention.    L'invention   réalise ainsi un procédé de préparation de    copolymères   à blocs    comprenant   (1) la polymérisation d'un premier composé    monovinylidé-      nique   polymérisable par voie    anionique   sous l'action d'un initiateur anionique sensiblement en    l'absence   d'eau et d'autres composés agissant comme agents de terminaison de chaînes,

   ledit initiateur    ayant   au    moins   la basicité    nécessaire   pour provoquer la polymérisation dudit    premier   composé    monovinylidéni-      que,   ce qui    donne   un polymère    linéaire,   (2) l'addition audit polymère linéaire d'un second    composé      monovinylidénique   possédant une valeur e    supé-      rieure   à celle du premier composé    monovinyhdénique   et (3) la poursuite de la    polymérisation   à raide de ce composé.

   

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 Le présent procédé comprend l'addition d'un monomère par polymérisation    anionique   à un polymère formé par voie    anionique   de manière à    former   un copolymère à blocs. Il a été constaté que, pour obtenir la formation de    copolymères   à blocs vrais selon l'invention, il convenait de polymériser d'abord un composé    vinylidéniquv   susceptible    d;   polymérisation    anionique   sous l'action d'un initiateur    anioni-      que   ad hoc en l'absence d'un agent de transfert de chaîne jusqu'à formation de    chaînes   polymères de la dimension désirée.

   On ajoute alors au polymère formé par voie anionique un autre monomère    vinyli-      dénique   également susceptible de polymérisation anionique, ce second    monomèrc   ayant une valeur    e      supérieure   au    prender.   La    signification   de e sera fournie dans la suite. Ce polymère ajouté s'ajoute au premier polymère formé et les chaînes polymères du second monomère se développent jusqu'à consommation du monomère ajouté ou jusqu'à ce que les chaînes polymères en    croissance   soient terminées à l'aide d'un agent de transfert de chaîne. 



  Si    l'anion   initiateur est monovalent, il oriente la polymérisation du    premier   monomère dans une seule direction en fournissant une chaîne .polymère qui devient un segment du polymère final, un second monomère    fournissant   un autre segment. Cette sorte de polymère à blocs peut alors être représentée par    AAA   --    ABB   ---    BB.   Si on utilise un agent de    transfert   de chaîne pour terminer le polymère, c'est de l'hydrogène qui termine ordinairement le second segment. 



  Si    l'amino,   initiateur est polyvalent, il se forme    autant   de chaînes    cinétiques   qu'il y a de valences. Ainsi, avec un anion bivalent, le cours de la réaction peut être représenté par GA    .É   2 C - + A'2- (dissociation) 
 EMI2.30 
 A'- ;- 2 MI -, -M,AM,_ (initiation N  1) -MIAMI- = x MI @ -RIARI_ (propagation No 1) -R-AR,- + 2 M, --> -M,RlARlM#-- (initiation N  2) -M,RIARIM.,- + x M., --,- -R..R@AR,R.>- (propagation No 2) - Dans ce cas le copolymère à bloc formé est du type    AA   --    ABB   ---    BAA   ---    AA.   Chaque partie du    copo-      lymère   consiste en gros segments ou blocs provenant des monomères respectifs et reliés de bout en bout. 



  Dans les formules ci-dessus    C_.A   représente un sel d'une base forte et    d'un   acide faible (dans le sens    ds   Lewis) C+ est le contre-ion, A - est l'anion initiateur bivalent,    M,   et    M,   représentent respectivement le premier et le second monomère et RI et    R;,,   représentent les chaînes polymères formées respectivement à partir d'eux. 



  Si un agent de transfert ou de terminaison de    chaîne   est présent ou ajouté, 
 EMI2.44 
 
<tb> -R,R,AR,R_>- <SEP> + <SEP> 2 <SEP> HY-. <SEP> HR,RIARIR.,H <SEP> + <SEP> 2Y-
<tb> (terminaison) 
 Si un troisième monomère    M;,   est ajouté au    copo-      lymère   à blocs, le troisième    comonomère   ayant une valeur e supérieure à la valeur e des deux premiers monomères, on obtient un polymère tertiaire à blocs tel que 
 EMI2.49 
 -R:R,ARIR=- + 2 M.; - - M @R.,R@ARlR.>M.s- - M;R,R;AR;R@M@- + x M.; -. -R.;R\R,AR,R,R.;--- donnant un copolymère à blocs de structure CC    --      CBB   --    BAA   --    AABB   -- BC --CC. 



  De même on peut utiliser un anion possédant plus de deux valences avec formation de plus de deux chaînes cinétiques suivant le même schéma que ci-dessus    illustratif   de la réaction. 



  Cette même sorte de construction des    copoly-      mères   à blocs peut être obtenue â l'aide de monomères additionnels à la condition que dans chaque cas le monomère ajouté au polymère ait une valeur e supérieure à celle des monomères utilisés précédemment. 



  Le schéma    ci-dessus,   avec des modifications évidentes, peut être appliqué à la formation de    copo-      lymères   à blocs à partir de deux monomères seulement ou à la formation de copolymères à blocs avec anions    trival.-nts   ou tétravalents. 



  Les monomères destinés au procédé selon l'invention doivent    naturellement   être polymérisables sous l'influence des anions    activants.   On sait que les    homopolymères   et les copolymères ordinaires provenant .de monomères possédant des polarités très voisines et une propension également très voisine à l'attaque    nucléophilique   et les mélanges    d'homopoly-      mères   et de    copolymères   ordinaires peuvent être formés par voie anionique à partir d'esters des acides    acrylique,   méthacrylique et autres acides    acryliques   substitués en a, tels que les esters de    l'acide      a-cyano-      acrylique,

     de l'acide    itaconique,   l'acrylonitrile, le    méthacrylonitrile   et d'autres    acrylonitriles   substitués en u., y compris le cyanure de    vinylidène,   le styrène, les styrènes substitués dans le noyau,    l'U-méthyl-sty-      rène,   les    u-méthyl-styrènes      substitués   dans le noyau, les    cA-vinyl-cétones,   les    alcoyl-isopropényl-cétones,   les    vinyl-pyridines,   la    N-vinyl-pyrrolidone,      les      malonates   de méthylène,

   les    2-nitro-oléfines   et d'autres composés    vinylidéniques   susceptibles de polymérisation sous l'influence des anions. Ces diverses sortes de composés    vinylidéniques   sont utilisables ici. Les monomères doivent être exempts .de groupes    hydroxy,      hydroxycarbonyle,      thiol,      amino   primaire ou secondaire, en général    amido,      imino,   etc., ces groupes    contenant   de l'hydrogène facilement remplaçable. 



  Les composés individuels types utilisables dans le procédé selon l'invention sont    l'u-méthyl-styrène,   le    p-méthoxy-v.-méthyl-styrène,   le    p-méthyl-u-méthyl-      styrène,   le styrène, le    p-méthyl-styrène,   le    p-chloro-      styrène,   le    diméthyl-styrène,      l'éthyl-styrène,      l'isopro-      pényl-styrène   ou le butadiène, l'isoprène, le    pipéry-      lène,   le    2-chloro-1,3-butadiène   ou les méthacrylates ou    aerylates   de méthyle.

   d'éthyle, de propyle, d'iso- 

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 propyle, de butyle,    d'isobutyle,   de butyle secondaire, de butyle tertiaire, d'amyle, de    2-éthylhexyle,   d'octyle, de    capryle,   de    nonyle,   de    3,5,5-triméthylhexyle,   de    dodécyle,      d'hexadécyle,      d'octadécyle,   de    cyclo-      hexyle,   de    méthylcyclohexyle,   de    triméthylcyclo-      hexyle,   de benzyle, de phényle, de    chorophényle,      d'allyle,   de    méthallyle,   de    crotyle,   de    butényle,

        d'un-      décényle,      d'oléyle,   de    cinnamyle,   de    méthoxyéthyle,      d'éthyl-thioéthyle,   de    bu:toxyéthyle,      d'éthoxyéthoxy-      éthyle,   de    phénoxyéthyle,   de    benzoxyéthyle,   de    cyclo-      hexoxyéthyle,   de    butoxypropyle,      d'éthoxybutyle,   de    terpényle,   de    phényléthyle,      d'hexahydrobenzyle,   de    tétrahydrobenzyle,   de    tétrahydrofurfuryle,   de    dicyclo-      pentyle,

     de    dicyclopentényle,   ou de    (3-acétyléthyle,   ou la    méthyl-vinyl-cétone,      l'éthyl-vinyl-cétone,   la    méthyl-isopropényl-cétone,      l'éthyl-isopropényl-cétone   ou la 2-, 3- ou    4-vinyl-pyridine,   la    N-vinyl-pyrroli-      dinone,   la    3-méthyl-1-vinyl-pyrrolidinone,   la    4-      méthyl-1-vinyl-pyrralidinone,   la 3    -éthyl-1-vinyl-      pyrrolidinone,   la    3-3-diméthyl-1-vinyl-pyrrolidinone,   la    5-méithyl-5-é:

  thyl-1-vinylpyrrolidinone   ou    l'acriloni-      trile,   le    méthacrylonitrile,      l'a-phénylacrylonitrile   ou le méthylène    -malonate   de    diméthyle,   le    méthylène-      malonate   de    diéthyle,   le cyanure de    vinyl:

  idène   ou    l'a-cyanoacrylate   de    méhtyle,   d'éthyle ou de butyle, le    nitroéthylène   ou le    2-nitropropane.   On peut noter ici qu'il existe certains monomères qui contiennent plusieurs liaisons    oléfiniques   et qui peuvent être utilisés dans la formation des copolymères à    blocs   comme    l'acrylate   ou    rnéthacrylate   d'allyle ou    l'acry-      late   de    vinoxyéthyle   ou le méthacrylate de    vinoxy-      éthyle.   Il n'intervient généralement qu'une de ces liaisons dans la polymérisation    anioniques   de sorte qu'il peut se former des copolymères à blocs solubles 

     contenant   des liaisons potentiellement réactives par l'intermédiaire desquelles il est ultérieurement possible de produire une    rétification,   par exemple à l'aide d'un catalyseur à radicaux libres. 



  On sait que tous ces monomères ne polymérisent pas aussi facilement ou à la même vitesse, certains exigeant des initiateurs    anioniques   plus actifs que d'autres ou polymérisant dans une gamme de températures particulièrement favorable pour un monomère donné. Les monomères moins réactifs peuvent être polymérisés de manière satisfaisante à l'aide d'un métal alcalin présentant une grande surface. Quand on a affaire à un monomère pour lequel on ne dispose pas de données sur la polymérisation    anionique,   on peut    effectuer   un essai simple à l'aide de sodium ou de potassium ou de sels de ceux-ci avec    dies   acides de Lewis faibles. 



  Il existe toutefois une limitation importante    dans   l'ordre dans lequel les monomères peuvent être utilisés pour édifier les copolymères à blocs de manière anionique. Il a été découvert qu'on peut ajouter un monomère    vinylidénique   quelconque    polymérisable   par voie anionique à un polymère activé -par voie anionique pour former un    copolymère   à    blocs   à la condition que la valeur e du monomère ajouté soit supérieure à la valeur e du (ou des)    monomères   uti-    lisés   pour former le polymère activé par voie    anioni-      que.   De même,    comme   on l'a    mentionné   ci-dessus,

   on peut utiliser d'autres monomères    polymérisables   par voie    anionique   pour former des blocs    tertiaires   ou tétramères ou plus à la :condition que chaque monomère successif ait une valeur e supérieure à la valeur e des monomères précédents.

   La valeur e est un paramètre qui dépend du degré de polarité de la double liaison du    monomère.   La valeur de e est d'autant plus élevée que la    double   liaison est plus fortement    polarisée   -et de telle    sorte   qu'elle devienne plus sensible à l'attaque par les réactifs    nucléophiles.   Les valeurs e de    :nombreux   monomères ont été fournies par    P:

  rice   et    Alfrey   (cf. p. 91 de      Copolymérisation    , par    Alfrey,      Bohrer   et Mark,    Interscience   Pu    blishers      Inc.,   New York, 1952) et, bien que leurs valeurs calculées soient    fondées   sur la    polymérisation   des radicaux    libres,   il a été constaté que les divers .types de monomères    an.ioniquement      :polymérisables   :peuvent être arrangés en ordre    ascendant   (ou descendant) similaire selon les buts de l'invention. La :double liaison    polarisée   acceptera d'autant mieux un initiateur    anionique   que la valeur de e sera plus élevée. 



  On    sait   que la composition chimique de copolymères à radicaux libres est déterminée par compétition de deux    monomères   pour les fins de chaîne croissante. A partir de la composition de polymères isolés de plusieurs compositions initiales    diffé-      rentes   de monomères par conversion basse, on peut en déduire une série d'équations de la forme de l'équation 1 afin d'obtenir les valeurs    ri   et    r.,,   soit les proportions de réactivité des monomères 1 et 2, lorsque 
 EMI3.129 
 sont    copolymérisés   ensemble.

   (Dam ce cas    ml/ni.   constitue la    proportion   des    concentrations   molaires des. deux monomères dans le    copolymère      résultant   et Ml et    M.@   représentent les    concentrations   molaires respectives des deux monomères initiaux.)    P:

  rice   et    Alfrey   ont décrit    une   méthode, grâce à laquelle les proportions de    réactivité   peuvent être prédites pour des paires de    monomères   en assignant à chaque monomère deux    paramètres   Q et e qui sont en rapport avec la réactivité spécifique et le degré de conjuration du monomère et aven le caractère    polaire   du radical du produit d'addition. Ainsi, par exemple, le styrène possède la valeur Q = 1,0, e = -0,8.

   Ensuite un    second   monomère est    copolymérisé   avec le styrène, les valeurs ri et    r,,,   sont déterminées et les valeurs Q et e sont déterminées pour ce mono- mère à    l'aide   des équations suivantes (le styrène étant le second monomère avec les valeurs    Q.,   et    eJ   ri =    (Q,/Q,       exp.      [-ei(ei-e.,)]      (Q.@/Ql)      exp.      [-e.(e,-ei)]   Le tableau I qui fournit des    monomères   types avec leur valeur e montre immédiatement quel mono- 

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 mère ou quels ,

  monomères peuvent être ajoutés à un polymère    donné   à    initiation      anionique   pour former des copolymères à blocs. Si ,l'on n'observe pas cette règle, on    obtient   des    mélanges   de polymères ne possédant pas la combinaison désirable de propriétés des copolymères à blocs vrais. 
 EMI4.6 
 Tableau 1 Valeurs e approximatives Monomères Valeurs de e c@-cyanoacrylates d'alcoyle + 2 acrylonitrile + 0,9 à + 1,6 méthacrylonitrile + 0,9 à + 1,3 méthyl-vinyl-cétone +07 acrylates d'alcoyle env. + 0,6 méthacrylates d'alcoyle env.

   +0,4 bu@tadiène -0,8 styrène -0,8 a-méthyl-styrène -1,2 à -0,8 Normalement, on    partira   d'un monomère    vinyli-      dénique      polymérisable   par voie    anionique   ayant une valeur e ne    dépassant   pas un, ou mieux, on partira d'un monomère.

      monovinylidénique      polymérisable   par voie    anionique   ayant une valeur e au-dessous de 0 environ, car dans ce dernier cas on dispose d'un plus grand choix ,d'autres monomères    mono-      vinylidéniques      polymérisables   par voie anionique pouvant donner    avec   des polymères à blocs et que de plus on peut    effectuer   la polymérisation non seulement à l'aide de deux monomères, mais de trois ou plus. 



  Les initiateurs    anioniques   utilisés ici sont principalement les    métaux      alcalins   ou leurs sels solubles des acides très faibles, c'est-à-dire des    subtances   donnant des valeurs    pKa   d'au moins 16 environ. Cf. Hammett,    Physical      Organic      Chemistry,      McGraw-      Hill   Book Co., New York, 1940. Comme on le sait il existe un minimum de basicité nécessaire pour    amorcer   la polymérisation d'un monomère donné à une température donnée. En fait la température ne constitue pas un facteur très important en raison de ce que l'énergie d'activation est faible.

   Toutefois, il est nécessaire que les    basicités   soient plus grandes à mesure que les températures    s'abaissent,      c'est-      à-dire   que le besoin en sels d'acides de valeur    pKa   supérieur tend à    augmenter   avec la diminution de    température.   



  L'initiateur choisi doit être d'une basicité suffisante pour amorcer la polymérisation du premier monomère. Comme on le    sait   il    .existe   une basicité minimum pour    amorcer   la polymérisation d'un monomère. Les    basicités   voulues sont en général en relation inverse    avec   les valeurs de e. Par exemple les sels des métaux alcalins du méthanol    (pKa   17) ou de l'éthanol    (pKa   18)    amorcent   la :polymérisation    anionique   de    l'acrylonitri.le   (e = + 1,2) ou du mé-    thacrylonitrile   (e = + 1,1)à    201)   ou    -35    C.

   Les sels des métaux alcalins de    l'indène      (pKa   21)    amorcent   la    polamérisation   du méthacrylate de méthyle à    20')C   et naturellement également de    l'acrylonitrile   et du    méthacrylonitrile.   Un sel de métal alcalin d'un acide de valeur    pKa   d'environ 25 amorce la polymérisation anionique des composés    monovinylidéniques   avec des valeurs de e descendant jusqu'à 0 environ.    D'autre   part des sels des métaux alcalins d'un acide aussi faible que la    xanthène      (pKa   29) sont nécessaires pour amorcer la polymérisation du styrène (e=-0,8) à    20,1   ou    -33o   C. 



  Les sels des métaux alcalins des    hydrocarbures   aliphatiques saturés comme le    butyPsodium   ou le    butyl-lithium   sont très basiques. Les sels de    phényl-      lithiu@m   ou de    phényl-sodium   sont presque aussi basiques, de même que les produits d'addition du naphtalène dans lesquels un à quatre atomes de    potassium   ou de sodium sont ajoutés aux atomes de carbone.

   On doit    également   mentionner le sel    disodique   du    stilbène   qui fournit un anion    divalent,      comme   d'ailleurs l'hydrocarbure acétylénique correspondant, le    tolane.   D'autres anions    divalents   sont    fournis   par le    1,2-phénylène-lithium,   le    1,4-phénylène-lithium,

     les produits d'addition des métaux alcalins du    tétraphé-      nyléthylène   ou les produits    d'addition   du lithium ou du    potassium   du    stilbène   et du    tolane.   D'autres hydrocarbures    susceptibles   d'être mentionnés sont le    phénylfluorène      (pKa   21), le    fluorène      (pKa   25), le    xanthène   et le    phénylxanthène      (pKa   29), le    triphényl-      éthane      (pKa   31), le    diphé:nyl-a-naphtylméthane      (pKa   34), le    diphényl-:

  méthanc      (pKa   35) et le    cumène      (pKa   37). 



  Les réactifs de    Grignard   fournissent également des anions tels que le bromure de    phényl-magnésium,   le bromure    d'éthyl-magnésium,   le bromure de    phé-      nylène-dimagnésium,   le bromure de    xylylyl-dimagné-      sium,   les bromures    d'alcoylène-dimagnésium   dans :lesquels au moins quatre atomes de carbone séparent les atomes de magnésium et les composés de formule    CH.3C(CH;i)(M-Br)CH.CH.CH.MgBr   dont l'action sélective provient de la différence de réactivité entre les deux groupes    -MgBr,   qui sont également    utiles.   



  Au lieu d'un sel de métal alcalin préformé d'un acide faible d'une valeur    .pKa   d'au moins 16,    c'es.t-      à,dire   un sel de lithium, de sodium ou de potassium (les sels de rubidium et de césium sont également efficaces mais inutilement coûteux) d'un    alcanol,   d'une cétone, d'un hydrocarbure ou d'ammoniaque, ou d'un acide    faible   comparable de valeur    pKa   d'au moins 16, on peut former un sel de métal alcalin du premier monomère à polymériser.

   Ceci se fait -en mélangeant avec ce    monomère   une dispersion d'un métal alcalin au sein d'un    solvant   organique inerte    comme   le benzène, le    cyclohexane,   le xylène ou le naphta de pétrole,    ainsi   que les fractions d'alcanes sensiblement purs, ou en exposant le monomère à une grande    surface   d'un de ces métaux. Le métal finement divisé attaque le monomère avec formation 

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 d'un sel de    celui-ci   et fournit    ainsi   les anions qui amorcent la polymérisation du monomère. Ces anions proviennent des acides    faibles   de Lewis ayant des valeurs    pKa   plutôt grandes.

   Par exemple la basicité du sel de sodium de    l'a-méthyl-styrène   est si élevée qu'il    amorce   la polymérisation de    l'a-méthyl-styrène   ou d'un monomère quelconque supérieur dans l'échelle des valeurs e. 



  Théoriquement, pour former un    copolymère   à blocs pur, il ne doit pas y avoir d'agent de terminaison. Dans la pratique, on peut en tolérer une petite quantité, en particulier si un degré    moindre   de copolymère à blocs est permis. En général, il ne doit pas y avoir plus de quelques dixièmes pour cent d'un composé contenant de l'hydrogène pour que l'efficacité du catalyseur soit maximum. En effet la    présence   d'un    composé   d'une valeur    pKa   inférieure à 15 utilise jusqu'à une quantité équivalente de sel catalysant d'un acide d'une valeur    p:Ka   plus grande. 



  La quantité    d'initiateur   est    en   général d'environ    0,01   à 5    %      et      de      préférence      0,1   à 3    %      du      poids   du premier monomère utilisé ; la quantité grise est en partie    déterminée   par le monomère particulier à    traiter   et ses conditions de polymérisation.

   A des proportions relativement faibles d'initiateur, il y a comparativement moins de chaînes à    activation      anio-      nique   établies et avec    -le   libre accès du monomère à ces chaînes on    peut   alors développer des chaînes    comparativement      plus   longues bien qu'un temps de polymérisation plus prolongé puisse être nécessaire. En réglant la proportion de catalyseur    @et   en    laissant   à la polymérisation un temps convenable, la totalité du monomère    initial   peut âtre utilisé.

   Si on    utilise   la totalité du catalyseur pour amorcer la formation du polymère à    partir   du    premier   monomère, il ne se forme pas    d'homopolymère   à partir du monomère ajouté    ultérieurement.   



  Théoriquement, dans un -système homogène, ,les chaînes tendent à se développer    uniformément   de sorte que les    dimensions   moléculaires sont comprises dans une gamme relativement étroite. Quand on a    atteint   la longueur de chaîne désirée avec le premier monomère, on    peut   ajouter le    second   monomère de manière à former le copolymère à blocs.

   Le monomère original inaltéré peut être .ensuite    éliminé   ou, si on le veut, on peut    laisser      pratiquement   la totalité du monomère de départ former un polymère en laissant la polymérisation se faire de manière anionique en    l'absence   d'un composé à hydrogène actif    comme   l'eau ou un alcool ou un autre composé    fournissant   un hydrogène actif qui .termine la chaîne. Le second monomère de valeur e    supérieure   est    alors   ajouté et la polymérisation    est   poursuivie avec    ce   monomère de    manière   à former u n autre segment de polymère.

   On peut alors ajouter, si on le veut, un autre monomère encore pour former un autre segment polymère, etc., à la condition que chacun des monomères successifs ait une valeur e    supérieure   à celle du monomère ou des monomères ajoutés précédemment. Les    températures      appliquées   à la formation des    copolymères   à blocs    sont   comprises entre -70 et 1000 C.    Les      températures   utiles de polymérisation varient entre    ces      limites   avec la    combinaison   de    monomère   et d'initiateur choisie.

   D'une manière générale il est désirable    d'opérer   à une    température   aussi élevée qu'il est possible tout en évitant des réactions secondaires. Les    vitesses   peuvent fortement diminuer quand la température s'abaisse .et d'autre    part   il peut se produire des réactions secondaires si la température est trop élevée. Les températures    dépassant      50    C, il devient plus important d'opérer en    l'absence   d'air et ainsi d'éviter la polymérisation des radicaux libres qui peut débuter en    présence   d'oxygène à des    températures   supérieures à 500 C.

   La gamme préférée de température est    comprise   entre -35 et +350C    quand   le système le permet.    Les   gammes ci-dessus s'appliquent à la    polymérisation   du monomère initial et à la formation de    copolymères   à    blocs   par    addition   subséquente d'un    autre   monomère ou par addition    successive      d'autres      comono-      mères.   Les    températures   de :ces    différents   stades peuvent être identiques mais elles sont :souvent différentes. 



  Bien que les polymérisations    puissent   être effectuées en masse il arrive    fréquemment   que la polymérisation au sein d'un solvant soit préférable. On utilise des solvants    organiques      inertes,   exempts d'hydrogène actif. On peut commencer la    polymérisation   au sein d'un    solvant   et la poursuivre dans ce même solvant dans de nombreux cas. La    polymérisation   peut    également   commencer au sein d'un    solvant   donné et on peut poursuivre la formation du polymère ou de copolymère à    blocs   au sein d'un autre    solvant   ou d'un    mélange   de solvants. 



  Des    solvants   inertes types sont le    benzène,   le    toluène,   le xylène et les    .essences,   .les éthers comme l'éther    diéthylique,   l'éther    diisopropylique,   l'éther    di-      butylique,   le    dioxane,   l'éther    diméthylique   de    l'éthy-      lène-glycol   ou le    tétrahydrofurane.   Le système solvant doit assurer la    solubilisation   des monomères et des polymères.

   Les    solvants   doivent être essentiellement    exempts   d'eau, l'eau pouvant réagir avec l'initiateur et agir comme    agent   de    terminaison.   Les systèmes solvants et initiateurs doivent être en    prin-      cipe   exempts d'un composé contenant de l'hydrogène actif    comme   un    alcanol   inférieur, les    composés   contenant de l'hydrogène    actif      pouvant   se    comporter   comme des agents de    terminaison   de chaîne,

   ce qui est indésirable en    raison   de ce que le succès de la formation des    copolymères   segmentés dépend de la durée utile des anions qui    persiste   tant qu'il n'y a pas d'agents de    terminaison.   Bien entendu l'addition d'un tel agent de terminaison    fournit   un moyen d'arrêter la formation d'un copolymère au stade désiré. 



  Pour des raisons    similaires   l'usage de monomères fournissant de l'hydrogène actif, comme    l'acide   acrylique, est à éviter.    Ainsi   la    polymérisation   selon le présent procédé est    effectuée   en    .principe   en l'absence d'une matière quelconque fournissant de l'hy- 

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    drogène      actif.      Elle   est effectuée    également   de préférence sensiblement en    l'absence   d'oxygène ou d'air, c'est-à-dire sous atmosphère inerte, par exemple d'azote. 



  Quand la polymérisation en blocs a été poussée jusqu'au point désiré ou quand le monomère ajouté en dernier est consommé, on peut isoler le    copoly-      mère   à blocs. Le ou les monomères restant comme    l'homopolymère   fortuitement formé peut être enlevé par extraction au moyen d'un solvant ad hoc. Le    copolymère   à blocs peut être utilisé à l'état solide ou peut être dissous et utilisé en solution. 



     Les   usages des    copolymères   à blocs se réfèrent au moulage, à    l'endu:isage,   comme adhésifs, en feuilles, en fibres, etc. 



  Les exemples suivants donnent d'autres    détails   qui sont présentés à titre d'illustration et non de limitation. Les parties y sont exprimées en poids, sauf indications contraires. La viscosité intrinsèque 71 est en décilitres par gramme dans le benzène à    30    C.

   Exemple 1 Dans un ballon d'un litre à deux tubulures muni d'un tube d'arrivée    d'azote,   d'un agitateur mécanique, d'un entonnoir à .robinet et    d'un   tube à prise    d'essai   on dispose 256 g (2 mol.)    d'a-méthyl-styrène.   On purge complètement :l'appareil à l'aide d'azote    sec      et      on      ajoute   2    g      d'une      dispersion   à    35      %      de   sodium métallique    dans   unie huile minérale. On agite le mélange à la    température   ambiante (25-30  C). 



  Au bout de dix-huit heures on ajoute 100 g (1 mol.) de méthacrylate de méthyle. Il se produit une brusque polymérisation exothermique avec augmentation prononcé. de la viscosité de la solution. Au bout d'une demi-heure on étend le mélange réactionnel au moyen de benzène et on le verse dans du méthanol. Le polymère qui    précipite,   après séchage pèse 46 g. 



  On épuise le produit brut au    moyen   de    cyclo-      hexane   pendant seize heures dans un appareil secoué, puis on filtre et on sèche. Il n'y a pas de perte de poids du polymère et on ne peut isoler du    cyclo-      hexane   aucun    homopolymère   de    l'a-méthyl-styrène.      L'extraction   au moyen    d'acétomtrile   enlève une certaine quantité    d'homopolymère   du méthacrylate de méthyle en laissant 13,6 g de copolymère à blocs pur. 



  L'analyse du copolymère à blocs montre qu'il    consiste      en      29,2      %      de      motifs      de      méthacrylate      de      méthyle      et      70,8      %      de      motifs      d'a.-méthyl-styrène.      Le   produit possède deux températures critiques : 86 et 127  C.

   Dans l'acétone, dans laquelle le    polymétha-      crylate   de méthyle    ,est      soluble   et le    poly-a-méthyl-      styrène   est    insoluble,   le    copolymère   à blocs se présente sous forme d'une, dispersion opalescente colloïdale. 



  La    viscosité   intrinsèque de    l'échantillon   de    poly-      a-méthyl-styrène   retiré au bout de dix-huit heures est de 0,3. La    viscosité   intrinsèque du    copolymère   à    blocs   est de 0,52. Exemple 2 Dans un ballon de 500 ml à deux tubulures    muni   d'une arrivée d'azote, d'un agitateur à joint de mercure, d'un entonnoir à robinet et d'une arrivée    laté-      ral.e   pour l'addition de solides on ajoute 8.5 parties de carbonate de sodium sec. On chauffe le ballon à 180  C et on ajoute 0,35 partie de sodium. Quand le sodium est    fondu,   on    commence   à agiter rapidement.

   Au bout de cinq minutes d'agitation du mélange à    180    C, le sodium forme une    mince   couche grise sur le    carbonate   de sodium. On refroidit le    ballon   à    0@@   C et on ajoute 100 parties de méthacrylate de méthyle sec. Au bout de trois heures la    solution   devient visqueuse et la coloration grise    dis-      paraît.   On ajoute alors 50 .parties    d'acrylate   de 2- éthylhexyle sec. On    laisse   le ballon    revenir   lentement à la température ambiante et on continue à agiter pendant dix-sept heures et demie. On verse le mésange dans du méthanol et on sépare et on sèche le polymère.

   On épuise ,le    .polymère   ainsi obtenu au    moyen      d'acétonitrille   puis d'éther pour enlever    l'homo-      polymère   présent. Le polymère restant est un polymère segmenté de méthacrylate de méthyle et    d'acry-      l:a:te   de    2-éthylhexyle   ; il est plus mou que l'homopolymère de    méthacrylate   de méthyle mais non poisseux, comme l'est    l'homopolymère   de    l'acrylate   de    2-éthylhexyle.   Exemple 3 On prépare à l'aide du procédé ci-dessus 0,51    partie   de sodium à grande    surface   sur 6,5 parties de carbonate de sodium.

   On ajoute en agitant à    25    C, 70 parties de styrène sec et 130 parties de toluène sec. On agite le mélange    pendant   soixante et une heures et on, en retire une partie aliquote. Celle-ci montre que 25.9 g de polystyrène    ont   été formés dans le    ballon   (il = 0,90). On ajoute alors 50    parties   de méthacrylate de    méthyle      sec   et 50    parties   de toluène sec. On agite le mélange pendant dix-sept heures et demie et    on      verse   le mélange    dans   du    méthanol.   On sépare le polymère formé et on le sèche.

   Par extraction    sélective   par solvant d'abord au moyen    d'acétonitrile,   puis de    cyclohexane,   on constate qu'il    ne   contient pas    d'homopolymère   de méthacrylate de méthyle mais que 92,7 0/0 du polymère    sont      constitués   de- polystyrène pur, le    reste   étant des copolymères à blocs.    L'acétonitrile   ne contenant pratiquement pas de polymère le produit est exempt de    poly-   (méthacrylate de méthyle). Le    cyclohexan   e enlève le polystyrène. Le polymère segmenté possède unie viscosité intrinsèque de 1,28.

   Exemple 4 Dans un système    réactionnel   similaire sous    azote   on dissout 0,85 partie de    stilbène   dans 10 parties de toluène et on fait réagir avec 0,2    partie   de sodium étalé en mince pellicule sur 3 parties de carbonate de sodium, à    -1-70    C. Au bout d'une    heure   et demie la solution devient rouge foncé. On    refroidit   le.bal- 

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 Ion à    0    C, à l'aide d'un    bain   extérieur de glace et on ajoute en agitant 20    parties   de méthacrylate de butyle sec dans 20    parties   de toluène sec. La solution devient très    visqueuse   au bout de    quinze   minutes.

   On ajoute alors 20 parties d'acrylonitrile sec dans 20    parties   de toluène. Le mélange devient presque immédiatement très épais. On    :l'agite   pendant quinze minutes et on le verse sur du méthanol. On sépare les solides par filtration et on    les   lave à fond à l'aide d'eau de manière à dissoudre la    totalité   du carbonate de sodium. 



  On épuise le polymère au moyen :de benzène et on    obtient   une certaine quantité    d'homopolymùre   de    méthacrylate   de    butyle.   On constate que le .reste du polymère est facilement soluble dans la    diméthyl-      formamide.   Le dosage de    l'azote   de ce copolymère par la méthode de    Kj,eldahl   montre qu'il contient    84      %      de      motifs      provenant      de      l'acrylonitri@le      et      16      %   de motifs provenant du    méthacrylate   de butyle sous forme d'un copolymère segmenté.

   Il est un peu plus mou et plus    souple   qu'un    homopolymère   d'acrylonitrile et plus dur qu'un    homopolymère   de    méthacrylate   de butyle. 



  Cet exemple illustre la    formation   de    copolymères   segmentés dans lesquels il existe    plusieurs   blocs au segments formés à    partir   du    second   monomère. Le copolymère est du    type      BB   --    BBAA   ---    AABB      --      BB.   L'exemple suivant montre l'usage d'un anion    divalent   comme type d'anions polyvalents.

   Exemple 5 D'une manière semblable à ce qui a été décrit ci-dessus (exemple 4) on prépare 0.1 partie de sodium à grande surface sur 4 parties de chlorure de potassium, on y ajoute 0,5 partie de    trans-stilbène      dans   10    parties   de    1,2-diméthoxyéthane   sec. Après agitation de    ce   mélange    pendant   une heure à la température ambiante on refroidit la solution rouge foncé à    0    C à l'aide d'un    bain   de glace extérieur et on ajoute 20 parties de méthacrylate de    méthyle   sec dans 20 parties de    1,2-diméthoxyéthane,   en ,agitant.

   Au bout de quinze minutes on ajoute à la solution visqueuse épaisse 30 parties    d'acrylate   de butyle sec dans 10 parties de    1,2-diméthoxyéthane.   Après agitation pendant trois    heures   et demie de plus on verse le mélange dans du méthanol. Le polymère se sépare et est séparé par filtration, lavé à l'aide de méthanol et séché à l'air. Après séchage on le dissout dans le benzène et on filtre la solution benzénique. On isole le polymère par séchage par congélation. On l'épuise    successivement   au moyen    d'acé-      tonitrile   et d'éther, qui dissolvent    l'homopolymère      respectif.   Le copolymère à blocs restant, coulé sous forme de pellicule, est tenace mais souple.

   Contrairement à un copolymère ordinaire des deux monomères, il manifeste une température critique qui n'est que légèrement    inférieure   à    celle   de    l'homopolymère   de    poly(méthacrylate   de méthyle). Le module de torsion en fonction de la température est tout à fait différent de celui d'un polymère ordinaire. Exemple 6 A 0,7 partie de potassium étalé sur 20 parties de carbonate de sodium on ajoute 50    parties      d'a-      méthyl-styrène   sec. On agite le mélange pendant vingt-quatre heures à la température ambiante.

   On prélève une    partie   aliquote et on constate que la conversion de    l'a-méthyl-styrène      en   polymère est de 5    %      environ,      r1      =      0,15.      On      refroidit      alors      le      ballon   à -200 C et on ajoute 50 parties    d'acrylate   d'éthyle sec. Après quatre heures d'agitation du mélange on le verse dans le méthanol.

   Après lavage    complet   à l'eau la viscosité intrinsèque du polymère    est   de 0,2, ce qui indique que de courtes chaînes de    poly(acry-      late   d'éthyle) se sont greffées sur le    poly(a-méthyl-      styrène).   Le polymère est principalement    formé      d'a-      méthyl-styrène   mais la    pellicule   obtenue est moins fragile qu'une    pellicule      d'a-méthyl-styrène   pur. Le polymère manifeste un    point   de    ramollissement   presque aussi élevé que le    poly(améthyl-styrène)   seul. 



  Au lieu de l'addition ci-dessus    d'acrylate      d'éthyle   on procède à une addition, dans une préparation similaire de    poly(a-méthyl-styrène),   de 25    parties   de méthacrylate de butyle et on agite le mélange    ainsi   obtenu à    -201,   C    pendant   quatre heures. On ajoute alors 20    parties      d'acrylonitrile   et on agite le mélange pendant seize heures à une température    comprise   entre -20 et    0O   C, environ. On verse le mélange réactionnel dans du méthanol et on sépare le polymère par filtration, on le lave à l'aide de méthanol, d'éther et    d'acétonitrile,   puis on le sèche.

   C'est un copolymère segmenté possédant des chaînes provenant de chacun des monomères    utilisés.   Il est ferme et tenace et ses propriétés    diffèrent   de celles des    homopolymères   et des    copolymères      ordinaires   des matières premières. Exemple 7 On prépare de la manière suivante un initiateur soluble. On dissout 0,1    partie   de lithium    dans   10 parties    d'ammoniac   liquide sec et on ajoute une solution    d'a-méthyl-styrène   dans le    tétrahydrofurane   jusqu'à ce que la    coloration   bleue ait disparu.

   On évapore alors l'ammoniaque en l'absence d'air de manière à former une solution de couleur rouge supposée être le sel de lithium de    l'isopropylbenzène      (cumyl-lithium).      On   ajoute à cette solution 10 parties d'un mélange de méthacrylate    d'octyle   et de méthacrylate de    décyle   préalablement séché sur hydrure de calcium et 30    parties   de    tétrahydrofurane   à    0    C et on agite le mélange    pendant   quatre heures. Le mélange est alors très épais. On ajoute à    ce   mélange 10 parties de    méthacrylontrile   sec.

   Après agitation du mélange ainsi obtenu pendant seize heures à 00 C on ajoute de    l'acétone   au mélange réactionnel. On lave la matière    insoluble   au moyen d'éthanol, on sèche puis on lave au moyen    d'hexane.   La matière restante est tenace, bien que souple, et conserve cette intéressante combinaison de    propriétés   

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 dans toute la gamme de température de -30 à +    120()   C. 



  Si on utilise le ses de lithium de    l'isopropylben-      zène      formé      comme   ci-dessus pour initier la polymérisation du    méthacrylonitrile,   et si on ajoute alors un mélange de méthacrylate    d'octyle   et de méthacrylate de    décyle   au mélange réactionnel,

   le seul polymère formé est soluble dans    l'acétone   et l'analyse montre qu'il est    l'homopolymère   du    méthacrylonitrile.   Exemple 8 On prépare une solution éthérée de    triphé.nyl-      méthylsodium   en    secouant   une solution    dans   l'éther    diéthylique   de chlorure de    triphénylméthyle   avec un    excès      d'amalgame      de      sodium   à 2    %.      On      prélève      un      échantillon   de 10 ml et on le charge dans le ballon    réactionnel.   L'analyse d'un autre échantillon de 10 

     ml   montre que la portion    chargée      contient   0,15 partie de    triphénylméthylsodium.   On refroidit le ballon à -780 C, et on ajoute une solution de 10 parties    d'acrylate   d'éthyle sec dans 10 parties d'éther    di6thy-      lique.   On agite le mélange pendant    seize   heures à -78  C puis on    constate   qu'il se    sépare   en deux phases    dont   l'une contient le polymère insoluble.

   On augmente la vitesse d'agitation et on ajoute 10 parties d'acrylonitrile sec dans 10 parties d'éther    diéthy-      lique.   Au bout de huit heures on ajoute une petite    quantité   de    méthanol   et on sépare par filtration le polymère formé. On lave à fond le polymère à l'aide d'éther, puis de méthanol. On épuise alors au moyen d'éthanol chaud pour dissoudre    l'homopolymère   de    l'acrylate   d'éthyle. Le polymère restant est soluble dans la    diméthylformamide.   Il est plus dur que le    poly(acrylate   d'éthyle) et plus souple que le    poly-      acrylonitrile.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de préparation de copolymères à blocs, caractérisé en ce qu'on polymérise un premier com- posé monovinylidénique polymérisable par voie anio- nique, à l'aide d'un initiateur anionique, pratiquement en l'absence d'eau et d'autres composés agissant comme agents de terminaison de chaînes, ledit initiateur ayant au moins la basicité nécessaire pour provoquer la polymérisation dudit premier composé monovinylidénique, un polymère linéaire étant ainsi formé,
    on ajoute à ce polymère linéaire un second composé monovinylidénique de valeur e supérieure à celle du premier composé monovinylidénique, et on poursuit la polymérisation avec ledit second composé. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que le premier composé monovinylidénique possède une valeur e non supérieure à 1 et de préférence non supérieure à zéro. 2. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce que l'initiateur anionique utilisé est un sel de métal alcalin d'un acide présentant une valeur pKa de 16 au moins. 3. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce qu'on effectue la polymérisation à une température comprise entre -70 et + 1000 C. 4.
    Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce qu'on effectue la polymérisation pratiquement en l'absence d'oxygène ou d'air. 5. Procédé suivant la revendication, caractérisé en ce qu'on forme le copolymère à bloc au sein d'un solvant organique inerte vis-à-vis des monomères et du copolymère à bloc. 6.
    Procédé suivant la revendication., caractérisé en ce que la quantité d'initiateur fournie est de 0,01 à 5 % du poids du premier composé monovinylidé- nique.
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